Titre : Nostalgia
Auteur : Respicefinem08
Traductrice : Viewfinder17
Bêta : Elle va corriger
Gomen Gomen mina, j'ai été dans une sorte de létargie profonde et j'ai pu me mettre à bosser que maintenant (manque de motivation) mais voilà enfin le chapitre tant attendu, malheureusement je risque de mettre encore du temps avec le prochain chapitre pour cause de partiels.
Bsx à tous (pas taper pas taper *s'enfuit en courant pour éviter les cailloux*)
ps: je vais remettre à jour mes fics en modifiant certaines choses donc si vs revoyez d'anciens titres, je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas de nvx chapitres !
Certaines nuits, Takaba se retrouvait en proie à ses fantômes du passé dans ses rêves, murmurant "Asami… ami…"
Certaines nuits lorsqu'il se réveillait au milieu de la nuit après une session de sexe, il se levait et allait discrètement se fumer une cigarette, une et seulement une, sur le balcon où il passait le reste de la nuit admirant la lune et les constellations lorsqu'il le pouvait. Et lorsque des avions traversait l'horizon, il ne pouvait s'empêcher de les suivre du regard et à l'aube il retournait se glisser dans son lit.
Gyles savait évidemment que son jeune amant n'était pas un fumeur, d'ailleurs il les évitait même. Ces cigarettes qu'il ne fumait que la nuit, ce n'était pas parce qu'il était en manque… non c'était une sorte de rituel. Un hommage à celui qu'il n'arrivait pas à oublier.
S'il y avait des nuages, Takaba retournait simplement se recoucher pour regarder le visage de Gyles jusqu'à ce qu'il s'endorme enfin. Pendant tout ce temps, Gyles faisait semblant d'être endormi pour la santé de son précieux amant.
Qui as-tu laissé? Qui t'enchaîne ainsi depuis 2 ans ?
"Gyles…" gémit Takaba, se levant et redescendant doucement, faisant trembler la chaise. "Ahh…" Une de ses mains se raccrochait à l'épaule de Gyles, s'enfonçant dans la chaire ferme et musclée du bout des ongles, qui virèrent au blanc face au l'incendie qui avait désormais élu dans son corps et que le jeune photographe sentait parcourir dans chacun de ses membres. Son autre main quant à elle reposait sur le bras de la chaise.
S'ils avaient fait l'amour dehors, sous la neige, il aurait pu voir des petits nuages s'échappés des lèbres de son amant. Il aurait également vu leur sueur se cristalliser et admirer les petits flocons de neige fondre sous la chaleur de leurs ébats.
Takaba sentait le sexe de Gyles pulser à l'intérieur de lui, envahissant à la fois ses sens et son corps. Lorsqu'il sentit que sa libération se rapprochait, il accéléra ses mouvements, les rendants presque animales, plus féroces, il s'agrippa jusqu'à ce que Gyles vienne puis suivit s'éparpillant sur la poitrine nue et la chemise de son amant anglais.
Il s'effondra sur le corps de l'autre, se reposa le temps de calmer les battements éfrénnés sur la torse accueillant de celui qui l'avait envoyé au 7e ciel tandis que les perles de sueur qui le recouvrait, glissant presque amoureusement le long de son corps. Gyles caressait doucement le dos de Takaba, lentement de haut en bas, retraçant la colonne vertébrale.
Il se pencha pour prendre quelque chose sur son bureau, le tout avec un Takaba essouflé sur les genoux (s'il est pas fort ce gigi ^^).
La boîte était rouge écarlate, utilisée généralement lors d'occasion très spéciale.
"C'est notre anniversaire aujourd'hui, tu t'en rappelles, Sei?"
Takaba ricana, son souffle chaud chatouillant la poitrine nue deGyles.
"Qu'est-ce qu'il y a de si drôle?"
"Tu t'en es rappelé…" dit-il en redressant la tête. Etrangement, ses yeux noisettes reflétaient de la tristesse, de la souffrance mais également de la mélancolie.
"Evidemment que je m'en rappelles," répondit-il en fronçant les sourcils… quel genre d'amant ne fêterait pas les anniversaires ? Mais une fois encore, d'après l'étrange comportement que son amant laissait parfois échapper, et surtout pour quelqu'un qui savait observer, que sa dernière relation était … pour ainsi dire… la seule. "Ferme les yeux."
"Huh?" dit-il en penchant la tête, surprit.
"Shhh… du calme, ferme les yeux."
