Rating : M pour violence

Genre : Drame (malheurs qui arrivent faute de l'homme, rien de prédestiné, pas d'instance supérieur qui décide); horreur (violences, fic "noire", meurtres) mystère (il en faut toujours) presque Death-fic...

Disclaimer : Tout appartient à J.K.R sauf l'idée de cette fic. Je vous hais appartient au groupe Eths. Voici la mort appartient à Saez.

Note : Bonjour ! Désolée pour ce petit retard, je ne dirai plus le 1 moins maximum... Donc chapitre fini cette nuit devant Fight Club mais je le poste que maintenant car le "mode zombie" n'est pas la meilleure manière de traquer les fautes... et comme musique, du nightwish, era, saez (encore) et d'autres...

Note 2 : Surement le chapitre le plus décousu de la fic mais c'est presque fait exprès, et aussi le plus court... Donc je ne sais pas si tout est compréhensible

Note 3 : /!\ valable sur toute la fic... (un peu tard pour le dire mais bon) chaque chapitre est une sorte de focalisation interne donc c'est la vision de la personne en question qui est montrée. Ainsi la vérité ou les événements ne sont pas forcément comme ils semblent l'être pour la personne en question. /!\ en gros, je dis ça pour bien embrouiller encore plus :)

Merci pour les reviews et bonne lecture !


« Le sang. Partout autour de nous. Il suinte, coule, s'écoule... sans arrêt. Il n'y plus que lui qui existe. Le sang et la chair. Chair qui se déchire, se fend, s'arrache. Tout n'est plus qu'horreur rouge. Horreur baignée de sang et moi, je m'y roule, m'en gorge, en festoie. Mon bonheur se fait dans l'abominable fin de ceux qui, un jour, furent mon espèce... »

Chapitre 6 : Je vous hais

« Sale, je vous hais.

[…]

Je pourris, pour ça je vous hais.

Tombe ne fleurit.

Je vous hais, pour ça je tuerai... »

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Je vous hais – Eths

Le 31 décembre.

Fin d'une année ou infimes instants avant le début d'une nouvelle...

Le 31 décembre... ce jour là, il est né. Ce jour là, elle est morte. Si jeune, il était déjà un meurtrier.

Sa vie se résumait à ce bâtiment carré, propre et miteux, entouré de grilles. Sa vie, s'il pouvait appeler cela une « vie », n'était qu'un combat pour rester au dessus de la surface, surface qu'il n'a jamais atteinte. Tous le fuyaient et, ce n'était pas pour lui déplaire. Tous le fuyaient et, disaient qu'il n'était qu'un monstre...

Pourtant, il n'avait encore rien fait pour être ainsi dénigré... à part, peut-être aimer les serpents, et d'autres petits détails qui le distinguait des autres enfants. Mais sinon il n'avait en rien l'apparence des monstres que ces enfants plus vieux décrivaient pour faire peur au jeune.

Sa vie se résumait à cet orphelinat jusqu'au jour où cet homme étrange, à la longue barbe grise, était venu le voir. Il s'en était méfié immédiatement. Ce sourire bienveillant avec quelque chose de faux, comme si cet homme se cachait derrière son air de grand-père.

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Son impression était bonne. Il est retourné dans cet orphelinat après une année de liberté. Il sait maintenant qu'il ne peut avoir confiance qu'en lui même. Les autres ne valent rien, il ne sert à rien de se reposer sur eux car, au final, ils ne sont qu'une gêne et ils vous abandonnent dès qu'ils le peuvent.

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Il l'a retrouvé... enfin... sa vengeance commence par la suppression de cafards gênant. Son père est mort.

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Sa dernière année à Poudlard est terminée. Le gouvernement commence à parler d'un nouveau projet : « Le Projet Humain d'annihilation »

Ce n'est encore que des rumeurs mais il sait que ce gouvernement n'est que pourriture cachée sous un masque en or. Ils feront tout pour avoir le contrôle.

Pour l'instant rien ne filtre mais tout peut se cacher derrière ce nom. Projet Humain. Qu'est ce que l'Humanité pour eux ? À quoi se résume-t-elle, surtout lorsque les guerres se multiplient... et qui peut vraiment définir un concept que chacun peut s'approprier. Quelque chose de bien plus gros se cache derrière ce nom, ce Projet Humain.

Dans l'ombre, il a commencé à rassembler de puissantes familles partageant ses opinions. Il sait pourtant que le Ministère n'est pas dupe. Sous ses airs de « je suis aveugle », il fait tout pour arriver à ses fins. Et, ses fins ne seront bonnes pour personne à part lui, évidemment. Tous sont aveugles, ne veulent pas voir.

