Rating : M pour violence

Genre : Drame (malheurs qui arrivent faute de l'homme, rien de prédestiné, pas d'instance supérieur qui décide); horreur (violences, fic "noire", meurtres) mystère (il en faut toujours) presque Death-fic...

Disclaimer : Tout appartient à J.K.R sauf l'idée de cette fic. Le projet Humain appartient au groupe Eths. Nathan, Raphaël et Morgan sont toujours à moi et le resteront.

Note : a nouveau des risques d'OOC dans ce chapitre. Il est également en lien direct avec le prochain, ce sont les plus liés.

Pour ce qui est du choix de la chanson, elle parle du Ministère et non du personnage de ce chapitre (je n'allais pas dire qui c'était tout de suite...)

Sur ce j'espère que vous avez passé une bonne rentrée (pour ceux qui sont en cours et non encore en vacances...).

Ce chapitre débute le 19 juillet c'est à dire 1 jour après le "relachement" de Théo. Ce dernier se suicide le 30 août et son corps est découvert le 8 septembre.

je crois n'avoir rien oublié donc :

Bonne lecture ! (pendant ce temps je vais regarder la saison 7 de Doctor Who)


Blabla gras = dialogue en français

Blabla italique = pensées sauf entre parenthèse qui sont des écrits

$ blabla $ = retour en arrière (flash back)


Chapitre 4 : Le Projet Humain

« Empourprant ma gangrène des pieds jusqu'à la tête, je suinte, je saigne, pour vous ma race humaine qui s'est endormie au coin du monde.

Immonde est le reflet du péché trop lourd à porter, donc je le porte. »

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Le projet humain – Eths

Il est neuf heure, le centre de Londres fourmille des gens entrant et sortant de l'énorme bâtiment qu'est le Ministère. En entrant, avant, il était possible de voir le fontaine de la fraternité au milieu de l'Atrium. Tout a changé maintenant. Les visiteurs et employés tombent sur ça alors qu'ils n'ont même pas mis un pied dans le ministère.

Ça ?

Cette statue et, surtout, cette inscription*. Qui souhaiterait la mort d'un autre être humain ?

La politique le veut.

Et cette statue, ce lion piétinant un serpent et des ossements humains...

Un jeune homme se détache de la foule et se dirige vers un des nombreux ascenseurs après avoir passé la sécurité. Ils sont au nombre de douze exactement.

Il fait cependant demi-tour et se dirige vers une petite porte face aux ascenseurs. La porte du Départements des Mystères, communément appelée salle des Archives.

Il marche dans un couloir à peine éclairé puis arrive dans un espace circulaire qui s'ouvre sur plusieurs sorties. Il se dirige sans hésiter vers la droite et pousse une petite porte noire. À l'intérieur de longues étagères remplies de dossiers sont alignées. Il en attrape un au hasard, s'installe à une petite table ronde et fait semblant de le consulter.

Qu'est ce qu'ils croient faire en ce moment ? La population commence à paniquer et eux que font-ils ? Rien... Pourquoi ? je me le demande. Et cette lettre ? Pourquoi m''écrire maintenant alors que je suis si près du but ? Pourquoi se manifeste-t-il maintenant ?

Le jeune homme sort alors une lettre, quelque peu froissée, montrant qu'elle a déjà été lue plusieurs fois :

« Salut...

Je suis enfin rentré au pays (je ne sais pas si je peux encore dire que l'Angleterre est mon pays). Il faut vraiment qu'on se voit. Qu'on mette tout ça au clair. Je suis sûr que tu sais de quoi je parle...

Il faut vraiment que tu t'expliques, m'expliques. Je ne comprends pas ton geste et... il faut qu'on se parle... vraiment. En face.

Mione ne veut plus entendre parler de toi et ta famille est injoignable.

Appelle moi quand tu pourras... Je crois que... moi aussi j'ai besoin de parler de... tu sais quoi...

Appelle moi quand tu pourras... »

Il sait parfaitement de quoi il parle mais il doit finir sa mission, ce pourquoi il a fait ça. Ce n'est plus le moment de faiblir, de revenir en arrière.

À ce moment la porte de la salle s'ouvre, un homme entre.

- Salut Ron, dit-il en lui tendant un dossier.

Il reprend :

- Tu peux ranger ça ? Je n'ai pas le temps aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec le Ministre.

Il pose rapidement le dossier et repart sans laisser le temps à Ron de réagir. Ce dernier regarde un instant l'épais tas de paperasse, soupire, puis finit par se lever.

Alors qu'il s'apprête à le mettre sur une quelconque étagère le nom du dossier l'interpelle.

« Crâne Corbeau. CONFIDENTIEL. »

Ron n'interrompt pas son geste et range le dossier... en apparence seulement. En effet, après avoir vérifié s'il était surveillé il en prend un autre, sur le cantonnement des canaris jaunes. Ils font presque la même taille. Il intervertit donc les contenus et retourne à sa petite table. Arrivé à elle il range tranquillement toutes ses affaires et finit par se diriger vers la sortie.

