Through the Looking Glass
Disclamer : Les personnages utilisés dans cette fanfiction sont la propriété de SquareSoft/Squarenix. Seuls les personnages de Rin, Lexarian, Edgard et Sirius m'appartiennent.
Merci à eux d'avoir crée des mondes et des personnages qui nous font rêver encore et encore, chaque jour, égaillant notre petit monde.
Cette fanfiction se déroule dans le monde de Final Fantasy septième du nom.
Je vous souhaite à présent une très bonne et agréable lecture, en espérant que cela vous plaise.
Chapitre Six
Séparation
« Dis-moi, Rin : as-tu la vague impression qu'Edgard est sur un nuage, et semble avoir oublié l'incident de cette nuit ? » demanda un Lexarian quelque peu perplexe.
« Ben… » laissa échapper le brune qui était tout aussi incrédule que son ami d'enfance.
Le calme, le presque imperturbable (sauf quand il est en danger de mort), la sagesse incarnée, était à l'instant même en train de s'amuser avec une petite épée fine et droite dans le magasin d'armes de Kalm. La rapière était non seulement belle, composée d'une garde riche en filins de fer qui s'entrelaçaient délicatement, mais aussi mortelle. Elle représentait plutôt bien la personnalité d'Edgard, cependant. Le jeune anglais avait de plus pratiqué l'escrime pendant de longues années, ce qui l'aiderait incroyablement au combat.
Lexarian avait tout de même l'impression de voir un gosse devant ses yeux. Contrairement à Rin et lui-même, Edgard extériorisait ses réels sentiments, bien qu'il soit en temps normal beaucoup plus réservé que les deux autres.
« Cloud et les autres sont déjà partis vers le sud. » rappela Lexarian. « On va se rendre à la ferme des chocobos, et les y rejoindre. On doit faire un choix avant cet instant. Si on les suit, si on se sépare. Un choix quoi. »
Edgard se reprit alors, et rangea sa nouvelle acquisition dans son fourreau, qu'il accrocha à sa ceinture.
« On est d'accord sur le principe. Combien de jours estimés pour la ferme ? Trois, c'est ça ?
-Oui. Trois jours dans des plaines remplies de monstres assoiffés de sang ! Yahooo ! » ironisa Rin, avec un sourire.
« Je ne trouve pas VRAIMENT ça drôle. Surtout que parmi ces monstres, il y a ce type. » remarqua Lexarian, avec une légère grimace.
« Il n'est pas un monstre. » répliqua Rin. « Mais il veut notre peau. »
Le trio passa au magasin suivant, celui de matéria, où les deux garçons achetèrent à leurs tours des matérias. Lexarian ne tint pas en place lorsqu'il fit l'acquisition d'une matéria de foudre, tandis qu'Edgard fixait d'un œil curieux sa matéria de glace.
« Rin, tu n'en prends pas ? » s'étonna Edgard, tandis que Lexarian courrait déjà à l'extérieur de la ville pour tester sa matéria.
« J'en ai déjà acheté, hier, en faisant le tour de la ville. » répondit-elle simplement.
« En charmante compagnie, c'est cela ? »
Rin eut un simple sourire, un peu énigmatique. Edgard ne sut jamais ce qu'elle pensait ce jour là.
« Ma compagnie était encore charmante à cette heure-là, oui. » admit-elle.
Elle sortit la petite pièce qu'elle possédait depuis la nuit, et la fit tourner dans les airs, avant de la rattraper.
« C'est comme pour cette pièce. Je suis pile, il est face. Nous nous faisons dos, sans jamais se retourner. Si nous étions amis, nous avons décidé, tous les deux, de devenir des ennemis. »
Elle rangea la petite pièce dans sa poche, et sortit en silence du petit magasin. Edgard haussa les épaules, tout en commençant en comprendre la réflexion de Lexarian à propos de Rin.
« Tu peux pas faire comme tout le monde, et dire que tu as mal ? » murmura-t-il, comprenant la peine que pouvait ressentir à cet instant son amie.
