Titre: Nostalgia

Auteur: Respicefinem08

Chapitre 8 : Chassé-croisé

Traductrice : Viewfinder17

Bêta : En cours

Rating : T

Ophrys : héhé bah comme je l'avais promis (bon d'accord j'avoue que c'est un jour plus tôt mais j'avais la flemme d'attendre =P). Ca fait toujours plaisir de savoir que ma traduction aide certains pour qui la barrière de langue fait l'effet Himalaya =P. Pour les passages collés j'ai vraiment pas le courage de les retrouver dc si tu veux bien aider mon petit cerveau qui a un peu trop carburé, et m'indiquer par message privé où se trouvent ces renégats je t'en serais vraiment reconnaissantes ^^.

Nihon mania : Voilà petit cadeau (j'espère que comme ça je pourrais sortir saine et sauve de mon bunker ... je veux pas dire mais c'est sombre là-dedans ^^) et ne désespère pas JE VAIS Y ARRIVER ... *bon je sais pas dans combien de temps encore mais je vais le terminer*

Paprika : voilà même chose que nihon mania, *j'entends le souhait de mes admirateurs et j'y répond ... (nan nan les chevilles ça va impec =P)*, par contre me demander pas pour demain j'en ai aucune idée si je vais y arriver (j'ai qu'une semain de vacances et encore c'est que pour réviser une interrogation en droit civil... dur dur la vie d'étudiante quand même !

ayu: et voilà (mon cerveau a été assez aimable pour bosser un petit peu, là par contre... il est en révision technique ^^')

Pupurelalicorne : lol ça faisait quelque temps que le chapitre était apparu (enfin je crois) mais là non plus pas le temps de dire ou (allez au boulot, *jsuis en manque de reviews pour booster mon ego et donc cqfd mon cerveau =P)

azerti : merci ça fait vraiment énormément plaisir (surtout pour un traducteur) de savoir que le texte n'est pas trop mal traduit, (je te dis pas l'horreur, quand je dois traduire des trucs vraiment hyper simple mais j'arrive plus à retrouver l'expression en français... parfois je comprend mieux en anglais qu'en français c'est te dire !)

Melusine-chan: contente que ça te mettes dns un tel état (nan nan je suis pas sadique... bon d'accord peut-être un peu 8P), pour le nombre de chapitres j'ai pas calculé mais compte 34 pages en caractère 9 (donc assez petit) et à savoir que je fais 5 pages par chapitre dont un qui va faire 7 pages ... (bon rappelez vous je suis L dc ls maths et moi... c'est avec la calculatrice juste à côté =P); environ 6-7 chapitre je pense. Surtout que là ça va enfin commencer à vraiment bouger.

Et voilà chose promise chose due, à 23:37, parution du chapitre 8 parce que si vous avez bien remarqué j'ai déjà posté un chapitre hier donc aujourd'hui il faut que je vous mettes quelque chose sous la dent le temps de patienter quelque temps afin de terminer le chapitre 9 & 10 et que je respecte mon pari.

pS: merci à ayu, tu es ma 50e review (merci évidemment à tous les autres qui me suivent, sans vous je serais depuis longtemps sous anti-dépresseur si j'avais vu que ma traduction n'avait récoltée que 3 reviews ^^)

PS2 : à Melusine-chan : ça m'a trop fait marré de voir ta review (attention voir pas lire) parce que tu l'as mise presque au même moment où j'ai postée ce chapitre, quand j'ai vue qu'il y avait déjà une review je me suis dit "waouh ça c'est du rapide" ; )

BON ALORS PERSONNE VEUT COMMENTER MON CHAPITRE OU QUOI ? ATTENTION LA DEPRESSION ME GUETTE héhé 8P


Takaba vit la galerie de l'autre côté de la rue après avoir tourné le coin. 30 secondes jusqu'à l'entrée s'il courait. Takaba déboula, et entra presque en collision avec un taxi qui venait dans le sens inverse, dont le chauffeur leva le poing en le criant et en le maudissant, un couple de touristes américains à l'arrière essayaient de calmer le chauffeur.

