Titre: Nostalgia

Auteur: Respicefinem08

Chapitre 10 : Réminiscences

Traductrice : Viewfinder17

Bêta : En cours

Rating : T

Pupulalicorne : Voila une nouvelle lecture au cas où tu t'ennuyerais pour le nouvel an ^^

Ayu : Pour les mots collés, courtoisie de ce site de ****, mais j'espère que là le problème a été résolu.

Fan de viewfinder : toujours fidèle au rendez vous, mais malheureusement …. (tu le sauras en lisant ce chapitre qui n'est pas encore le dernier ^^)

Chana06 : Salut, j'espère que la note que j'ai mis au précédant chapitre ne te vexes pas parce que grâce à toi j'ai vu les horreurs que ce **** a fait a ma SUPERBE TRADUCTION ! (j'étais très scandalisée d'ailleurs), bref j'espère que ce sera mieux cette fois, bonne lecture.

Melusine-chan : pour ce qui est de travailler les ménages tu vas voir je vais emprunter les tiennes pour remplacer les miennes qui vont surement finir en voie d'extinction… (PS : t'as vu le message au dernier chapitre quand j'ai updater ?)

Paprika : eh oui de la torture, je suis contente que la traduction soit assez bonne dans l'ensemble et je suis vraiment, profondément, absolument désolée de mettre autant de temps à traduire les derniers chapitres mais vu que je redouble j'ai vraiment pas intérêt à me planter et avec mes examens officiels dns 10 jours je crois que je vais plutôt rechecher le moyen de me suicider le plus rapidement possible ^^.

Sur ce BONNE ANNEE 2012 A TOUT LE MONDE

(Et oui comme quoi les miracles ça arrive... pssst j'avais préparé cette surprise exprès ^^)

OoOoOoO

Genji se tenait auprès d'Asami, qui regardait la même scène que représentait Londres, sauf en un peu plus sombre, et d'après l'avis d'Asami, plus lugubre. Il arrivait encore à voir la neige, mais qui avait l'air jaunie, drapé dans la fade lumière jaune des lampadaires. Les édifices qui avaient eu l'air tellement esthétiques étaient désormais des blocs rectangulaires irréguliers et de formes géométriques, agrémentés d'étranges silhouettes fantomatiques.

Il tenait entre ses mains un verre de scotch, son deuxième verre. Pas que ça n'ai vraiment d'importance avec Asami vu sa tolérance.

"Est-ce que tu as trouvés qui était le directeur de la galerie ?"

"Oui monsieur."

"Qui ?"

"Gyles Tennison, un avocat."

"Tu l'as contacté, correct?"

"Oui monsieur."

"Et ?"

"Malheureusement, les photographies ont soient été achetées ou sont déjà programmés ou prévues pour des enchères. Toutes à l'exception d'une, monsieur."

Les muscles d'Asami, qui étaient restés immobiles jusque là, se tendirent soudainement.

"Laquelle ?" L'intensité était palpable.

"Monsieur ?"

"Laquelle n'a pas été vendue ?" La voix était tranchante, rugueuse, irrégulière. Comme les dents d'une scie. C'était… intrigant. Le ton était différent. Pas aussi coupante et froide qu'un razoir l'était, mais chaude et haletante.

"Mr. Tennison l'a appelée 'Nostalgia,' monsieur."

Le verre se fracassa sur le sol en marbre, de morceaux de cristal acérés et irréguliers, tombés à terre comme une lumière éteinte se diffusant sur le marbre gondolé.C'était comme si le liquide ambre avait explosé entre les mains d'Asami,mais qui désormais s'éparpillait et s'étendait comme une tâche tranquille, marquant son territoire d'une marée d'alcool.

Genji tiqua, le son aigu lui perça les oreilles. Cela faisait maintenant un an et demi qu'il travaillait pour Asami, et c'était sûrement la première fois qu'Asami-sama ait laissé échapper autre chose que son air froid et contrôlé. Il ne comprenait pas pourquoi son patron était aussi obsédé par une simple exposition de photo. Il avait vu quelques photos, et il devait admettre qu'elles étaient extraordinaires, même pour un œil peu habitué, mais il ne voyait pas en quoi ces photos pouvaient stresser Asami-sama.