Voir un ami devenir un ennemi mortel. Que ferait-il si pour une raison x ou y Lexarian ou Rin se retournaient contre lui ? Serait-il capable de se battre ? Ou abandonnerait-il, incapable de lever la main sur eux ? Rin avait connu cet homme, même si ce n'était quelques heures. Ils avaient partagé un moment, et s'étaient quittés.
Il quitta à son tour le magasin, comprenant part la même occasion que la jeune femme qui les accompagnaient, lui et son ami, n'était pas si faible qu'elle ne paraissait. Après tout, elle avait été sur le point, la nuit même, de tirer une balle dans le cœur de son ancien ami. Il devinait aussi que si l'occasion se présentait, elle n'hésiterait pas à appuyer sur la gâchette, si c'était pour sauver l'un des membres du trio d'une mort certaine.
Les trois amis se retrouvèrent dehors, où Lexarian provoquait une série de petits éclairs qui faillirent toucher Edgard, qui le sermonna quelques secondes plus tard. Après s'être assurés de partir correctement équipés, ils quittèrent la petite ville qui portait si bien son nom, et filèrent droit vers le sud.
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Lexarian fixait le bleu du ciel, à travers les innombrables branchages qui s'entrelaçaient plus haut au dessus de sa tête. Tout était calme. Le jeune homme était parti un peu en avant, pour repérer un endroit où camper pour la nuit même. La petite clairière qui s'offrit à ses yeux quelques mètres plus loin sembla toute choisie. Seul un chocobo trottinait dans l'herbe, et s'empressa d'ailleurs de s'enfuir lorsque le lancier tenta de s'approcher. La bête était admirable. Lexarian regretta de ne pouvoir l'approcher plus près. Il se consola en repensant que bientôt, ils seraient à la fameuse ferme des chocobos.
Le beau parleur planta sa lance dans la terre fertile, et resta pensif. L'histoire commençait à être intéressante, avec cet homme qui les suivait. Ce qui l'embêtait par contre, c'était la relation de Rin avec leur ennemi. Il connaissait bien Rin. Cela avait du être un choc pour elle, la nuit précédente, lorsqu'elle s'était rendue compte de qui lui faisait face. La situation était sans doute mieux ainsi, malgré tout.
« Venez, ici c'est sympa ! J'entends un cours d'eau en plus. » hurla finalement Lexarian aux deux retardataires.
Un cri lointain perçant le fit sursauter, avant de s'étouffer dans la forêt.
« Ca va ? » s'inquiéta le lancier.
« Oui, oui ! » hurla la voix lointaine d'Edgard.
Lexarian resta encore quelques instants à méditer seul, avant que ses deux amis ne débarquent à leurs tours, sortant de la forêt, assez dense par endroits. Rin était couverte de feuilles et brindilles en tout genre, à la grande surprise (ou pas) de Lexarian. De son côté, Edgard essayait de réprimer un petit sourire moqueur.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » s'étonna Lexarian, alors que les deux autres le rejoignaient.
« Oh, Rin a dit que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas joué dans les arbres.
-Et ? » demanda son ami, en voyant où en venait l'histoire, tandis que Rin semblait bougonner dans son coin, évitant le regard moqueur de Lexarian.
« Et elle avait oublié que, contrairement à notre monde, il y est possible de se retrouver nez-à-nez avec des monstres. Elle est tombée en voulant éviter un oiseau étrangement gros qui semblait avoir fait son nid dans l'arbre où elle était montée.
-Et bien ? Le chat ne tient plus sur ses pattes ? » plaisanta Lexarian, tandis que Rin déployait sa tente.
Il écopa d'un tirage de langue un peu vexé de la gamine qui avait passé son enfance à s'amuser dans des arbres. Un petit fou rire suivit l'histoire, puis les trois jeunes adultes installèrent leur petit camp de fortune.
La nuit était tombée depuis un moment, lorsque le trio dina une sorte de pot au feu. La conversation tendait à être sérieuse :
« Quelqu'un va faire le veilleur cette nuit, et on va changer à tour de rôle, toutes les trois heures. Cela fait six heures de sommeil pour chacun, je pense que ce n'est pas si mal. » annonça Edgard.
