Chapitre 4 : Un plan.

" Dans un futur proche...

La jeune femme était en sueur et gémissait sous la douleur, la respiration saccadée. Sa position n'était pas des plus confortable ni des plus pudique, mais à ce moment là, elle n'en avait cure. La main du père de son enfant à naître tenait la sienne et ce contact lui donnait de la force.

- Poussez ! (Ordonna le médecin.)

La jeune femme prit appui sur les repose-pied et poussa en gémissant de plus belle. La douleur venait par vague successive et épuisait son corps.

- Je suis là chérie, tout va bien.

Le père déposa un baiser sur le front de sa femme et celle-ci en fut reconnaissante.

- Inspirez... Poussez !

Elle prit une profonde inspiration, bloqua et poussa. Les minutes s'écoulèrent pareilles à des heures dans la souffrance et les halètements. Puis, elle cessa et un sentiment de vide s'empara de la jeune mère. Le docteur sourit au couple, l'enfant dans les bras. Son père vint le prendre et le contempla d'un air béa en se tournant vers sa femme avant de déclarer d'un ton léger.

- C'est une fille.

La jeune femme éclata de rire.

- Tu as décidé d'un nom ?

Elle acquiesça, un sourire aux lèvres comme l'enfant était posé sur son ventre. Elle le caressa du bout des doigts, exténuée.

- Kayla... (Murmura-t-elle.)"

" De nombreuses heures auparavant...

Garrus quitta le cockpit d'une démarche hasardeuse, Tali'Zorah sur ses pas. Les images de sa planète en proie aux flammes étaient encore vives dans son esprit. Il rejoignit la salle des canons et s'enferma dedans, seul. Des jurons s'élevèrent de la pièce et le bruit du métal contre le métal résonna, comme des coups que l'on donnerait avec un outil. Tali'Zorah resta devant la porte un long moment avant de finalement rejoindre le pont, anxieuse. Et quand le Normandy survola Rannoch, la quarienne quitta ses compagnons et s'isola à son tour. Plus personne n'eut de nouvelle du couple durant de nombreuses heures.

James frappa à la porte de la salle du canon et attendit. Il n'y eut aucune réponse. Il insista et patienta durant de longues minutes en réitérant régulièrement. Finalement, la porte s'ouvrit, dévoilant un Garrus visiblement grognon.

- C'est pas le moment Vega.

- J'ai envie de botter les fesses d'un Turien. Vous êtes le seul que j'ai sous la main.

Garrus jeta un regard haineux à son compagnon.

- Non.

Et il referma la porte. Loin de se décourager, James toqua de nouveau à plusieurs reprises jusqu'à ce que Garrus réapparaisse.

- Je savais que vous n'étiez pas de taille ! (Lança-t-il d'un ton narquois.) La légende d'Archangel est finalement très surfaite.

- Qu'est-ce que vous voulez ? (Demanda Garrus, la mâchoire serrée.)

- Parler.

- Moi pas.

- Alors contentez-vous de frapper.

- Vega... (Commença Garrus d'un ton menaçant.)

- Après, je vous laisserais tranquille. Sinon...

Le Turien dévisagea longuement son compagnon avant de pousser un soupir. Il jeta la clé qu'il tenait à la main et suivit l'humain jusqu'au hangar. Les deux combattants se placèrent l'un face à l'autre et se mirent en garde.

- Je vous préviens, je suis résistant ! (Lança James.)

- ça m'étonnerait.

Garrus s'élança avant même de finir sa phrase, son bras droit décrivant un arc de cercle vers la mâchoire de l'humain. Celui-ci dévia le coup de justesse, mais déjà le Turien en entamait un autre.

- Pas mal !

James répliqua avec un enchaînement gauche droite qui effleura la joue de Garrus. Vakarian grogna et reprit ses assauts sans temps morts, coupant les possibilités de réponses de Vega qui se contentait d'encaisser. A la première occasion, l'humain effectua une riposte vicieuse qui coupa le souffle du Turien.

- Allez, j'attendais mieux de la part d'Archangel !