"Monsieur ?"

"Dis-lui que je suis prêt à payer une centaine de milliers de livres pour la dernière photo à condition que ce soit le photographe qui la délivre. Laisse mon nom hors de tout ça, est-ce que c'est compris ?"

"Oui monsieur."

Asami resta silencieux pendant un moment, son dos toujours tourné vers Genji. "Maintenant sors."

Genji s'inclina légèrement avant de se précipiter dehors. Il en fut plus que soulagé, l'atmosphère était vraiment devenue trop étouffante pour lui. Il avait entendu une petite rumeur parmi les subordonnés qu'Asami-sama avait perdu un amant il y a 2 ou 3 ans, quelqu'un avec qui il s'était émotionnellement impliqué. C'était plutôt difficile à croire, qu'Asami-sama soit le genre à s'investir comme ça.

OoOoOoO

Alors Akihito…c'est donc toi, hein…

Il sentit une lueur... d'espoir et de fierté qu'Akihito ait gardé la photo. Ca voulait dire…ça voulait dire qu'il avait encore une chance avec lui. Ca voulait dire qu'Akihito n'était pas encore prêt à laisser partir un souvenir de son ancien amant, que ça refermait encore trop de connotations, nuances, pour avoir une quelconque valeur pécuniaire. La photographie transcendait tout cela.

Parce que c'était Asami.

Et parce qu'il était Akihito.

Il jeta un coup d'œil à la mare d'ambre à ses pieds. Elle avait cessé de s'étendre.

OoOoOoO

Gyles se trouvait dans le salon, s'informant de l'actualité lorsque son cellulaire sonna une nouvelle fois. Ce n'était pas Takaba.

Quoi encore…

"Gyles Tennison, qui est à l'appareil ?"

"Mr. Tennison, je suis vraiment navré de vous appeler à cette heure tardive, mais nous nous sommes parlés il y a 2 heures à propos de l'exposition."

"Nous en avons déjà discuté. C'est non-négociable."

"C'est à propos de la dernière photographie."

Nostalgia…"Qui n'est pas à vendre."

"Le collectionneur est prêt à offrir une centaine de milliers à la condition que ce soit le photographe qui délivre la photographie."

Quoi? "Vous parlez bien de 'Nostalgia'?"

"Oui, bien sûr."

Qui voudrait en offrir autant à la première offre… "Je crains pour la sécurité et la vie privéedu photographe-"

"Mr. Tennison, le collectionneur a assuré que la vie privée et la sécurité du photographe seront entièrement respectés. Il souhaite simplement parler avec l'artiste qui a prit ces photographies."

"Je vais devoir en discuter avec le photographe en ce qui concerne cette demande."

"Très bien, nous vous contacterons demain après-midi dans ce cas."

"J'attendrais votre appel."

Il était manifeste que son interlocuteur n'avait aucunement l'intention de donner des noms. Gyles referma son téléphone et le garda en main. Que quelqu'un puisse offrir une telle somme d'argent pour une seule photographie était tout à fait inexplicable. Ce n'était pas comme dans les années 50 ou plus tôt, la photographie moderne dépassait rarement les 4 chiffres, 5 au mieux. Quelque chose de mauvaise augure se préparait, il à le sentait.

OoOoOoO

Takaba était silencieusement assit à l'arrière du taxi. C'était la seule façon pour lui d'aller à la galerie à 3 heures du matin. Pour être honnête, il était épuisé, essayait d'appeler le marchand de sable qui ne venait et ne voulait pas venir (quelle féignasse celui-la), et les pilules. Il n'arrivait plus à s'efforcer à les prendre après une semaine pendant environ 5 heures, il avait fixé les étoiles sur son plafond en ne faisant absolument rien mis à part réfléchir. A propos de tout et de rien à la fois. Il pensait à Tokyo, à son ancienne vie. Puis à Londres, à sa façade actuelle. Allant de l'un à l'autre. Encore. Et encore. Et à ce jusqu'à ce qu'il sente l'envie de s'arracher les cheveux et décida de se rhabiller et de sortir seul dans la nuit, rentrant dans le même trio de filles qui l'avaient découvert,évanoui dans l'ascenseur.