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Les Malfoy, les Nott, les Lestrange sont là. Tous sont loyales, fidèles à la cause. Fidèles à une cause qu'ils ne comprennent peut-être pas tous mais qu'importe. Ici, le nombre pourra faire la différence. Le Ministère à une grande partie de la population à sa botte. Tous, ne cherchent pas à savoir, ils suivent. Quand ils comprendront, il sera trop tard, beaucoup trop tard.

Les Potter, quand à eux, ce ne sont que des traîtres. Ils ne comprennent pas que le Ministère n'a plus qu'un but derrière sa façade, détruire la noblesse et récupérer tout son pouvoir. Le pouvoir, toujours le pouvoir, il n'y a que lui qui compte dorénavant.

Il ne peut laisser cela se faire. Les Potter mourront ce 31 octobre 1997...

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« Un amer goût de fer, arrière goût de sang. »

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Tout a échoué... ou presque.

Il croupit dans cette cellule depuis quelques jours à peine et étrangement, ils ne l'ont pas encore exécuté.

Un Potter est encore vivant, manipulable. Le Ministère à maintenant le champ libre.

Le Crâne Corbeau n'est plus...

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« Un amer goût de fer, arrière goût de sang »

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Combien de temps a passé ? Il ne sait pas...

Depuis quand la lune brille-t-elle autant ?

A-t-elle un jour éclairé le ciel ainsi ?

Il ne sait plus.

Trop de choses ont passé, plus rien n'a d'importance. Plus rien à part la vengeance.

Venger les trahisons, les abandons.

Seul, il est seul maintenant. Pas un seul ne lui est resté fidèle. Tous sont emprisonnés, morts ou ont retourné leur veste.

Aucun n'a tenté de rester auprès de lui et, les pires lâches sont ceux qui ont préféré mourir plutôt qu'attendre.

L'aristocratie, au final, ne voulait pas changer. Tous des serpents qui, lorsque le vent tourne, tournent avec lui. Juste des moutons déguisés en reptiles.

Lui, n'est plus qu'une ombre avançant péniblement dans la nuit froide de cette campagne hostile. Lui, n'a plus de nom qui vaille la peine d'être utilisé. Il reste fier malgré l'emprisonnement, malgré la perte, malgré la fuite.

Dans un vieux kiosque toujours utilisé il voit enfin la date.

25 novembre 2001.

Ainsi cela fait déjà quatre ans.

Quatre ans de trop.

Quatre ans de perdus.

Quatre ans dans une cellule sans lumière, dans les tréfonds de cette antique prison. Personne ne s'en était échappé... vivant. Maintenant il y a lui et, il ne compte pas mourir tout de suite.

Soit, ils l'ont oubliés. Soit, ils voudront le tuer. Mais...

La vengeance doit être accomplie. Toujours, jusqu'au bout. Jusqu'à ce que son corps en décide autrement. La vengeance est la plus douce nourriture, le plus délicieux nectar qui puisse exister.

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Un an... ou un peu moins... Un an est passé. Il ne lui reste plus beaucoup de son ancienne prestance mais il ne ressemble plus au fugitif qu'il était il y a peu.

Il se trouve devant un quartier pavillonnaire. Désert. Cela n'a rien d'étrange vu la chaleur de cette journée d'été. Il va pour repartir lorsqu'un mouvement dans un jardin l'interpelle. Un jeune garçon se relève, une paire de ciseaux à la main. Il regarde, inquiet autour de lui, puis, ne voyant personne, se permet de souffler. Il est jeune, remarque Tom, bien trop pour rester ainsi dehors et pourtant, il se remet à la tâche.

Il repart sans se faire remarquer et, le soir venu, il ne peut s'empêcher de revenir. Ce n'est pas pour cet enfant essaie-t-il de se convaincre. Il n'a rien de plus qu'un autre môme, il n'a pas ces yeux verts si particuliers. Non... rien de tout cela. Ce n'est qu'un enfant banal. Il n'a jamais vu cette couleur particulière sur une autre personne, sur une femme...

Il revient souvent. Observe cet enfant aux cheveux désordonnés qui travaille inlassablement. Il pense ne pas avoir été repéré mais un jour, il croise le regard interrogateur de l'enfant. Il semble lui demander pourquoi il l'observe ainsi. Tom repart alors sans un mot, sans un geste.