Il n'avait pas vraiment dit à Gyles où il avait été pendant la matinée après avoir quitter la galerie, et ce secret, il doutait que même Gyles le sache.

Il avait un permis de port d'arme.

On n'aurait pas dit comme ça, mais pendant 2 ans il s'était familiarisé avec une arme à feu. Trois fois par semaine, Takaba allait sur un champ de tir et s'entraînait. Les gens là-bas le regardaient amusés, se demandant pourquoi quelqu'un de sa profession ou de sa stature avait besoin de quelque chose comme un permis de port d'arme.

Un homme en particulier lui avait demandé quelque chose du genre"Tu n'es qu'un simple débutant, nan ?"Il ne disait rien, mais non, il n'était pas un débutant. Merde, il avait probablement été dans bien plus de situations critiques que la majorité des gens du stand.

Pourtant, il n'avait jamais apprécié. Il savait que certaines personnes considéraient ça comme un sport et il avait même été invité à entré dans leur "ligue", mais il refusait poliment à chaque fois. Même maintenant, Takaba trouvait ça assez dérangeant d'utiliser des cibles à forme humaine, même s'il s'il s'agissait d'une vague silhouette et d'une série de points et de lignes difformes.

Il avait l'impression de tirer sur une vraie personne et il en frissonnait. Pourquoi est-ce qu'il faisait ça s'il avait peur à ce point de pointer le canon fautif ? Personne ne savait, pas même Takaba lui-même.

Il s'éclaircit l'esprit de toute pensée et se concentra sur les marches qui menaient vers la gallerie, la tête baissée de manière à éviter que le vent ne frigorifie davantage sa peau froide, une main maintenant sa capuche ; l'anneau résistant à l'air glacial, le platine scintillant doucement.

OoOoOo

Asamise dirigea vers l'entrée, repassant de nouveau les photographies, les voyant sous un nouveau jour. Il était difficile de croire qu'Akihito soit en réalité le photographe. Avait-il renonçé à l'excitation, à la tension, au danger ?

Non,

Ce n'était pas ça. Ce n'était pas ça du tout. Certaines de ces photos montraient la guerre et violence, un genre tout à fait différent, mais le danger restait présent, la précipitation était encore présente. L'exposition. C'était… ce n'était qu'une simple compensation pour ce qu'il avait perdu.

Les musulmanes, la gare, les villes déchirées par la guerre, tout.

Akihito…quel vide essayes-tu de remplir...

Les mouvements incessants, l'odeur du fixeur,de la solution acide, la peau alléchante, la chaire tendre de sa nuque, le corps agile et gracieux, tout revenait à Asami. Ses sensle suppliait de ressentir de nouveau ce corps sensuel. Ses doigts se languissaient de parcourir cette peau sensible, en passant par ces cheveux désordonnés. Ses lèvres recherchaient ces lèvres défiantes et rebelles et sa langue féroce (je me demande quand même si une langue peut être féroce ?) qui bataillait et résistait. Sa langue arrivait à se rappeler le goût salé de la nuque d'Akihito.

Les deux portes s'ouvrirent, chacune dans une direction opposée comme si elles étaient nées pour dénier et défier, défier et dénier. Qu'elles doivent lutter, qu'elles doivent résister. Clash et collision. Défier et imiter jusqu'à ce que tous les deux se tiennent sur un pied d'égalité mais pourtant à des niveaux différents.

Et les dieux étaient, une nouvelle fois, cruels.

Leurs pas étaient synchronisés s'en était presque effrayant. L'un pénétrant dans la chaleur, l'autre dans le froid. Et ainsi, naquit un accord tacite qu'aucun des deux ne sache avant de se croiser à nouveau.

