Rating : M pour violence
Genre : Drame (malheurs qui arrivent faute de l'homme, rien de prédestiné, pas d'instance supérieur qui décide); horreur (violences, fic "noire", meurtres) mystère (il en faut toujours) presque Death-fic...
Disclaimer : Tout appartient à J.K.R sauf l'idée de cette fic. Infini appartient au groupe Eths. Raphaël et Saendro sont toujours à moi et le resteront.
Note 1 : En retard, en retard, en retard... Désolée un peu été débordée mais les vacances sont proches. J'avais une magnfique analyse de document à faire pour hier (12) et je l'ai faite le 10 voire le 11...
Sinon chapitre le plus court je m'en excuse mais il devait être mis. C'est un lieu avec le chapitre 3, sur Théo
Note 2 : Les notes avec * peuvent être lues à la fin.
Saendro = prononcer sa – èn - dro
'xan = prononcer ksan
Blabla gras = paroles en français (gras italique si dans un souvenir)
§Blabla italique§ = retours en arrière
Commence début avril c'est à dire environs quand Théodore se fait embaucher au Crâne Corbeau
Bonne lecture j'espère !
Chapitre 7 : Infini
« C'est là que tout recommence.
Étranges murs susurrent à nos oreilles.
Elle est là attend l'éveil.
Mais tout a commencé et tout recommence.
[…]
Vous n'existez pas !
.
Infini - Eths
- Tu dois partir, claque la voix dans le petit salon vert.
Il le regarde, sans comprendre ce qu'il lui dit. Son interlocuteur s'agace et répète plus sèchement :
- Tu pars ce soir. Pas de discussion. Tu veux le protéger ? Alors tu vas t'éloigner d'ici quelques temps.
- Quand ?
- Rejoins Draco, ici, à trois heure. Quand ils annonceront le numéro d'Alexia. En attendant, va le voir mais sois discret. Ils le surveillent.
Blaise s'arrête soudainement, se retourne et fait une pause avant de demander lentement :
- Ils le surveillent ? Qui ?
- Cela n'a pas d'importance. Ce soir. Trois heures.
.
.
Blaise traverse rapidement la ville et arrive devant son immeuble. Il monte les trois étages, rapidement, traverse le couloir gris. Il entre sans frapper. Il reprend son souffle avant de fixer son regard sur Théo. Il a l'air un peu fatigué et surtout, son regard est interrogateur.
- Je pars ce soir !
- Pourquoi ?
- Un travail, répond-il, après une hésitation qui ne passe pas inaperçue.
- Officieusement ?
- Le Ministère m'a repéré. Il faut que je me fasse oublier. Je reviens dans deux mois. Mais avant, reprend-il plus joyeusement, ce soir on fête les deux mois de ta première entrée au Crâne Corbeau !
.
Ils marchent dans la rue, tranquillement. Il est à peine vingt heure. Théo s'éloigne de lui, il le voit bien, mais ne fait rien pour se rapprocher. Il l'a compris depuis un long moment, rien n'est possible. C'est presque mieux ainsi, ils* n'ont pas à l'utiliser
.
La musique est forte ce soir, les danseurs et danseuses, nombreux. Théo, comme toujours est au bar et son regard erre sans attache sur la salle.
Une fille s'approche.
Grande, blonde, talons aiguilles et vêtements de cuir. Blaise la reconnaît et la laisse venir. Il l'entraîne sur la piste de danse, se laisse faire. Elle se penche dans son cou, semble l'embrasser. Blaise voit le regard perdu de son ami qui le fixe du bar alors qu'il répond aux gestes provocateurs de la jeune femme.
- Troisième étage, quatrième porte, dix heure, dans deux jours. Passe le mot au chef, murmure la jeune femme avant de le laisser seul au milieu de la piste.
Draco lui fait un signe du fond de la salle, il lui répond et retourne s'asseoir près de Théo qui l'ignore. C'est pour le mieux, si il ne revient pas. Ce sera moins dur. Il oubliera et trouvera enfin quelqu'un. Il y a toujours une chance – ou plutôt malchance – de se faire arrêter lorsqu'ils sortent du pays.
.
- Pour finir cette soirée, permettez moi de vous présenter une perle, notre petite dernière, Alexia !
.
Une musique rythmée démarre aussitôt, That man de Caro Emerald. Une jeune fille entre alors sur scène. Elle est blonde, les cheveux courts, les yeux bleus. Elle porte un ensemble en cuir blanc cachant chaque parcelle de sa peau tout en laissant croire qu'elle porte le minimum. Elle se déhanche au même rythme que la musique, flirte avec le sol et le public. Soudain, alors que la musique reprend avec plus d'entrain elle s'arrête au milieu de la scène.