Garrus grogna, la rage montant crescendo et reprit ses assauts avec plus de force. Si au début, il frappait avec précision et rapidité, désormais, seule la puissance brute comptait. James ne cessait de reculer, trouvant de temps à autres le temps de toucher son adversaire, que ce soit avec les poings ou des piques. Mais seule la colère du Turien répondait à ses agressions. Finalement, l'humain tomba au sol et Vakarian se jeta sur lui, une lueur de folie dans les yeux. Il attrapa son adversaire par le col de son t-shirt et se prépara à le rouer de coups. Son regard croisa celui de Vega, et seulement alors, Garrus se rendit compte de ce qu'il s'apprêtait à faire. Il relâcha James et se releva maladroitement, le dévisageant intensément.

- Je...

Il ne trouva rien à dire. Il regarda ses mains et serra les poings. La colère était toujours là mais elle s'atténuait lentement. Il repensa à son comportement, à la manière dont il avait froidement fermé la porte devant elle dans son désir de solitude, sans prendre en compte ce qu'elle pouvait ressentir... A ce qu'il avait faillit faire à l'instant. Et il se sentit affreusement honteux. Le turien inclina la tête et quitta le hangar sans un mot.

- De rien. (Marmonna James en massant son visage tuméfié.)

Garrus prit l'ascenseur direction le pont résidentiel et se dirigea vers le bar. Il prit une profonde inspiration et passa la porte. Tali'Zorah était là, comme il l'avait supposé, affalée contre le bar, un verre dans une main, un tuyau dans l'autre. Le turien se rapprocha de la quarienne et posa une main sur son épaule.

- Hé...

- Vakarian ! (Lâcha-t-elle d'une voix pâteuse.) On est enfin sortit de son trou ?

Elle but une grande gorgée.

- Je... (Il prit une profonde inspiration.) Je suis désolé, Tali.

- Moi pas. ça m'a rappelé que nous sommes tous seuls... Tous...

- Je suis là moi.

Elle éclata de rire.

- Vous avez fait votre bonne action Vakarian, vous pouvez partir.

Elle allait boire une gorgée de plus mais Garrus posa sa main sur son poignet et la força à poser le verre.

- Je crois que vous avez assez bu.

Elle lui jeta un regard noir.

- Je pense tout le contraire !

La quarienne se défit de la prise de son compagnon et se remit en tête de vider son verre.

- Allez nettoyer votre canon et laissez moi tranquille.

- Non.

Il se leva et la força à faire de même, enserrant ses poignets avec ses mains.

- Lâchez-moi !

- Pourquoi m'en voulez-vous autant ?

- Vous n'êtes pas le centre de mon univers, Vakarian !

Tali'Zorah se débattit avec fougue. Peiné, Garrus la lâcha et elle s'étala au sol de tout son long. La quarienne hoqueta et trembla avant d'éclater en sanglot. Le turien la regarda sans savoir quoi faire puis l'aida à se relever.

- Tali, je suis désolé, je...

- Morts... (Dit-elle tout bas.) Ils sont tous morts... J'ai vu la flotte... Anéantie... Les corps qui flottaient dans l'espace, et Rannoch, en proie aux flammes...

Garrus prit la mesure de la détresse de sa compagne et après un instant d'hésitation, la serra dans ses bras. Tali'Zorah s'y blottit et pleura à chaude larmes.

- Vakarian...

- Je suis là Tali. Je serais toujours là..."

L'Asari ferma les yeux et fit le vide en elle en inspirant profondément. Elle caressa le corps de sa compagne du bout des doigts et la visualisa durant un instant qui lui parut durer une éternité. Puis, elle rouvrit ses yeux d'un noir de jais. La réalité se tordit autour d'elle comme elle pénétrait dans l'esprit de Shepard. Un courant électrique traversa son échine et la fit frémir. Il remonta le long de son corps pour parcourir son cerveau comme la connexion s'opérait. Aussitôt, un flot d'image assaillit ses sens et menaça lui faire perdre pied. Elle se concentra pour les chasser et étendit son esprit vers celui de son amante. Mais seules les visions de Shepard lui parvenaient. Elles noyaient ses sens et tourbillonèrent autour d'elle, l'enfermant dans une tornade assourdissante et multicolore. Elle vit des gens mourir les uns après les autres, trop rapidement pour distinguer ne serait-ce qu'un seul visage. Elle poussa un hurlement comme les visions devenaient plus intense. Une douleur naquît dans son crâne et elle poussa un gémissement. Un grondement métallique retentit et la tornade se volatilisa, la laissant seule au milieu d'un océan de cadavres pourrissants. Elle regarda lentement autour d'elle, sur le qui-vive. Le grondement métallique reprit et elle frémit. Elle se trouvait dans une ville en ruine en proie aux flammes. Le ciel était d'un rouge sang et une brume légère flottait dans l'air. Au loin, elle aperçut la silhouette d'une femme lui tournant le dos. Elle avança vers elle et reconnut bien vite Shepard.

