Villes. Boulevards. Rues. Maisons. Appartements. Et elle marchait, toujours. D'un pas sûr mais traînant D'un pas qui dansait, accroché à la terre. D'un pas léger, avec de lourdes bottes. Et puis elle se mit à courir. Et tout défila devant ses yeux, comme un océan de lumière.
Solitude
Elle reprit sa marche. Les magasins. Les épiceries. Les galeries Marchandes. Et elle souriait. D'un sourire joyeux qui exprimait la tristesse. D'un sourire qui riait à la face du monde. D'un sourire qui se souciait de tout le monde.
Et de nouveau, la course contre le temps. Ce temps qui défilait, sans arrêt, sans perturbations. Comme elle au milieu de cette foule. Comme … Tout ce qu'elle voyait. Comme son passé. Son futur. Elle savait très bien à quoi ils ressemblait.
Solitude
Et de nouveau, ses pieds ne touchent plus le sol. Elle court, saute. Elle sait où elle se dirige. Dans les bras de celle qui a conduite toute sa vie. Dans sa maison. Dans son antre. Là où est sa place de vagabonde, de celle qui ne s'arrêtera jamais.
Solitude.
