Through the Looking Glass
Disclamer : Les personnages utilisés dans cette fanfiction sont la propriété de SquareSoft/Squarenix. Seuls les personnages de Rin, Lexarian et Edgard m'appartiennent.
Merci à eux d'avoir crée des mondes et des personnages qui nous font rêver encore et encore, chaque jour, égaillant notre petit monde.
Cette fanfiction se déroule dans le monde de Final Fantasy septième du nom.
Je vous souhaite à présent une très bonne et agréable lecture, en espérant que cela vous plaise.
Chapitre Deux
De l'autre côté du miroir
Lexarian avait été réveillé par une lumière puissante qui avait traversé ses paupières. Vaguement, il entendit ses deux amis discuter entre eux, et ce fut encore à moitié endormi qu'il se redressa. Il faisait toujours noir dans la pièce lorsqu'il ouvrit les yeux.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » maugréa-t-il.
« Je crois que j'ai définitivement cassé la Playstation. » glapit la voix féminine et gênée de Rin, dans le noir. « Y a eu un gros flash et…pouf. Elle ne fait plus de bruit maintenant. »
Edgard grogna un peu, puis se releva, voulant s'assurer que rien de grave ne s'était réellement passé. Il chercha à tâtons l'interrupteur qui se trouvait au-dessus de son lit. Il chercha cependant un long moment, en vain.
« Et bien ? Où est la lumière ? » s'étonna-t-il, en cherchant plus fermement.
Rien. Il ne trouva pas l'interrupteur, à sa grande surprise, qui avait pourtant toujours été à cet emplacement. Etonnés, les deux autres se mirent à chercher à leurs tours. Ce n'est qu'au bout de dix minutes, quelques jurons à la fois Français et Anglais, que Rin s'exclama :
« Là ! »
La lumière éclaira soudain la pièce. Lexarian se protégea de celle-ci, en passant une main devant ses yeux, trop ébloui. Au bout de quelques instants d'adaptation, il fit un rapide tour de la pièce. Edgard était du côté du bureau, en train de chercher, portant seulement un caleçon bleu, Rin était à côté de la bibliothèque d'Edgard, la main sur un interrupteur, et portait une longue nuisette de nuit orange et verte qui lui descendait jusqu'en dessous des genoux, ainsi que des longues chaussettes chaudes rayées qui ne coordonnaient pas forcément à son pyjama. Lexarian, lui, n'avait pas bougé de sur le lit, laissant les deux autres se débrouiller avec la lumière.
Rin et Edgard lui auraient bien fait remarquer qu'il était un flémard de première, et qu'il aurait pu les aider à trouver l'interrupteur, mais un autre détail les préoccupait.
« Heu…depuis quand tu as des néons à ton plafond ? Bleus, qui plus est ? » s'étonna Rin, les yeux fixés sur les lumières.
« J'ai pas de néons, juste une loupiotte normale. Avec une couleur normale. » rétorqua Edgard, tout aussi incrédule que son amie.
« Et tu n'as pas des murs jaunes et lumineux ? » continua Lexarian sur la même lancée.
Les murs étaient grisâtres et sombres. Les trois étudiants se jetèrent quelques regards incrédules. La taille de la pièce était la même, mais les murs, la porte, les néons et les interrupteurs étaient différents. Les emplacements du lit, de la bibliothèque, du bureau, des ordinateurs et de la télévision restaient les mêmes.
« C'est pas la même pièce. C'est quoi ce délire ? » s'étonna Rin.
« Non mais what the… » commença Edgard.
Ils restèrent un long moment sans vraiment admettre l'étrange phénomène dont ils étaient les témoins. Deux secondes lus tard, Lexarian sautait du lit, et attrapa ses affaires, tandis que les deux autres faisaient de même. Quelque chose ne tournait pas rond. Alors qu'il enfilait son T-shirt, Edgard jeta un coup d'œil à la playstation, qui n'avait pas bougé. Rin enfila son jean, puis retira sa nuisette, sans se poser trop de questions quant à la présence des gars dans la même pièce, avant d'enfiler son T-shirt.
