Bonsoir à tous, un petit mot pour rassurer ceux qui me demandent ce qu'il arrive aux mnémotropes. Non je ne laisse pas tomber, loin de là, la suite viendra très bientôt, je le promets! En attendant j'espère que cette histoire vous plait au moins un peu :).
Chapitre 5
_ Damien ! Damien réveille-toi ! J'ai entendu quelqu'un crier !
_ Mm...chemar...dors-toi.
_ Non, ce n'était pas un mauvais rêve ! Ecoute ça ! Damien !
_ Helen, les fantômes n'existent pas. Reviens te coucher. Bougonna-t-il.
_ Mon dieu, on dirait Adelaïde. Debout ! Debout !
Ils descendirent les escaliers en courant, entendirent d'autres pas précipités sortir à tour de rôle dans les galeries du manoir, filèrent jusqu'au couloir du premier étage, et trouvèrent Adelaïde là, devant sa chambre, assise recroquevillée au sol, se balançant d'avant en arrière et sanglotant doucement.
_ Qu'y a-t-il ? Chuchota Helen en câlinant la servante.
_ J'ai eu si peur, j'ai eu si peur, j'ai eu si peur. Scandait Adelaïde entre deux paroles incohérentes.
Mais avant qu'Helen n'ait eu le temps de demander pourquoi, son regard s'arrêta sur Damien qui fixait la porte de la chambre. Une énorme couleuvre morte y était suspendue par un clou. Son corps sinueux suintait encore un peu de sang sur le parquet. Sa gueule était raide, grande ouverte et menaçante au milieu du panneau de bois, emplacement rigoureusement étudié pour que quelqu'un tombe nez à nez avec elle.
Lady Chaterlay et Herbert poussaient des « oh seigneurs » à tous vents, transits d'effroi et de stupeur devant la scène. Juliet était repartie en pleurant dans sa chambre et Malory cachait les yeux de Lucy qui gémissait. Charles grognait des jurons et demandait sans cesse quel scélérat avait pu commettre une telle barbarie. Damien, David et Dorian demeuraient silencieux et dévisageaient Helen.
_ C'est fini Adelaïde, c'est fini, le serpent est mort de toute façon, il ne te fera pas de mal, il ne faut plus avoir peur d'accord ? Charles, pouvez-vous lui chercher un verre d'eau ? Demanda Helen qui caressait les cheveux de la jeune fille.
_ Retournez dans vos chambres les enfants. Vous aussi, Helen, nous allons nous occuper d'Adelaïde.
Alors ils remontèrent les escaliers tous bredouilles.
Et soudainement Damien attrapa le bras d'Helen et l'attira dans la chambre, David et Dorian suivirent. Ils s'assirent tous en silence en face d'elle, bras croisés.
_ Dis-moi que ce n'est pas toi qui a fait ça Helen ! Je t'en supplie. La pria Damien d'une voix larmoyante.
_ Comment ? Bien sûr que non, ce n'est pas moi ! Es-tu fou ?
_ Dieu merci ! Ils soufflèrent un soupir tous en choeur.
_ Excuse-moi, mais il fallait que je sois sûr, c'est ta couleuvre après tout, et Adelaïde et toi ne vous entendez pas toujours très bien.
_ C'est vrai. Défendit David.
_ Oh non... Helen se mit à paniquer.
_ Quoi ?
_ Vous avez raison ! Tout le monde va penser que c'est moi maintenant!
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Helen errait dans les couloirs, elle ne pouvait se rendormir avec les trois frères maintenant que la maison était éveillée dans le tourment et il était encore trop tôt pour descendre déjeuner. L'idée de rester seule dans sa chambre ne l'enchantait guère plus à cause des revenants et comme la porte de la bibliothèque ronde était verrouillée, elle voyageait lentement d'un étage à l'autre, ses esprits stimulés par la marche.