Son appartement étaità quelques minutes à pied du métro,qui était fermée pour maintenance toute la nuit de toute façon, alors il fut obligé de marcher dans le quartier à côté où il y avait des pubs et des bars ouverts. Il y avait juste une demi-heure de marche dans la neige, ce qui rendit ses cheveux presque mouillés et ses vêtements humides.

"Vous pouvez me déposez ici." Dit-il au chauffeur de taxi, qui lui jeta un coup d'œil et se gara en face de la galerie. La seule personne encore présente était le gardien de nuit, un jeune gars quelques années plus jeune que Takaba. Depuis l'extérieur, la galerie avait un air sombre et abandonnée.

"Vous êtes sûr ? Vous ne voulez pas aller un peu plus loin au-"

"Non, non. C'est très bien." Puis il ajouta, "Je suis exactement là où je veux être." Le chauffeur haussa les épaules tandis que Takaba comptait son argent avant de le lui passer, "C'est un peu trop, jeune homme."

"Garder la monnaie, il se fait tard," Takaba sortit dans le froid et ferma la portière. Il resserra son manteau un peu plus contre lui, des fumées d'air s'échappaient de ses lèvres alors qu'il tournait au coin de la galerie pour entre par la porte arrière, où le gardien ne pourrait pas le voir entrer.

Il avait les clefs bien évidemment. Cela faisait partie des quatre clefs qu'ils possédaient : sa clef d'appartement, la clef de sa boîte aux lettres, la clef de l'appartement de Gyles, et la clef de la porte arrière de la galerie. Il était large et plat avec d'étranges dents ciselés rectangulairement. Il fit glisser la clef dans le verrou à côté du clavier, qui était un verrou à code, s'alluma; ajouté par mesure de sécurité avec un code que même le gardien ne connaissait pas. D'une main tremblante à cause de la température ambiante, Takaba réussit à taper les 4 numéros du code et le verrou cliqua, l'invitant à rentrer.

L'entrée arrière menait au bureau de Gyles était vide et désolée, Takaba fit extrêmement attention à ce que le caoutchouc humide de la semelle de ses chaussures ne fasse aucun bruit bizarre en marchant sur le sol lisse. C'était la première fois qu'il se trouvait là la nuit, et l'ambiance était totalement différente. Les ombres étaient tranquilles et inanimées, la ventilation bourdonnait de façon totalement différente. Les chuchotis des personnes ne résonnaient plus en écho avec le plafond. La lumière sur les photographies n'était plus allumée, et chaque image était brouillée à cause de l'obscurité, seulement éclairés par la mince lumière de la lune qui s'était glissée par les puits de lumière aménagées au plafond. Lorsque les nuages éclipsèrent la lune, alors même cette maigre source de lumière fut détruite, laissant Takaba se diriger lentement dans le labyrinthe noir du hall jusqu'où 'Nostalgia' se trouvait, et cela ne lui prit pas longtemps pour le trouver.

Il savait exactement où il se trouvait.

Le sol et le mur étaient âpres et glacials mêmeà travers les diverses couches de ses vêtements alors qu'il s'asseyait doucement, le dos collé au mur afin de pouvoir voir la photographie. Dans la quasi obscurité, Asami était même encore plus loin. Son dos était plus large et son maintien plus dominant, presque se tenait debout, comme affrontant le monde autour de lui.

Si je revenais maintenant, Asami…est-ce que tu me reprendrais…

La douce lumière qui était projetée sur la photographie disparue à nouveau, et Takaba s'endormit, ses genoux désormais collés à sa poitrine, fixant sans le voir la photographie d'un amant qui ne regardait pas en arrière.