« Il ne fait pas aussi froid qu'hier. » remarqua Rin, qui avait bien assez chaud avec juste son T-shirt, alors qu'ils étaient en Hiver et qu'Edgard n'était pas un dingue du chauffage.
« C'est vrai. » admit Edgard en enfilant son jean.
« Et moi je trouve que Rin est plus mignonne sans son T-Shirt
-Et toi beaucoup plus mignon avec mon poing dans ta figure. » rétorqua Rin en le foudroyant du regard.
Les trois amis furent enfin prêts. Rin fut la première à se rendre jusqu'à la porte. Elle allait poser la main sur une sorte d'interrupteur qui semblait ouvrir cette dernière, rien à voir avec la poignée qui ornait habituellement la porte de la chambre d'Edgard, lorsqu'elle fut arrêtée par Lexarian, qui la repoussa un peu en arrière.
« Je vais ouvrir, reste en arrière. » ordonna-t-il.
Edgard se plaça entre lui et Rin, pour la même raison que Lexarian. Les deux garçons voulaient passer avant elle, par pure protection. Avec un tellement changement dans la chambre, qui sait ce qui se trouvait derrière la porte. Lexarian appuya sur le drôle d'interrupteur, et la porte métallique s'ouvrit d'un coup et un long couloir s'offrit devant leurs yeux.
Trois petites têtes passèrent par la porte, curieuses.
« Derrière ta porte, c'est le couloir qui mène à ta cuisine, non ? » demanda Rin, qui avait l'impression de rêver.
« Et ce couloir ne fait que cinq mètres de long, n'est-ce pas ? » continua Lexarian, en estimant le couloir qui se trouvait devant ses yeux d'une longueur d'une cinquantaine de mètres.
« Oh ça va avec vos remarques, j'en ai pas besoin et vous connaissez déjà les réponses à toutes ces questions : oui, il y a un truc bizarre ! Oui, on n'est pas vraiment chez moi et tout et tout ET C'EST QUOI CE BORDEL ? »
Le calme et placide anglais venait de craquer. Lexarian lui massa les épaules, pour le calmer, pendant que le trio jetait quelques regards perdus dans ce long couloir. Ils n'étaient pas chez eux, ce détail là était indiscutable.
« On est où ? » s'étonna Rin.
« Comme si je le savais… » maugréa Edgard qui se sentait fatigué.
« Moi je sais… » répondit Lexarian, posément.
Les deux binoclards se retournèrent vers leur ami, qui s'était un peu avancé, et qui jetait quelques coups d'œil aux murs du couloir. Sur l'un des murs, le numéro soixante-quatre était marqué en lettre noire. Les deux autres s'approchèrent, curieux. Rin ne percuta pas, mais Edgard se frappa le front, comme s'il n'y croyait pas vraiment. Il se retourna vers Lexarian qui semblait mort de rire.
« Non, mais tu te fous de moi, t'es pas sérieux ? » s'exclama le brun.
« Ah non, j'suis sérieux, je crois que c'est ça le problème. » pouffa le châtain.
« Et est-ce que vous voulez bien me donner des explications. » s'énerva la brunette.
« Plus tard, les explications. On ramasse nos affaires, et on se casse d'ici. » ordonna Edgard, qui semblait alerte.
Lexarian ne laissa pas le temps à Rin de protester, lorsqu'il l'attrapa en sac à patate et la plaça sur son épaule. Tous les trois entrèrent de nouveau dans la fausse chambre d'Edgard. Lexarian posa Rin sur le lit, qui ne comprenait toujours rien à la situation. Edgard se précipita sur la playstation, et tenta de la rallumer, en vain.
« Laisse je pense pas que l'on pourra faire demi-tour. Elle est morte, la machine. » constata Lex, qui attrapait déjà son pc portable pour le mettre dans sa sacoche.
Edgard grogna, peu ravi de la situation. Il attrapa à son tour ses affaires, quelques vêtements chauds, puis se retourna vers Rin pour la réveiller.