Coïncidence ou non, elle revint bientôt devant la porte d'Adelaïde. Les domestiques n'avaient pas encore décroché la bête. Elle approcha. Comment sa gueule pouvait-elle être maintenue ainsi béante ? Et alors elle la remarqua, la petite boulette de papier coincée au fond de la gorge. Elle grimaça puis la sortit et la déplia rapidement.
« MINUIT DANS LA GRANGE »
Le message était écrit avec du sang.
_Qu'est-ce que tu fais ici ? Demanda la voix de Malory. Tu reviens contempler ton œuvre ?
Helen cacha précipitamment le papier.
_ Tu es ridicule ! Je me disais simplement qu'il faudrait l'enlever, c'est morbide de la laisser pendre là.
_ Tu as raison, admit-elle. Je vais demander à Charles de nous en débarrasser. Et Helen, je sais ce que tu as fait aux voisins avec ce serpent. Dorian est petit, il parle beaucoup. Mais ça, je ne crois pas vraiment que ce soit de toi, malgré tout ce que pourront dire Lucy et Juliet.
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Lorsqu'elle vint s'asseoir au salon, Adelaïde racontait pour la énième fois comment elle s'était levée et habillée pour faire le petit déjeuner, comment elle avait ouvert sa porte et ...
Puis Helen entendit la Comtesse, Lady Collins et son fils commenter son récit. Herbert soupçonnait l'un des domestiques, la Comtesse insinua qu'il pourrait s'agir d'un des petits, pris d'un accès de colère. Lady Collins nia et répondit que jamais ils n'auraient pu manigancer une telle abomination, qu'il s'agissait d'un crime diabolique auquel aucun enfant ne saurait se livrer, etc. Helen se sentit soulagée mais lourde de culpabilité: tout ce scénario n'était certainement pas destiné à Adelaïde. Alors elle alla cajoler la jeune servante sous les yeux de glace de la Comtesse.
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Assise au balcon, les jambes pendant entre les barreaux, ses souliers abandonnés à côté d'elle, un sorbet à la main, le grand herbier calé sur la montagne de jupons qui lui ceinturait les hanches, Helen lisait. Mais elle ne se contentait pas de lire, elle sélectionnait certaines phrases et les abrégeait sur une feuille. C'était tout ce qu'elle avait trouvé pour passer l'ennui.
En fin de matinée, en effet, Dorian et David étaient partis en compagnie de leur mère soigner leur asthme aux thermes de Wistletown; il y en aurait pour plusieurs jours. Quant à Damien, il s'était laissé traîner en ville par Herbert. Bien entendu, lorsqu'Helen avait su qu'ils allaient acheter de nouveaux fusils de chasse, elle avait insisté pour venir mais le fils Chaterlay l'avait simplement toisé en riant avant de grimper dans le fiacre.
Qu'importait que Damien soit là ou non, après tout, puisqu'ils ne pouvaient plus jouer ensemble loin des yeux suspicieux de la comtesse et des domestiques désormais.
Adelaïde allait mieux, mais on entendait encore radoter les gens de maison à propos de cette affaire de couleuvre, si bien que lorsqu'elle sortait le nez de l'herbier, Helen ne pensait qu'à ce message caché sous son oreiller. La nuit ne serait jamais plus longue à tomber qu'aujourd'hui.
Les jumelles épiaient quelques fois son perchoir et venaient lui chercher des noises mais elle n'avait pas le cœur aux crêpages de chignons aujourd'hui.
Comme elle travaillait en plein soleil, la plume glissait un peu entre ses doigts moites et souvent il lui fallait s'essuyer les mains contre sa robe. La pierre recevait les rayons comme du marbre satiné, les pétunias agonisaient dans leurs pots de terre, et les pointes des cheveux d'Helen, soulevées par une bise imprévisible, captaient les rayons et tournaient presque au blanc.
_ Tu vas gâcher ton teint et te brûler à force de rester là, tu devrais venir au salon avec nous, Adelaïde a promis de nous apprendre à broder ! Nous n'avons qu'à faire la paix, au moins pour cet après-midi. Supplia Lucy depuis le jardin.