Une nuit il passe par hasard et entend un chuchotement. Il s'approche de la source et découvre l'enfant assit dans une sorte de niche. Il regarde les étoiles et, de temps en temps, une vieille montre. Alors qu'il va se détourner Tom entend dans un soupir l'enfant murmurer :

- Joyeux anniversaire Harry...

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À partir de ce moment il revient chaque jour voir ce garçon qui lui rappelle peut-être un peu celui qu'il était plus jeune, dans cet orphelinat miteux. Pourtant il se persuade que c'est juste une proie potentiel, un être facilement manipulable.

Et un jour, alors que la famille est partie, laissant une fois de plus Harry seul, il s'avance doucement. Le garçon relève la tête, surpris, alors que le soleil est soudainement caché. Un an est passé depuis la première fois qu'il l'a aperçu.

- Joyeux anniversaire... lui souhaite calmement Tom.

L'étonnement éclaire les prunelles de l'enfant alors qu'il entend cet homme étrange lui parler alors qu'il lui parle lui dit ce qu'il a tant de fois rêvé. Il se fait soudainement suspicieux.

Que lui veut cet inconnu ?

Tom s'assoit face au gamin qui ne sait plus trop comment réagir. Au bout de quelques minutes ce dernier finit par faire un sourire timide et voyant que l'inconnu ne bougera pas, il se remet au travail.

Les jours passent, toujours les mêmes.

La famille part. L'enfant travaille inlassablement. Dans le jardin. Dans la maison. Dans le garage. Toujours travaille. Et, un homme étrange, aux yeux presque rouges et cheveux noirs, le regarde. Ils n'ont pas besoin de mots, pas vraiment. Pourtant, certains jours, ils s'assoient juste, et l'enfant parle.

Un matin d'octobre, le 31 octobre 2004, Tom arrive plus tôt. Un passant n'aurait vu à ce moment qu'un homme pressé mais la réalité était toute autre. Alors qu'il s'engage sur Privet Drive il entend des cris. Il ralentit. Là, dans le jardin, recroquevillé dans un coin se trouve celui qu'il considère comme un ange. Depuis quand ressent-il des sentiments ? Comment cet enfant insignifiant a-t-il réussi à briser son mur de haine ? Il ne saurait le dire, ne cherche pas à savoir. Ce n'est qu'un outil, cet enfant doit le rester. Il ne ressent aucun sentiment, n'en a jamais eu...

Il s'approche doucement. L'enfant, tel un animal craintif, relève vivement la tête. Sa joue gauche vire déjà au bleu et du sang séché macule le haut du T-shirt trop grand. En voyant son état Tom ne peut empêcher l'éclat de haine qui le traverse mais, voyant la peur d'Harry essaie de se maîtriser.

Il ne sait pourquoi mais il se met au même niveau que l'enfant et, d'une main sûre, essuie les traces de larmes. Il lui chuchote ensuite, avec une gentillesse qu'il ne se connait pas :

- Ne pleure plus... petit ange. Tes yeux sont trop beau pour cela...

D'où il sortait cette phrase qui sonne si... faux, il ne saurait le dire une fois de plus. Cet enfant fait ressortir des aspects de lui qu'il ne connaissait pas, ne veut pas découvrir, qui lui feraient peur si il savait vraiment ce qu'elle était.

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La nuit tombe. Il n'est qu'une ombre parmi les autres. Celles de la nuit, de la solitude, de la mort. Il erre sans but. Attend une proie qui ne tardera pas à tomber dans son filet. La mort a quelque chose de rassurant, d'intangible. Quoi qu'il arrive, elle sera toujours là. Au bout du chemin. Chemin long ou court. Parfois un imprévu et il se brise.

Il est devenu l'imprévu.

Une ombre cachée dans la nuit, amenant la fin dans son sillage. La mort ne lui apporte rien, rien à part ce sentiment de pouvoir. Pouvoir décider de la vie ou de la mort d'un autre, un de ceux qui voulaient lui faire croire qu'ils sont de la même race.

Stupides petites choses.

Il n'a rien à voir avec ce troupeau de moutons blancs auquel on montre une direction et qui la suive sans un bruit. Il ne veut pas appartenir à ce monde d'humain... mais, qu'est ce que l'humanité ? A-t-elle un jour existé ? Il n'en à rien à faire. Il n'est qu'une ombre qui grossit, grossit, jusqu'à pouvoir enfin marcher dans la lumière et en finir avec ceux qui un jour crurent être de son espèce. Ceux qui l'appelaient monstre, anormal...

