Down in Flames :
Disclaimer : Aucun personnage ne m'appartient, à part ceux que j'ai créés pour cette fiction. Les autres sont la propriété exclusive de Matsuri Hino.
World : UA, caractères OOC
Rating : M (par prudence)
Genre : Horror, Suspens, Aventure...
Pairing : KanameXZero (il y en aura d'autres, mais je garde la surprise ;) !)
Note de l'auteur : Wouaaah, le premier chapitre =D ! Cette idée de fiction me trottait dans la tête, il fallait absolument que je lui donne forme *.* ... Les chapitres seront plus ou moins longs, mais je tâcherai de faire mon maximum pour que ce soit uniforme. Je ne suis malheureusement A-b-s-o-l-u-m-e-n-t pas régulière dans mes publications, je tiens à avertir -.- ... Pour cette fiction, j'ai écouté en boucle la chanson Crashed de Chris Daughtry . Vous connaissez =D ? Elle m'a beaucoup inspirée pour cette fanfiction ! Je conseille de l'écouter, elle est superbe !
Sinon... Bonne lecture !
Définition de Survie :
«État de celui qui survit à un autre, à un évènement, à un péril.
Prolongement de l'existence au-delà de la Mort.»
Chapitre 1 : Le crash
{Aéroport de Paris, Roissy Charles de Gaule, France, 07h30 du matin}
Un calme assez étouffant régnait dans l'aéroport. L'heure aidant beaucoup, les lieux n'était pas bondé, et seul quelques voyageurs, en groupes ou solitaires, vagabondaient ça et là, cherchant leurs quais d'embarquement, ou attendant leurs vols. On n'avait pas vraiment l'impression ainsi vu, de se trouver dans l'un des plus grands aéroports au monde.
Une voix claire de femme annonça par haut-parleur que les passagers du vol Paris-Tokyo devaient se diriger sans plus tarder vers les caisses d'enregistrements, puis vers les quais d'embarquement. Décollage dans 25 minutes.
Kiryuu Zero se pencha vers sa valise , et la traîna mollement derrière lui en suivant son groupe. Les réveils (très) matinaux, comme pour la plupart des jeunes de 17 ans, il ne les affectionnait pas particulièrement, et il sentait encore ses yeux, embourbés par la fatigue, qui ne demandaient qu'à pouvoir se refermer. Mais leur professeur principal, Midô-sensei, s'était évertué à leur faire comprendre qu'un départ le plus tôt possible serait plus avantageux. Mouais... Il ne voyait pas en quoi.
-Zerooooo !
Le jeune homme se retourna, les sourcils légèrement froncés. Il savait déjà à qui appartenait cette voix. Une jeune fille brune aux cheveux mi-longs courait dans sa direction, tirant sa valise derrière elle, tout en essayant d'ajuster de sa main libre le gilet de laine grise qui lui couvrait les épaules. Essoufflée, elle se stoppa devant le jeune homme, les mains posées sur les genoux, alors qu'elle tentait de calmer sa respiration.
-Yuuki, tu es en retard. Constata Zero.
-Ou-oui, je sais, gomen ! S'excusa la brune à mi-voix. Mais je me suis rendormis !... J-j'ai pas fais gaffe à l'heure...
-Franchement... C'est pas parce qu'on est en voyage scolaire qu'il faut se relâcher.
-Dis-donc, Monsieur ''Je-suis-parfait'' !... rouspèta Yuuki, les mains sur les hanches, un petit sourire sur les lèvres. Je te rappelle que ce n'est pas moi qui sèche la moitié des cours pour aller dormir dans le parc ! Tu es mal placé pour me faire la morale.
Zero tiqua, mais ne répondit pas. Franchement, les cours il s'en fichait pas mal. Cela ne l'empêchait pas d'avoir de très bons résultats.
-Mademoiselle Kurosu ! Kiryuu-kun ! Ne traînez pas, on vous attends !
