Récapitulons: Kanon et Milo sont amis, mais Milo ne veut pas aider Kanon à dénoncer son frère, lui disant que ce les choses ne sont pas en blanc et noir, comme Kanon les voit. Puis Milo emmene Camus au resto.

Chapitre 5: Suburbia.

Il ne s'appelle pas vraiment Deathmask. Il n'est pas non plus italien, comme laisse penser son accent lourd et roulant. Ses cheveux ne sont pas bleus foncés à l'origine. Il n'aime pas son patron, mais reste civil avec lui et obéit ses ordres. Les gens qui ne le connaissent pas peuvent penser que son boulot n'en est pas un qu'on peut apprécier.

Ils se trompent. L'assassin adore son boulot.

Ce n'est pas exactement la même chose pour son collègue. Le Suédois, dont le nom ne peut pas vraiment être Aphrodite, ne trouve pas de plaisir dans le meutre. Le choix de son boulot s'est fait accidentellement: une opportunité s'est présentée, et, étant dépourvu de conscience ou d'empathie, il l'a saisie. Il ne réfléchit pas au mal qu'il fait aux gens, n'y donne pas une pensée de plus que nécessaire pour faire un bon job. Ce n'est donc pas parce qu'il aime faire ça, c'est parce qu'il déteste ça moins que le reste. Pour être mannequin ou acteur, il faut savoir attendre. Pour vivre de son art, il faut avoir de la chance. Pour travailler dans une entreprise, il faut savoir rester assis derrière un ordinateur dix heures d'affilée. Pour tous les jobs légaux, normaux, il faut avoir de la patience, il faut savoir se conformer aux normes de son environnement. À moins d'être tellement bon dans ce qu'on fait qu'on peut se le permettre. Mais dans ce cas, il faut quand même se plier à d'autres règles. Aphrodite n'est pas quelqu'un de très patient ou de docile.

La seule personne qui peut lui donner des ordres, qui suit facilement les tournures de son esprit et qui ne le dérange donc pas, est son patron.

Aphrodite, tout comme son collègue Deathmask, passe ses journées à éviter les gens. Il vit dans un bunker souterrain, où les sons de la ville bruyante ne peuvent pas pénétrer. Il écrit des histoires incohérentes sur du papier et en perd souvent des chapitres entiers. Il repeint ses murs en blanc plutôt que d'en laver le sang coagulé qui s'y colle, et cet acte lui prend un temps fou. Sa méthode pour assassiner les gens est particulière: il préfère enlever la personne, la ramener dans sa maison, l'attacher, la droguer et observer ses réactions. Ce qui nous mène à son passe-temps favori: la fabrication de drogues expérimentales. Il essaie les substances chimiques produites sur des personnes désignées par son patron, ou sur des personnes arbitrairement choisies dans des endroits publics.

Il n'a aucun problème à convaincre ses victimes à le suivre, grâce à son physique plus qu'impressionant. Ses longs cheveux d'un brun doux et ses grands yeux innocents ne lui donnent aucun air sadique. Il ne l'est d'ailleurs pas. Il ne tient tout simplement pas à la vie des autres et ne peut pas s'imaginer leurs pensées. On ne peut pas dire qu'il est cruel, il ne torture pas ses victimes, ni physiquement ni mentalement.

Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'accidents avec les poisons, de temps en temps. Pour découvrir, il faut expérimenter.

Deathmask ne lui ressemble pas. Il prend plaisir à faire souffrir les autres et se comporte comme si toutes les personnes du monde lui ont personnellement fait du mal. Il est rempli de vengeance et déborde de rage réprimée. Il tourne en rond comme un chien en cage quand il ne doit pas travailler. Il ne peut pas trouver lui-même des victimes, parce qu'il sait qu'il ne s'arrêtera jamais une fois la tâche commencée. Il mourra un jour d'une tension artérielle trop explosive et ne dort que quand il a fait assez de sport et s'est assez défoulé pour s'écrouler de fatigue. Ces sont les seuls moments où il est calme. Tuer ne le calme pas, ça le rend plus agressif, mais il ne peut pas s'empêcher de le faire.

Son patron le manipule comme on le fait une arme.

Pas besoin de citer le nom de leur patron. Vous le savez déjà.


"Il est impossible ce mec." dit Kanon Stathopoulos, évadé et psychopathe professionnel.

"Qui? Milo?" demande Rhadamante.

