Récapitulons: Rhadamanthe, Camus et Shura sont journalistes. Le premièr rencontre Kanon, qui est en train de s'évader d'un asile psychiatrique, le deuxième interviewe un écrivain, Milo, qui écrit des livres bizarres et le troisième rencontre un buddhiste fou qui ne répond pas clairement à ses questions. Mü et Aldébaran sont inspecteurs de police.
Chapitre 2:
Rhadamanthe trouve enfin la sortie, avec l'aide du garde.
"Bon, ben merci pour me montrer la sortie, alors." dit le journaliste.
"Pas de quoi. Comme ça, vous étiez en sécurité si un fou furieux débarquait pour vous tuer, haha." lui lance le garde mal à l'aise.
"Haha." 'Il est complètement fou, ce garde...' "Au revoir." 'Sortons vite d'ici.'
"Attendez! Je viens avec vous, je vais rentrer chez moi, de toute façon j'ai fini mon shift."
L'homme aux cheveux bleus le suit vers la porte de sortie. Une fois dehors, Rhadamanthe fait quelques pas précipités en direction de son vélo. Il tourne à droite du bâtiment dans une petite ruelle ou son vélo est attaché à un lampadaire. Il se baisse et cherche les clés de son cadenas quand il se sent tiré en arrière par deux mains qui s'aggrippent à ses épaules.
"Pas si vite, mon petit journaliste." lui souffle son aggresseur en poussant son visage contre le mur et maintenant sa main contre sa bouche pour éviter qu'il se mette à crier.
"Hmmph!" essaye de dire le blond en se débattant.
Jusqu'à ce qu'il ne sente le métal froid d'un flingue passer sous son pull pour tracer des courbes sur la peau de son dos.
"Calme-toi, hein. Je ne veux pas te faire du mal, mais j'ai besoin de ton aide. On va calmement rentrer chez toi et je t'expliquerai tout là-bas. Je vais te laisser me dire ou tu habites et tu ne vas pas crier, sinon je t'explose la colonne vertebrale, ok?" dit le faux garde, un petit mouvement de pression du flingue à l'appui de ses paroles.
Il relache la bouche de Rhadamanthe.
"J'habite à dix minutes d'ici, Short Street, numéro 24." répond le blond, sans pouvoir éliminer tout à fait le tremblement de sa voix.
"Okay. Bon, je prends les clés de ton vélo. Tu vas nous conduire et je m'assieds derrière."
Il met une main dans la poche du pantalon de Rhadamanthe pour attraper les clés. Il en sort un GSM, qu'il met dans sa propre poche, puis cherche plus profondément dans la poche du journaliste.
"Euhm... C'est pas cette poche-là, c'est de l'autre côté." lui indique Rhadamanthe, en essayant de ne pas trop rougir au contact appuyé.
Déjà le fait qu'il soit le dos tourné vers son agresseur, poussé contre le mur d'un côté et légèrement contre le torse du garde et contre le flingue pressant contre le bas de son dos de l'autre côté, n'aidait pas beaucoup. L'homme passe sa main dans l'autre poche, s'y attardant un peu avant de finalement trouver les clés. Il relache alors son emprise et fait quelques pas en arrière, tenant Rhadamanthe par le bras. En se retournant vers la rue, le blond se rend compte qu'il y a quelques passants qui se sont arrêtés de marcher pour observer la scène. Bien sûr, avec son uniforme de garde, on pourrait croire à un arrestation. Putain, il s'est bien fait avoir. Mais pourquoi l'homme l'a attaqué, lui? Qu'est-ce qu'il lui veut?
"Hé mais tu rougis, ma mignonne. Ça t'excites quand je te caresse avec mon flingue?" lui lance l'homme avec un sourire de prédateur.
Le journaliste décide de se taire pour ne pas inciter plus le détraqué et fixe le sol.
"Regarde-moi quand je te parle." la voix de son agresseur est devenue froide et sérieuse. "Hé, je t'ai dis de me regarder!"
L'homme agrippe son menton et lui redresse la tête. Pour la première fois, il le voit en face, de près. Il peut distinguer les petites étincelles vertes dans ses yeux bleus profonds. Il n'y a aucune trace de folie dans son visage, comme il a cru en voir auparavant. Qu'est-ce que cet homme faisait dans un hôpital psychiatrique?