_ Non, je vais dans la forêt. Se résolu-t-elle du même coup.
Elle renfila ses souliers, rangea l'encrier et descendit. Lady Chaterlay l'arrêta aussitôt, s'enquit de la cause de son empressement, lui défendit de sortir seule de la propriété et Helen s'apprêtait à regagner sa chambre en furie. Toutefois, de derrière Lucy qui ricanait s'éleva une voix décidée. « Elle n'y va pas tout de seule, j'y vais aussi, vous n'allez tout de même pas me l'interdire à moi aussi ? » Les jumelles tournèrent leurs mines offensées vers Malory qui se contenta de prendre Helen par le bras et de l'entraîner vers le portail.
_ Alors c'est vrai ?
_ Quoi ?
_ Damien et vous ?
_ Taisez-vous, je ne voulais pas que quelqu'un m'accompagne.
_ Je sais et je ne m'attendais pas à ce que vous me remerciez. Les personnes comme vous ne remercient jamais.
_ Parce qu'il ne nous est que très rarement rendu de services désintéressés ! Cria Helen.
Malory s'arrêta sur place en murmurant « cruellement vrai. », puis elle se remit en marche et demanda :
_ Et quel serait mon intérêt là-dedans ?
_ Confirmer les commérages des jumelles, assouvir votre curiosité, que sais-je !
_ Que j'apprécie la compagnie de Lucy et Juliet ne fait pas toujours de moi leur complice, mais j'admets être curieuse. Où allons-nous ?
_ Plus haut, j'ai besoin de cueillir des plantes.
_ Pourquoi ?
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_Et ça ?
Helen consulta ses notes.
_ C'est du millepertuis, il m'en faut beaucoup.
_ Et celle-ci? Demanda Malory en regardant la nouvelle fleur qu'Helen avait mis des gants pour couper.
_ Une colchique je pense, n'y touchez pas, c'est vénéneux.
_ Vous plaisantez ?
_ Non.
_ Alors pourquoi la cueillir ?
_ Parce que souvent, les choses les plus néfastes sont aussi les plus bénéfiques, c'est un des principes antiques de la médecine. D'un poison mortel, on peut tirer un excellent remède, mais un excellent remède mal utilisé peut devenir un poison mortel.
_ Vous savez beaucoup de choses, en effet. Murmura Malory comme pour acquiescer à ses propres observations.
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_ A quoi va nous servir tout ceci ? Soupira Malory en soufflant la poussière d'une casserole.
_ La casserole ? A faire bouillir de l'eau. Et tout le reste, à broyer, filtrer, mélanger, presser, égrainer, découper, ah et, l'alcool et l'huile, c'est pour la conservation. J'aurais aussi besoin d'une balance précise, d'un flacon gradué, d'une pipette, de papier et d'encre une ou deux lampes ou un chandelier, des linges en coton, des...
_ Et où croyez-vous que je vais trouver tout cela ? Nous avons déjà fouillé les cuisines de fond en comble !
_ Dans le cabinet de Lord Collins. Mon père y garde toujours une mallette de rechange pour ne pas avoir à trop transporter d'affaires lorsque nous venons passer des vacances ici.
_ Mais nous n'avons pas le droit d'y entrer.
_ Pas vu, pas pris.
_ Non! Je n'irai pas !
_ Alors je continuerai seule, retournez à vos broderies et laissez-moi donc ! Râla Helen
_ Bon très bien, écoutez ça, lorsque nous devrons prendre le thé tout à l'heure, je ferai tomber le plateau, voilà qui les distraira assez longtemps pour que vous alliez prendre ce qu'il vous faut.
_ Pourquoi pas vous ? Répliqua Helen.
_ Parce que Lady Chaterlay ne me fera pas de reproches à moi, elle est très bonne avec moi - elle convoite le château que mes parents mettent en vente, précisa Malory avec un geste de confidence - alors que vous, vous vous ferez certainement punir pour votre étourderie...