"Évidemment Milo. Dès qu'il rencontre un gars mignon, il fait le type naïf et un peu perdu. Mais c'est un vrai salaud. On ne peut pas lui faire confiance, il change de personalité et d'avis autant que ça l'amuse. On était meilleurs amis avant. Mais s'il me dit qu'il ne m'aidera pas avec Saga, qu'il me met à la porte pour ton collègue, c'est qu'il a décidé que notre amitié s'arrête là."

"Ou allons-nous, en fait?"

"Trouver quelqu'un. Si Milo ne m'aidera pas, je trouverai bien d'autres personnes qui le feront. Je connais quelqu'un qui a encore un compte à régler avec Saga."

"Un ami?"

"Ha!" s'exclame Kanon. "Non, c'est pas un ami. Mais il déteste Saga plus que moi."

"Kanon?"

"Quoi?"

"Tu es la personne la plus bizarre que j'ai rencontrée dans ma vie."

"Je vais prendre ça comme un compliment." dit Kanon, un sourire aux lèvres.

Le chemin est plus long qu'avant, et les conduit dans la banlieue de Londres, dans un bâtiment auquel on pourrait donner le nom d'appartement, si on était très généreux. La majorité des fenêtres sont cassées, il n'y a plus de porte d'entrée et les murs sont noircis par les nuages de fumées qui flottent un peu partout après êtres sortis des cheminées des usines voisinantes. L'esprit de Rhadamante est de nouveau piqué d'intérêt pour cet endroit lugubre. Après une montée des escaliers interminables de l'énorme bâtiment, il arrivent à une porte fermée, plutôt bien conservée pour son environnement. Kanon frappe à la porte.

"Hé, ouvre, c'est moi, Kanon. Et ne me tire pas dessus, je ne suis pas Saga!"

La porte s'ouvre d'un coup brusque.

"Qu'est ce que tu viens faire ici, toi? Et c'est qui ce mec?" demande un homme du même âge que Kanon. Il a des cheveux bruns, courts et crollés, des cernes mauves creusées dans son visage et des vieux habits sales.

"Il s'appelle Rhadamante, c'est un ami. On peut rentrer?"

"Non. Prouve-moi que tu n'es pas Saga."

Kanon enlève son manteau. Il soulève sa chemise et tire son pantalon un peu vers le bas. Sur la peau de son bas-ventre se trouvent deux grains de beauté que Rhadamante n'a pas remarqué auparavant.

"Ça te va?" demande l'homme aux cheveux bleus.

"C'est bon, rentre. Et dis-moi pourquoi tu es venu."

Kanon ferme la porte derrière lui. "Saga m'a enfermé dans un asile psychiatrique. C'est la limite pour moi. Je me suis dit que tu partages mon opinion."

"Ça dépend. Tu veux le tuer?"

"Non! Il reste mon frère! Mais il ne peut pas continuer comme ça, Aioros. Il exagère."

"Je ne sais pas, Kanon. Je te remercie de m'avoir aidé par le passé, mais je ne pourrai pas me retenir si je le vois. Je veux sa mort, tu me comprends?"

"Je ne te demande pas de le voir. Il me faut juste un endroit où je peux rester."

"Et c'est moi que tu viens voir? Tu pourrais trouver une maison abandonnée qui serait plus propre que ce foutoir, non?"

"Non. Je ne peux pas me baser dans un endroit où la police peut débarquer à n'importe quel moment."

"Mouais. Enfin, tu peux rester, bien sûr, si ça t'amuse.

"Merci. Tu as une chambre de libre?"

"J'en ai des dizaines, Kanon. Cet étage m'appartient. La communauté le respecte. Par contre, pour trouver des douches propres, je te souhaite bonne chance."


Après avoir mangé des spaghettis incroyablements délicieux et après avoir marché un peu, Milo et Camus se retrouvent dans un quartier sans appartements, où se trouve un longue série de rues toutes remplies de maisons semblables mais charmantes. Elles ont deux étages, un jardin minuscule devant et derrière la maison, où poussent de fleurs et des arbustres et se promènent les gros chats de ville et les enfants qui portent des uniformes scolaires.

"Merci de m'avoir raccompagné, Milo."

"Pas de problème. Je ne voulais pas te laisser seul dans les quartiers louches de la ville. Un homme comme toi se fait facilement violer."