La journée passe tranquillement pour tous ou presque. Ron s'attend à chaque minute que sa supercherie soit découverte mais ce n'est finalement pas le cas et, vingt et une heure passée, il sort tranquillement du ministère.

Peu de personnes sont encore dehors et une fine bruine s'insinue dans ses vêtements légers.

- Temps pourri ! peste Ron en accélérant son allure.

Après un quart d'heure de marche il s'arrête enfin devant un grand bâtiment gris. Sans hésitation il entre et gravit les trois étages qui le séparent de son appartement.

Alors qu'il ouvre la porte, Ron entend un bruit sourd, puis celui du verre se brisant. Après une ou deux injures contre des bestioles impossibles à se tenir correctement une journée, il entre enfin. Le spectacle aurait pu être comique si les protagonistes de la scène n'avaient pas été une pile de dossiers (le bruit sourd) et une splendide coupe à fruit. Ron aurait presque ri devant ce carnage, mais après sa journée il aurait voulu avoir autre chose à faire que nettoyer les dégâts de la bête qu'il a accueilli quelques jours plus tôt.

La dite bête qui, au moment même où il l'insulte intérieurement, montre le bout de sa truffe. Innocemment, bien sûr ! Bon, il ne peut s'en prendre qu'à lui même... après tout c'est lui qui l'a recueillie alors qu'elle aurait pu rester dans la rue.

La dite bête approche lentement, un peu craintive, mais finit par se frotter contre ses jambes en émettant un ronronnement fort sonore. C'est à croire que cette bestiole ne sait faire que ça. Ronronner, ronronner et encore ronronner. **

Ron finit par refermer la porte, prend l'animal et le pose sur une chaise. Il rattrape ensuite les dégâts, c'est à dire les morceaux de verre, les feuilles éparpillées et les bouts de tapisserie jonchant... les morceaux de tapisserie ?!

Il arrête son geste et relève la tête en direction du fautif. Le petit félin le regarde avec des yeux innocents qui semblent lui dire :

- Moi ? Je suis innocente... jamais je n'oserais m'attaquer à cette magnifique tapisserie verte... un vert un peu maladif quand même. Jamais je...

Quel idée a-t-il eu de recueillir cette jeune femelle calico ? Ce n'est pas qu'il n'aime pas les chats, peut-être que Pattenrond, le chat d'Hermione est une exception car on peut se demander en quoi il est un digne représentant de la race féline. Mais, lorsqu'il l'avait vu, au bord d'une route, fouillant dans une poubelle, il avait eu pitié. Pitié pour cet animal d'habitude si fier. Bon peut être que son pelage tacheté de noir, de roux et de blanc y était pour quelque chose.

Qui aurait cru que cette bestiole si petite pouvait être aussi démoniaque ? Qui aurait pensé qu'elle peut demander un câlin un instant et, celui d'après, orchestrer la destruction du mobilier ?

Le chat regarde tranquillement Ron qui ramasse les bouts de verre après avoir déposé le dossier qu'il a rapporté sur la table basse.

Alors qu'il revient de la cuisine où il est parti jeter les restes de la malheureuse coupe à fruit qui n'a jamais connu de fruits et n'en connaîtra jamais – à part peut-être des pourris – il découvre le félin fautif reniflant le papier et commençant à s'étirer dessus, toutes griffes dehors évidemment.

- Mew !

- Oui ? semble-t-elle lui répondre, je marque juste mon territoire...

Ron l'attrape et elle se met à ronronner deux fois plus fort tout en se frottant contre le cou de l'homme. Il se met à rire doucement, ce qui est devenu rare. Le jeune roux se laisse tomber de tout son long sur le canapé et la jeune calico ne bouge pas. Elle se couche sur son ventre et se caresse toujours plus sur Ron qui subit ce câlin quelque peu... sauvage. Elle se relève et commence à tâter. Ron la laisse faire mais finit par la repousser en lui disant calmement :

- Allez ma belle... je finis ton câlin tout à l'heure. Là, je dois encore travailler.

Mew, pas vraiment du même avis que son jeune (nouveau) maître passe une patte de chaque coté du cou de Ron et cale sa tête entre sa patte droite et le cou. Elle ne bouge plus et émet un léger ronronnement qui finit par endormir son jeune maître.

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Ron ne se réveille que plusieurs heures plus tard et après avoir mangé et, à nouveau donné quelques caresses à Mew, s'empare du dossier et s'installe dans un fauteuil face à une table basse.

« Introduction au Crâne Corbeau.

Pour bien comprendre cette organisation il faut tout d'abord situer l'organisation du pays.

La première apparition du Crâne Corbeau remonte à 1996. À cette époque les lois contre les émotions n'existaient pas ce qui explique la montée fulgurante des adhérents à ce que nous nommeront une secte.