NB : j'avoue avoir hésité à couper là héhé =P mais je suis de nature généreuse donc … *comment ça jme la pète ! attention sinon pas de prochain chapitre… c'est ça gentil toutou.* (dsl traduction longue et épuisante, je crois que mon cerveau va devoir faire des réparations ^^)

OoOoOo

"Sei !"Gyles s'approcha de Takaba,"Où étais-tu passé ?"

"J'ai… pas fait attention et j'ai manqué mon arrêt…" il regarda Gyles, dont les sourcils étaient marqués par l'inquiétude, alors qu'il baissa sa capuche,"Tu t'inquiètes…"

"Oui."

"Ne le sois pas."Il se mit sur la pointe des pieds, plaça sa main sur l'épaule de Gyles, et l'embrassa doucement, effleurant légèrement ses lèvres froides contre celles chaudes de Gyles.

"Tu me tentes là," murmura Gyles d'une voix rauque à l'oreille de Takaba, le souffle chaud et moite lui picota la peau, dissipant l'engourdissement de son oreille cause par le vent.

"Pas maintenant…"Takaba fit un baiser sur la joue de Gyles et s'écarta. "Comment est l'exposition ?"

"Absolument fantastique."

"Ne me flattes pas, Gyles."

"Je ne flattes personne qui ne le mérites pas." Gyles prit les mains de Takaba et les plaça contre ses joues."Tes mains sont froides."

"Tes joues sont chaudes."

"Allez viens, j'ai quelque chose à te montrer," il entraîna Takaba en direction du bureau,"Je ne sais pas si tu vas aimer ou pas, mais... je crois que si."

Takaba pencha la tête de curiosité,"Qu'est-ce que c'est ?"

"Tu verras." Il traîna Takaba en direction de son bureau et referma la porte derrière lui. Il y avait un homme qui attendait dans l'un des fauteuils rembourrés. Il avait l'air d'avoir la quarantaine, les cheveux grisonnants et des rides qui s'installaient doucement autour de ses yeux et de sa bouche. Il y avait des piles de dossiers et de documents, accompagnés de photos, éparpillés sur la table.

"Est-ce que c'est le photographe ?"L'inconnu se leva, la question adressée à Gyles, qui acquiesça silencieusement.

"Gyles, qu'est-ce qui se passe ?"Le regard de Takaba allait de l'inconnu à Gyles avant de revenir vers le mystérieux invité.

"Laissez-moi me présenter."Il tendit la main à Takaba, qui l'a prit avec hésitation,"Michael Carthen."

"Sei Tanaka…"il n'était pas du tout enthousiaste à donner son nom, mais si Gyles approuvait…

"Il est du TIMES, Sei, et il a une proposition qui, je pense, te plairas."

"Cela dépend entièrement de vous, Mr. Tanaka, de faire partie de ce projet ou non," ajouta Mr. Carthen, "Mr. Tennison, puis-je avoir un moment seul avec lui ?"

"Sei ?"

"Ca ira," il sourit à son amant, "Vraiment."

"Si vous avez besoin de quoique ce soit, Mr. Carthen, je serais dans le hall de l'exposition."Gyles sortit silencieusement, laissant Takaba seul debout près de la porte. Il s'installa en face de son interlocuteur et lui indiqua une nouvelle fois la chaise,"Prenez un siège, Mr. Carthen. Nous n'allons tout de même pas discuter debout."

"Bien sûr."

"Bien alors," il se pencha vers son interlocuteur, les mains entrecroisées, "Quelle sorte de proposition avez-vous pour moi, Mr. Carthen?"Quelque soit le genre de mission, il ne pouvait pas apparaître comme quelqu'un qui se laisse manipuler comme un débutant. Il n'était pas quelqu'un de malléable.

"Nous prévoyons de faire un reportage spécial sur les sites historiques européens. Malheureusement, nous rencontrons quelques difficultés pour trouver des photographes potables."

"Oh ?"ça c'était une surprise. La plupart des gens sautaient sur l'occasion de travailler avec le TIMES,en fait ils n'hésitaient pas une seule seconde.

