Rating : M pour violence
Genre : Drame (malheurs qui arrivent faute de l'homme, rien de prédestiné, pas d'instance supérieur qui décide); horreur (violences, fic "noire", meurtres) mystère (il en faut toujours) presque Death-fic...
Disclaimer : Tout appartient à J.K.R sauf l'idée de cette fic. Liquide éphémère appartient au groupe Eths et Tout doit bruler à La fille d'Octobre
Notes : Bonjour ! et voilà un petit chapitre avec beaucoup de points de vue. Je suis pas forcement satisfaite mais bon... Ne me tuez pas s'il vous plait ! Je mets ce chapitre juste avant de commencer la session "révision intensive". Il reste peut-être des fautes mais je le mets tout de suite (ou il fallait attendre le 19...) Je crois avoir tout dit... Ah non !
/!\ Dans ce chapitre encore une allusion à la religion, merci de ne pas le prendre mal il n'y a aucune opinion transmise dans ce minuscule passage ! /!\
Note 2 : "blabla italique gras" = paroles de chansons
$ italique $ = souvenirs/ retour en arrière
" italique " = écrits/ titres de livre/...
Chapitre 12 : Liquide Éphémère
« Où vont-elles ? Toutes ces âmes.
Ombres et air de retraite.
Souffleur d'éther, vapeur sur mer. »
.
Liquide éphémère – Eths
- « Bonjour, nous sommes le mardi 13 septembre et le Ministère vous souhaite une radieuse journée! »
.
« Douleur d'essence, éteins celle qui danse »
.
Ils descendent lentement les marches, aperçoivent la cuisine. La maison est tellement silencieuse depuis quelques mois. Et, le seul vrai bruit est toujours celui du désespoir. Avant, il était déjà présent, ils vivaient avec et, Elizabeth les a trouvé.
Emeric ralentit, sa sœur s'approche un peu plus.
Elle essaie de le rassurer.
Il ne veut pas se rappeler, c'est fini. Ils ne sont plus dans ce grand bâtiment blanc, enfermés. Il n'y a plus toutes ces expériences, ces produits qu'on leur injectait.
- Emeric... c'est fini.
Il le sait mais il ne peut que repenser à ce qu'ils ont perdu. Plus jamais il ne verra son pays, sa famille. Sa famille... Soline, seule elle lui reste. Il ne se rappelle même plus des autres. Si seulement ils existaient.
Ils finissent de descendre les marches. Elle pleure encore.
Elizabeth.
Elle qui a essayé de tous les sauver, elle les perd les uns après les autres. Elle qui voudrait être leur mère. Ils savent pourtant, lorsqu'elle relève la tête vers eux en essuyant ses larmes, qu'ils ne la verront jamais comme leur mère. Les adultes ne peuvent avoir aucune confiance de leur part. Ils les ont pris pour des cobayes une fois, cela n'arrivera plus. Ils ne se laisseront plus faire.
Elizabeth essaie de leur sourire, de cacher cette détresse. Elle veut qu'ils restent encore insouciants, qu'ils puissent croire qu'ils reviendront tous, qu'ils peuvent lui faire confiance.
- Tu sais... commence doucement Soline
Et, en regardant dans ses yeux bleu-gris, comprend qu'il ne sert plus à rien d'espérer.
- … Carole ne reviendra pas. Nous ne la reverrons pas.
Emeric sert sa main, prend un peu de force pourtant ils semblent calmes. Trop calmes face à cette situation, ils ne paraissent pas touchés.
.
« Celle qui gèle le vent, ouvre et quitte le temps »
.
Pourquoi est-il ici ? Il l'a vu et pourtant n'a fait aucun geste pour venir vers lui. Il l'a laissé passer, juste ça. Et, ce simple mouvement l'a perturbé. Il ne sait plus quoi faire. Raphaël ne l'aurait jamais laissé partir ainsi. Il a donc réussi ? Il s'est enfin détourné de lui ? Il ne pourra plus le blesser ?
Cette constatation le laisse pourtant amer. Il ne blessera plus personne mais lui, qui le protégera de lui-même...
Ils ne reviendront plus, ils l'ont enfin oublié.
Cette constatation le laisse perdu.
Nathan se relève légèrement. Son regard erre sur les objets éparpillés. Il approche doucement d'un coupe-papier finement ouvragé. Il le saisit. La fraîcheur du métal le rassure, lui donne une force qu'il ne croyait plus avoir.
$ - Crois-tu en la liberté ? $
Bien sûr qu'il y croit mais, seulement dans la douleur. Il approche un peu plus la lame, il veut se sentir mieux. C'est tout. Il n'en avait plus besoin mais là... il n'y a que ça qui compte.
Carole entre doucement dans le salon, un yaourt à la fraise dans une main, un radis dans l'autre. Il range la lame alors qu'elle déclare doucement que cela ne la gêne pas. La vue du sang ne la dérange pas.
Nathan remet tout de même le coupe-papier à sa place tout en observant la jeune femme. Elle a changé depuis que son frère est venu. Elle semble plus calme, avoir trouvé une force nouvelle. Celle qui lui fait maintenant défaut. Toute cette scène est irréaliste.
Eux deux dans cette pièce un peu trop vide. Elle, enceinte et lui ramassant une lame se trouvant contre ses veines il y a quelques instants.
Carole se dirige lentement vers une chaise, et reprend la parole une fois installée. Elle ne parle pas vraiment pour lui. Il semble que c'est plus pour se rassurer, s'entendre prononcer sa décision.