Le but de cette secte était de prendre le pouvoir afin de créer l'anarchie. Pour arriver à ses fins Tom Marvolo Riddle s'entoura des familles les plus riches d'Angleterre et plus précisément de Londres.

Ce dossier comporte toutes les informations qui ont pu être trouvées à ce jour sur l'organisation, ses membres, le but et tout ceux qui sont soupçonnés d'adhérer de près ou de loin à cette secte. Ces informations sont indiscutables, elles proviennent de témoignages et des archives du Ministère.

Ce dossier a été rédigé afin de prévenir la formation d'une autre organisation contre le gouvernement grâce à l'étude des membres et des actions. »

Après avoir lu l'introduction, Ron feuillette le dossier et tombe sur des photos, accompagnées de commentaires.

La première représente un homme aux traits aristocratiques, aux cheveux blonds et à la peau pâle. Il est accompagné d'une femme et d'un jeune enfant. Les deux sont également blonds.

« Lucius Malfoy. Narcissa Malfoy, née Black. Draco Malfoy.

Famille très proche de Tom Marvolo Riddle. Narcissa Malfoy a été tuée lors du démantèlement de la secte et son mari arrêté. Leur fils, Draco Malfoy est libre – manque de preuves – mais étroitement surveillé surtout depuis l'ouverture d'un club lui appartenant et nommé Crâne Corbeau. »

Il en prend ensuite une deuxième, celle-ci montre une femme aux cheveux noirs. Ses mains sont couvertes de sang.

« Bellatrix Lestrange, née Black. Arrêtée et envoyée à Azkaban une première fois, elle réussit à s'échapper. Une des plus loyales à celui qui se fait appeler Lord Voldemort elle est arrêté une seconde fois lors de la destruction de la secte. Malgré la folie diagnostiquée lors de l'enquête elle fut à nouveau envoyée à Azkaban où elle réside toujours. »

Plusieurs pages se succèdent, répertoriant tout les membres connus qu'ils soient vivants ou morts, libres ou arrêtés. Beaucoup appartiennent à d'anciennes familles influentes et quelques uns un peu moins mais il n'y a aucune trace d'une personne appartenant au peuple. Aristocrates et quelques bourgeois, voilà la composition du Crâne Corbeau.

Vers le milieu du dossier Ron tombe sur les actions de la secte résumées sur une seule page. Toujours la même chose notée :

Le lieu. La date. L'heure. « arrêté par … du Ministère »

Cela rappelle à Ron une phrase qu'il a un jours entendu Harry dire ou alors était-ce une autre personne...

$- Ce sont les gagnants qui écrivent l'Histoire... toujours à leur avantage...$

Face à ce dossier il se rend compte de la vérité dans ces paroles. Le Ministère semble ''blanc'' alors que la secte est accusée des meurtres et des actions les plus horribles.

Alors qu'il va se saisir d'une autre feuille dans le dossier il entend, encore, le bruit d'un objet tombant dans la cuisine. Il se relève précipitamment et, arrivé dans la pièce, trouve Mew. À coté de celle-ci se trouve un bol renversé, de l'eau et des croquettes :

- Mew ! la réprimande-t-il et elle lui répond plaintivement.

- Miaouuuuuuu...

- Tu as faim, ma belle ?

- Miaou ! Semble-t-elle s'exclamer.

- Tu n'es pas obligée de tout détruire à chaque fois, tu sais ?

Mew regarde Ron comme si il venait de dire une absurdité et tout en le regardant toujours donne un grand coup de patte dans une tasse remplie de café posée juste à côté d'elle. Elle penche ensuite la tête sur le côté et lui fit un « sourire félin » très innocent.

Le bruit de vaisselle cassée retentit une fois de plus dans l'appartement.

- Mew ! C'était ma dernière tasse de café ! Tu es im-po-ssi-ble...

Toc ! Toc ! Toc !

- Il manquait plus que ça... J'arrive !

Ron se dépêche de ramasser toutes les feuilles éparpillées sur la table en verre et les cache dans un tiroir puis il va ouvrir.

- Di... Diggory ? Qu'est ce que tu fais là ?

- Salut Ron ! Je venais juste te prévenir... je peux entrer ?

- Heu... ouais... répond-t-il espérant n'avoir rien oublié dans son salon.

Son collègue entre sans hésitation et s'installe dans un fauteuil. Il saisit une feuille qui traîne et demande suspicieux :

- Tu travailles sur quoi en ce moment qui nécessite des informations sur les Malfoy ?

- Sur les grandes richesses du pays et la gestion de leur patrimoine !

- Hum... je vois. Tu commences à 8 heure demain au lieu de 11. Salut !

.

Diggory se lève et ressort sans attendre. Ce dernier aussitôt sorti prend son portable et appelle l'unique numéro présent sur le téléphone :

- Allô ?

- ...