-On arrive professeur ! Cria Yuuki, avant d'attraper sa valise d'une main, et de saisir le bras de Zero, qui n'eut même pas le temps de protester, de l'autre. Zero, tu viens ?
Le groupe d'élèves passa rapidement les caisses d'embarquement. Les valises furent déposées pour être transportées dans la soute, et bientôt, tous purent apercevoir au travers des larges baies vitrées du bâtiment un immense appareil blanc, autour duquel s'affairaient nombre de mécaniciens et techniciens.
-Dis, Zero... Commença Yuuki en se rapprochant du jeune homme resté un peu à l'écart du groupe, perdu dans ses pensées. Tu trouve pas que le ciel est quand même un peu sombre ?
Zero leva les yeux. Dehors, des nuages épais et gris, presque noirs, masquaient le ciel, rendant l'atmosphère sombre et limite monotone, avec quelque chose de menaçant. Ils se déplaçaient rapidement, en témoignait les bourrasques de vent qui agitaient les arbres au loin, et gênaient les hommes sur la plateforme. Il comprenait que Yuuki trouve le temps inquiétant. Tout annonçait qu'un orage se préparait.
-T'inquiètes pas. La rassura-t-il, avec une tape sur la tête. C'est rien.
-Mais je m'en fais pas ... Bougonna Yuuki, réarrangeant ses cheveux. C'est pas un orage qui me ferais peur !
-Bien sûr... Souffla Zero, avec un léger sourire.
-Bon, tout le monde ! Écoutez-moi !
Toutes les têtes se tournèrent vers le professeur qui venait de parler, en claquant des mains pour être sûr de capter l'attention de tous, même des plus somnolents. Le professeur Midô n'était pas un homme très imposant. La petite quarantaine, des yeux noisettes, cheveux poivre et sel, rien chez cet homme ne découlait de l'autorité ou de la fermeté. Cependant, il était compréhensif, et avait ce qu'on appelle ''la fibre enseignante''. Il était donc relativement apprécié de ses élèves.
-L'avion va bientôt décoller. Déclara-t-il. Soyez sûr de n'avoir rien oublié ici, et rassemblez-vous ! On va monter dans l'avion. Mettez-vous en rang, et suivez-moi. Dépêchons !
Dans un léger brouhaha, tout le groupe se mit en marche. Chacun parlait avec ses camarades, rigolant ou se remémorant les souvenirs les plus marquants de leur voyage de trois semaines en Europe, qu'ils ne seraient pas prêt d'oublier. Appareils photo en main, certains se prenaient même une dernière fois en photo dans l'aéroport, leur dernière étape de ce voyage avant de rentrer chez eux.
Zero n'aimait pas particulièrement les voyages organisés comme celui-ci. En général, il les trouvait ennuyeux. Cependant, ce n'était pas comme s'il avait eu le choix... Son père adoptif, Kaien Kurosu, qui était également le directeur de leur lycée et le père de Yuuki, lui avait clairement fait comprendre qu'il n'échapperait pas à ce voyage. ''Hors de question que tu restes là à glander dans le parc pendant trois semaines, tu le fais déjà suffisamment pendant tes heures de cours ! Et surtout, ramène-moi des chocolats !'' c'était ce qu'il avait dit. Maudit directeur... Lui et ses idées...
Une fois la classe arrivée devant la porte menant à la piste de décollage, une hôtesse se présenta à eux, et les guida jusqu'à l'avion. Elle les fit patienter devant l'escalier permettant de monter à l'intérieur, puis fit signe au groupe de la suivre. Chacun se vit remettre un numéro de place, dans l'ordre alphabétique, puis les élèves gagnèrent leurs sièges respectifs, le tout en bavardant joyeusement, et en échangeant quand c'était possible leurs places, car pas question de quitter ses amis lors d'un vol de plus de 20 heures !
-Hey, ne faites pas trop de bruits, je vous rappelle que vous n'êtes pas tout seuls dans l'avion ! Les houspilla Monsieur Midô, sans grand succès.