« Dans cinq minutes, on est parti de cette pièce, alors dépêche toi d'attraper toutes tes affaires : vêtements, smartphone, pc, tu as le droit de piquer des vêtements à moi si tu veux, on ne sait jamais. J'ai deux petits sacs à dos de voyage qui trainent dans un coin. Lexarian, c'est pareil, pique des affaires à moi. Et choppe aussi le guide de survie en pleine nature qui traine sur mon étagère depuis que j'ai trois ans, on pourrait en avoir besoin. On portera les deux autres sacs tous les deux, et … »
Il n'eut pas le temps de finir qu'une alarme retentit dans la chambre. Edgard soupira, Lexarian se plia de rire en deux, et Rin, elle, resta incrédule :
« C'est marrant, on dirait le même bruit d'alarme que dans Final Fantasy VII, lorsque l'on est dans la tour Shin-Ra et que Sephiroth vient récupérer Jenova. Là où on est arrêté, en fait. »
Edgard soupira :
« Rin, je déteste lorsque ton cerveau se réveille et que tu montres que tu as un minimum de présence d'esprit au plus mauvais moment !
-Ben quoi ? » s'étonna Rin, qui enfilait son manteau, sans comprendre.
« Ce qu'Edgard veut dire, c'est que tu as effectivement trouvé toute seule la réponse : on est dans la tour Shin-Ra. » répondit enfin Lexarian, qui essayait de masquer son hilarité.
Les deux yeux verts de Rin s'ouvrirent d'un coup, et quelques secondes plus tard, elle se fit tirer dehors par les deux autres gars. Le numéro soixante-quatre correspondait au numéro de l'étage. Il y avait d'autres portes plus loin, qui menait à la salle d'entrainement privée de la Shin-Ra, et d'autres pièces encore. Rin déglutit, admettant non sans mal la réalité.
« On est dans le jeu… » murmura-t-elle dans un souffle.
« Oui, avec un Sephiroth en liberté. » admit Lexarian.
« Ca n'a rien de risible, Lex. » grogna la tête de classe.
« Mais c'est génial ! » s'exclama Rin en sautant de joie, tout en manquant de faire tomber sa sacoche de pc.
« Mais oui c'est géniaaaall ! » imita aussitôt Lexarian en attrapant Rin dans ses bras.
« Bon, les frères siamois, si vous n'avez pas envie de mourir, on avance : vous me direz dans une heure si vous trouver ça si « géniaaaaal » comme vous dites. » rappela à l'ordre Edgard qui ne semblait pas trouver la situation, pourtant improbable, « amusante ».
Lexarian lâcha Rin, et la frappa sur le dessus de la tête, reprenant un air plus sérieux.
« Bon, toi tu restes collée à nos basques : il y a quand même Sephiroth qui rôde dans ces couloirs. Et il m'est d'avis qu'il n'aura pas beaucoup plus de pitié pour ta petite vie qu'il n'en a pour le président de la Shin-Ra.
-Le président va mourir ? » s'étonna Rin.
« Oui, quelqu'un est en train d'être tué juste au-dessus de nos têtes, si telle est ta question. Juste après l'instant on s'est arrêté dans le jeu, Cloud et les autres vont découvrir le corps sans vie du président au tout dernier étage. Là arrivera alors son fils, Rufus Shin-Ra qui va s'autoproclamé président.
-Ahhh…je comprends mieux…mais dites, ça ne serait pas mieux de chercher le groupe. Avalanche, je veux dire. »
Alors que le trio déambulait déjà dans les couloirs sans but, les deux gars s'arrêtèrent d'un coup. La brunette qui les suivait venait de sortir, pour une rare fois, une idée quelque peu logique et acceptable.
« Ben quoi ? » s'étonna-t-elle.
« Non, rien, tu nous étonneras toujours. » admit Edgard. « Elle a raison, on devrait chercher Cloud et les autres. Même si on n'est pas des as du combat, je pense qu'il n'est pas bête d'essayer de les accompagner. On a moins de chance de se retrouver empalé par la Masamune, ou même réduit à néant par une Arme.
-Non, c'est sûr, ce n'est pas comme s'ils étaient à la POURSUITE du détenteur de la Masamune après tout, et qu'ils vont EUX-MÊMES réveiller les Armes ! » ironisa Lexarian en essayant de trouver les escaliers de l'étage.