- Non, je ne peux pas dire que c'est lui, mais...

- ...

- Oui, je sais c'est... fâcheux.

- ...

- Non, je n'ai encore aucune preuve. Il est net, presque trop.

- ...

- D'accord, je continue à vous tenir au courant.

.

Ron reste un moment à fixer la porte blanche. Pourquoi le chien de garde du Ministère était il venu jusque chez lui juste pour un changement d'horaire ? Les téléphones existent pour ça...

Non... non... c'est impossibles ! Ils ne peuvent pas me suspecter, je suis trop proche du but pour que tout foire maintenant. Il faut que je tienne encore un peu.

Il finit par se reprendre et ressortir le dossier. Une feuille attire son attention et il s'en saisit. Une photo représentant un jeune adolescent aux yeux d'un vert terne, des marques de coups sur le visage et des traces de doigts au niveau des poignets. Il porte un T-shirt beaucoup trop grand qui dévoile le coté gauche de son cou couvert de marques violacées. Il est également visible à ses yeux rougis que le jeune homme a pleuré peu avant que la photo soit prise.

Intrigué Ron soulève la photographie, à son dos une date.

Août 2010.

Il s'intéresse ensuite à la page reliée à la photographie. En gras, il y a un nom.

« Harry Potter »

Ce nom lui dit quelque chose, lui rappelle des souvenirs qu'il a tout fais pour oublier, pour oublier sa honte face à ce moment.

- Tu n'es bien qu'une Pute ! Tu me dégoûtes ! Tu es prêt à ouvrir les cuisses pour tout le monde alors pourquoi n'as tu jamais osé me faire des avances ? Hein, POURQUOI !

Et l'autre, blessé, lui avait demandé presque innocemment comme si plus rien ne le touchait :

- Tu est intéressé, Ron ? Ça peut s'arranger tout de suite si tu veux...

- Ne me touche pas, catin ! $

Le roux secoue la tête et commence à lire les quelques lignes présentes :

« Harry Potter, fils de James et Lily Potter. 14 ans lorsque la dernière trace de son existence a été prouvée. Rien à ce jour ne prouve son implication de prêt où de loin dans le Crâne Corbeau mais plusieurs personnes affirment l'avoir entendu demander où était Tom. Or, Tom est le vrai prénom de celui qui se faisait nommer Lord Voldemort. C'est pourquoi une enquête a été menée mais à ce jour rien n'a pu être trouvé. De plus, la disparition d'Harry Potter n'aide pas à clôturer ce dossier. Ainsi... »

« … Aujourd'hui se déroule le procès le plus attendu de l'année même si le principal témoin manque à l'appel. En effet ce dernier à disparu depuis trois jours du département psychiatrique où il était soigné depuis son agression. Nous saurons dans quelques heures le jugement de ses tuteurs et si négligence est avérée. Le deuxième chef d'accusation, laisser un enfant face à un individu dangereux ne peut être remis en cause. C'est pourquoi... »

Plusieurs articles de journaux se succèdent ainsi et les pages concernant les victimes possibles s'accumulent.

- Ce dossier montre juste qu'ils n'ont aucunes informations, tu n'es pas d'accord Mew ? murmure Ron.

- Miou ! répond-elle en se frottant légèrement contre ses jambes.

La soirée se termine tranquillement, Ron finit de lire le dossier. Il le referme après avoir lu le dernier mot de Tom Marvolo Riddle avant son arrestation :

« Tout continuera... toujours... à jamais... »

.

Vers minuit il finit par aller se coucher exténué pourtant le sommeil ne vient pas. Il commence à douter de ses choix. Pourquoi le Ministère ? Il aurait pu aller n'importe où à part ce lieu mais... il a choisi. Il est trop tard pour un retour en arrière. Il ne peut plus le faire.

Tout ça était nécessaire.

Obligatoire.

Inévitable.

.

Les jours passent. Lentement. Ron n'a toujours pas remis le dossier en place. Il sait qu'il prend des risques inutiles, que tout ça est futile mais il doit essayer. Encore un peu... un tout petit peu plus longtemps. Après, tout pourra finir.

Ils pourront enfin clore l'histoire.

Cette histoire.

Leur Histoire.

.

Plus les jours passent plus il veut connaître la vérité car ce dossier n'est que la surface du mystère qu'est vraiment le Crâne Corbeau. En tant que stratège, Ron l'a tout de suite vu. Il n'y a que le strict minimum des informations.

Il ne voit qu'une solution.

C'est ainsi que ce lundi 15 août il se retrouve pour la première fois devant cette enseigne. Un nom ponctué d'une plume noire. Une plume de corbeau.

Il entre et la pièce qu'il découvre le surprend.