« C'est trop horriiiiibllle. » s'exclama la fille du groupe, pensant à ses neuf heures de sommeil habituelles.
Personne ne releva, comprenant que Rin essayait de détendre l'atmosphère tant bien que mal. Tout le monde pensait encore à la nuit précédente. Il fut décidé à la courte paille que Rin prenait le premier tiers suivit d'Edgard, et enfin de Lexarian.
« On va se séparer d'Avalanche. » annonça soudain Edgard pendant le diner.
« Ah, tu t'es décidé finalement ? » s'étonna Lexarian en finissant son assiette.
« Mais on va les suivre de loin, histoire d'intervenir aux moments propices. On ne peut pas laisser des gens innocents se faire tuer…ou même manipuler. »
Lexarian sembla s'étouffer en entendant la dernière partie de la phrase de son ami anglais, comprenant où il voulait en venir.
« What ? » bredouilla Edgard.
« Tu n'étais pas sérieux quand même lorsque tu disais de « sauver Sephiroth » ?
-Beeennn…
-Mais tu as piqué le cerveau de Rin pour sortir une connerie pareil, ou quoi ? »
Rin releva la tête, mais ignora finalement la pique, trouvant son diner beaucoup plus intéressant. Les deux garçons se chamaillèrent un moment :
« Ecoute, si c'est possible, je vois pas pourquoi on le ferait pas ! » répliqua Edgard.
« Moi je vois parfaitement. On s'approche ce taré, et on crève dans la seconde qui suit, empalé sur son épée de deux mètres. Non mais tu as vu ce qu'il fait à Aerith dans le jeu ? Tu veux finir pareil ? Tu es censé être le plus sage et le plus réfléchi de nous trois aussi, je te rappelle.
-Et je trouve ça triste qu'une personne à la base innocente se fasse tuer ! »
Aucun des deux ne réussit à rallier le second à sa cause. Rin termina en silence son repas et s'étira de tout son long, avant de s'allonger dans l'herbe, à côté du feu qui crépitait, pour profiter de la chaleur. Au bout d'une dizaine de minutes de chamailleries, les deux amis laissèrent tomber leur conversation. Aucun ne fut étonné de voir leur amie commune en train de dormir, ainsi allongée dans l'herbe.
« Cette fille pourrait s'endormir assise sur une chaise au beau milieu d'une place publique, c'est hallucinant. » remarqua Edgard.
« Oui, mais c'était elle qui était censée prendre le premier tiers. » souleva Lexarian en s'approchant de la jeune fille.
« Vous vous connaissez vraiment bien tous les deux. Vous vous connaissez depuis combien de temps ? »
Lexarian s'assit à côté de son amie et s'amusa avec ses bouclettes brunes.
« Officiellement, nous nous sommes vraiment rencontré lorsque nous étions en sixième. Cela fait neuf ou dix ans, j'ai un peu la flemme de faire le décompte exact. Nous devions avoir onze ou douze ans à l'époque. Officieusement, on se connait depuis que nous avons six ans. »
Le lancier soupira, se laissant aller par les souvenirs. De son côté, Edgard ne comprenait pas très bien les sous-entendus de Lexarian :
« Officieusement ? Officiellement ?
-Rin était ma voisine, quand j'avais six ans, mais comme j'étais un véritable sale gosse à l'époque, je passais le plus clair de mon temps à l'ignorer. C'était une fille, après tout. Et les filles, c'est chiant, ça râle et ça pleure toujours, à cet âge là.
-Et Rin était comme ça ? » s'étonna Edgard.
« Je serai tenté de dire qu'elle est toujours comme ça, pour la taquiner, mais ce n'est pas vrai. Et non, Rin n'était pas comme ça, à l'époque. Mais comme je me fichais pas mal de qui elle était, je ne peux pas non plus te l'affirmer. »
Edgard imaginait très bien la scène : un mini Lexarian qui attrapait son ballon de hand en tirant la langue à sa petite voisine qui filait courir sous les jupes de sa mère.