Elle est là, sa proie. Une jeune fille, hagarde. Elle marche le long du mur en pierre, se soutient. Furtif, il l'attrape, la condamne.

Pauvre petit insecte pris dans la toile... tu te débats pour rien. Ta fin est là. Regarde dans ses yeux rouges... semble chantonner la nuit sans aucune pitié.

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Un serpent, il croyait lui faire peur. Avoir enfin trouvé un moyen de fuir sa présence trop douce, gentille. Au contraire, du haut de ses neuf ans il regarde le reptile, fasciné. Il va jusqu'à le caresser, lui murmurer des secrets et le serpent se laisse faire. Comme s'il comprenait l'enfant, ne lui voulait aucun mal.

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Le cachalot l'a vu mais n'a rien dit, il l'a invité à venir chez lui en croyant avoir devant lui un des patrons d'une grande banque américaine. Il fait tout pour être aimable mais Tom voit la cupidité et quelque chose d'autre qu'il ne réussit pas à trouver. Il ne s'en inquiète pas, les hommes ne sont que des déchets à l'écoute de leurs sentiments.

Il fait croire à cet espèce d'homme, qui se dit l'oncle de son petit ange, qu'il a de la sympathie pour lui et l'affreuse situation de son entreprise.

À chaque fois il lui sert la même boisson, un whisky. Tom n'y fait pas attention mais, jamais l'autre ne touche à cette bouteille ci, toujours il se sert dans une autre la même boisson.

Les mois passent, lentement.

Harry grandit mais est toujours aussi doux. Sans jamais broncher il reçoit les insultes de son oncle et, parfois, ses coups. De loin, Tom les observe toujours, ainsi que le Ministère. Ce dernier est trop calme, il cache quelque chose mais impossible de savoir quoi. Il continue la mascarade du gentil homme d'affaire compatissant. Et, l'autre se laisse prendre. Parfois il voit la lueur d'incompréhension dans les yeux d'Harry alors, il lui sourit et l'enfant retourne à ses tâches.

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- Harry...

Le garçon âgé de dix ans se retourne et attend un quelconque signe et, dès qu'il semble l'avoir perçu il se jette sur Tom qui le reçoit. Tom sait que le garçon n'est pas dupe, il se doute qu'il n'est pas normal mais, pour lui, il veut rester encore un peu Tom. Lord Voldemort à encore le temps avant de revenir, encore un tout petit peu de temps. Après il sera l'heure de tout rattraper et, le Ministère tombera et l'Angleterre avec.

La Reine... elle n'est qu'un pion à abattre, aucunement un obstacle. Le Ministère tombe, la partie est jouée. Mais avant, il lui reste un peu de temps, laissons le pouvoir s'embourber dans son vice. Il n'en sera que plus facile à abattre.

Tom sort un petit paquet de son manteau et le tend à l'enfant dont les yeux se mettent à briller d'anticipation. Tom remarque le geste inconscient du garçon vers son cou. Ainsi, il porte toujours son pendentif, son premier cadeau. Délicatement Harry ouvre le paquet et en ressort un bracelet en argent. Chaque détail du serpent représenté est visible ainsi que ses yeux : un vert, un rouge. Harry relève la tête vers lui, incertain alors, Tom lui dit de le mettre. *

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- TOM !

Le cri retentit dans le petit parc, vide en ce mois de décembre. Sur un banc, assis, se trouve un jeune adolescent. Il ne doit pas avoir plus de quatorze ans. À la sortie du petit espace vert un homme, grand, s'est arrêté. Il se retourne, attend que l'autre continue. Ce dernier se lève, doucement et s'approche. D'une voix très faible il demande :

- Tu reviendras ?

Tom sourit, lève une main et caresse doucement la joue de cet enfant si innocent.

- Bien sûr petit Ange. Tu sais que je reviens toujours pour toi.

Harry sourit timidement, il sait qu'il n'est sûrement qu'un jouet ou, une proie. Tom est et sera un prédateur... toujours.

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« M'en sortir, ça je ne peux plus. As-tu pensé aux âmes et aux sœurs que tu as déçus ? »

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Parti ! Il est parti !

Comment a-t-il osé faire ça ? De quel droit peut-il s'enfuir sans un mot ? Juste... comme ça...

Comme toujours, lui, il est revenu et l'a attendu, dehors. Mais non... il s'est enfui.

Tous sont pareils en fait. Les humains ne sont que des chiennes qui partent une fois qu'elles ont eu ce qu'elles voulaient.