"Qu'est-ce que tu veux dire par là?" demande Camus, offusqué.

"Qu tu es beau, Camus." dit Milo en se rapprochant de lui. "Tes longs cheux rouges, tes yeux froids et distants. Ta pureté et ton innocence. Tu es là victime rêvée pour soumettre à sa volonté."

"Je ne suis pas non plus une pauvre fille en détresse. Je sais me défendre."

"Mais pas contre vingt personnes en même temps. On ne sait jamais ce qui peut se passer."

"Admettons."

Milo passe sa main à travers les cheveux du journaliste et en tourne une mêche autour de ses doigts. "Tu m'invites à l'intérieur pour prendre un café?"

"... Je ne sais pas si c'est une bonne idée."

"Tu as vu mon appartement, je suis curieux de voir à quoi ressemble ta maison. Rangé et propre? Livres classés alphabétiquement par auteur? Du Sartre? Du Camus?" chuchote Milo à l'oreille de son ami, effleurant le lobe en s'éloignant pour le regarder dans les yeux, ses lèvres séparées de quelques centimètres à peine de celles du journaliste.

"... D'accord. Tu... tu peux rentrer. Mais je te previens, j'ai un enfant un peu attachant, ne le prends pas mal s'il est mécontent de ne pas avoir toute mon attention." dit Camus. "Et fais attention, s'il te plaît, les voisins pourraient nous voir."

"Quoi?! T'as un gosse?"

"Ce n'est pas mon fils biologique, mais je m'occupe de lui depuis que sa mère est morte. Mais ne dis surtout rien à propos de sa mère." dit Camus. Il ouvre la porte et rentre dans la petite maison accueillante. "Hyoga! Je suis rentré."

"Camus! Camus! Il fait tout noir dehors, je croyais que vous vous étiez perdu et que vous ne reviendriez plus." dit le petit blond.

Camus prend l'enfant dans ses bras et le met comfortablement en équilibre sur sa hanche.

"Mais bien sûr que je suis revenu, je ne vais pas t'abandonner, Hyoga."

"C'est qui l'homme que vous avez ramené?"

"C'est Milo, un écrivain. C'est mon ami, on a été manger ensemble, c'est pour ça que je suis en retard. Tu as bien mangé ce que je t'ai préparé, toi?"

"Oui."

Camus marche vers la cuisine, un blond dans les bras et un autre suivant ses pas.

"Tu veux un chocolat chaud?" demande Camus.

"Oui."

"Et toi, Milo? Du café, du thé? Du sucre, du lait, du miel?"

"Un café noir, sucré. J'écris la nuit."

Camus dépose l'enfant sur une chaise, en face de Milo qui s'est assis à la table.

"Tu as quel âge, Hyoga?" demande l'écrivain.

"J'ai sept ans."

"Tu t'amuses bien à l'école?"

"Oui, on apprend plein de choses super intéressantes! La température ne peut jamais descendre en-dessous de -273°C, nous a raconté Mr. Crystal, notre prof de sciences. Et rien ne peut plus bouger à ce moment-là."

"Aha, c'est cool."


Au commissariat de police, deux inspecteurs sont en plein cours de faire des heures sup' et des recherches approfondies. Sans oublier de manger, bien sûr.

"Alors, rien à trouver sur ce Smith. Il n'a aucun lien avec Stathopoulos, sauf sa présence à l'asile aujourd'hui." constate Aldébaran Cavalcanti.

"En effet. Je crois qu'on a fait tout ce qu'on peut faire pour ce soir. On devrait appeler Saga Stathopoulos, pour lui dire que son frère s'est échappé, si on a rien de plus important à faire." dit Mü.

"Oui, et il pourra peut-être nous dire si Smith et Stathopoulos se connaissent."

Mu s'empare du téléphone, compose le numéro, et le donne à son collègue.

"Bonjour monsieur Stathopoulos. Ici la police. C'est pour vous dire que votre frère, Kanon Stathopoulos, s'est échappé de l'hôpital de St-Patrick. … Oui, c'est très regrettable, nous investigons sa disparition à l'instant. … Oui, vous pourriez peut-être nous aider. Est-ce que vous connaissez quelqu'un du nom de Rhadamante Smith? Un homme d'une vingtaine d'années, blond, journaliste. Connaissez-vous quelqu'un qui correspond a cette description qui aurait une connection à votre frère? … Non? D'accord, Mr. Stathopoulos. Nous passerons chez vous demain pour vous poser quelques questions. 10 heures, ça vous va? … Parfait. A demain."