Pourtant ce n'était pas l'image qui résidait dans les souvenirs de Lexarian qui regardait avec tendresse la jeune demoiselle qui dormait à ses côtés. Il la revoyait encore lui attraper le T-shirt de sa petite main, toute penaude, la première fois qu'ils s'étaient rencontrés. Cette même petite main qu'il avait délaissée, en l'ignorant, la laissant de l'autre côté du muret qui séparait leurs deux maisons. La brunette, qui désirait un peu de chaleur et d'humanité n'avait cependant pas pleuré lorsqu'il l'avait laissée là. Elle s'en était retournée dans les arbres de son jardin, à l'abri du monde extérieur.
« Tu as tellement changé. Ou peut-être pas.» murmura Lexarian envers son amie.
« Tu parles trop, Lex. » bougonna une petite voix endormie.
La brune s'étira de tout son long, et se redressa, en baillant.
« Allez, tout le monde au lit, je tiens la garde, maintenant que je me suis reposée cinq minutes ! » ordonna-t-elle.
« Non, mais moi je m'endors pas avec quelqu'un qui serait capable de s'endormir à tout instant sans s'en rendre compte. » lâcha Edgard, légèrement inquiet.
« Je te rappelle, mon cher ami, que c'est cette même personne qui t'a sauvé la nuit dernière parce qu'elle était réveillée, justement. » plaisanta Lexarian en filant dans sa tente.
Edgard fut forcé d'abdiquer devant de tels propos. Il s'excusa envers la demoiselle qui laissa échapper un large sourire satisfait. Les deux hommes rejoignirent leurs lits, tandis que la brunette s'assit en tailleur devant le feu, scrutant la prairie et s'assurant qu'aucun monstre ne vienne déranger leurs sommeils.
Rin ne savait pas trop l'heure qu'il était. Elle lisait tranquillement un livre qu'elle avait acheté à Kalm, et qui traitait des divers contes et légendes de ce étrange monde où ils s'étaient retrouvés. Elle avait presque fini de le dévorer, lorsqu'elle se redressa d'un coup, dans la nuit noire, faisant glisser des ses épaules le pull qu'elle avait emprunté à la penderie d'Edgard afin de se réchauffer.
Elle avança en silence et pénétra dans la forêt qui faisait face au campement. Tout était calme. Seule la lune éclairait faiblement de ses rayons, à travers le feuillage dense. Les monstres dormaient aussi. Elle s'arrêta sur place, et ferma les yeux. Un faible vent glissait sur sa peau. Elle se laissa aller par la douceur, tout en fermant les yeux. Un instant de paix.
Finalement, elle rouvrit les yeux d'un coup. L'arme à feu, qu'elle n'avait pas quitté depuis le début de sa veillée, était tourné derrière elle, sans que la jeune fille ne regarde où exactement où elle visait.
« Je sais que tu es là. » murmura-t-elle.
Des bruits de pas furtifs résonnèrent légèrement à ses oreilles, ainsi que quelques craquements de branches. Rin sortit la petite pièce de vingt-cinq gils de sa poche et la regarda.
« Pourquoi ? » demanda-t-elle, faiblement.
« Parce que c'est la loi. » répondit la voix derrière elle.
« Qu'est-ce que cette loi ? D'où vient-elle ?
-Tu n'as pas besoin de le savoir. Tu ne devrais pas être là. Tu ne devrais pas respirer. Tu ne devrais pas sourire. Tu devrais déjà être morte.
-Quel effet cela t'aurait fait de me tuer et de te rendre compte après coup qu'il s'agissait de moi ? »
Elle entendit un petit rire ironique dans son dos. Elle se retourna, étonnée, et trouva, à peine éclairé par la lune, cet homme, adossé contre un arbre, les bras croisés. Il riait bien de la situation. Rin sourit, et s'approcha à petits pas de lui.
« Es-tu sûr que tu aurais rit ?
-Ma mission serait déjà finie, si tel était le cas.
-Tu esquives ma question.
-Et toi tu n'as rien à voir ave la fille que j'ai rencontré hier.
-Toi non plus. » répliqua Rin, sans dénier cependant l'affirmation du jeune homme.