Insignifiante est la race humaine... même toi...

Les Hommes sont même pires que des chiens car, eux au moins, restent fidèles à leur maître.

Les amis ne servent à rien, ils ne sont que des pâles substituts à un besoin plus grand, plus dangereux. Les amitiés ne valent rien, sont justes insipides, sans réalité. Cet enfant n'était rien, juste un passe-temps.

Inutile.

Quand tout est perdu, il ne reste plus que la haine. Cette haine dévorante, brûlante, qui détruit tout sur son passage. Il n'y a plus qu'elle qui est vraie, le reste n'est que mensonges. Plus ou moins petits mais mensonges tout de même.

De quel droit est-il parti ? Lui qui lui avait fait croire qu'il appartenait enfin à quelque chose. En fait, ce n'est qu'une chienne ! Une de plus mais qui se cachait sous son air de petit ange.

Cette chienne ne mérite pas de vivre, plus personne ne doit être sali par elle.

Elle ne mérite que haine et mort douloureuse...

Mais avant cette petite chienne paiera tout ses crimes et après, la mort viendra le chercher.

Lente, douloureuse, libératrice.

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Une femme, aux longs cheveux noirs. Elle se retourne, sourit tendrement à sa fiancée. Ses yeux sont verts.

Trop verts, trop lui...

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Dans une ruelle, une femme gît, recouverte d'un simple drap noir. Elle pourrait dormir mais alors, d'un sommeil sans fin.

Jamais assez, leurs cris ne sont jamais assez puissants. Leurs douleurs trop faibles. Sa soif s'apaise de moins en moins, il lui faut toujours plus. Il lui faut lui... Après, tout sera fini, il ne restera que le Ministère et après, le pouvoir.

Violence, toujours plus. Violence, viol... deux mots si proches et pourtant ils ne détruisent pas de la même façon. Les deux sont liés mais pour se faire vraiment haïr l'un est mieux.

Être haït est une manière d'être vivant.

Lord Voldemort est de nouveau vivant.

Le Crâne Corbeau restera pour toujours enterré. Ce nom qui avait autrefois une signification n'en a plus aucune. Alors, autant le laisser croupir avec les cendres que deviendront les archives.

Un crâne pour la liberté mais celle ci n'existe plus. Car la mort n'est plus vraiment une délivrance, elle s'abat. Voila tout. La liberté n'a plus aucun sens. Tel le corbeau, oiseau funeste, le silence... la douleur... la mort.

Le Crâne Corbeau, la liberté dans la douleur.

Il ne reste plus que la douleur et l'utopie de cette liberté. Cependant ce n'est pas assez pour que ce Corbeau continue à vivre. Il n'a pas qu'un sens et, les autres se sont perdus dans les méandres du Projet Humain.

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Obligé de se cacher, il est réduit à cela. Un jour viendra il marchera à nouveau dans la lumière. L'ombre disparaîtra.

Le Ministère est toujours le même. Un va et viens incessant. Une fourmilière. Il est là, attend une nouvelle proie. Une qui lui ressemble trop. Pourtant, au bout d'un long moment son regard est attiré par un jeune homme. Un jeune qui normalement n'aurait jamais attiré son regard. Il est grand, marche lentement. Il ne ressemble en rien aux personnes qu'il cherche, ses cheveux sont trop... roux. Et puis, son regard. Il a déjà eu une proie ayant le même. Il n'avait eu aucun plaisir.

Il fait froid, de la neige tombe en petit flocons légers. Lentement elle trempe tout ce qui se trouve à sa portée. Inconsciente de ce temps une jeune femme avance dans les petite rues désertes. Ses longs cheveux noirs nattés suivent chacun de ses pas en un doux balancement. Elle semble ne pas sentir le froid alors qu'elle n'est vêtue que d'une simple veste estivale. Elle marche, juste inconsciente de ce froid saisissant et de cette ombre qui suit chacun de ses pas.

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Trop insolente. Ainsi elle croit être intouchable ? Rien ne peut lui arriver ?

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Dans une ruelle, deux silhouettes. Une est projetée violemment contre le mur de brique. Aucun son pourtant ne résonne dans la nuit, pas un que la neige pourrait tenter d'étouffer. La femme se laisse faire alors que son agresseur se fait plus violent voyant son nouveau jouet sans réactions. Cette femme, toujours, regarde sans peur dans ses yeux rouges. Vers la fin elle semble même lui sourire. Et alors qu'il la viole, elle ouvre enfin la bouche. Elle se met à chanter :

- « Voici la mort. Que le monde s'incline. Voici la mort... »*

Et, alors qu'elle devraient hurler comme toutes celles avant elle, chante, semble ne rien ressentir.