"Mais-" ses protestations s'évanouirent à l'encontre de lèvres douces alors que Gyles laissa glisser sa main dans les cheveux de Takaba pour le rapprocher un peu plus, caressant tendrement les doux cheveux noirs. De sa main libren il ouvrit la boîte et, tout en étant occupé à distraire son amant, prit la s'agissait d'un modèle plutôt simple, en platine qui captait aisément la lumière et une fine ligne d'or rosée au centre. Lorsque Takaba recula, la boîte tomba du siège sur le sol en marbre, peu discrètement.
"Tu as laissé tomber quelque chose."
"Aucune importance…" soufflé-t-il au creux de l'oreille de Takaba, il prit la petite main gauche de son amant et y glissa la bague.
Takaba ouvrit brusquement les yeux au contact du métal froid.
"Joyeux anniversaire, Sei."
Son regard était à la fois profond et pénétrant, "Tu es sérieux?"
Gyles entrelaça ses doigts avec ceux de Takaba et embrassa la bague, "Je suis toujours sérieux lorsqu'il s'agit de toi."
Takaba n'arrivait pas à détacher ses yeux de la bague que Gyles frôlait des lèvres, "Je… Je ne sais pas quoi dire."
Dis-moi que tu m'aimes, Sei. Dis-moi que tu m'aimes, mon amour.
"Tu n'es pas obligé de dire quelque chose."
Leurs lèvres venaient à peine de se frôler, que le téléphone de Gyles se mit à sonner, brisant le silence qui s'était installé. Takaba se dégagea à contre-coeur des genoux de Gyles, il se leva les yeux à demi-fermés.
"Ici Gyles Tennison, qui est à l'appareil?"
Takaba commença à rassembler ses affaires et à se rahbiller pendant que Gyles se leva également pour reboutonner son pantalon, tout en calant l'appareil sur son épaule.
"Oui, je m'en rappelles, Mr. Carthen. Ce soir?" il jeta un coup d'oeil à Takaba qui était en train d'enfiler son jeans qui se trouvait à mi-genoux, "J'ai bien peur que ce soir… j'ai quelque chose d'important que je ne peux pas rater."
Takaba releva la tête, surprit. Gyles lui lança un clin d'oeil avant de lui tourner le dos.
"Demain après-midi? Ce sera parfait. 3 heures, aucun problème. J'imagines que vous savez où se trouve le bureau? Parfait." Il raccrocha puis fit face à Takaba, qui l'observait d'un air coupable, sa chemise entre les mains.
"Tu n'es pas obligé de…"
"Quoi, tu ne veux pas passer notre anniversaire ensemble?" lui dit-il d'un ton jouer, tout en caressant la joue de son jeune photographe du dos de la main.
"Ce n'est pas ce que je-"
"Shhh… Je sais," il déposa un baiser du bout des lèvres sur le front de Takaba.
"Qu'est-ce que tu prépares?"
"C'est un secret."
"Oh, allez. Ca ne restera pas un secret très longtemps."
"Non, je ne veux pas gâcher la surprise."
Gyles déboutnna sa chemise lorsque Takaba le regarda à nouveau, "Est-ce que ta chemise est foutue ?"
"Ne t'inquiètes pas pour ça. J'en gardes un de rechange." Et aussitôt dit, il ouvrit le dernier tiroir de son bureau pour en retirer une toute nouvelle chemise encore embalée . Il l'ouvrit aussitôt et l'enfila, laissant le tissu caresser ses muscles saillants.
Mais même ainsi, Akihito n'arrivait pas à se débarasser de l'expression coupable qui semblait avoir élu domicile sur son visage. Expression qui disparut lorsque Gyles l'effaca d'un baiser qui le surprit, tout en emprisonnant son jeune amant dans une tendre étreinte, collantTakaba contre le bureau.
"Je devrais y aller maintenant." Il s'échappa de l'emprise et contourna le bureau et ramassa sa veste qui pendait sur le mur.
"D'accord. Sois chez moi à 8 heures."
"J'y serais."
Takaba ouvrit la lourde porte de son appartement; les charpentiers avaient fait un travail remarquable. Il accrocha son manteau qui était désormais trempé et humide, à cause des floncons de neige, retira ses chaussures qu'il balança dans un coin. Il avait environ 6 jours pour pouvoir dégoter 5 bonnes photos.
A Tokyo, cela n'aurait sûrement pas été un problème, mais sa façon de travailler à Londres était entièrement différente. Il n'était plus question désormais du contenu, mais plutôt de savoir comment il capturait ce contenu, bien évidemment ces changements venait de sa personnalité.
Il se dirigea vers la salle de bain pour se rafraîchir le visage, il se sentait assez morne malgré la bague qui trônait désormais sur son doigt.