Au bout de 10 minutes tout le monde était assis à sa place. Zero, lui, était assis vers le fond de l'appareil, à droite. Yuuki se trouvait à sa gauche, avec à côté d'elle Sayori, sa meilleure amie, avec qui elle était déjà lancée dans une conversation ''passionnante'', sur la mode vestimentaire française, et les garçons français. Zero lui, lâcha rapidement le sujet, peu intéressé de savoir si ''les garçons les plus beaux étaient ceux aux yeux verts ou aux yeux bleus'', et laissa son regard traverser le hublot pour se perdre dans le paysage.
Puis, tout démarra très vite. Rapidement, les hôtesses firent connaître aux passagers les gestes essentiels en cas de problèmes, que presque personne n'écouta. Enfin, l'engin démarra, dans un vrombissement assourdissant de moteur. La piste s'étendait devant eux, longue, grise... Puis, elle se substitua à l'appareil, ce dernier quittant peu à peu le sol, lancé à plusieurs centaines de kilomètres à l'heure. Dans l'avion, peu prêtèrent attention au sol qui s'éloignait, aux mètres, puis kilomètres qui s'installèrent entre eux et la terre ferme. Zero, lui, le voyait. Il observait les yeux dans le vague, ce sol qui se faisait plus petit et plus lointain alors qu'ils se dirigeaient avec vitesse vers leurs altitude de vol. Kiryuu constata qu'il n'aimait pas prendre l'avion. Il n'aimait pas cette perte de contact avec le sol, qui sous ses pieds, était si rassurant. Ici, il avait l'impression d'être à la merci du vent, des éléments, et de la mécanique de l'avion. Cette idée de survoler les nuages, d'aller même au-delà, là ou l'Homme n'avait, de part sa nature, pas sa place... Non, il n'aimait vraiment pas ça.
-Quelque chose te tracasse, Zero ? S'inquiéta Yuuki, voyant que son ami et frère adoptif ne disait pas un mot (même si en soi, ce n'était pourtant pas une nouveauté).
-Quoi ? Émergea Zero, les deux paires d'yeux de Yuuki et Sayori scotchées sur lui. Non, c'est rien.
-Tu es sûr ? Tu avais l'air contrarié à l'instant.
-Non. Tout va bien.
Yuuki lui sourit, rassurée. Puis, elle se retourna vers Sayori, et elles reprirent leurs conversation de plus belle. Zero soupira, et passa une main dans ses cheveux argentés. Il savait que Yuuki s'inquiétait souvent pour lui. Mais il n'en avait pas besoin. Il n'avait pas besoin que quelqu'un s'occupe de lui. Ce n'était pas pour rien qu'il n'aimait pas la compagnie des gens. Il ne voulait pas attirer l'attention. Les comportements des groupes ne l'intéressait absolument pas. Voir tout ces ados glousser, parler de choses inutiles, tout faire pour s'intégrer à une bande, quitte à devoir faire taire certains aspect de leurs caractères, leurs propres personnalités pour pouvoir rentrer dans le moule...C'était ridicule.
-Mesdames et messieurs ! Déclara une hôtesse à l'aide d'un interphone. Nous avons atteint notre altitude de vol. Vous pouvez désormais détacher vos ceintures. Nous vous remercions de votre compréhension, et vous souhaitons un agréable vol dans notre compagnie.
Étant donné le temps de vol qu'ils avaient, la plupart des élèves se levèrent pour faire un tour dans l'avion. D'autres encore, sortirent de leurs sacs à dos des jeux de cartes, ou vidéo. Et les plus fatigués se renfoncèrent confortablement dans leurs sièges, dans le but d'accumuler quelques heures de sommeil avant l'atterissage. Tous trouvèrent une occupation, et l'ambiance se fit doucement plus calme dans l'appareil. Zero, lui, sentait sa tête lui peser, alors qu'une envie de dormir le saisissait. Il pouvait bien dormir... Après tout, le vol allait être long, très long... Avant qu'il n'arrive à Tokyo. Et sur cette pensée, ses yeux gris se fermèrent doucement, alors que son esprit était tiré dans les bras de Morphée.