À sa gauche et sa droite se trouvent des petites tables rondes, en bois. Au centre une large piste de danse et au fond la scène. Les côtés de la salle sont recouverts de fin voilages d'un dégradé de couleur allant du noir au blanc. La salle malgré les fumées de cigarettes, de drogues quelconques, reste agréable, apaisante. La musique n'est pas trop forte. Ron se sent étrangement mieux que les dernière semaine où il n'a fait que se convaincre qu'il n'a jamais eu d'autre choix que celui là.

Il revoit encore la dernière fois qu'ils se sont parlés.

$ - Ne me touche pas catin !

Il détourne le regard, il ne veut pas que Ron voit que ces mots le touchent. Il réplique encore, mais la violence remplace le pacifisme d'avant. Il ne sait plus qu'attaquer pour se défendre. Il veut montrer à la face du monde qu'il existe encore :

- Tu crois être tout permis Ronald ?

Un point de marqué... le roux a détourné les yeux. Cela ne lui avait donné aucun plaisir.

- Tu crois que, parce que tu es le seul à vraiment savoir ce qui se passe chez moi tu peux tout te permettre !? Tu crois que je vais te laisser me traiter de... me laisser insulter SANS REAGIR !? Tu te trompes ! Tes mots ne m'atteignent pas ! Ils ne me font rien ! Ils...

- Je dois te croire alors que, dès que tu peux tu ouvres bien grand tes cuisses à celui qui le veut ? Tu n'es qu'une pute !

Il ne les pensait pas vraiment ces mots. Ils s'en voulaient déjà pour le mal qu'il faisait mais... il n'avait pas le choix. Il n'avais pas d'échappatoire, aucune solution. Alors, il a attaqué, vicieusement mais il a essayé de le toucher en étant sûr qu'il aurait mal et... n'oublierait pas... ne l'oublierait pas. $

Ron secoue une fois de plus la tête. Il ne sait plus combien de fois il a fait ce geste depuis cette photographie. Il serait bête de nier. Il l'a tout de suite reconnu.

Harry... Son cher Harry...

Comment aurait-il pu oublier la première fois qu'il avait vu ses yeux verts remplis d'une forme d'innocence et si sombres dès qu'il ne se croyait plus observé.

Comment aurait-il pu oublier ses cheveux ébouriffés et qu'il aimait passer ses mains dans cette chevelure...

Comment pourrait-il oublier son meilleure ami ou plutôt... son ex-meilleur ami. Après tout, il a tout détruit ? Il a trahi sa confiance si durement acquise. Même Hermione ne savait pas...

Il avale cul-sec son whisky et décide de rentrer chez lui, dormir un peu.

.

Tous les jours il y retourne. Quelque chose fait qu'il ne peut s'empêcher d'aller à nouveau au Crâne Corbeau. Un soir alors qu'il va partir Ron voit une silhouette familière.

Un jeune homme a la chevelure brune. Il tient un verre presque vide et fait tournoyer de temps à autre le liquide restant.

Vodka pure.

Ron n'a pas vraiment besoin de regarder il sait que c'est de la vodka. Il ne boit que ça.

Il s'assoit silencieusement à ses cotés et fait signe à des barmans pour qu'il leur serve un verre. Ron prend ensuite la parole, d'une voix douce, celle que l'autre est le seul à pouvoir encore entendre :

- Nathan... qu'est ce que tu... fais là ?

Nathan ne répond pas. Il continue à faire tourner son verre, maintenant plein et entortille une de ses mèches brunes autour de ses doigts. Il finit par relever la tête et plante son regard dans celui de Ron.

- Bonjour Ron, chuchote-t-il en avalant l'alcool contenu dans son verre d'un coup.

Alors qu'il va pour redemander un autre verre Ron s'interpose.

- Nathan... pourquoi es tu en Angleterre ?

Le jeune homme ne bouge plus mais finit par reprendre la parole, en français... Il sait que Ron le comprend et le parle.

- Je me suis enfuis...

- Tu... t'es enfuis ? répète-t-il dans la même langue

- Oui Ron... murmure Nathan.

- Pourquoi ?!

- Je n'en pouvais plus.

- Morgan et Raphaël savent que tu es là ?

Face à ses paroles Nathan relève vivement la tête et a, un instant, le regard d'une bête traquée avant que Ron ne reprenne :

- Ok, Nathan... je ne parle plus d'eux. Tu as au moins un endroit où dormir ?

- Tu sais que j'ai toujours mon appartement et que tu es un des seuls à connaître son emplacement. Le seul à part Harry … Ho... vous ne vous parlez toujours pas. Je n'ai jamais compris pourquoi tu as fait ça...

- Moi je ne comprend pas pourquoi tu ne parles vraiment que lorsque nous sommes seuls...

Nathan se met à contempler son verre vide. Il en aurait bien bu un autre, puis un autre et encore un autre. Tout pour oublier. Il commence pourtant à parler après un long silence :

- Tu sais Ron... tu es le seul qui a compris pourquoi je faisais ça.

- Nous nous ressemblons peut être.