"Il s'agit d'un travail avec un partenaire, composé d'un photographe et d'un journaliste, pour un voyage de 6 mois. C'est juste que la durée est un peu longue, mais j'ai entendu une rumeur qui dit que vous êtes parti en Irak pendant 8 mois sous une commission différente. Vous semblez être le genre de photographe avec le zèle nécessaire pour prendre part au projet."

Ca fait six mois loin de Gyles…

"C'était le cas, mais c'était il y a…" Takaba recompta,"plus d'un an."

"Et bien, vous avez de l'expérience dans pas mal de différentes parties du monde, et je puis vous assurez, Mr. Tanaka, que ce n'est pas du tout aussi dangereux que ce que vous avez fait. Seriez-vous prêt à prendre part à un autre long projet ? Nous vous fournirons tout ce qui sera nécessaire, évidemment. L'équipment, le transport, l'hébergement, absolument tout."

C'était tentant pour Takaba, mais sans Gyles… "J'ai combien de temps pour me decider ?"

"Jusqu'à samedi. Le photographe qui devait faire parti du projet à l'origine, a annulé à la toute dernière minute et le départ est pour dimanche. Si vous voulez rentrer plus tôt, et si vous nous prévenez à l'avance, nous pouvons vous remplacer après un délai de 3 mois."

C'est un délai plutôt court…

"Et qu'est-ce que c'est que tout ça ?"Takaba en désignant la pile de papiers.

"Il s'agit de tout les bénéfices, exemplaires, politiques, la paperasse habituelle, afin que vous puissiez jeter un coupe d'œil avant de prendre une décision."

Takaba s'appuya contre le dossier,"Auriez-vous une carte de visite ?"

"Ah oui,"il en sortit une de la poche de sa chemise.

Takaba jeta un coup d'oeil au petit morceau de papier rectangulaire. "Je vous donnerais ma réponse avant vendredi."

Mr. Carthense leva, récupéra son attaché-case qui était adossée au pied de la chaise,"Ce fut un plaisir, Mr. Tanaka, de vous rencontrer enfin."

Ils se serrèrent la main, et Mr. Carthen quitta ensuite la pièce.

Six mois, huh…c'est pas mal de temps.

La dernière fois qu'il était partie en voyage, il n'avait laissé personne derrière lui à l'attendre, mais cette fois-ci la situation était différente.

Es-tu effrayé, Akihito? Se demanda-t-il, et ne put s'empêcher de se rappeler la première fois qu'il avait vraiment rencontrer Gyles.

OoOoOo

A son arrivée à Londre depuis le Japon,Takaban'avait passé que 2 semaines en ville avant de partir pour un voyage de 8 mois ilse sentait plus en sécurité de cette manière. Il ne voulait pas encore s'enraciner parce que s'installer signifierait être retrouvé.

Alors il partit pour le Moyen-Orient, et après que son convoi fut bombardé, Takaba fut envoyé dans un hôpital en Allemagne se faire hospitalisé, ayant endommagéune grande partie de son trapèze . Il lui fallut deux mois de rééducation pour que son muscle fonctionne de manière à peu près normale. Gyles avait une belle-sœur qui travaillait dans le même hôpital, en fait, ce fut elle qui opéra Takaba.

Elle venait souvent lui rendre visite, pour vérifier son état, tout comme elle le faisait avec ses autres patients (et il y en avait un tas,des soldats pour la plupart). Deux semaines avant que Takaba ne soit relâché et renvoyé en Irak (disons plutôt, il avait supplié pour y retourner), malgré sa désapprobation plus qu'évidente, Gyles était venu lui render visite après avoir entendu que son petit frère (l'époux du médecin) avait eu une sorte d'accident de voiture (il s'était avéré qu'il s'agissait d'une jambe cassée).