OoOoOoO

Le gardien de nuit avait vu Takaba arriver en taxi et entrer dans la galerie par la porte arrière. Il savait qu'il n'y avait aucune raison de s'en inquiéter, même du fait que ce dernier débarque à 3 heure du matin à la galerie. Il ne savait pas vraiment qui était cet homme, mais les rares fois où il l'avait croisé, c'était avec Mr. Tennison, son employeur,et il y avait une reconnaissance tacite entre ces deux, une sorte de confiance qui était encore plus forte qu'une simple confiance superficielle. En effet, le jeune asiatique était frappant, son corps, son visage, l'air qu'il dégageait était à la fois gracieux et brut.

Il avait des soupçons quant à la nature de la relation que ces deux-là entretenaient et ses interrogations furent balayées un soir où il faisait ses rondes. Il avait voulut s'entretenir avec Mr. Tennison à propos de quelque chose et se dirigeait vers le bureau lorsqu'il entendit des bruits qui en sortait. Curieux, il jeta un coup d'oeil à travers l'entrebâillement de la porte et les vit tous les deux perdus dans leur étreinte, les lèvres passionnément enchaînées l'une à l'autre, comme seuls au monde. Il oublia ce qu'il voulait demander et fila discrètement, sans jamais n'en avoir parlé à personne.

Alors lorsqu'il vit l'amant de son employeur entrer dans la galerie par la porte arrière, il ne fit aucun commentaire et resta là où il se trouvait. Le jeune homme avait de toute evidence une raison pour se trouver là, et s'il était passé par la porte arrière au lieu de simplement demander au gardien de lui ouvrir, alors c'était probablement parce qu'il voulait un moment d'intimité.

Il attendit alors, que cet homme sorte et parte, mais rien ne se produisit. Il attendit pendant 20 minutes, puis 30, puis 40, 45, 50, 55, et une heure. Il faisait sûrement froid à l'intérieur du hall d'exposition, et le gardien de nuit commença à s'inquiéter.

Evidemment, il se trouvait là, accroupi contre le mur, assoupi, baignant dans la faible lueur de la lune.

Je le réveille ou quoi ?

Néanmoins il connaissait le numéro de M. Tennison. Il valait mieux l'appeler. Lui dire que son amant dormait dans la galerie.

OoOoOoO

A 4 heures du matin, le portable de Gyles sonna une nouvelle fois, le tirant de son paisible sommeil. Il lâcha un soupir d'agacement, alluma sa lampe, qui l'aveugla temporairement, puis attrapa son téléphone. Si c'était encore une fois ce collectionneur…

"Quoi…"sa voix était assez enrouée, conséquence de sa léthargie.

"Mr. Tennison, ici le gardien de nuit de la galerie et-"

Gyles se releva précipitamment, désormais complètement réveillé et concentré sur son appel.

"Il y a un problème ?"

"Vous savez ce jeune asiatique qui visite régulièrement la galerie ?"

Oh Seigneur…Sei…

"Oui."

"Il est ici, Mr. Tennison."

Jesus Christ…

"Je serais là dans une demi-heure. Comment va-t-il ?"Gyles sortit du lit, s'avançant vers son armoire, en boxer. Il prit un jeans à moitié plié de son étagère et le secoua afin de le déplier.

"Il dort, monsieur."

"Ne le réveillez pas. Attendez-moi."

"Oui, monsieur."Il mit fin à la communication et enfila son jeans. Ses clefs de voiture était sur sa table de nuit; il les glissa dans sa poche avec son portable et prit sa veste qui reposait sur le dos d'une chaise.

Sei…qu'est-ce qui se passe maintenant…

OoOoOoO

Gyles frappa à la vitre de l'entrée de la galerie, frissonant du froid. Il essuya la glace avec sa manche et jeta un coup d'oeil à l'intérieur. Le gardien de nuit accourut, dévérouillant la porte pour lui.

"Où est-il ?" demanda-t-il alors qu'il souffla sur ses mains puis les frotta l'une contre l'autre afin de les réchauffer.

"Tout au bout du hall d'exposition,Mr. Tennison."