{9h57 plus tard, lieu non précis}
-Zero ! Zero ! Réveille-toi !
-Hmmm... Quoi ?..
Le jeune home ouvrit les yeux difficilement. Au dessus de lui, il vit le visage de Yuuki, apeurée. apeurée ? Il se redressa complètement, et aussitôt, il remarqua que quelque chose n'allait pas. Les gens semblaient... Agités. Que se passait-il ?
Alors qu'il était sur le point de demander des informations à son amie, une violente secousse fit trembler l'appareil, manquant de le propulser en avant. Yuuki se cramponna à son siège, les yeux violemment fermés. Sayori semblait également paniquée.
-Mais qu'est-ce qui se passe ?! S'écria Zero, alors qu'à bord, plusieurs personnes commençaient à crier, et à s'affoler, malgré les tentatives des hôtesses pour conserver un peu de calme.
-J'en sais rien ! Répondit Yuuki, la voix tremblante. Il y a quelques minutes, on a entendu des bruits bizarres dehors ! Comme si quelque chose frappait l'avion à plusieurs reprises ! Et ça fait déjà la deuxième secousse ! Il se passe un truc pas normal !
Zero jeta machinalement un oeil par le hublot. Dehors, rien... Tout était blanc, grisâtre par moment. Ils devaient être en plein dans les nuages. Impossible de savoir où ils se trouvaient.
Une nouvelle secousse. Plus violente. Des hurlements retentirent cette fois, des gens se levant en panique de leurs sièges, cherchant quelque chose, n'importe quoi, qui pourrait les sauver. Mais que pouvaient-ils faire ?
L'avion était malmené, ballotté dans toutes les directions, et Zero dû s'accrocher au siège devant lui pour ne pas être violemment cogné contre les murs. Déjà, il entendait certaines personnes crier, des corps propulsés contre les parois, alors que la terreur s'emparait de chaque passager. L'avion avait définitivement un problème...
Une pression atroce... L'avion penchait vers l'avant, il se dirigeait droit vers le sol, à toute allure. Plus de lumière. L'appareil fut plongé dans une ambiance sanglante, seules les lumières d'urgence rouges clignotaient furieusement. Des masques tombèrent du plafond, et les gens poussèrent sans scrupule les personnes devant eux, pour tenter de se saisir de l'un de ces masques. Des corps allèrent se cogner contre les sièges, certains se virent plaqués au sol, étouffés par les autres, qui les piétinèrent sans même le remarquer. Zero assistait à cette scène avec horreur. Il reconnaissait certains de ses camarades, qui se faisaient frapper pour lâcher les masques qu'ils venaient d'attraper, par d'autres passagers de l'avion, dont la terreur transformait les visages en masque de cruauté. Aussitôt, il attrapa par le bras Yuuki, qui manqua de justesse de se faire bousculer par un homme, et il la ramena près de lui. La jeune fille, paralysée par la peur, ne bougeait plus, les yeux écarquillés. De lourdes larmes en coulaient abondamment, et parlaient pour elle. ''On va mourir. On va mourir.''
-Non ! Hurla Zero, attrapant un masque devant lui pour le plaquer sur le visage de son amie. Yuuki, Yuuki, réveille-toi ! On n'est pas encore mort !
De plus en plus vite... De plus en plus fort... Bientôt, plus personne ne pouvait tenir debout. La pression était trop importante, écrasait les cerveaux et les poumons, empêchant toutes pensées logiques. Zero, agrippant toujours le bras de Yuuki, la força à se baisser, et il se coinça comme il pu entre les deux rangées de sièges. Il ne pouvait plus rien entendre, si ce n'était les cris, les pleurs, et les hurlements des entrailles de l'avion. La chute se faisait interminable.