"Bon, c'est foutu pour le vélo, y a trop de gens qui nous regardent. Si je m'installe derrière toi sur le vélo il vont se douter de quelque chose. On va y aller à pied. Mais n'essaye rien de douteux avec moi, j'ai un flingue et je sais très bien viser. Et ne croit pas que les gens vont t'aider. C'est moi le garde, c'est moi la loi." lui dit l'évadé. "Alors, c'est par où?"
Rhadamanthe lui indique la direction et ils se mettent en marche, le garde tenant le journaliste par le bras. Après un petit quart d'heure de marche, pendant lequel il n'ont pas attirés beaucoup de regards. Après tout, Londres n'est pas une ville des plus calmes ou dépourvue de criminalité. Ils arrivent à son appartement, un bâtiment à dix étages et large de trois appartements par palier. Ils rentrent à l'intérieur et montent jusqu'au huitième, ou le fils de son voisin, âgé de dix ans environ, est en train de jouer au football contre le mur.
"Hola, Mr. Smith, vous vous êtes fait arrêter? Je vous aurait pas pris pour un criminel!" lui lance le gosse.
"Mais non, je l'accompagne chez lui parce qu'il s'est fait agresser. C'est une ville dangereuse, Londres." répond facilement le garde.
"Waah, vous vous êtes fait agresser? Par qui?"
"Par un évadé dans un asile psychiatrique. Allez, on rentre maintenant, je dois prendre sa déposition." ment l'évadé. "Fait bien attention à toi, gamin."
"Au revoir, Mr."
Le garde ouvre la porte de son appartement et la ferme à clé derrière eux. Il tire Rhadamanthe vers le salon, ou il trouve une chaise pour y asseoir le journaliste.
"Assied-toi. Je vais t'attacher, mais ne t'inquiète pas, je ne te ferai pas de mal."
"Pourquoi devrais-je te croire?"
"Mais je me fous complètement de si tu me crois ou pas." dit-il en attachant le blond avec ses menottes. "Que les règles soient claires: c'est moi qui donne les ordres ici. Tu fais ce que je te dis, un point, c'est tout. Tu ne cries pas, tu ne m'énerve pas et tu restes calme."
"Mais pourquoi tu fais tout ça? Je ne te connais même pas."
"Oh, c'est bon, je suis pas un serial killer qui va te violer et te tuer, arrête de faire ta victime. Je suis là pour parler. J'ai besoin de ton aide, je te l'ai déjà dit."
"Très bien. En quoi puis-je vous aider, afin que vous puissiez foutre le camp d'ici le plus vite possible?"
"Ne m'insulte pas. C'est pas une bonne idée." lui dit le garde. "Bon. Ou est ton portefeuille?"
Le blond se tait.
"Bon, on va pas commencer comme ça, quand même? Qu'est-ce je dois faire pour te faire respecter mes règles, très simples en plus? Te couper le petit doigt?"
"Et voilà, tu te contredit déjà. Tu commence déjà à devenir violent. Je vois pourquoi on t'as mit dans un asile."
"Bon." cracha le fou. "Soyons très clairs: tu fais exactement ce que je te dis et tu ne parle que quand je te l'autorise. Sinon..."
L'homme passe de nouveau le flingue sous son pull, contre la peau de son ventre. Le métal froid le fait frissonner. De son autre main, il commence à défaire la ceinture du journaliste.
"Mais qu'est ce que tu fous!" crie le blond.
"Ta gueule. Respecte bien mes règles ou je t'éclate les organes."
L'homme se focalise maintenant sur les boutons de son pantalon. Il les défait un à un, lentement, avec sa main gauche. Arrivé au bout, il glisse le revolver vers le bas de son ventre, pour ensuite soulever l'élastique de son caleçon de son autre main et faire descendre son flingue encore plus bas. Il finit par le placer contre le membre durcissant du journaliste. Celui-ci se tait, rougissant à nouveau et évitant de regarder le garde.
"J'imagine que tu y tiens, non? Alors voilà mon marché: tu m'obéis et je ne tire pas sur ta queue. Conclu?" lui demande le garde souriant.