Ils se turent et se toisèrent un long moment. La vie était injuste, parfois. Horriblement injuste. Il se redressa et s'approcha lentement d'elle. Rin ne bougea pas, faisant face au jeune homme.
« Je te promets que je te tuerais, Rin.
-Est-ce si amusant que ça de tuer ? » demanda la brunette.
« Tu ne devrais pas vivre. » répliqua Sirius. « Et toi ? Tu étais sur le point de me tuer.
-Pour sauver mon ami.
-Et moi pour sauver mon peuple, et le peuple de ce monde. »
Rin grimaça. Elle n'avait pas l'impression que l'un des deux était réellement en tord, dans cette histoire. Il y avait deux points de vus différents, des « méchants » différents. Sirius finit par s'énerver :
« Personne n'a le droit de naviguer corporellement d'un monde à un autre en dehors du gardien des mondes. Personne n'a le droit de modifier le cours des choses, et le cours du temps : ce qui a été prévu, ce qui doit se passer. Rien de tout ceci ne doit être modifié. Toi et tes amis n'imaginez même pas les conséquences drastiques que cela pourrait avoir. »
Beaucoup d'informations s'étaient échappés dans ces quelques paroles. Rin ne rebondit pas dessus, s'inquiétant d'un détail qui l'ennuyait d'autant plus.
« Mais d'un autre côté, si on vous demande gentiment, avec un grand sourire, de nous raccompagner dans notre monde, vous ne le ferez pas, n'est-ce pas ?
-Les gens qui passent la limite doivent mourir. C'est la loi. » répéta Sirius, sans scier un seul instant.
« On ne sait même pas comment on est arrivé là ! » répliqua Rin, furieuse.
Voyant qu'il était inutile de discuter, Rin releva son arme. Il se figea, et finalement recula d'un pas. Il n'était prêt pour le combat face à elle. Il devait maîtriser les matérias pour lui faire face. Il se retourna à l'opposé de Rin, lui faisant dos. Il savait qu'elle ne tirerait pas. Il allait disparaître lorsqu'un petit objet lancé à pleine vitesse percuta son crâne. Etonné, il se retourna, et trouva dans l'herbe une petite pièce de vingt-cinq gils. Il soupira, et l'attrapa dans ses doigts.
« A la prochaine, Rin.
-A la prochaine, Sirius. »
L'homme disparut dans la forêt, tandis que Rin retourna vers son campement. Rien ne se passerait d'autre cette nuit. Elle se rassit, silencieuse, sur le petit tronc d'arbre, en face du feu qui perdait des couleurs. Elle plaça une petite branche de bois sec pour le faire repartir, et soupira.
« Where were you ? » demanda soudain une voix dans le dos de Rin.
Rin sursauta. Les trois heures devaient déjà être passées, et Edgard avait pointé le bout de son nez en dehors de sa tente, pour prendre le second Tiers. Rin avait totalement oublié ce détail, et se retourna vers Edgard, avec un air un peu gêné.
« Walking a little, to refresh my brains…rrr…no, I don't have brains, that's right. » plaisanta-t-elle en anglais.
Edgard sortit complètement de sa tente, non sans un soupir. Il tapota la tête de Rin, comme Lexarian avait l'habitude de le faire.
« C'est gentil de me rassurer, mais je me doute bien de ce que tu devais faire debout. Il est venu, n'est-ce pas ? »
Rin afficha un petit air désolé, et s'avoua vaincu :
« Oui, il est venu. On a discuté un peu. Je pense qu'on devrait prévoir une sérieuse discussion, demain matin. Mais ne t'en fais pas, il ne reviendra pas cette nuit. Il a besoin de dormir, lui aussi, quand bien même je doute qu'il soit réellement humain. »
Si la première partie de la conclusion avait rassuré Edgard, ce n'était pas le cas de sa dernière partie. Pas humain ? Il avait du mal à imaginer. Il laissa tomber, et remit son cerveau à marcher au ralentit, comme à chacun de ses réveils.
Rin, elle, s'en alla retrouver son lit de fortune, après lui avoir souhaité un bon tour de garde.