Puis, finalement, ce fut l'impact...
Zero le su automatiquement. Un crissement infâme, puis un ébranlement de l'appareil, des flammes qui s'engouffrèrent dans l'allée principale... Alors que l'enfer semblait ouvrir ses portes pour accueillir l'avion en son sein, une secousse ultime fracassa le crâne du jeune homme contre une poutrelle métallique, qui avait jailli de la coque déchirée de l'avion. Puis ce fut le trou noir...
XXX
-Mmmh...
Une douleur atroce. Ce fut la première chose qui ramena Kiryuu Zero a la réalité.
Il tenta d'ouvrir les yeux, doucement. Mais ils le brûlèrent, et il les referma aussitôt. Il avait l'impression que sa tête était enfermée dans un étau, que l'on serrait, serrait... Allait-il finir par exploser ?
Il lui fallu un moment pour se souvenir de ce qu'il s'était passé. Ils étaient dans l'avion... Ils rentraient au Japon, et ...
Cette fois, il ouvrit les yeux d'un seul coup, et se redressa. Ils avaient eu un accident !
Son corps le rappela vite à l'ordre, et il se laissa retomber sur le sol. Il dû se mordre la langue pour ne pas crier, alors qu'une douleur fulgurante lui traversait la poitrine et la tête, lui lançait la jambe gauche. Il passa doucement une main sur son front. Du sang...
Il ferma les yeux, et expira bruyamment. Il devait se lever. Il devait sortir...
En effet, vu le noir dans lequel il était plongé, il devait sûrement être coincé entre des planches de la carcasse de l'avion. En tâtonnant comme il pouvait autour de lui, il se rendit compte qu'il était coincé entre deux sièges. C'était d'ailleurs probablement eux qui lui avaient sauvé la vie, ayant amortis les chocs avec le rembourrage...Il leva les bras, et poussa aussi fort qu'il pu pour se dégager. Finalement, il parvint à déplacer légèrement un des sièges au-dessus de lui, en tout cas suffisamment pour se faufiler. Il fit doucement bouger ses membres, non sans grimacer. apparemment, il n'avait rien perdu... C'était déjà ça...
Il lui fallu deux bonnes minutes pour parvenir à sortir complètement des sièges et autres débris qui l'emprisonnait. Et une fois arrivé à l'air libre, ce fut l'horreur qui le saisit. L'horreur, ainsi qu'une affreuse odeur de chair brûlée...
Un carnage... C'était une véritable horreur, et il dû prendre sur lui pour ne pas vomir. Il se trouvait encore dans la carcasse de l'avion, et ce dernier s'était apparemment fendu en deux. Tout n'était que mort et désolation. Il était entouré de corps, de toute part. Des foyers de feu persistait ça et là, et il se rendit compte que c'était étonnant qu'il ne soit pas mort brûlé vif. Des carcasses ensanglantées, démembrées, carbonisées... Partout...Les sièges avaient volés un peu partout, et la plupart étaient en miettes. Des parois de l'avion, il n'en restait plus beaucoup qui soit encore en bon état.
-Yuuki...
Le nom s'échappa de ses lèvres, alors que la peur prit place dans son esprit. Et Yuuki ? Où était-elle ?
-Yuuki ! Hurla Zero, en avançant parmi les décombres, ignorant le déchirement qui lui traversa la jambe, ou le goût métallique qui envahissait sa bouche. Yuuki, où es-tu ?!
Il se baissa, recherchant le visage de sa meilleure amie, priant pour ne le reconnaître sur aucun des corps qui tapissaient le sol. Elle ne pouvait pas être morte... Non !
-Yuuki ! Appella-t-il encore, alors qu'il commençait à désespérer.
-Zero !