"Merci, je m'en occupe,"Gyles traversa le hall d'exposition, dans la semi-obscurité, le son de ses pas résonant contre les murs et le plafond, retentissait étrangement à travers les méandres de la salle.

pourquoi est-ce que tu te fais ça…

Il s'arrêta au dernier était assis contre le mur, entourant fermement ses jambes contre sa poitrine, son menton reposait sur ses mèches de cheveux noirs, lisses et brillants, brillaient d'humidité. Les yeux étaient fermés à cause de la fatigue, ses longs cils recourbés, projetaient de lointaines ombres sur sa peau épaules montaient et descendaient au rythme de sa respiration, lentement, calmement. Si seulement il pouvait avoir une telle sérénité, éveillé.

Gyles s'agenouilla près de Takaba et dégagea les mèches de cheveux humides de son visage afin de révéler une traînée de larmes séchées qui disparaissait en-dessous de la mâchoire, débutant aux coins des yeux, ces yeux tellement tristes, tellement découragés. Lorsqu'ils étaient ouverts, l'iris noisette se perdait dans la pupille noire, disparaissant dans le néant, dans la noirceur qui avait désormais sa place au cœur de Takaba, commandant absolument tout.

Il glissa un bras en-dessous des jambes de Takaba et un autre au niveau de son dos et le souleva du sol froid. Il se retourna et-

Jesus…

Gyles resserra son emprise sur le corps contre le sien.

Nostalgia…

L'homme de la photo…avec son dos tourné vers l'objectif.

Gyles s'approcha plus près.

Même dans le noir, la photo en noir et blanc, ou plutôt, l'homme dans la photo en noir et blanc, irradiait de pouvoir. Il était la pièce centrale, la forteresse dominant son territoire, un lion surveillant sa proie, soumettant tout le monde et chaque chose à genoux devant lui. De sa présence, il éclipsait tout, revendiquant même les rails de train vides comme les siens. Soumission et contrôle.

La tête de Takaba reposait contre la poitrine de Gyles, conforté par la chaleur; un léger soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il se blottissait un peu plus dans les bras forts qui l'enserraient. Gyles sentit son cœur se corps de Takaba avait l'air…immatériel, corps ne donnait pas l'impression d'être humain… trop léger, beaucoup trop léger. C'était comme porterde la soie pure, incorporelle, fragile, immatérielle. Il avait l'impression que la petite forme de Takaba pourrait s'évaporer dans l'air, se désintégrant en sable blanc et fin et glissantà travers ses doigts comme les grains d'un sablier.

Comment puis-je te retenir…

Nostalgia.

Est-ce que c'est ce que tu ressens, Sei?

Le gardien de nuit garda la porte ouverte pour que Gyles allait s'installer dans la voiture, il se retourna vers le gardien, qui attendait à l'entrée de la galerie, à une certaine distance. Leur regard se rencontrèrent et Gyles acquiesça sans un mot. Le gardien répondit de la même manière. Une gratitude communiquée tacitement.

Le chemin jusqu'à la maison était morne et mélancolique, Gyles jetait souvent des coups d'œil à la silhouette endormie sur le siège passager. Takaba s'agitait souvent, murmurant des paroles incohérentes de temps à autre avant de replonger dans un sommeil profond. Il était probablement resté debout toute la nuit avant de décider d'aller à la galerie. Le sommeil était tellement fugace chez le jeune homme, et n'était jamais là quand ce dernier en avait le plus besoin.

OoOoOoO

Et le sommeil était la dernière chose qu'Asami avait en tête alors qu'il faisait les cent pas dans sa chambre d'hôtel, son portable collé à l'oreille. "Qu'est-ce que tu veux dire par la patrouille douanière a saisit le contenaire en Birmanie ?Jusqu'à quel point es-tu aveugle pour être à ce point incapable d'outrepasser ces imbéciles ?"

Une voix paniquée bafouilla une réponse seulement pour être brutalement coupée par une nouvelle myriade de reproches.

"Ecoutes-moi. Je ne t'ais pas place à ce poste pour que tu soit un complet et total idiot. Je ne t'ai pas accordé ton influence afin que tu te trouves un trou dans lequel te fourrer tous les soirs du week-end. Et je ne t'ais certainement pas placé sous mon aile pour que tu puisses être aussi incompétent. C'était ta responsabilité de t'assurer des relations avec les gardes de la patrouille. Fais leur du chantage si tu y es obligé. Mieux encore, soudoye les. J'en ai rien à foutre à quelle genre de morale ces enfoirés ont, et ils n'en n'ont pas au cas où tu te poserais la question, il baveront sur le liquide. Ils vont baver dessus."