Peut-être que c'était justement cette bague qui le rendait si pensif… Il fit tourner le métal froid du pouce. Ca l'avait prit par surprise. Un tel signe concret et tangible d'engagement.
Asami… est-ce qu'Asami aurait fait une chose pareille ? Est-ce qu'un homme comme lui, montrerait autre chose qu'une attirance digne d'une bête sauvage pour les délices de la chaire ? En y pensant, il ne put s'empêcher de sourire.
Espèce d'imbécil, Akihito, tu es un imbécil fini…
En allumant la lumière, il eut du mal à se reconnaître dans le miroire. Les habitudes alimentaires des britanniques n'étaient pas mauvaises, si l'on tient compte de ce qu'il a entendu sur la cuisine londonienne, mais ce n'était pas ce à quoi il était habitué. Trop occupé et fatigué pour faire la cuisine, il s'obligeait à avaler cette cuisine étrangère à chaque repas, en 2 ans cela avait suffit à avoir des résultats sur lui.
Il était visiblement plus maigre. Ca se voyait à la manière dont ses joues se creusaient un peu plus qu'avant. Ses pantalons ne tenaient presque plus autour de ses hanches, il avait même du resserer sa ceinture de quelques crans, et ses shirts étaient désormais un peu trop grand. Au niveau physique, pourtant, c'était ses cheveux qui était le changement le plus radical. Noirs. Le châtain lumineux avait été absorbé par les ténèbres du noir. Et puis de toute façon, les coiffeurs londonniens n'arrivaient jamais à recréer sa couleur d'antan.
Mais c'était le changement interne qui le frappait le plus. Il continuait de se torturer à propos d'Asami, la nuit et devait désormais prendre des somnifères lorsque ça allait très mal; évidemment il cachait les pillules à Gyles. Il n'y avait aucun retour possible à ce qu'il était, il se contenta juste de lancer un regard vide au plafond (qui était recouvert d'étoiles en neon, sûrement collé par un gosse qui vivait là avant). Alors qu'il revivait le temps où il était à Tokyo, le néon vert brillait au-dessus de lui, tourbillonant comme une étoile de la voie lactée (waouh je sais pas ce qu'il a fumé mais c'est fort ^^).Il se réveillait deux, voir trois fois la nuit sans aucune raison et pleurait la nuit lorsqu'il était tout seul.
Il arrivait quand même à se retrouver dans des situations assez dangereuses, malgré tout. Gyles n'était vraiment pas d'accord que Takaba parte dans des certains lieux comme il le faisait: Irak, Soudan, Pakistan, Israël, Liban, Colombie, Pérou, Venezuela, Cuba. C'était une compensation. Il n'arrivait pas à se passer de l'adrénaline auquel il s'était habitué à Tokyo. Il avait passé plusieur mois en Irak, à suivre un groupe de soldats américains.
Takaba retracça du doigt la cicatrie qui partait du bas de l'épaule jusqu'à sa clavicule, un souvenir lorsqu'une bombe artisanale avait explosé le convoi dans lequel il était lorsque ce dernier avait déclenché le câble de dérivation. Le conducteur, un jeune de 20 ans de l'Iowa, ou était-ce l'Ohio, il n'arrivait jamais à s'en rappeler, mourut presque instantanément, des éclats d'obus incrustés dans sa tête et sa mâchoir, explosant l'artère qui menait au cerveau.
Takaba se ressaisit et mit ce souvenir sanglant de côté, il ouvrit le placard de la salle de bain et farfouilla parmi les bouteilles de crème à raser et d'aftershave, le dentifrice et les lotions, jusqu'à ce qu'il trouve une petite bouteille jaune qu'il cherchait.
Ce que cette petite boîte contenait était des médicaments prescrits pour ces migraines, ces terribles maux de tête, qui avaient commencé il y a 2 ans de ça.
Les maux de tête avaient commencés petit à petit, ça n'avait d'abord été qu'un léger battement des tempes, qu'il avait réussit à régler par des petites doses d'aspirine. Puis ces dernières perdèrent leur efficacité et la douleur est devenue plus intense et ce de plus en plus souvent. Il augmenta les doses de Tylenol. Puis ce fut au tour du Vanquish, une combinaison d'Aspirine et de Tylenol. Ils devinrent rapidement inutiles et trop nombreux, il finit donc par prendre de l'Aleve, ce qui n'était pas vraiment conseiller pour des maux de tête, espérant rendre cette agonie qui lui scinadit presque la tête, diminuer ne serait-ce qu'un peu. Il avait probablement essayer et jeter tout le contenu de ce qu'une pharmacie pouvait proposé.