- Shepard ! (Hurla-t-elle avec joie.)

L'humaine fit volte-face et fouilla les alentours du regard avant de sourire.

- Liara !

L'asari se figea et tourna son regard vers sa droite. Elle demeura interdite un long moment. Elle courrait vers Mirlina. Pas elle, mais une vision d'elle même. Elle reporta son attention sur l'humaine.

- Shepard ? (Appela-t-elle doucement.)

L'intéressée regarda autour d'elle, troublée. Puis, elle reporta son attention sur la vision de Liara qui courait à sa rencontre et fit de même. Un rayon rouge traversa les cieux et frappa le sol qui se fissura et s'ouvrit en deux entre les amantes. Elles se regardèrent, paniquée, chacune d'un coté, sans espoir de traverser le gouffre qui les séparait.

- Liara...

Le grondement métallique résonna une fois de plus, plus fort, plus menaçant. L'autre Liara leva les yeux vers le ciel. Des tentacules surgirent du néant et un Moissonneur la recouvrit de son ombre menaçante. Des larmes roulèrent sur ses joues et elle coula son regard vers Mirlina.

- Adieu, mon amour... (Murmura-t-elle.)

L'Asari regarda la vision du couple de loin et des larmes coulèrent sur son visage. Le Moissonneur relâcha un trait d'énergie sur l'autre Liara et Mirlina hurla. Il y eut une explosion de lumière aveuglante. La peur, la douleur...

- Impuissante ! ( Murmura une voix.)

Puis, ce fut le néant.

Liara se réveilla en sursaut et en hurlant. La respiration saccadée, elle resta figée durant de longues minutes, encore sous le choc. Ses doigts caressèrent machinalement ses draps et son regard parcourut la pièce. Elle mit un certain temps avant de comprendre qu'elle se trouvait sur son lit, dans sa chambre. Elle ferma les yeux et inspira profondément. L'éclat lumineux provenant du rayon du Moissonneur était encore vif dans son esprit. La peur et la douleur demeuraient présentes et elle revit son autre elle se prendre le trait d'énergie. Une violente nausée s'empara d'elle pour disparaître aussitôt. Elle frissonna quand on toqua à la porte.

- Entrez. (Finit-elle par dire.)

La porte s'ouvrit et Javik pénétra dans la pièce de sa démarche droite et militaire.

- Je vous ai entendu crier. (Lâcha-t-il d'une voix sans émotion.)

Elle déglutit.

- Juste un cauchemar.

Il la dévisagea longuement.

- Une réminiscence ? (Hasarda-t-il.)

- Alors, ce n'était pas un rêve ?

- Vous ne vous souvenez pas avoir lié votre esprit à celui de Shepard ?

Confuse, l'Asari fouilla dans sa mémoire.

- Si... (Finit-elle par avouer.) C'est encore confus.

Elle se massa le crâne avant de se lever.

- Que c'est-il passé ?

- Vous avez fait une crise, comme celles de Shepard. Seulement, il était bien plus facile de vous y soustraire.

- Combien de temps ai-je dormi ?

- Près de 72 heures.

Liara dévisagea le prothéen sans y croire.

- Trois jours ?

Il opina. Liara se dirigea vers la sortie quand la voix de Javik la retint.

- Racontez-moi.

Elle se retourna et demeura silencieuse un long moment.

- Quoi donc ?

- Votre expérience. (Devant l'hésitation de l'Asari, il ajouta : ) Afin de comprendre ce qui a mal tourné.