_ Ce pauvre Charles devra tout nettoyer...
_ Peut-être que ce sera Adelaïde.
_ Non ce sera Charles, la comtesse aime l'humilier, c'est à lui qu'elle l'ordonnera.
_ C'est vrai qu'elle est dure avec lui, presque autant qu'avec vous Helen, pourquoi ?
_ Je l'ignore. Mais cela ne la rend que plus détestable à mes yeux !
_ Vous savez, c'est peut-être une vieille rancœur, il parait qu'il a longtemps travaillé pour la famille Chaterlay avant de se mettre au service des Collins... Fit Malory
_ Il semblerait que vous soyez une vraie mine d'informations, mademoiselle Dorwell, à croire que vous avez un don pour vous mêler de ce qui ne vous regarde point. Moqua Helen.
_ Cessez donc de m'insulter ! Nous avons mieux à faire, des outils à récupérer parait-il ! Et en tant que votre ainée, je ne saurais souffrir votre impertinence !
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_ Vous avez pris la mallette entière ?!
S'exclama Malory en grimpant dans la cabane.
_ Tant qu'à faire, pourquoi pas ? Elle est à mon père après tout, et puis, ce n'est qu'un emprunt. Pouvez-vous faire bouillir l'eau au-dessus des bougies?
_ Qu'est-ce qu'on fait, des potions magiques à partir d'un vieux grimoire? Railla Malory.
_ En quelque sorte, et ce n'est pas un grimoire, c'est un herbier.
_ Il faut suivre cette recette, c'est ça ? A quoi servira la potion ?
_ Ce ne sera pas une potion mais un baume, et il devrait guérir les coups de soleil, normalement.
_ C'est pour ça que vous étiez sur le balcon toute la journée ! Pour pouvoir l'essayer ! S'exclama Malory.
_ Vous comprenez enfin... Allons-y.
_ Je lis la recette : Faire infuser les fleurs de millepertuis dans 250 ml d'eau bouillante pendant 20 minutes. Hé ! Attention, ça gicle partout et il est dit qu'il fallait mettre l'eau sur les fleurs et non pas les fleurs dans l'eau ! En attendant, ôter à chaque feuille de chou leur veine centrale puis les écraser dans un récipient jusqu'à obtention d'un jus rouge – nous aurions dû prendre une poubelle, et honnêtement je n'aime pas l'idée d'allumer des bougies dans une cabane en bois, oui oui, c'est bon, je continue – donc, broyer très finement les fleurs de calendula officinalis dans une cuillérée d'huile d'olive pour leur donner un aspect pâteux – calendula ? Mais nous n'en avons pas !
_ Si, les soucis en sont, même espèce, mais variétés différentes. Ensuite ?
_ Commencer à faire lentement fondre la graisse de porc – c'est absolument répugnant !
_ Vous en avez mangé hier sans même le savoir, on l'utilise pour la friture.
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_ Une fois les vingt minutes écoulées – et d'après la montre, ça y est, récupérer l'huile de millepertuis flottant à la surface de l'eau, Conserver les fleurs, elles peuvent encore servir à faire une teinture. Une teinture ?
_ Macération de plantes dans de l'alcool.
_ Mélanger la pâte de Calendula à la graisse, puis ajouter le jus du chou et l'huile de millepertuis. Laisser refroidir le tout en incorporant un peu d'huile d'olive si la texture est trop dense. Appliquer abondamment sur la brûlure au moins deux ou trois fois par jours. Se conserve un mois au frais dans un bocal en verre. Comment va-t-on savoir si elle est vraiment efficace maintenant ?
_ J'en mets sur la jambe droite, sur la gauche je ne mets qu'une crème ordinaire et nous verrons laquelle guérit le plus vite. Cette recette-ci était la plus simple, mais prochaine étape: potion contre les maux de gorge et angines, puis une contre les maladies respiratoires, ensuite remède contre la goutte, lotion pour la petite vérole, il y en a plein... Et quand nous serons suffisamment exercées, nous pourrons en inventer.