Une seconde jeune femme arrive alors. Les mêmes cheveux blonds, courts, les yeux verts. Elle tourne autour de la première danseuse qui est devenue sa proie. Elle l'effleure, la caresse. Elle essaie de l'entraîner après elle mais celle ci ne se laisse pas faire. Elle ne faiblit jamais elle paraît ne pas faiblir, pourtant … les spectateurs voient à sa posture qu'elle commence à se laisser aller. Et, lorsque les derniers accords résonnent et que la tentatrice va fuir, la jeune femme la retient et l'entraîne à sa suite.
.
Blaise regarde ce dernier numéro perplexe, peut sûr de ce qu'il vient de voir mais il n'a pas le temps d'y réfléchir plus. Il voit déjà Draco lui faire un signe lui indiquant le salon d'argent. Il se dirige nonchalamment vers ce dernier, peu pressé de devoir partir.
.
- C'est ce que tu appelles de la discrétion ? Tu l'amènes ici alors que ces chiens sont partout ?
- Langage Draco, les interrompt une voix, Severus.
Ce dernier reprend après s'être tourné vers Blaise :
- Bien. Tu es prêt ?
- Je n'ai pas vraiment le choix je pense.
- C'est vrai. Tu commences par la France, reprend Severus. Informe toi sur les avancements des négociations et demande à Saendro quelles sont les informations qui filtrent.
- Ensuite ? Car je suis sûr que je ne vais pas passer deux mois à me la couler douce avec le gang de ce cher 'xan.
- Vous vous entendez toujours aussi bien... Italie, Allemagne.
- La même chose ?
- Oui...
.
Une journée qu'il est parti, seulement une journée et il voudrait déjà que les deux mois soient passés. Il marche tranquillement, se dirige vers son quai sans faire attention à la voix annonçant les arrivées.
Direction l'ouest.
.
Rien de nouveau, les informations sont très bien filtrées et les contacts n'ont aucune information utile.
Après deux semaines à parcourir les différents réseaux Blaise se décide enfin à rejoindre Saendro. Saendro et son air supérieur, sa volonté à tout diriger. Ils ne sont pas fait pour s'entendre. Il l'a su dès la première rencontre et pourtant ils réussissent à ne pas s'entre-tuer dès qu'ils se voient.
§ Un hangar en plein milieu de la ville, ce n'est pas ce qu'il appelle de la discrétion... et pourquoi lui ? Pourquoi doit-il faire les vérifications ? Comment ont-t-ils pu rentrer en contact directement avec le quartier général ? Ce n'est pas normal donc, c'est lui qu'on envoie dans ce trou-paumé. Évidemment !
Et il n'y a personne...
Un bruit. Une lame sur sa gorge.
Il s'est fait avoir.
Dans quelle merde il est encore tombé ? C'est toujours sur lui que ça retombe.
- Tu fais quoi là ?
- Je viens de la part de mon patron. Je veux voir Saendro, reprend-il en français après un moment.
- Un anglais ? Comme c'est intéressant... tu n'as rien à faire ici.
- Nikolaï ! claque une voix dans le hangar vide.
Blaise sent l'homme le lâcher et reculer précipitamment en s'excusant, disant qu'il croyait qu'il était un intrus, un ennemi.
- Veuillez l'excuser, car je ne le ferai pas mais ils ont un peu trop ma sécurité à cœur, reprend la voix grave.
Blaise se retourne et voit finalement qui s'adresse à lui. Un homme, grand se tient à l'entrée de la pièce. Ses yeux tirant vers le noir le scrutent, semblent chercher la moindre trace de perfidie. §
.
Le hangar n'a pas changé. Toujours aussi grand, vide et... poussiéreux. Blaise s'avance jusqu'à une porte dissimulée et entre dans un petit salon décoré dans des tons jaunes, rappelant le Mexique ou toute autre contrée chaude.
- Ça me rappelle ma mère, adoptive bien sûr, déclare une voix à gauche de la porte.
- 'xan ! s'exclame Blaise tout en évitant un coup.
- Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler ainsi, mon nom est Saendro
- Mais oui mon petit Alexandro... sinon je viens de la part de mon chef. Il veut savoir ce qui filtre même si j'ai une petite idée.
Ils s'installent et Saendro commence à expliquer ce qu'il a trouvé. Après un quart d'heure une porte s'ouvre, à l'opposé de celle menant au hangar. Un jeune homme aux cheveux noirs, les mêmes que Saendro, entre et s'affale dans le premier fauteuil qu'il voit.
- Toujours aucunes nouvelles ?
- Tu le sais bien. Il doit être mort, avoir enfin réussi son coup !