- C'est difficile à expliquer.

- Essayez tout de même.

L'asari prit une profonde inspiration, se remémorant son songe.

- Quand j'ai lié mon esprit au sien, j'ai tenté de communiquer avec elle et j'ai eu des visions horribles.

- Des visions ?

Liara plongea son regard dans celui du prothéen.

- La mort. Elle rôdait tout autour de moi et je ne pouvais pas communiquer avec Shepard. Quand ça a cessé, je me suis retrouvée dans une ville en ruines et... (Elle se tu.)

- Et ?

- Elle était là, moi aussi... Une vision de moi même...

- Qu'est-il arrivé ? (Insista-t-il.)

- Je crois que... Je suis morte...

Le corps de la jeune femme était secoué de quelques tremblements. Javik la dévisagea longuement, avec curiosité, plongé en pleine réflexion.

- Hum...

- Qu'y a-t-il ?

- Je crois comprendre ce qui lui arrive. Son esprit est torturé, brisé par des visions de morts. Et il semblerait que plus le temps passe, plus les visions l'accablent et la détruisent.

- Comment y remédier ?

- Vous dites avoir essayé d'entrer en contact avec elle ?

Elle opina.

- Il semblerait que cela ait déclenché la vision suivante. ( Déclara le prothéen d'un ton pensif.) Que se passait-il dans les visions que vous avez vu ?

- Il n'y avait que la mort.

- Celle de Shepard ?

Liara força sa mémoire pour se remémorer les visions qu'elle désirait simplement oublier.

- Non, je ne pense pas... Lors de ma mort, elle était spectatrice. Elle était...

" - Impuissante ! "

Liara écarquilla les yeux comme le mot résonnait dans son esprit.

- Elle était impuissante.

- Alors, quoi qu'il lui arrive, cela se nourrit d'une façon ou d'une autre de sa culpabilité et l'y enferme.

- Comment la libérer ?

- C'est à vous de trouver.

Liara dévisagea le prothéen de façon implorante. Celui-ci se rapprocha d'elle et posa un doigt sur le coeur de la jeune femme.

- S'il y a une solution, vous la trouverez ici.

Liara plongea son regard dans le sien, incrédule.

- Seul votre amour peut la sauver. (Dit-il d'un ton légèrement dédaigneux, comme si cela l'écoeurait.)

Et il quitta la pièce, laissant l'Asari seule avec ses pensées, ses doutes et ses peurs. Elle resta immobile durant de longues minutes avant de finalement rejoindre l'infirmerie. Chakwas était là et massait le corps de Shepard avec expertise. Elle leva les yeux vers Liara.

- Je suis soulagée de vous savoir remise, Liara. (Elle stoppa son massage et se plaça à coté d'une seconde table qu'elle tapota légèrement.)

- Venez ici.

Liara s'exécuta.

- Comment se porte-elle ?

Chakwas ausculta calmement et complètement l'Asari.

- Pas de grand changement.

- Pourquoi le massage ?

- Eviter l'atrophie des membres inférieurs. Regardez moi. (Ordonna-t-elle tout en allumant une petite lampe sur son omni-tech. Elle testa la réactivité des pupilles.) Tout me semble en ordre. Pas de nausées, de douleurs, ou de maux de tête ?

- Non. Enfin, si, mais c'est passé.

- Bon. Prévenez moi si jamais ça recommence.

- Entendu.

- Prenez un bon repas, il vous faut des forces. Et le Lieutenant vous attend sur le pont. Dès qu'elle sera remise, voilà ses mots.

L'humaine se détourna.

- Je voudrais réessayer.

Chakwas se figea.

- Je... Je doute que ce soit une bonne idée Liara.

- Je ne peux pas la laisser comme ça.

Chakwas lui fit face, le visage grave.

- Regardez dans quel état cela vous a mit !

- Je le sais. Tout comme je sais que Mirlina ferait n'importe quoi pour me ramener. (L'Asari se leva et rejoignit son amante.) Son esprit est torturé et je suis la seule à pouvoir l'aider.

- Elle ne voudrait pas que ce soit au péril de votre santé.

Liara garda le silence un long moment.

