13 Octobre 2006, Crypte de Spike, Cimetière de Redsfield, Sunnydale, Californie, 10h00 AM.

Le soleil filtrait déjà dans les rideaux aux couleurs sombres encore fermés de la chambre du vampire. La jeune femme aux cheveux blonds et le jeune homme aux cheveux blonds blanchis dormaient encore ensemble, dans les bras de l'un et de l'autre, d'un doux et paisible sommeil. Le vampire aimait ça, retarder le moment où sa bien-aimée devait s'en aller à ses cours. Elle allait devenir journaliste. Il n'en croyait pas ses oreilles. Des 150 années où il a vécu, il n'avait jamais entendu parler d'une Tueuse de vampires qui allait à l'université et avoir un emploi plus prestigieux que celui de tuer des vampires. Soudain, il sentit que des yeux l'observaient et il ouvrit ses yeux. Il découvrit Buffy, réveillée, encore dans ses bras, souriant, le regardant dormir.

-Bonjour, chéri. Bien dormi?, dit-elle de sa voix si belle.

-Oui, toi?

-Très bien.

-Regrettes-tu quoi que ce soit d'hier soir?

-Non, à part qu'on aurait dû le faire depuis longtemps, dit-elle en souriant.

-Oui, je sais. Je voulais attendre que tu sois prête. Tu as failli te faire violer par Angel avant que tu ne me rencontres et je ne voulais pas te sembler pressant. Mais surtout, je ne voulais pas te prendre de force. Cela aurait été lâche de ma part.

-Je sais, et pour cela, je t'en suis reconnaissante.

-Ah oui? Dit-il étonné par cette réponse.

-Oui, sinon je n'aurais jamais su pourquoi je voulais tant garder mon innocence, et maintenant, grâce à toi, je sais la réponse. Je l'ai senti dès qu'on l'a fait. Que j'étais prédestinée à le vivre avec toi et celui ci aurait été pour nous deux une marque de confiance en nous deux ainsi qu'à notre amour.

-Oui, moi aussi., je l'ai senti. Où plutôt , je l'ai senti dès le soir où je t'ai rencontrée. D'ailleurs, je te l'ai dit avant que je ne parte.

-Oui je m'en souviens. Dès que tu m'as dit cela, ça m'a troublée au plus haut point mais je n'ai laissé paraître aucun trouble. Je ne pouvais croire cela d'un gars, vampire de surcroît et le pire ennemi de la tueuse, me dire que nous étions destinés à être ensemble.

-Oui, je sais. J'ai senti cela.

-au fait, sais-tu quelle heure il est?

-Oui, attends. (Spike chercha sa montre et vit l'heure). Euh… Buffy?

-Oui, bébé?

-Je crois que tu devrais y aller.

-Pourquoi? On est dimanche.

C'est que le problème, chérie, est qu'il est Lundi et que tu vas être en retard à tes cours car il est 10h00 du matin et tu commences à 11h30.

-Hein? Quoi? Ah non!! Écoute, je vais m'habiller, tu téléphones à ma mère, tu lui dis de téléphoner au campus et de dire que je vais être en retard à cause d'un rendez-vous que j'avais avec un employeur et tu appelles Giles et tu lui dis de me faire un mot pour cela. Il comprendra ok?

-Ok chéri.

-À ce soir, William.

-À ce soir Buffy.

Pendant ce temps-là, Spike soupira et prit un de ses livres de poésie préférés et décida de faire une petite surprise à Buffy. En s'inspirant de ces poèmes en lui faisant éloge sur sa féminité.

««Tu ne pourras point l'aimer et la protéger longtemps, mon cher William.»» murmura une voix caverneuse sorti de nulle part.

-Qui a dit ça? dit Spike.

-Quelqu'un qui veut ton bien.

Et la voix disparut comme elle était apparue, c'est-à-dire de nulle part.

Qui était donc cette voix mystérieuse qui lui avait murmuré cette phrase?