- Tais toi Raphaël ! Nous en reparlerons plus tard. Tu as du nouveau pour Blaise ?
- Rien. Tout est calme, beaucoup trop pour que ce soit naturel. Ils filtrent leurs informations ils ont dû se rendre compte que leurs employés aiment les bars.
.
.
Il est de retour devant cette porte. Après une hésitation il la pousse et salue son chef. Severus Snape. Au début, personne ne le croyait capable de succéder au « grand Albus Dumbledore » mais il avait su se faire respecter. La formation des nouveaux réseaux a aussi aidé pour la confiance qui s'est finalement installée. Mais, pour le moment, Blaise doit faire son rapport et il aurait presque préféré être entre les mains du Ministère.
- Assieds toi !
- Le gouvernement Allemand vient d'accepter la proposition et ils ont déjà commencé la construction du premier centre de recherches. Le réseau italien a également intercepté un message parlant d'un nouveau vaccin ayant besoin de cobayes humains. Pour le moment leur président ne paraît pas intéressé. Du côté de la population, rien ne filtre. Aucune information, ils ont même réussi à minimiser les meurtres qui sont de plus en plus nombreux.
.
Un mois passe tranquillement, Blaise continue de recueillir les informations mais, depuis quelques jours, une ombre semble le suivre. À certains coins de rue il aperçoit les couleurs du Ministère. Il l'ont retrouvé, une fois de plus.
.
- Théo ! Théo ! T'es là Théo ?
Il continue à tambouriner à la porte, espérant que son ami dorme et ne l'ait juste pas entendu. Au bout d'un quart d'heure il se résigne et s'assoit contre la porte. Il sort un crayon et écrit un mot qu'il glisse sous la porte. Alors qu'il quitte l'immeuble il voit la fenêtre restée ouverte. Il doit être sorti acheter un truc ou quelque chose comme ça, se dit-il alors qu'il s'éloigne.
L'Asie... plus rien n'est assez loin pour Eux. Ils visent le monde entier. Quel est donc leur vrai projet, leur but final ? Plus rien n'a de sens. Un tueur se promène et l'autorité ne fait rien. Elle préfère traquer ceux qu'elle a nommé dissidents.
.
Le huit septembre, il est enfin rentré. Son rapport et il pourra enfin rentrer chez lui, se reposer un peu.
.
- La Chine a refusée de leur ouvrir ses portes tout comme l'Inde et, le Japon réfléchit encore. Si il refuse ce sera à notre avantage car il sera très dur d'établir un réseau sûr. Sinon, quoi de nouveau ici, Draco ?
- Regarde ça.
Le jeune homme lui tend un dossier assez fin, sans aucune inscription. Blaise l'ouvre et s'arrête immédiatement. Il jette un regard incertain à Draco qui sourit avec son air supérieur, celui disant qu'il l'a bien eu.
- C'est une copie du Projet Humain ?
- Oui.
- Une vrai ?
- Évidemment.
- Mais comment ?
- Ron Weasley nous l'a apporté très... gentiment.
Voyant le regard menaçant de son interlocuteur Draco reprend plus sérieusement son explication :
- Ron Weasley fait partie du Ministère. En tout cas c'est ce que tous croyaient mais nous avons appris très récemment qu'il avait été en contact avec Albus Dumbledore qui lui avait donné comme mission d'infiltrer le ministère sans se faire repérer aussi longtemps que possible. Il a donc dû couper tout ses liens avec ses amis et est arrivé à un poste très haut.
- Mais alors pourquoi a-t-il arrêté autant des nôtres il y a quelques années ? Pour la crédibilité ?
- Pas vraiment... cette belette a vraiment fait parti du gouvernement. Il nous a trahi et c'est pourquoi Severus n'a jamais été mis au courant de ce possible espion. En ce qui concerne le dossier il ne nous apprend pas grand chose. Quelques dates, lieux, mais pas plus. Et toi, ton voyage ?
- Rien de plus que ce que j'ai déjà dit. Comment va Théo ?
- Je ne sais pas... tu devrais passer le voir, il n'est pas venu depuis un moment.
.
Les rues sont vides, l'air frais, un peu trop pour un début septembre. Blaise marche lentement, essaie de calmer l'angoisse qui commence à le tenailler. Angoisse qui n'a rien à faire là. La ville n'a pas changé, elle reste toujours la même. Un amoncellement de bâtiments gris.
Il arrive devant son immeuble et accélère imperceptiblement son allure. Il va juste voir si il est là, pour se rassurer et repassera demain vu que tout va bien. Il ne peut en être autrement.
La porte est fermée, rien d'inquiétant. Il doit dormir vu que minuit est proche. Blaise sort ses clés, la dernière fois il n'avait pas pensé à les utiliser.