La voix était un peu plus forte maintenant, le ton un peu plus rude.

"Peut-être que tu aimerais me reformuler ça. Simplement parce que je suis à 6000 kilomètres de là ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de conséquences pour ton impudence. N'oublies pas que je suis la raison pour laquelle tu es là où tu es, que je suis la raison pour laquelle vous n'êtes pas encore été jeté en prison, et que je suis la raison pour laquelle ta nuque est encore intacte. Est-ce que j'ai été assez clair ? Franchement je ne comment être plus directe pour passer à travers ta petite tête."

Des excuses précipitées se firent entendre à l'autre bout du fil.

"N'essaye même pas de me baiser à ce point. Tu as merdé, et si, au moment où mon avion touche la piste d'atterrissage de l'aéroport de Narita, tu n'as pas résolu ce problème et que je me retrouve à devoir essuyer la merde de mon propre subordonné, n'espères pas être encore capable de respirer le lendemain."

Un bégaiement inarticulé s'ensuivit. Asami soupira simplement et raccrocha.

Jusqu'à quel point les gens peuvent-ils être incompétents ?

La cargaison qui transportait de l'opium et de la métanphétamine depuis la Birmanie, le leader en matière de production d'opium, a été découverte à la frontière de la Thaïlande, un marché lucratif avec un grand nombre de toxicomanes. Il était même plutôt difficile d'être arrêté à la frontière lorsque suffisamment d'argent sale était échangée sous la table.

Ces idiots…

Asami s'assit au pied du lit, se massant les tempes de frustration. Il aurait du savoir que ce serait une mauvaise idée de laisser ce fils de pute gérer le Sud-Est de l'Asie en son absence. Les choses ne se présentaient pas aussi brillamment de l'autre côté de la planète, et ce n'était pas plus brillant de ce côté-ci, physiquement et métaphoriquement.

Ses hommes n'avaient pas été capables jusque là de retrouver Akihito, le gamin s'était vraiment bien caché. Il était évident que ce dernier avait pris un pseudonyme puisqu'il n'y avait aucune trace d'un quelconque "Takaba Akihito" nulle part,et même le pseudo nom qu'il avait gardé d'une main de fer. Son seul indice était les photographies et les initiales évasives. Ce n'était pas leur trivial jeu du chat et de la souris qu'ils s'amusaient à jouer à Tokyo.

La recherche intensive que ses hommes avaient effectués, n'avait révéler pratiquement rien du tout sur le gamin en lui-même. Cela révélait néanmoins qu'Akihitos'était élevé à un niveau assez célèbre sur la scène de la photographie à Londres et en Europe avec son caractère énigmatique, parfois arrivant à atteindre des ventes qu'un photographe moderne arrivait rarement à attendre, établissant et sécurisant ainsi une réputation peu courue en tant que photographe vers lequel se tourner lorsqu'un projet requérait un certain zèle. Pas vraiment de surprise de ce côté-là.

Pendant 2 ans, personne n'avait réussit à découvrir qui se cachait derrière le photographe masqué, dont les photographies portaient le distinct goût et texture qui n'appartenaient qu'à Akihito. La seule personne qui avait un contacte direct avec lui était le propriétaire de la galerie, Gyles Tennison, qui était apparemment une sorte de manager, son intermédiaire avec le monde extérieur.

Une autre révélation serait qu'Akihito avait également acquis un petit peu de mauvaise publicité en raison de sa politique d'une seul copie et ses photographies controversées sur la guerre. Il y avait également une attitude un peu "casse-cou"de cet artiste énigmatique; il allait à des endroits où personne de sensé ne s'y engagerait.

Et bien… il s'agissait d'Akihito n'est-ce pas ?

Insousciant, audacieux, intrépide.

Impétueux.

Parce que certaines choses ne changeaient jamais.