Takaba faisait une pause à la piscine intérieure après de légères longueurs pour une sorte d'"hydrothérapie,"comme ils l'appelaient, lorsque Gyles entra, faisant une visite guidée avec sa belle-sœur.A ce moment,son beeper s'enclencha, ce qui voulait dire un nouvel arrivage de soldats blessés en route vers l'hélipad. Elle s'excusa et partie à toute vitesse, laissant un mec seul et ennuyé dans la piscine humide, un peu hésitant à continuer le chemin vu que complexe de l'hôpital tenait plus du labyrinthe et qu'il était facile de se perdre.

Il s'assit donc sur le banc à côté de Takaba, le regard fixé sur un piscine vide.

Takaba était plutôt timide et déterminé à rester silencieux jusqu'à ce qu'il retienne sa respiration lorsque Gyles se mit soudainement à parler,"Vous ne m'avez pas l'air très malade, qu'est-ce que vous faites ici ?"Il n'y avait aucune mauvaise intention ou de malveillance dans la question de Gyles, plutôt une teinte de sympathie et d'inquiétude.

"Uh…" Takaba retira sa bouteille d'eau de la bouche. "Thérapie," répondit-il à peine audiblement, montrant à Gyles la longue cicatrice qui lui traversait l'épaule.

"Quel pays ?" demanda-t-il.

"Huh?"la question le prit par surprise. Gyles avait assumé que Takaba était un soldat, puisqu'il avait une blessure du genre.

"US? Britannique ?"

"Oh."Takaba comprit enfin ce que lui demandait l'inconnu,"J-Je ne suis…uh…dans l'armée." Est-ce que j'ai l'air d'un soldat…C'était plutôt étrange que quelqu'un puisse penser ça, surtout si on prend en compte que Takaba ne ressemblait en aucun cas à G.I. Joe typique.

"Ah, alors vous êtes un journaliste ?"

"Plus ou moins."

Voilà en quoi consistait leur toute première conversation. Takaba n'avait jamais dit à Gyles, pourtant, qu'il était photographe ou qu'il vivait à Londres. Il laissa Gyles penser qu'il n'était qu'un banal journaliste. Après tout, ce n'était pas la peine de raconter sa vie à un inconnu à qui il avait parlé pendant 5 minutes et qu'il ne reverrait jamais. Il n'y avait eu aucune alchimie ou autre. Takaba avait tout simplement replongé dans la piscine pour finir ses longueurs.

En fait, ils ne s'étaient même pas dit leur prénom.

Lorsque Gyles l'avait poursuivit pour ses photographies, Takaba avait d'abord cru que l'inconnu de l'hôpital en Allemagne l'avait traqué depuis ou quelque chose du genre mais Gyles ne le reconnut même pas. Il était seulement impressionné que le photographe soit si jeune. Leur première rencontre éphémère n'avait pas l'air d'avoir marqué Gyles, mais ils débutèrent néanmoins une relation d'affaires.

Pendant 2 mois, leur relation resta douloureusement platonique avec d'une part un désir caché de la part de Gyles, qui ne savait pas si Takaba avait une inclination pour les hommes ou non, et une attraction réticente de la part de Takaba, qui était (et même encore maintenant) prisonnier de l'ombre d'Asami. Leur relation d'affaires débuta dès le début, Gyles gagnant la confiance de Takaba en acceptant de continuer sa tradition de signer par des initiales, pas de nom, pas de signature et imprimé une seule copie pour les ventes aux enchères ou ventes normales qui suivaient chaque exposition, ce qui agaça certains collectionneurs et réduisit considérablement son revenu et sa popularité. Gyles comprit, néanmoins, que le but de Takaba n'était pas la richesse ou la célébrité et agit en tant qu'intermédiaire de Takaba entre lui et le monde extérieur.

Leur relation eu un depart difficile, leur première "nuit" fut plutôt floue et brumeuse pour tous les deux. Ils étaient soûls mais Takaba l'était encore plus vu son niveau de tolérance et il se réveilla dans le lit de Takaba avec une sérieuse gueule de bois. Gyles ouvrit les yeux, un peu confus de la manière dont il avait fini au lit avec Takaba et sauta littéralement hors du lit, complètement retourné et se détestant d'être un "espèce de putain d'idiot," c'était ce qu'il se murmurait alors qu'il rassemblait ses vêtements.