"Alors? Rien?"

"Rien. On verra bien demain, rentrons chez nous."


Camus sort de la chambre de Hyoga et s'installe sur le fauteuil du salon.

"C'est bon, il dort." dit Camus.

"Enfin! Quel moulin à paroles ce gamin! Avec sa vénération pour son prof de sciences, pour son ami Shun, pour les pingoins du zoo, …"

"Oui, il est... particulier."

"Et il te vouvoye! Tu ne trouves pas ça bizarre?"

"Il a perdu sa mère récemment, Milo, je n'attends pas de lui qu'il se comporte comme les autres enfants."

"Tu as raison." dit Milo. Il s'assied sur le fauteuil, à côté de Camus. "C'est gentil de ta part, de t'occuper d'un gosse qui n'est même pas le tien." L'écrivain caresse lentement la joue du journaliste avec son index. "Qu'est-ce qui t'a persuadé de vouloir l'aider?"

"J'étais en Sibérie, l'année passée. J'étais sur le même bateau que lui et sa mère. Malheureusement, il y eut un accident et le bateau s'est mit à couler. Tout le monde n'a pas pu sortir à temps. Sa mère dormait dans la cabine, Hyoga était avec moi. On s'était lié d'amitié pendant le long voyage et on regardait la mer ensemble. On a pu partir sur les bateaux de sauvetage. J'ai fait tout ce que j'ai pû pour obtenir la garde de Hyoga. Il n'a plus aucune famille et j'ai fini par pouvoir l'adopter, après des procédures administratives longues et compliquées. Et depuis, on vit ici."

"C'est terrible, perdre ses parents si tôt."

"J'ai moi-même grandi dans un orphelinat, je ne voulais pas le laisser subir ça."

Milo pose sa main sur la joue de Camus et tourne sa tête vers lui.

"Tu est quelqu'un de vraiment admirable, Camus." dit le blond. Il approche lentement son visage de celui du journaliste et pose un baiser doux sur sa joue. Il passe ses mains dans les longs cheveux rouges et pose un autre baiser sa le coin de sa bouche. Camus ferme les yeux et laisse s'échapper un petit soupir. Milo embrasse ses lèvres, d'abord prudemment, puis il approfondit le baiser. Camus y répond facilement et laisse ses mains se reposer sur les hanches de Milo. Celui-ci passe ses mains sous la chemise de Camus et caresse les muscles de son bas-dos. Le journaliste commence à masser les os du bassin du blond à travers son t-shirt.

"Aaah..." gémit Milo, rompant leur baiser. "Attention, c'est sensible..."

"Juste si je te fais ça?" demande Camus, accentuant le mouvement.

"Mmmh... Oui, c'est- Ah..." répond le blond. Il écarte ses jambes réflexivement et attire Camus vers lui jusqu'à ce qu'il soit assis sur ses genoux.

L'homme au cheveux rouges passe ses mains sous le t-shirt de Milo et glisse se doigts sous son caleçon pour avoir un meilleur accès. Il appuie sur les muscles sous les os de son bassin et fait descendre ses doigts de plus en plus. Le blond passe une main derrrière son cou et le tire vers lui pour l'embrasser sauvagement. Il utilise l'autre main pour défaire la ceinture du journaliste. Il caresse d'abord son dos, puis glisse ses deux mains dans son pantalon pour masser les fesses du rouquin et l'avance vers lui jusqu'à ce que leur deux membres se touchent, à travers les diverses couches des vêtements. Milo fait un mouvement de bassin contre Camus, qui a gardé ses mains sur le bassin du blond, mais bien éloignées encore de son membre.

"Milo, attends!" dit Camus. "Je...je n'ai jamais vraiment fait ça avant. Je ne sais pas très bien..."

Milo lui sourit. "Je serai doux avec toi, Camus. Ne t'inquiète pas. Mais allons dans ta chambre, je ne veux pas que ton gosse ne nous voit comme ça."

"Oh mon Dieu, Hyoga. Comment puis-je faire ça ici?"

"Les parents normaux font ça aussi, il n'y a pas de raison pour culpabiliser." dit Milo, utilisant ses mains pour pousser Camus plus contre lui et faire taire son esprit.

"Mais je te connais à peine, Milo. Je viens seulement de te rencontrer aujourd'hui."