- Peut-être. Eux, ils ne comprennent pas pourquoi je continue. Ils ne savent pas que chaque jour j'aimerais pouvoir me dire aujourd'hui c'est la dernière ou encore, ce soir je ne ferais rien. Ici, à Londres, c'est... différent. Presque comme des vacances. Et lui il ne voit pas que je ne peux pas m'arrêter. Il ne réussit pas à savoir pourquoi je ne peux pas être SON ANGE !

Ces deux derniers mots sont presque criés mais il reprend plus calmement :

- Je ne peux être l'ange de personne... Je suis en train de les détruire donc... je me suis enfuis.

Le silence reprend ses droits après cet aveux. Nathan fait tourner entre ses doigts une fine bague en argent, toute simple. À l'intérieur deux initiales.

N.R.

- Je dois y aller Ron. Je ne sais pas si on se reverra avant que je ne reparte. Je sais qu'ils me cherchent.

- Au revoir... Nathan.

Ce dernier se retourne et fait un de ses rares sourires. Un sourire légers et sincère qui illumine un instant ses yeux couleur d'absinthe si mornes et vides normalement.

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Le mercredi Ron finit par remettre le dossier à sa place en manquant de se faire surprendre deux ou trois fois pas les chiens du Ministère et plus précisément Diggory qui semble être devenu son ombre depuis quelques jours.

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Un soir qu'il traîne encore en quête d'information au Crâne Corbeau il voit une chevelure blonde qu'il ne peut que reconnaître et sans pouvoir s'en empêcher il s'exclame :

- Salut la fouine ! Comment ça va depuis le temps ? Tu n'es toujours pas avec ton cher paternel ?

Bon c'était mesquin mais, il avait besoin de se détendre un peu et insulter des fouines est vraiment relaxant. Surtout lorsque celle ci s'approche dangereusement, rentre dans son jeu et réplique froidement :

- Bonjour Weasley. Tu oses remontrer ta face de belette à quelqu'un ? Tu n'es plus terré au Ministère ? Je me rappelle encore Potter pleurant car son meilleur ami l'avait trahi...

- Ne parle pas de lui ! s'exclame Ron, rouge de colère.

- Ne pas parler de lui ? reprend Malfoy froidement. Ce serait plutôt à moi de te dire ça. Il t'a fait confiance et tu as étalé ses secrets devant toute l'école. Ce devrait être à toi de ne plus parler de Potter. Ben ! Sors cette ordure de ma boîte !

Alors qu'il est entraîné dehors Ron aperçoit une silhouette qu'il croit reconnaître. Il décide de tenter le tout pour le tout et crie :

- J'ai des informations sur le Projet Humain du Ministère !

La salle entière se fige. Qui osait parler du Ministère ici ? Qui était assez fou pour faire cela ?

Draco fait un geste pour stopper Ben et s'approche vivement de Ron :

- Tu oses... tu oses dire ce mot ici ! Tu...

- Je m'en occupe Draco.

- Mais... Severus... je...

- Non ! Amenez le dans le salon noir !

.

Dormez tranquilles, impassibles car du haut de mon trône,moi, je vous conditionne. Moi, je vous conditionne !

Le Projet Humain – Eths

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Deux jours. Deux jours qu'il a parlé à Severus Snape.

Deux jours que Ron se demande sans arrêt si ses choix ont vraiment été les meilleurs, s'il n'a pas choisi trop rapidement.

Il sait que c'est faux mais... plus les mots du tueur arrivent plus il se remet en cause.

Le dernier est sûrement le pire alors qu'il est le plus cours et poli.

Mais ces mots lui glacent le sang. Il ne sait pas à qui ils sont adressés. Il ne sait pas si cette personne se réjouit ou s'horrifie des mots qui lui sont dédiés et des différences que déplore l'auteur.

« Elle n'avait pas la bonne teinte de vert. Il y avait cette noirceur dans son regard alors que le tien est pur. Mon petit ange noir, reviens moi... »

Il lui fait penser à un enfant réclamant son jouet et se constat dégoûte Ron. Qui voudrait être proche d'un être qui tue, torture et viol par plaisir ? Qui se laisserait toucher par cet être ? Car c'est ce que laisse penser une de ses lettres.

« Sa peau était une horreur, pire que toucher de la pourriture... j'aurai aimé pouvoir te revoir comme au premier jour, petit ange... Je ne peux plus me contenter de ses Salopes sans attraits... »

Ron jette brusquement la lettre qu'il a reçu il y a un moment contre une fenêtre où la boule de papier rebondit. Il va ensuite chercher une feuille et un stylo et décide finalement de répondre.

« Tu as raison, des explications doivent être données. On se retrouve au même endroit qu'avant, jeudi dans deux semaines, le 8. Toujours la même heure. Tu as le droit de comprendre après tout...

Ron. »

.