Il n'eut pas le temps de réagir, qu'il sentit un corps se blottir contre le siens, et des bras l'enserrer si fort qu'il cru qu'on lui avait coupé le souffle. Il baissa les yeux, incrédule. Il reconnu immédiatement cette tignasse brune.
-Yuuki ! S'écria-t-il, ne pouvant s'empêcher de rendre l'étreinte de la jeune fille, toujours serrée contre lui, tremblante.
-J'croyais que t'étais mort... Gémit la jeune fille, sanglotante. J'ai eu beau te chercher, j'arrivais pas à te trouver, je te trouvais pas ! J'croyais que je te reverrais plus jamais... J-J'ai eu trop peur !... Zero...
-Calme-toi... Souffla Zero, tout aussi tremblant que son amie, alors que son regard parcourait le désastre devant eux. Je suis là Yuuki... Je suis là...
Ils restèrent ainsi un moment, dans les bras l'un de l'autre. Puis, une fois que Yuuki se fut calmée, Zero la relâcha doucement.
-Zero... Soufla-t-elle, les yeux gonflés de larmes. Regarde... Ils sont tous morts...
-Il doit y avoir d'autres survivants. Déclara Zero, tentant de persuader son amie aussi bien que lui-même. On ne peut pas être les seuls à avoir survécu, il y en a forcément d'autres...
-J'ai croisé Midô-sensei et Kageyama-kun. Ils étaient vivants. Eux, ils voulaient sortir de la carcasse, mais moi, je voulais pas partir sans toi... Je devais te retrouver, je pouvais pas...
-Chuuuut, je sais... La tempéra Zero, la voix douce. Je te remercie, Yuuki. Mais maintenant, on ne peut pas rester là. On sait jamais si ça peut exploser ou pas...
-O-oui... Renifla Yuuki. Mais je dois aussi retrouver Sayori. Je sais pas où elle est.
-Sayori ?
Le jeune homme jeta machinalement un oeil à droite et à gauche. Evidement, il ne la vit pas. L'idée de rester encore ici, dans ce cimetière, lui retournait l'estomac et le révulsait. Mais Yuuki semblait déterminée à ne pas repartir sans avoir trouvé Sayori. C'est là qu'il remarqua la large plaie sur le bras de la jeune fille.
-Tu es blessée ? S'empressa-t-il, en observant le bras de Yuuki qui grimaça.
-Oui, mais c'est rien. Toi par contre, tu es bien plus amoché que moi...
Dans la panique et la confusion, et également sous l'effet de l'adrénaline, Zero ne l'avait pas remarqué. Mais effectivement, sa blessure à la tête semblait bien plus importante qu'il ne le pensait, vu la tête de Yuuki. Il avait également une brûlure à l'épaule gauche, et sa jambe gauche le faisait atrocement souffrir, même si son jean l'empêchait de voir clairement jusqu'où allait les dégâts. Le reste n'était que des coupures, des bleus et brûlures superficielles et dispersées.
Quant à Yuuki, hormis une blessure au bras droit, une grosse bosse sur la tête et une plaie sur la joue gauche, elle ne semblait pas avoir été trop amochée.
-Au moins, on est vivant... Souffla-t-il.
-Oui... On est vivant...
Après un léger silence, Zero s'avança légèrement dans ce qu'il restait de l'allée, faisant signe à Yuuki de le suivre. La jeune fille s'éxécuta sans broncher. Mais alors qu'elle arrivait presque à sa hauteur, la jeune fille poussa un hurlement, faisant se retourner brusquement Zero.
-Yuuki !? Cria-t-il.
-Zero ! Aide-moi !
Yuuki s'était accroupie, et semblait attraper quelque chose. En la rejoignant, Zero se rendit compte qu'une main dépassait entre deux tôles, et avait saisie faiblement la cheville de Yuuki.
-Cette personne est vivante ! Clama Yuuki. On doit la dégager !
-Oui, d'accord.