- « A ta santé l'Amour. Fais moi l'amour. Fais moi l'amour... »*

Lassé, l'homme l'achève et alors que la femme va pour rendre son dernier souffle enfin, les yeux pâles de la femme s'allument. Dans un dernier soupir elle murmure :

- Merci... $

Cette femme l'avait remercié pour lui avoir donné la mort. Cet homme dont les yeux sont déjà morts aurait sûrement une réaction similaire. Plus rien ne semble le toucher. Il avance car son corps lui dit qu'il peut et doit encore le faire. Mais, la première chose pouvant le délivrer, il l'accueillerait sûrement les bras ouverts. Non, lui n'est pas intéressant par contre, celle ci... petite, brune. Elle pourrait convenir.

Invisible, il se fond dans la foule de la sortie de travail. De loin il la suit. Ce petit jeu dure une vingtaine de minutes et la nouvelle proie ne se rend compte de rien. Ils s'éloignent du cœur de la ville.

Elle tourne à gauche. Une petite rue adjacente, cachée des regards. L'unique lampadaire ne fonctionne plus. Un endroit parfait, parfait pour mourir. Comme si la femme s'en doutait elle accélère. Mais, il est déjà trop tard.

La chasse a commencé.

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Insipide... elle est insipide. Elle n'a aucune saveur. Ne sait que crier, crier et supplier encore. D'un geste simple, rapide, il l'achève. Tous ne sont que des jouets mais des jouets qui n'ont plus aucuns attraits.

D'un pas lent il ressort de la ruelle, a abandonné le cadavre sans aucune considération.

Il repasse devant le Ministère, une énième provocation pour ceux qui le recherchent encore et encore alors qu'il ne se cache même plus.

Il croise un jeune homme aux abords de la ville. Il lui ressemble, même plus que ça... c'est lui. Son ange. Il s'attend presque à le voir sourire comme avant. Il sait qu'il n'aura plus jamais cette réaction.

Il le dépasse, juste... le dépasse sans le voir.

Lui, est sûr que c'est Harry. Malgré les cernes, le teint pâle – presque maladif – et ses yeux... qu'a-t-il fait à ses magnifiques yeux ? Pourquoi les cache-t-il ainsi ?

Et il passe, marche sans s'arrêter, sans le remarquer. Comme s'ils n'étaient que deux étrangers se croisant au hasard d'une rue.

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« Je t'ai vu quand tu ne m'as pas reconnue. Chercher tes gestes face au corps que tu as émue. Tu t'obsèdes et t'éloignes de moi... »

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Il est « chez lui ». Une vieille cabane. Même si le Ministère est aveugle il ne l'est pas au point de ne pas surveiller tout les logements disponibles. Hélas, cela ne le sauvera aucunement de la fin horrible créé pour lui. Avant il doit en finir avec son ange, sa dernière lettre pour la presse sera celle ci :

« Je t'ai vu aujourd'hui, toujours aussi... beau mon ange. Qui croirait qu'une jolie petite chienne se cache derrière cette façade. Et pourquoi les caches-tu ?

Toi, tu ne m'as pas vu mais... je suis toujours là. Chaque pas pourrait être ton dernier. Comme cette fille si infâme que ces cris tenaient plus des hurlements d'un vieux cochon...

Elles ne valent plus rien...

Maintenant, c'est ton tour petit Ange. Il est tant de payer et de retourner dans ce tunnel sculpté de nos doigts ensanglantés... »


*Voici la mort - Saez

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Donc chapitre un peu court mais j'espère quand même qu'il a plu, surtout que ce POV de Tom est assez étrange au final. Bref... des questions, des commentaires, je réponds toujours.

Si vous voyez des fautes vraiment affreuses, ne pas hésiter, car j'en ai vu dans les chapitres précédents...

Prochain chapitre : maximum le 8 novembre même si je n'aime pas être aussi longue...

Un petit extrait ? tout gentil et un titre qui pourra avoir plusieurs sens :

Chapitre 7 : Infini

- Tu dois partir, claque la voix dans le petit salon vert.

Il le regarde sans comprendre ce que l'autre lui dit. Ce dernier s'agace et répète plus sèchement :

- Tu pars ce soir. Pas de discussion. Tu veux le protéger ? [...]

- Quand ?

- Rejoins Draco, ici, à trois heure...


Tsuh... merci de lire...