"Oui."
"Parfait. Alors je vais te dire pourquoi je suis ici. J'ai besoin d'un journaliste." l'homme se tait quelques instants. "Je m'appelle Kanon. On m'a injustement enfermé dans cet hôpital et je veux le prouver pour pouvoir reprendre ma vie. L'homme qui m'a enfermé se prend pour un dieu, mais il est complètement fou. Enfin bon, c'est mon frère."
Au commissariat de police...
"Inspecteur! C'est l'asile de St-Patrick qui nous appelle! Apparamment un psychopathe s'est échappé de l'aile sécurisée de l'asile!"
"Du calme Jabu, du calme. En plus ça veut rien dire ce que tu racontes. Ce n'est pas une aile sécurisée si on peut s'en échapper, n'est-ce pas?" dit Aldébaran.
"Ah bon, je me disais aussi..." réplique Seiya qui se dit que Jabu est beaucoup trop hystérique pour travailler chez les flics.
"Allez, rendez vous utiles, les Japonais, passez moi la direction de l'hôpital."
"Oui, chef."
Jabu rappelle vite l'hôpital puis donne le téléphone à l'inspecteur.
"Âllo, la direction de l'hôpital? L'inspecteur Aldébaran Cavalcanti à l'appareil. Alors comme ça, vous avez perdu un fou dangereux? … Mais y a pas de problème ma bonne dame. Oui. Bien sûr, on va vous le retrouver vôtre psychopathe, ne vous inquiètez pas. … Oui. Mais non, y a pas de quoi. On est là pour ça, voyons. Bon. Ben on va passer chez vous pour observer la scène et interroger les témoins. Mais on va faire ça demain, hein, il est déja cinq heures et demie." dit joyeusement l'inspecteur. "Au fait, comment s'appelle votre évadé?"
Silence.
"QUOI?! Kanon Stathopoulos!? Nous arrivons tout de suite madame!"
Le géant brazilen racroche au nez de la directrice de l'hôpital et court vers son bureau pour alerter son collègue.
"Mü, faut qu'on y aille, Kanon Stathopoulos s'est évadé de l'asile!"
"Quoi? Putain, je croyais qu'on l'avait enfermé pour de bon, celui-là."
"Eh non, on peut allez recourir après."
"Ça fait combien de temps qu'il s'est évadé?" demande le Tibétain en enfilant son manteau.
"Un quart d'heure à peine."
"On est sûr qu'il est sorti du bâtiment?"
"Aucune idée, personne ne l'a vu, à part le garde qu'il a assommé, et on a pas encore regardé sur les caméras de surveillance."
Arrivé dehors, Aldébaran ajuste son chapeau, un borsalino beige, et ouvre la porte de la voiture. Il s'installe confortablement dans sa voiture personnelle très spacieuse. Un fois installés, les inspecteurs se mettent en route, allument la sirène et les feux sur le toit de la voiture et partent à toute vitesse.
De retour à l'appartement de Rhadamanthe, Kanon est lancé dans des explications.
"Tu vois, je ne me suis jamais très bien entendu avec mon frère. Des jours, il fait semblant d'être la bonté pure, voulant aider tout le monde, des autres jours, il pète un cable soudainement puis se met à terroriser les gens. Avant, on habitait ensemble avec mon père dans un appartement. Mon père avait son propre restaurant grec et on l'y aidait souvent pour pouvoir finir les mois. Mais je les ai laissé quand j'avais 16 ou 17 ans. Mon père nous frappait souvent, mon frère plus que moi, et je crois que c'est pour me protéger qu'il essayait de se montrer plus fort et plus bon qu'il n'est vraiment. Mais bon, ça finissait toujours par devenir trop pour lui, et il changeait alors totalement et j'ai l'impression qu'il voulait se venger contre moi, parce que c'était toujours lui qui se faisait tabasser. Enfin bon, je ne vais pas entrer dans les détails. C'est juste pour te dire que sa colère envers moi est injustifiée. C'est pas moi qui le frappait quand même?"
"Et tu l'as revu, après être parti?" demande Rhadamanthe.
"Oui, pas très longtemps après, d'ailleurs. Deux mois plus tard, je crois. À l'enterrement de notre père."