Le jour venu Ron sort de chez lui vers dix-neuf heure et se dirige vers un petit jardin caché de tous sauf ceux qui connaissent son existence. En effet, il est entouré d'un côté de ronces impénétrables et de l'autre se dresse une vieille palissade en bois surmontée de fil de fer. Rien n'indique la présence de ce paisible jardin, de ses bancs et surtout de ses roses rouges diffusant leur fort parfum.

Vingt et une heure est là, Ron tourne, ne reste pas un instant en place. Il n'est toujours pas arrivé... il était toujours à l'heure avant, malgré son interdiction formelle de sortir.

Pourquoi n'est-il toujours pas là ?

Minuit. Le soleil est couché depuis un moment et la vie nocturne a repris ses droits. Au loin un hibou ou bien une chouette fait résonner son chant.

Il ne viendra pas.

Ron finit par rentrer chez lui. Lentement. Peu pressé de retrouver son appartement sans vie.

Mew est partie et n'est toujours pas revenue comme elle avait pris l'habitude de le faire. Ce n'était qu'un chat...

.

Il se lève le lendemain, cherche sa tasse. Celle représentant une étrange balle volante qui faisait partie d'un jeu uniquement joué à Poudlard. Elle n'est pas là. Évidemment, Mew l'a faite tomber.

Mew... toujours pas là. C'est bête comme il a pu s'attacher rapidement à cette boule de poils.

Sur le chemin du Ministère il croise une jeune femme aux yeux marrons, les cheveux bruns et longs mais n'y fait pas plus attention que ça jusqu'à ce qu'une voix qu'il ne croyait plus entendre l'interpelle :

- Ron ?

Le roux se retourne et voit Hermione plantée devant lui. Il remarque immédiatement qu'elle semble exténuée même si elle essaie de ne pas le montrer. Avant qu'il ne puisse réagir plus il l'entend déclarer durement :

- Tu oses te balader comme ça ? Tranquillement, après tout ce que tu nous a fait ? Tu me dégoûtes !

$ - Tu me dégoûtes ! hurle-t-elle dans le couloir de Poudlard alors qu'il vient de traiter son meilleur ami de catin, de pute.

Il voit aussi les larmes qu'elle retient alors qu'elle se détourne. $

Aujourd'hui, remarque Ron, elle n'a plus de larmes contenus, juste un éclat ressemblant à de la haine. Il sent soudain, plus qu'il ne la voit, une main s'abattre violemment sur sa joue puis Hermione se détourne et part presque en courant.

.

.

Rien ne devrait valoir autant. Rien ne devrait justifier la nécessité de fuir sa famille, ses amis, de les tromper tous les jours et cela pendant des années.

Rien n'est assez pour qu'il faille se faire haïr de tous et perdre la confiance des gens les plus précieux.

La liberté, la paix ne valent même pas ce prix. Elles ne durent jamais alors... pourquoi sacrifier autant ? Pourquoi tout perdre pour ce qui se révèle, plus les jours passent, devenir une utopie ?

Dans quelques jours, Le Projet Humain d'annihilation sera lancé officiellement. Je n'ai rien pu faire mais ai tout perdu.

Mes parents, mes frères, ma sœur, mes amis. Tous se sont détournés et avec raison.

Rien ne devrait valoir autant et pourtant, les sacrifices sont nombreux comme ceux qui les regrettent.

Il est pourtant impossible de revenir en arrière et pourtant je le voudrais.

Je le souhaiterais presque plus que de ne pas avoir à ouvrir cette lettre couverte de son écriture.

Il finit pourtant par l'ouvrir et extrait une feuille qu'il lit immédiatement, avec appréhension.

« Désolé... je n'ai pas pu venir l'autre jour.

Désolé... on ne pourra pas se voir...

Je dois partir...

J'aurais aimé mettre tout au clair avant. Oui, avant car on ne se reverra pas ou, peut être dans un jour très lointain...

Tu sais, je crois savoir pourquoi nous faisons ça, pourquoi nous faisons TOUS ça. Ça ? Nous battre bien sûr. Nous nous battons tous pour quelque chose. Le Ministère, pour la destruction des sentiments (ne demande pas comment je le sais s'il te plaît) les Dissidents, pour la liberté et tant d'autres encore.

Nous nous battons tous, d'une manière différente certes, mais... ne cherchons nous pas tous un jour la liberté ?

Mais avec des moyens qui nous sont propres ?

J'espère que tu l'atteindras un jour, Ron. Moi, je la touche du bout de mes doigts. Je la sens, la texture douce de sa peau, je vais enfin le revoir...

J'espère que tu l'atteindras un jour, moi je la sens sur ma langue tel un fruit amer. J'y suis presque mon ami car, oui tu restes mon ami malgré tout ce que tu as pu faire.

Nous faire.

Je crois que Mione ne t'en veux plus... Je l'ai vu ce matin et elle a dit que tu as changé.

Je ne le verrai pas de mes propres yeux cependant.