Il était sur le point de se faufiler hors de la chambre et prétendre que rien n'était arrive lorsque Takaba, qui était couché sur le ventre, roula sur le dos et murmura, "Tu n'es pas obligé de partir, Gyles," les yeux recouverts de son bras.

Ce fut la première fois que Takaba l'appelait autrement que par "Mr. Tennison."

Ce fut aussi à ce moment-là que Gyles le repéra, la claire cicatrice qui longeait son épaule et il haleta légèrement, le souvenir oublié refaisant enfin surface. Ses yeux bleus clairs étaient fixes sur la ligne blanche qui ressortissait sur la peau d'Akihito et murmura,"Oh mon dieu, tu étais le…"

"Le 'journaliste' à la piscine… en Allemagne."

"Tu le savais, alors ?"Gyles avait une expression incroyablement perplexe, "Que c'était moi ?"

"Donc c'étais toi."Takaba laissa échapper un rire, ses doutes finalement balayés "Je me disais aussi."

"Pourquoi…pourquoi est-ce que tu n'as rien dis ?" Gyles eu alors l'air un peu blessé, comme si Takaba avait gardé un grand secret sans lui en parler.

Takaba s'assit, se tenant la tête à cause de la gueule de bois, "Je ne pensais pas que c'était…pertinent."

OoOoOo

"Sei? La Terre à Sei…" Gylesle regardait avec attention.

"Huh?" il n'avait même pas vu venir Gyles."Oh. Désolé."Répondit Takaba rapidement : rêver rendait toujours Gyles plutôt concerné et inquiet pour lui.

"Qu'est-ce que Mr. Carthen a proposé ?"

"C'est… vraiment long, Gyles. Six mois."

"Je suis sûr que je peux attendre six mois pour toi."

"Mais je ne sais pas si moi je peux."

"Tu n'es pas obligé de partir. Ca ne dépend que de toi."

Parfois…ne pas avoir le choix est tellement plus simple…

"Ne rumine pas trop dessus, Sei. De toutefaçon, tu as l'air un peu fatigué. Rentres à la maison et repose-toi, je sais que tu as passé des jours à choisir et développer ces photos du Japon." Il ébouriffa les cheveux de Takaba, "Et sois prudent sur le chemin du retour."

"Gyles… je ne suis pas un gamin ou quoique ce soit…" Takaba haussa les sourcils, essayant de discipliner ses cheveux rendus désordonnés.

"Peut-être que pas. Mais quand même, tu es tout le temps dans la lune ces derniers temps," Gyles aida Takaba à se lever de sa chaise, "Je ne veux pas que tu te fasses renverser par une voiture ou quelque chose dans le genre en traversant la rue."

"J'ai déjà fait ça aujourd'hui,"Takaba gloussa, en repensant au chauffeur de taxi énervé.

"Quoi ?" La réaction de Gyles n'était pas vraiment surprenante, si l'on considérait ce que Takaba venait juste de dire.

Chiote, je n'aurais pas dû lui dire ça…

"Presque, par un taxi, et il ne m'a pas vraiment renversé."

"Sei…en y repensant, pourquoi est-ce que je ne te conduirais pas à la maison ?"

"Je serais prudent, promis."Takaba tapota l'épaule de Gyles et reprit son chemin.

OoOoOo

Et oui déjà fini, désolé mes petits chous.

DOnc voilà 2 chapitres en 1 week-end, de quoi vous permettre de tenir jusqu'au prochaines parutions (lol ça fait vraiment effet drogue), bref cette semaine je fais révision donc ne m'en demandez pas trop je vais faire comme je peux, promis. (pfiou dur dur la 1er année de fac, et encore je redouble donc vraiment pas intérêt à me planter)

Tentative de pari : prochaine parution 30 octobre.