« Non, mais EUX, on connait leurs histoires, et tout ce qu'il va se passer ! » répliqua Edgard au tac-o-tac.
« Oui, mais nous ? On n'est pas de sorte de bug ? On ne va pas modifier l'histoire si on interagit avec eux, et finalement, peut-être changer le cours des choses ?…et donc risquer de mourir ? Et on pourrait même faire s'effondrer l'espace temps lui-même, ou même créer une boucle infinie sans s'en rendre compte, comme en informatique ! » tenta Rin.
Ils avaient enfin trouvé la cage de l'escalier, lorsque Rin l'avait ouverte de nouveau. Les deux gars soupirèrent, fatigués des éclairs de lucidité de leur amie, qui plus est, ponctués d'imbécilités :
« Rin, la ferme. » répondirent-ils d'un parfait accord.
« Pff…vous êtes vraiment méchants quand vous vous y mettez, tous les deux. » bougonna la brunette.
Le trio monta les escaliers, à la recherche du petit groupe de rebelle qui tentait de sauver la planète. Ils devaient être non loin des prisons, mais lorsque les trois amis arrivèrent à cet étage, ils n'y trouvèrent personnes à part…
« Rin, vient me voir. » ordonna Lexarian avant même de rentrer dans le bon étage.
« Hum ?
-Ton foulard, s'il te plait. »
Sans comprendre, Rin tendit son foulard orange à son ami. Ce dernier s'empressa de passer le bout de tissu sur le visage de la jeune fille, afin de lui cacher sa vision. Elle ne comprit pas sur le coup, puis finalement fit un rapport logique entre les quelques heures de jeu qu'elle avait vu la veille, et pourquoi Lexarian faisait ça. Elle déglutit sur le coup, mais retira le foulard de ses yeux.
« Ca ira, ne t'inquiète pas. »
Edgard soupira. Rin serait intraitable.
« Si je ne supporte pas ça, je n'arriverais pas à avancer avec vous, de toute façon : il y aura des choses bien pires encore, n'est-ce pas ?
-Oui. » admit l'anglais.
Lexarian attrapa la main droite de son amie, pour lui offrir un soutien moral, et finalement le petit groupe entra dans l'étage de la réunion. Ils n'eurent pas fais trois pas qu'ils tombèrent sur un cadavre d'un employé, éventré par une sorte d'épée. Rin vacilla sur ses deux jambes, mais ne détourna pas la tête. Ce n'était vraiment pas joli à voir, et cela n'avait rien de comparable à ce qu'ils avaient vu en jouant au jeu vidéo.
« On doit avancer. » murmura Edgard.
Lexarian acquiesça, mais la main qu'il tenait s'enfuit sans prévenir. Rin se dirigea vers l'une des petites salles de l'étage, où le panneau « Sécurité » était affiché.
« Rin ? » s'étonna Lexarian en la suivant.
« C'est à peu près la même technologie que nous… » murmura la jeune fille, songeuse.
Les deux gars retrouvèrent leur amie devant une salle remplie d'ordinateurs et d'écrans. Elle resta deux secondes immobiles puis se retourna vers eux, très sérieuse :
« J'ai besoin de cinq minutes, ça ira ? »
« Cinq, et pas une de plus. Edgard, tu viens, on sort, on va la gêner. » ordonna Lexarian à son ami.
Edgard ne semblait pas comprendre. Lui et Lexarian sortirent de la pièce, et la porte automatique se referma. L'anglais allait demander des explications, mais Lex fut le plus rapide :
« Quelle est la spécialité de Rin, à l'école, en dehors de la programmation en C++ ?
-Heu….la sécurité…mais what the…elle ne va pas faire ça, quand même ?
-Je lui laisse cinq minutes.
-Mais elle risque de modifier un nombre incalculable de paramètres dans cette histoire ?
-Je ne pense pas. Elle va mesurer ses actes au maximum. »
Trois minutes plus tard, tandis qu'Edgard ruminait toujours, l'alarme assourdissante se coupa d'un coup, sans aucune raison apparente, et Rin ressortit de la pièce, tout en rangeant son ordinateur portable dans sa sacoche, ainsi qu'un petit CD.