- Ma mère m'avait raconté une histoire quand j'étais petite, sur une forme de médecine utilisée par notre peuple pour réparer des esprits brisés. Elle m'avait expliqué qu'entrer en contact direct avec la personne pouvait créer des complications. Car cela se passait dans l'esprit du patient et non en tant qu'être de chair et de sang.

- Comment parvenaient-elles à contourner ce problème alors ?

- En modifiant le contexte.

- Elles changeaient la psyché de la patiente ?

- Non. Elles amenaient des souvenirs à remonter à la surface. Par la suite, cela s'est démocratisé dans la lutte de la dépression. A travers des souvenirs positifs.

- Et c'est là ce que vous voulez essayer ?

Elle opina et Chakwas prit le temps de la réflexion, pesant le pour et le contre.

- Liara, je...

- Je ne vous demande pas votre accord, docteur Chakwas. (La coupa Liara avec douceur, se tournant vers elle pour plonger son regard dans le sien.) Seulement votre compréhension et si possible, votre soutien.

L'humain resta bouche bée un instant puis offrit un sourire plein de tendresse à l'Asari.

- A une condition.

- Laquelle ?

- Occupez-vous d'abord de vous et de cette affaire avec le Lieutenant.

- Très bien. (Elle marqua une pause.) Je vous remercie.

Ashley s'étira en baillant et frotta ses yeux rougis par le manque de sommeil.

- Et donc, ça pourrait fonctionner ?

- Si les données de Liara son justes, oui. (Répondit Tali'Zorah.)

Ashley opina.

- ça ne changera rien pour nos peuples, mais ça pourrait être utile pour d'autres.

- Comme la balise proothéenne. (Intervint Liara en arrivant sur le pont.)

Ashley et Tali'Zorah sursautèrent.

- Tali, vous en avez parlé à Ashley ?

- Désolée. Comme vous n'étiez plus disponible suite à votre... liaison avec Shepard...

- Pourquoi, vous vouliez que je reste dans l'ignorance ? (Demanda Ashley d'une voix suspicieuse.)

- Du tout. Je voulais juste être sûre avant d'en parler à tout le monde. (Liara se tourna vers Tali.) Donc, c'est possible ?

- Il nous faudra trouver d'autres sources d'énergies, pour alimenter la base suffisamment longtemps.

- Il n'y a pas assez ?

- Et bien, techniquement, si. Mais uniquement pour votre plateforme interactive.

Liara dévisagea Tali'Zorah sans comprendre.

- C'est le but, non ?

- Dans la base, se trouvent également des caissons cryogéniques, manifestement basés sur la technologie des prothéens. (Intervint le Lieutenant.)

L'Asari resta silencieuse un moment, surprise.

- Combien ?

- C'est là le problème... (Répondit tristement l'humaine.) Il n'y en a que cinq. Pas assez pour tout le monde.

- Mais ces caissons tirent énormément d'énergie. Il nous faut d'autres sources pour les alimenter.

- Mais qui les connectera ? Si on les branches toutes en même temps, elles risquent de se vider trop vite.

- Je me porte volontaire pour le faire. (Annonça IDA par le haut parleur.)

- Et comment déciderons-nous qui y va et qui n'y va pas ?

- Nous verrons cela en temps voulu. Pour l'heure, il nous faut préparer tout ceci. Trouver des sources d'énergies que nous pourrons déplacer, et poser le relais de signaux menant à la base. Ils ne devront pas s'activer avant des années.

Liara opina.

- Je dois d'abord installer la plateforme dans la base. Après, je pourrais relier le reste.

- Alors allons-y sans tarder.

- Je prévoyais de me lier à nouveau avec Shepard.

Ashley se pinça les lèvres.

- Je sais que c'est important pour vous. Mais vous aurez tout le temps une fois la plateforme installée.

A contrecoeur, l'asari opina.

Trois jours. C'est le temps qu'il fallut pour installer la plateforme. Liara indiqua qu'il en faudrait cinq de plus au minimum pour qu'elle soit opérationnelle. L'équipe installa des antennes à l'extérieur de la base et essaya de les camoufler au mieux. Puis, ils retournèrent au vaisseau et après avoir décider des planètes à visiter, franchir le relais le plus proche.