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Malory couvrait de torchons les mélanges qu'il fallait laisser reposer tandis qu'Helen finissait de laver les ustensiles lorsque Damien grimpa l'échelle. Sitôt fut-il mis dans le secret et se proposa d'étiqueter chaque bocal et chaque fiole de sa calligraphie la plus élégante et lorsqu'ils quittèrent tous les trois la cabane, les criquets du jardin annonçaient l'arrivée de la nuit. Le dîner fût étonnement calme, sans doute en raison de l'absence des deux plus jeunes et de la rancune tacite que les jumelles sembler vouloir exprimer à Malory par leur silence mais aussi et surtout parce qu'Helen rêvait déjà de ce que l'herbier pourrait l'amener à accomplir et que Damien s'était perdu à vouer une admiration céleste à sa chère voisine de table lorsque ses yeux étaient maladroitement tombé de ses cheveux blonds à la courbe frêle de son cou, là où, sous le pâle voilage de la robe, la délicatesse d'une clavicule entrait en contact avec la rondeur osseuse d'une épaule.
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Damien s'attendait à ce qu'elle entre en catimini, cette nuit comme hier, comme à chaque fois qu'ils le pouvaient. Pourquoi déciderait-elle de rester dans sa chambre alors qu'elle en avait une peur bleue. Peur qu'il trouvait d'ailleurs assez amusante, décalée, connaissant Helen. Il ne cessait de se retourner sur lui-même, indécis à chercher le sommeil, finit par jeter les draps au pied du lit et bondir sur la poignée de la porte. Lorsqu'il alluma la chandelle dans la chambre d'Helen, il ne trouva qu'un traversin glissé en leurre sous les couvertures et un morceau de papier froissé sur la table basse.
"Minuit dans la grange."
C'est à pleine s'il prit le temps de se glisser dans ses chaussures et d'attraper une lanterne et sa bicyclette avant de dévaler le chemin caillouteux de la cour et de foncer à travers champ vers la colline.
La première image qu'il eut de la grange dans le lointain fut celle d'un lac de fumée rouge perché dans le ciel d'encre trouble et encerclant les remous d'un brasier jaune rugissant. Le feu mangeait la toiture et la carcasse noire de la bâtisse ressemblait déjà à une épave fondue au fond des mers. Une odeur de foin roussi vint piquer ses narines jusqu'aux larmes et il hurla en faisant demi-tour jusqu'à la maison de ferme la plus proche. Là, en sanglots, il tambourina à la porte des écuyers et n'eut rien besoin d'expliquer, tous, immédiatement, à moitié vêtus, s'activèrent et en courant, se relayant l'eau tour à tour, firent passer de mains en mains des seaux et des seaux et des seaux.
Il y eut des cris d'enfants qui se réveillaient et des femmes intrépides qui se joignirent à la chaine des hommes, des bœufs que l'on avait chargé de bidons, et Damien, son pull de pyjama enroulé en écharpe autour de sa bouche qui s'approchait un peu, priant tous les saints de voir émerger de l'incendie la silhouette intacte d'une petite fille blonde.
Je tiens à préciser que les remarques botaniques et les recettes sont basées sur des informations réelles (je fais mes petites recherches, voyez-vous!). La crème en question dans ce chapitre a été testée et approuvée, (avec du beurre de karité à la place du Saindoux, parce que comme dirait Malory, c'est dégueulasse) donc si il y en à qui souhaitent s'y essayer, n'hésitez-pas. (Je ne prétends pas que ça remplace une bonne vieille cure de Biafine tout de même). Mais il sera parfois question de manipulations plus dangereuses que je vous déconseille vivement de reproduire chez vous, mdr. Qui lira mes histoires si vous vous empoisonnez tous?