Le trio repartit de plus belle, sur les traces de sang de JENOVA, tandis que Rin s'expliqua :
« J'ai réussi à outrepasser la plupart des sécurités, en forçant le mot de passe administrateur. J'ai récupéré une partie de la base de donnée scientifique, supprimé pas mal de fichiers en retour, mais ça ne sera pas suffisant, si la technologie est la même que la notre : et puis il doit y avoir des sauvegardes régulières, sur un serveur externe, qui ne se trouve pas à l'intérieur de la tour Shin-Ra. J'ai coupé énergétiquement la salle des serveurs aussi, pour faire tomber le réseau. J'ai aussi coupé l'alarme et j'ai bloqué les portes du rez-de-chaussée. Je ne sais pas comment les autres comptent s'enfuir par contre. Ah et j'ai envoyé un ordre de replis sur tous les téléphones des soldats enregistrés dans la base.
-Tu as récupéré la BDD ? En si peu de temps ? » s'étonna Lexarian. (traduction : BDD = Base de données)
« Non, pas entièrement, comme je viens de le dire. Il m'aurait fallu beaucoup plus de temps. J'ai récupéré les tables associées de près ou de loin à la section Scientifique. Sephiroth…tout ça… je pense que l'on pourra apprendre des choses intéressantes. Par contre je trouve qu'ils sont vraiment légers en sécurité. Ce qui me demanderait beaucoup plus de temps dans notre monde, m 'a demandé trois fois rien comme temps. Après l'intérêt principal de ce que je viens de faire, c'est les portes d'entrée et faire replier les soldats. On aura moins de soucis.»
Edgard laissa échapper un sourire, alors qu'ils prenaient la cage d'escalier qui menait à l'étage des expérimentations. Rin était surprenante parfois, et il devait avouer qu'elle était douée lorsqu'il s'agissait d'informatique. Après tout, ce n'était pas pour rien qu'elle partageait son école. De plus, malgré ses airs étourdis, elle avait réussi à penser aux maximums de choses, sans risquer de changer radicalement le cours de l'histoire, et ce, dans un minimum de temps.
Les trainées de sang continuèrent d'avancer jusqu'à l'étage supérieur. Il n'y avait aucun bruit dans les couloirs. Où pouvait bien être le groupe de Cloud ? Aerith et les autres s'étaient-ils déjà enfuit, tandis que Cloud faisait face, seul, à Rufus Shin-Ra Junior ? Ou bien est-ce que le groupe entier dévalait déjà l'autoroute ? Ils ne savaient pas. Brièvement, Lexarian expliqua à Rin la suite de l'histoire, ce qu'il devait se passer, la fuite et la route vers Kalm.
A l'étage du secrétariat du président, il n'y avait personne. Rin remarqua inutilement que le point de sauvegarde n'existait pas, malheureusement. Edgard se retint de la frapper sur le haut de la tête, lorsque des voix émanèrent de l'étage du dessus. Curieux, les trois étudiants avancèrent, ce malgré l'odeur de mort qui plainait dans les couloirs. Ils grimpèrent les quelques marches qui menaient au bureau à différentes allures : Rin d'un pas pressée et curieux, Edgard d'un pas réticent, et Lexarian d'un pas nonchalant.
« Et bien, mes amis, vous allez vivre un moment fort de votre petite vie ! » annonça solennellement Lexarian, toujours aussi décalé dans de tels moments.
Comme de fait, quelques marches plus haut, tout un groupe de rebelles apparut devant leurs yeux, le dos tourné vers eux. Un blond avec des piques et une large épée sur le dos, qui retenait un vieux cinglé en blouse marron, en compagnie d'une grande brune qui portait une mini-jupe. Un homme dont l'un de ses bras était remplacé par une arme à feu, un petit bout de femme aux cheveux châtains qui était connue dans tout Midgar pour vendre des fleurs, et enfin, un énorme chat/chien roux tatoué de toutes parts.
Aucun doute n'était permis désormais.
« On est dans le jeu… » répéta Rin, un large sourire d'enfant étiré sur ses lèvres.