Il pénètre dans l'appartement qui semble désert. Il allume la lumière. Un verre traîne sur la table, des restes de nourriture à côté. Théo a également dû oublier d'allumer le chauffage ou laisser une fois de plus une fenêtre ouverte. Un grattement résonne dans le silence, il vient de la cuisine. À la fenêtre se trouve un jeune animal de l'espèce féline au pelage calico. Blaise lui ouvre, la reconnaissant et demande pour combler le silence :
- Salut le Chat, tu fais quoi ici ?
- Miaou...
- Tu as faim ?
- Miaouuuu...
- OK... attends ici, je vais voir si Théo est là, avant de piller ses réserves.
Blaise se dirige alors vers la chambre. Plus il s'en rapproche plus le froid est saisissant. Il pousse la porte qui grince légèrement. Il reste figé sur le pas de la porte. Ne veux pas croire ce qu'il voit, c'est impossible !
Du sang tache le sol. Un sang coagulé, presque noir. Il macule le plancher. Baignant dans ce qui fut un liquide vital il voit une lame. Lame trop brillante dans cette chambre trop sombre.
Il fait tout pour ne pas regarder mais il le doit. Là, contre l'armoire se trouve Théo ou plutôt son corps. Son visage est presque serein détendu mais la peau trop pâle et le sang ne laisse aucun doute.
.
La réalité l'effleure : elle chute, se cogne
.
Il est mort.
.
Tout ça n'existe pas !
.
Il recule.
D'un pas.
Puis deux.
Il doit se reprendre...
.
Tout ça n'existe pas !
.
Blaise retourne dans le salon et remue tout les tiroirs, récupère ses affaires cachées. C'est alors qu'il tombe sur un mot, écrit tout en courbes :
« Tu étais exquis mais pas un mot petit serpent »
.
.
- Donc vous dîtes que vous rentriez de voyage et veniez prendre de ses nouvelles ? C'est bien ça ?
- C'est la troisième fois que je me répète Monsieur Diggory !
- Ne vous énervez pas monsieur Zabini. Je sais que vous êtes bouleversé mais nous devons être surs que c'est effectivement un suicide. Quel était votre... relation avec monsieur Nott ?
- Amicale.
- Et ses... pensées par rapport au gouvernement ?
- Je ne vois pas le rapport avec cette, affaire.
- Répondez juste, ordonne l'homme.
- Je ne sais pas, répond Blaise le plus calmement possible.
- Depuis quand ne l'avez vous pas vu ?
- Juillet.
- Pourquoi ?
- Je vous l'ai dit, je suis parti en voyage pour mon travail.
Les questions s'enchaînent, certaines sans rapport mais rassemblant plus à des pièges. Des questions sur les dissidents, le Projet Humain ou encore Ron Weasley. Il le laisse enfin partir après plus de trois heures d'interrogatoire dans le salon de Théodore.
.
Il marche, marche vite dans la nuit. Il arrive enfin au Crâne Corbeau. Il ouvre la porte de service brusquement et se retrouve face à Draco qui l'arrête. Ce dernier lui demande s'il va bien, lui dit qu'il a l'air un peu pale.
- Je vais très bien.
- Je ne te crois pas mais si tu le dis...
- Je veux voir Severus !
- Il n'est pas disponible, tu le sais bien Blaise !
- Je dois le voir, répète-t-il. Il pourra bien baiser un autre jour ! C'est pas comme si Sirius Black allait mourir demain ! rajoute-t-il cyniquement.
- Dans le salon vert, lâche finalement le blond sans émotion apparente.
- Merci Draco...
Le jeune homme traverse la salle assez remplie ce soir là. Il va jusqu'aux coulisses et tourne à droite. Il pousse la porte sans parler et déclare immédiatement :
- Je veux arrêter !
.
« Tu ne rêves pas ! Tu ne rêves pas ! Tu ne rêves pas... »
* ici le « ils » peut autant désigner le Ministère que les Dissidents, le flou est volontaire.
J'espère que ce chapitre vous a plus (si ce n'est pa le cas n'hésitez pas à le dire), je sais il est court. (pas de tomates ou de tortures pour l'attente, merci !)
Le prochain, je ne sais pas trop, vers le 5 janvier normalement.
Ce n'est pas vraiment extrait vu que je ne l'ai pas écrit et pas vraiment le temps de le faire tout de suite (des heures de cours m'attendent...)
Chapitre 8 :
"Le Ministère n'est pas un ami Hermione. Pourquoi, sinon exitons nous ? Réfléchissez et donnez nous votre réponse avant la fin de l'année."
Les dissidents... Hermione et Harry... Hermione : fiancée...
Tsuh...