Finalement, lorsqu'il ne put plus supporter la douleur, il alla voir un médecin, qui lui prescrit du Frionol. Malgré ça, il n'y avait presque aucune évolution. Et maintenant il en était à du Amerge, qui ne faisait que soulager temporairement la douleur, mais pour Takaba, ça en valait la peine.
Les solutions pragmatiques étaient souvent les plus efficaces.
Il ouvrit le capuchon et ouvrit de l'autre main le robinet du lavabo. Ce n'était probablemetn pas prudent d'utiliser l'eau du robinet, mais il avala quand même la pillule blanche et cylindrique avec.
Ca lui laissait un goût amer et acid dans la bouche.
Takaba se rinça le visage et ne détacha pas ses yeux de l'eau qui descendait en spirale, laissant un bruit de gargouilli lorsqu'elle se vida dans les tuyaux. Des gouttes tombèrent du bout de son nez et il regarda les goutelettes disparaître dans le petit abysse. Il souffla doucement et ferma la porte de la salle de bain, tout en faisant glisser la petite boîte cylindrique dans la poche de son jeans.
Takaba marcha doucement vers la chambre d'ami qu'il utilisait comme chambre noire. L'odeur du fixant était particulièrement concentrée ici. Gyles le réprimendait toujours de garder une chambre noire dans son propre appartement, et lui faisait même la liste de tout les dangers possibles pour le corps humain à cause de ces produits chimiques, il alla même jusqu'à lui offrir un studio pour pouvoir développer ses photos qui se trouvait à quelques pas de la gallerie, malheureusement pour lui c'était ainsi que Takaba faisait les choses.
Les fenêtres étaient recouvertes d'épais pannaux noir et près de la porte se trouvait un rideau noir qui allait du sol jusqu'au plafond. Les ampoules normales avaient été remplacées par des rouges qui brillaient sinistrement alors que Takaba appuya sur l'interrupteur. Elles ressemblaient à des rubis, des yeux de démons qui l'observaient depuis le plafond.
Ce n'était pas "fashion," il le savait, d'avoir encore une chambre noire faite maison dans son propre appartement. La plupart de ses collègues, tant à Tokyo qu'à Londres, travaillait désormais au digital ou utilisaient des professionels, mais Takaba n'écoutait personne lorsqu'il s'agissait de sa chambre noire. Il avait l'impression que ça rendait son appartement plus… réel. Et pas seulement un fragment de son imagination tordue.
Son appareil photo se trouvait toujours là où il l'avait laissé. Il l'attrapa et ramassa également son sac où se trouvait les pélicules supplémentaires ainsi que les boîtes. Il avait encore 6 voir 7 heures avant d'aller chez Gyles, après tout il pouvait très bien suivre le conseil de Gyles e tenter sa chance dans Londres.
Il éteignit la lumière rouge, fit attention de bien fermer la porte de manière à ce que l'odeur ne s'éparpille pas dans tout l'appartement, et il ramassa de nouveau son manteau. Il avait prévu d'essayer les quartiers les moins courus de la capitale. N'importe où ailleurs donnerait l'impression d'avoir affaire à un livre de guide touristique, ce qui n'était vraiment pas le genre de photo que Takaba cherchait.
Lorsqu'il mit un pied dehors, la neige descendait toujours doucement du ciel nuageux. Il ne put s'empêcher de se rappeler les fleurs de sakura en été lorsqu'un coup de vent trop fort les détachaient de leur fragiles branches. La neige cachait les pannaux et les arbres apparaissent différents, comme des versions éternels de jeunes abres de sakura en pleine floraiso, et il ne put là encore s'empêcher de se demander: est-ce qu'Asami a jamais prit le temps d'apprécier ça ?
Probablement pas, il était toujours occupé à conduire ses BMW avec un télépgone collé aux oreilles.
Takaba soupira alors que l'épaisse neige à ses pieds faisait des bruits bizarres sous ses pieds. C'était… insupportable. Chaque chose lui rappelait autre chose, qui lui rappelait un autre souvenir et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il se retrouve à penser à Asami. Chaque ligne et courbure, et plan de la géométrie complexe de la spirale de sa conscience revenait à un seul et même point: Asami.
Et ce seul point that single point was deteriorating, brisant le fragil mentale de Takaba en morceaux. Son espirt n'était plus qu'un voile qui s'effilochait sur les côtés, se déchirant et se réduisait. Il était un gratte-ciel dont la structure en glace et l'opiniâtreté; et sa fondation commençait à s'effondrer.
Asami…Qu'est-ce que j'ai pu être pour toi…