Zero se posta à côté de Yuuki, et souleva comme il pu la tôle qui les empêchait d'accéder au corps. Il dû y mettre toute ses forces, mais il parvint à la soulever suffisamment pour que Yuuki puisse titrer le corps de là-dessous. Une fois que ce fut fait, Zero relâcha d'un seul coup la tôle, qui s'écrasa bruyamment sur sa voisine.
-Mon dieu ! Zero, c'est Sayori !
-Quoi ?
Zero se rendit compte qu'en effet, Yuuki tenait dans ses bras Sayori, qui semblait à moitié consciente. Elle était dans un sale état... Une barre de fer lui transperçait le flanc, et une de ses chevilles était horriblement tordue. Le jeune homme grimaça. Il ne savait pas si elle pourrait survivre à une telle blessure...
-Zero ! On doit la transporter ailleurs ! Je t'en pris, aide-moi !
-Oui.
Yuuki saisit la jeune fille par les jambes, tandis que Zero passa ses bras sous ceux de la jeune fille, et ainsi, ils commencèrent à se déplacer, péniblement...
-Yuu...Ki... Souffla Sayori, de façon presque inaudible.
-Chut, ne te fatigue pas, Sayori ! La stoppa Yuuki, qui malgré son sourire forcé pour rassurer son amie, était tout aussi inquiète quant à sa survie que Zero. Ne t'en fais pas, on va te sortir de là.
Sayori ne répondit pas. Elle semblait avoir sombré dans l'inconscience. Yuuki souffla, et s'adressa à son ami.
-Zero, il faut qu'on sorte. On ne peut pas ... Rester là.
-Tu as raison.. Répondit Zero, alors que ses yeux balayaient encore malgré lui les corps. On ne peut pas rester là.
Il leurs fallut bien 5 grosses minutes pour parvenir à la cassure dans la coque de l'avion, donnant accès à l'éxtèrieur. Tout en l'atteignant, Zero ne pu que songer à leur situation. Ils ne savaient rien... Pourquoi l'avion s'était-il crashé, combien y avait-il de survivants, où étaient-ils ? C'était véritablement un miracle, qu'ils aient survécus...
-Oh mon dieu...
Surpris par l'arrêt soudain de son amie, Kiryuu fut presque obligé de piler pour pouvoir s'arrêter sans que Sayori ne percute Yuuki. La brune devant lui semblait figée devant l'entrée. Il leva à son tour les yeux, et ils s'écarquillèrent aussitôt. Ainsi... C'était pour ça, qu'il faisait aussi froid...
Devant eux, un paysage escarpé, déchiré et pentu. Ils étaient dans les montagnes... A perte de vue... Une vaste étendue blanche, épaisse, alors qu'un froid piquant les mordait, rendant leurs plaies encore plus lancinantes. Ils étaient en pleins mois de Janvier... Et visiblement, ici, c'était enneigé.
Le soleil s'était pratiquement couché, seul des reflets orangés étaient renvoyés par la couche blanche sur le sol, qui, en avançant, arrivait pratiquement à mi-mollets des jeunes survivants. Le froid engourdissait leurs muscles, ralentissait leurs mouvements, trempait leurs vêtements. Zero inspira profondément. Ils devaient retrouver Midô-sensei et Kageyama le plus vite possible si, comme l'avait dit Yuuki, ils avaient survécus. Et ensuite... Tâcher de rester en vie. Le plus longtemps possible...
XXX
A SUIVRE = Chapitre 2 : Le commencement
Note de l'auteur : Mouahaha xD ! Je coupe ici ! Alors, verdict ? Est-ce que cela paraît potable ? En tout cas, la perspective de cette fanfiction, et les possibilités de scénario qu'elle m'offre me motive ^u^ ! Et j'éspère qu'elle vous plaira également !
Review, si cela vous dit =D ! Ca fait toujours plaisir à l'auteur (moi), et ça me permet de savoir ce que vous pensez ^^ !
Rendez-vous ... Au prochain chapitre !
Byye~~