"Ah bon? Il est mort de quoi?"
"Une aggression dans la rue. On l'a attaqué pour lui piquer son argent. Il était rentré beaucoup trop tard et traînait soûl dans un quartier louche, c'était con de sa part. Mais je suis content qu'il soit mort."
"Et comment l'a pris ton frère?"
"Moins bien que moi. Il était perdu, à ce moment-là. Je suis revenu habiter avec lui, bien qu'on a dû vendre le restaurant et déménager vers un quartier moins cher. Mais ça allait mieux, pendant un certain temps. On a fini l'école avec des résutats assez bons pour obtenir une bourse. On est allés étudier ensemble, on a encore déménagé. Mon frère, il s'appelle Saga, j'ai oublié de te le dire, a fait des études de droit. J'ai fait de la psychologie, sans vraiment penser au type de boulot que je pourrais faire. Je voulais comprendre les gens, savoir pourquoi ils font ce qu'ils font. Je voulais comprendre Saga. Tout allait bien les premières années. Puis ça a détérioré, je ne sais pas trop pourquoi, on n'était pas très proches à ce moment."
"Tu veux dire quoi par détérioré?" demande Rhadamanthe, captivé par l'histoire lugubre de Kanon.
"Ben, il passait plus souvent par ma chambre, on vivait dans des chambres pour étudiants dans un bâtiment de l'université à ce temps, et restait là a me parler, me raconter des mensonges les plus fous et les plus contradictoires. Il me frappait parfois et je le mettais à la porte. Il me disait des choses vraiment bizarres, je crois qu'il se prenait pour quelqu'un d'autre. Mais ce n'était qu'avec moi qu'il était comme ça, c'était un étudiant et un ami parfait pour le reste des gens."
"Il est toujours comme ça maintenant? Enfin, je veux dire, avant que tu ne sois..." demande Rhadamanthe, qui commençait a avoir du mal a respirer avec les mouvements distraits que Kanon faisait avec son flingue quand il parlait.
"Oui, enfin, il est encore pire. Il me tape vraiment sur les nerfs. Il essaye toujours de m'utiliser comme coupable pour tout ce qu'il fait de mal. C'était déjà comme ça avant. Comme on est des jumeaux identiques et qu'il fait tout pour avoir l'air innocent, c'est toujours moi qu'on désigne comme coupable."
"Ah..." ne peut se retenir de gémir le journaliste au mouvement un peu trop appuyé du revolver.
"Oh, désolé, c'est vrai, j'ai toujours mon flingue dans ton slip. Bon je vais l'enlever, tu t'es calmé maintenant."
Kanon se relève et s'étire un peu, faisant craquer quelques vertèbres.
"Bon, ou est ta garde-robe? J'en ai marre de cet uniforme, il me gratte." demande l'homme aux cheveux azurs.
"C'est par là." lui indique le blond d'un mouvement de tête.
Son ravisseur part dans la direction indiquée et revient dix secondes plus tard, une rare chemise blanche que possédait Rhadamanthe et un pantalon de costume gris clair dans ses bras.
"Oui, ne te fais pas d'illusions, je ne vais pas te laisser seul pendant plus de quelques secondes pour remarquer que tu t'es échappé. Ce serait trop bête." dit Kanon, déboutonnant son uniforme.
Il se débarasse d'abord de sa casquette, puis finit de défaire les boutons du vêtement constitué d'une seule pièce. Il laisse tomber l'habit sombre par terre et commence à se rhabiller. Rhadamanthe ne peut s'empêcher de regarder le corps parfait de l'homme en caleçon devant lui. Il a les muscles bien dessinés et la sensualité des mouvements qu'il fait en s'habillant assombrit le regard affamé de Rhadamanthe.
"Eh ben, mon pauvre, t'es vraiment en manque, toi. Ça fait au moins une demie-heure que tu réagis à tout ce que je fais. La plupart des gens sont paralysés de trouille à la vue et encore plus au contact avec un flingue et toi, ça te fais bander. T'es quand même un peu bizarre, hein." lui dit Kanon, en finissant de boutonner sa chemise.