Tu ne trouves pas que cette lettre sonne comme un adieu, toi ? Moi, je trouve et, c'est sûrement ce qu'elle est. Je te l'ai dit, nous ne nous reverrons certainement plus.

Ne m'en veux pas. Je ne le supporterai pas, tout comme ce jour je n'ai pas supporter ta colère envers moi et je n'ai pu m'empêcher de répliquer. Je savais ce que mon aveux t'avais fait et je t'ai tout renvoyé comme tu venais de le faire.

Ne m'en veux pas... c'est ma manière d'atteindre cette liberté chérit par tous et très rarement atteinte. Je la touche et je sais que toi aussi tu le feras bientôt car tu sais ce que tu veux et le fais malgré les sacrifices...

Désolé... je veux ma liberté... je n'ai plus d'autre choix... »

La liberté ?

Que veux-t-elle encore dire ?

Est-il vraiment capable de faire tous les sacrifices ? Non...

Il y en a un qu'il n'aura jamais la force de faire. La vie.

Il lui reste une phrase à lire de cette lettre maudite. Il n'a pas envie de la lire mais il lui doit.

''Les anges noires susurrent à mon oreille/Un doux poison coulant sur nous avec merveilles''***


* "un dissident de moins c'est bon pour la politique"

** la répétition pour le début de ces deux paragraphes est volontaire. Elle marque une insistance.

*** début d'un poème que j'ai écrit ce qui explique sa (possible) médiocrité. La suite est dans le prochain chapitre et explique pourquoi c'est la dernière ''phrase'' du chapitre.


J'espère que ce chapitre vous a plu. Aussi j'ai oublié de rendre à quelqu'un ce qui lui appartient. Alors pour ce qui est du comportement pendant le calin de Mew il appartient à un de mes chats surnommé Pachy. Le ronronnement et la couleur viennent de mon chat disparu depuis juillet, Truc.

Pour ce qui est du prochain chapitre je dirai vers le 30 septembre... ou peut être un peu après car je n'écris que sur ordi pour cette fic.

S'il y a des questions auquels je n'ai pas répondu dans ce chapitre sur le Crâne Corbeau ou autre, j'y répond volontier. Ou si vous voulez la chronologie d'un événement particulier , car je ne l'ai pas remise dans ce chapitre je pourrais la remettre dans le prochain.

Je remets un extrait, un peu plus long que la dernière fois vu qu'une personne que je ne citerai pas s'est plainte qu'il était trop court :). C'est les premières lignes du chapitre, je viens de les écrires donc elles peuvent changer...


Extrait chapitre 5 : Crucifere

« Heu... bonjour... Je ne sais pas trop quoi noter dans un journal mais... mon psy a dit que je devais parler d'une manière ou d'une autre donc...

Je recommence.

Bonjour, toi. Je m'appelle Harry et j'ai 14 ans enfin... je crois. Depuis quelque temps mes idées ne sont plus claires.

Tu sais, la première fois que je l'ai vu je l'ai trouvé magnifique. Il était là, dans la rue et moi je devais encore travailler dans ce jardin... »


Réponse review :

Ta lectrice : merci pour ta super grande review ! (je fais donc une super grande réponse)

C'est vrai que l'histoire avec Théo est horrible mais elle était prévue ainsi depuis le début ou presque. C'est vrai également que la fenêtre n'est pas gentille (ou plutôt l'auteur qui la laisse ouverte...). Tom était vraiment vicieux, il ne devait pas l'être à ce point normalement mais, ça rendait mieux que la première version du passage et pour la suite...

Pour ce qui est de Blaise, on le reverra et normalement je vais faire un chapitre avec lui (le script du chapitre est en cour) il faut juste que je le mette en forme pour qu'il aille avec les autres et ne fasse pas trop (ou encore plus que le 3) Os

Heureuse que le passage de la danse te plaise. Il m'en a donné du mal, c'est même la dernière partie que j'ai écrite de ce chapitre et il fallait bien que je mette une chanson de Saez quelque part. Ça a failli être Angel de Rammstein à la place d'Usé.

Oups... je crois que j'ai oublié de replacer un passage que je voulais finalement mettre à la fin du chapitre... un passage avec Harry mais avec tout les changements de scripts j'ai... oubliée et il ne rentrait plus là. En fait le chapitre suivant fera un lien avec le troisième je ne sait pas si c'est clair...

Et du Tom/Harry il y en aura plus dans le prochain chapitre après je ne dis pas ça pour que tu sois impatiente de lire le chapitre 5. Je ne suis pas sadique à ce point :)

Relation ambiguë il y a.

L'extrait ? C'est sadique une fois de plus non, j'espère que tu as eu les réponses que tu voulais ou certaines. Si il en reste n'hésite pas car il se peut que j'oublie encore une fois. En fait, j'ai remis un tout petit extrait pour le prochain :)


Merci d'avoir lu jusqu'ici !

Tsuh...