"Écoute Camus, je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi superbe et d'aussi incroyable que toi et je t'apprécie beaucoup. On est tous les deux adultes, on ne va pas perdre des années à se tourner autour, quand même?"

Camus n'arrive plus très bien à réfléchir à la situation, trop distrait par les mouvements de Milo contre lui. Il se laisse soulever par le blond qui le porte jusqu'à sa chambre.

"C'est ici?" demande l'écrivain.

"Oui."

Milo dépose l'homme aux cheveux rouges sur le lit et commence à déboutonner sa chemise, à enlever son pantalon, ses chaussettes, puis fait la même chose pour lui-même. Il dépose quelques baisers sur le ventre de Camus, et laisse ses doigts balader vers son caleçon. Il trace de lignes sur le tissu et effleure son membre durcissant du bout des doigts. Camus reste passif, légèrement confus par la situation. Milo retire le caleçon du rouquin puis le lance au hasard dans la chambre. Il embrasse le membre du bouquineux timide. Il passe sa langue sur la longueur et s'arrête au-dessus pour sucer le gland. Il abaisse sa tête pour prendre plus de la longueur dans sa bouche. Camus gémit de surprise et laisse ses mains s'agripper aux cheveux blonds et bouclés de Milo.

"Ah! Milo, tu- Mmmh..."

Milo continue puis s'arrête quand il juge Camus assez excité pour passer à la prochaine étape.

"Camus, tu as du lubrifiant ici?"

"Ah... quoi? Non, pourquoi?"

"Bon, c'est pas grave, attends, je vais prendre une capote, j'en ai quelque part." dit Milo, fouillant son short. "Voilà."

Il se repositionne au-dessus de Camus, à genoux. Il enlève son caleçon lentement, suivant le regard lubrique du rouquin. Il prend sa main et lui donne le préservatif.

"Camus, mets-le moi." murmure Milo dans son oreille.

Le journaliste s'execute, lentement et avec des yeux fascinés.

"Tu as déjà touché un autre homme comme ça?" demande Milo, gardant les mains de l'autre sur son membre et les guidant dans des mouvements de va-et-vient.

"Non."

"Tu aimes ça, n'est-ce pas?"

Camus regarde Milo dans les yeux pour verifier s'il ne se moque pas de lui.

"Oui."

Milo caresse les lèvres de Camus, puis lui fait lécher ses doigts. Il l'embrasse et insère un doigt dans son intimité.

"Ah, Milo, c'est plutôt désagréable."

"Ça ira mieux après, tu verras." dit le blond, suçant à nouveau le membre du journaliste pour le calmer.

Après l'avoir étiré avec ses doigts, et sentant Camus proche de la jouissance, Milo s'arrête et se positionne devant son intimité. Il s'enfonce lentement, laissant à Camus le temps de s'ajuster, caressant doucement son membre pour le distraire de la douleur.

"Milo! Attends, s'il te plaît, tu me fais mal."

"Ok. Dis-moi quand ça va mieux." dit Milo, qui doit faire un effort énorme pour ne pas se laisser aller et s'enfoncer aussi fort et aussi profondément qu'il peut. Il embrasse Camus pour essayer de le calmer. Tout lentement, il recommencer à bouger, et comme il n'entend pas son amant protester, il continue jusqu'au bout. Après quelques instants, il commence des mouvements de va-et-vient, se retirant et s'enfonçant à nouveau. Le rythme s'accélère graduellement, et Milo donne un coup de reins plus fort, arrachant un cri de plaisir à Camus. Leurs mouvements deviennent de plus en plus frénétiques. Camus ne peut s'empêcher de crier de plaisir chaque foix que Milo touche un endroit dans lui qu'il ne connaissait pas. La sueur leur colle à la peau et la chaleur devient presque insupportable.

Camus jouit et sent Milo venir après lui. Le blond s'allonge sur lui et le tient étroitement dans ses bras. Leurs coeurs battent presque douloureusement fort et ils sentent le rythme ralentir, leurs respirations se calmer et le froid revenir. Pris de léthargie, Milo sort de lui, jette le préservatif, tire les couvertures sur eux et s'accroche à Camus comme si sa vie en dépendait. Ils s'endorment immédiatement.


NA: Je tiens à dire que Milo peut paraître attendrissant, mais détrompez-vous. Il ne l'est pas.