L'homme au cheveux bleus reprend le flingue, qu'il avait délaissé pour se changer, en main et s'avance vers le blond. Il remet l'arme dans le caleçon du journaliste et lui caresse le membre.
"Tu vois, je crois même que je pourrais te faire jouir comme ça." lui susurre Kanon.
"Ne dis pas ça si tu n'en a pas l'intention."
"Peut-être que j'en ai bien l'intention." lui dit Kanon, les yeux mi-clos. "Tu sais, moi aussi je suis en manque, depuis mon petit sejour à l'asile. Être enfermé tout seul pendant des semaines..."
Kanon se rapproche du visage du blond. Il s'arrête à quelques centimètres de sa bouche, le fixant droit dans les yeux.
"C'est plutôt flatteur de voir que je te fais cet effet."
"Ça ne m'arrive jamais, d'être aussi..." s'explique le blond.
"En effet, tu m'as l'air d'être plus frigide de caractère. Au fait, comment tu t'appelles?"
"Rhadamanthe."
Kanon lui sourit avant de franchir l'espace qui les sépare. Il pose d'abord doucement ses lèvres sur celles de sa victime, savourant cette intimité. Rhadamanthe approffondit leur baiser, n'en pouvant plus de ses petits jeux aiguichants. Kanon lui mord la lèvre mais le laisse dominer le baiser. Il retire les flingue de son pantalon et le pose par terre, utilisant ses mains libres pour passer ses doigts dans les boucles blondes du journaliste. Il s'assied sur ses genoux et remonte son bassin jusqu'à effleurer le membre de Rhadamanthe avec le sien.
"Ah..." gémit le blond, rompant leur baiser. "Kanon, détache-moi."
"Quoi? Non."
"Allez, on ne va pas faire ça ici, sur une chaise, sans que je puisse te toucher. J'ai envie de toi, Kanon, je ne vais pas m'enfuir." susurre Rhadamanthe.
Indécis, Kanon reste silencieux. Rhadamanthe en profite pour parsemer son cou de baisers doux et tendres, remontant jusqu'au lobe de son oreilles, qu'il mordille sensuellement.
"Kanon... S'il te plaît..." gémit Rhadamanthe.
"Ah... Bon, d'accord, je te fais un peu confiance. Je vais te détacher, mais..." il reprend le flingue du sol et le pointe vers le journaliste. "Ne fais pas de conneries."
"J'en ai pas fait avant, et j'étais pas menotté à ce moment-là non plus."
Kanon se relève et passe derrière Rhadamanthe pour défaire les menottes qui attachent ses mains dans son dos. Il les pose par terre et attend que Rhadamanthe se lève.
"Bon, je me lève, ne me tire pas dessus." lui dit Rhadamanthe, les mains en l'air.
Le blond se retourne vers lui et lui adresse un petit sourire.
"Viens, suis-moi. Et laisse tomber ce flingue, tu vas finir par me tuer." continue-t-il.
"Bon." dit Kanon, se sentant plus vulnérable maintenant qu'il n'a plus le controle de la situation , mais déterminé à ne pas le montrer.
L'homme au cheveux azurs suit Rhadamanthe vers la chambre à coucher. Les fins rideaux oranges rendent la chambre lumineuse et colorée. Le grand lit qui prend presque toute la place est poussé contre un mur et Rhadamanthe se tient debout, le dos tourné au lit. Kanon ferme la porte derrière lui et s'avance vers l'homme blond d'un pas assuré. Rhadamanthe passe son bras derrière Kanon et l'agrippe par la taille, le collant contre lui. Les mains de Kanon se retrouvent à nouveau dans ses cheveux bouclés et il l'embrasse passionnément. Rhadamanthe pousse Kanon sur le lit et se place au-dessus de lui. Il commence à redéfaire les boutons de la chemise de l'homme qui lui est soumit. Il laisse ses mains parcourir le torse denudé, dessinant des cercles imaginaires et traçant les lignes de ses muscles. Il enlève ses propres vêtements et retire le pantalon de Kanon. Leurs baisers deviennent fiévreux et leurs mouvements frénétiques.
Putain, c'est vrai qu'il est en manque.
NA: bon, un peu beaucoup de Kanon et de Rhadamanthe cette fois, mais l'histoire commence. Tout doucement :)