- Je ne rentrerai pas... Je vais rester jusqu'à sa naissance et puis partir avec Harry ! On va partir loin, comme on l'a décidé il y a longtemps...
Nathan ne la détrompe pas. Il ne veut pas voir s'éteindre cet infime espoir qu'il voit dans son regard. Son frère est la seule chose qui lui importe vraiment. Pourtant Harry ne reviendra pas. Son choix était déjà fait, bien avant de revenir à Londres.
$ - Je suis anglais, tu sais, Nathan...
Il observe Harry, avachi dans l'herbe, au soleil. Les premières chaleurs de l'été. Il ne dit rien car il sait reconnaître quand le jeune homme parle sans attendre de réponse.
- Un jour j'y retournerai, je dois revoir... certaines personnes. On pourra me l'interdire mais je dois y aller. $
Il lui avait demandé ce qu'il comptait faire mais sa réponse était restée floue. Cependant elle n'impliquait aucun retour. Il irait en Angleterre mais n'en reviendrait pas.
Il le savait dès le début.
.
« Je désire acheter le ciel. Sans que vos dieux me prennent. »
.
La rue est calme... Pourquoi n'est elle pas comme lui ? Agitée, perdue, cherchant sa route. Tout était parfait, la fin approchait et lui est venu. Le visage innocent, souriant, une grande nouvelle devant lui être immédiatement communiquée.
Foutaises !
Il le suivait tel le charognard attendant que sa proie tombe et se décompose pour qu'il puisse ensuite se l'approprier. Et cela sous le regard bienveillant du ciel et de l'astre solaire.
Belles paroles qui ne veulent plus rien dire.
$ - Ron ? Oh je te croyais déjà parti...
- Parti ? Qu'est ce que tu fous là Diggory ?
Ron ne comprend pas pourquoi il se tient là, avec un sourire de contentement. L'autre lui tend une fine enveloppe blanche, son nom écrit en rouge sur le devant.
- Tu devrais la lire immédiatement mais... attention le sang n'est pas encore sec. $
Il tient toujours la lettre, serrée. Mais il n'a pas besoin de la lire pour se rappeler son contenu écrit en lettres rouges.
« Monsieur Weasley,
Le Ministère à l'immense honneur de vous inviter à l'exécution des traîtres dont vous voyez la liste jointe. Nous en profiterons pour la visite de contrôle sur la loyauté de notre personnel. Toute réponse négative à cette présente invitation signifiera votre traîtrise.
Le Ministère. »
Exécution pour haute trahison ! Il devrait y être habitué mais... les accusés sont sa famille. Et sous cette invitation il y a la promesse de la mort.
Trahison ou loyauté. Dans tous les cas, c'est sa mort qu'ils veulent.
Ron arrive devant le Crâne Corbeau et y pénètre pour la dernière fois. Il se dirige vers le fond où Severus l'attend. Ce dernier lui tend des papiers. Tout ceux nécessaire pour partir en France et rejoindre sans problème le réseau de Saendro. Il les attrape et repart. Sans un mot. Ils sont devenus inutiles.
Il est libre mais ne la voyait pas ainsi. Seul. La force de lutter l'abandonnant.
.
Severus regarde le jeune roux partir. Il sent soudain deux bras l'enlaçant et, reconnaissant Sirius se laisse aller. Il ne laisse jamais voir ses faiblesses mais il n'en peut plus. Depuis le temps qu'ils se battent rien ne semble avoir changé.
À quoi sert-il de se battre encore ?
.
« Mais mon cœur reste en hiver. »
.
- « Les nouvelles du Ministère !
Les recherches sur le fonctionnement des sentiments avancent ! nous annonce Mr Cend, chercheur et psychanalyste du Ministère.
Pour continuer une découverte macabre dans la suite nuptiale d'un célèbre hôtel. Ce dernier a souhaité garder l'anonymat. Ce matin, dans la suite vert et argent, un employé à découvert un corps. La personne n'a prononcé qu'une phrase pour décrire sa découverte :
« Un ange aux cheveux noirs »
Nous n'avons pas encore de noms, ni les causes de la mort. Le seul signe distinctif est une cicatrice sur son front et un tatouage ressemblant étrangement au signe distinctif du groupe, maintenant disparu, des Mangemorts.
L'enquête vient de commencer mais un mot a été retrouvé. Il parlerait de la fin d'une vengeance et qu'il ne resterait que trois personnes. Trois personnes devant encore mourir. Il est finalement fait allusion à la Bénédiction des Anges. Ces mots sont flous mais dès que de nouvelles informations seront disponibles le Ministère vous les communiquera. »
.
« Oh j'ai oublié peut-être. Vos visages de poussières. »
.
Elle se réveille dans son lit. Comment est-elle arrivée ici ? Elle ne sait pas, ne sait plus. Doucement la jeune femme se lève. Ses mains sont couvertes de lacérations, peu profondes mais nombreuses.
Elle avance lentement, découvre son salon dévasté.
Qui ?
Hermione se revoit craquer, tout jeter, fracasser, anéantir. Et le vide... Ce vide, toujours présent. Et elle se rappelle la présence près d'elle. Draco... il est venu pour elle. Et la jeune femme ne comprend plus.
Elle marche à travers les débris jonchant son sol et arrive près d'une photo. Elle se laisse glisser contre le mur et attrape la photographie. Elle observe une dernière fois le visage souriant de Narcisse, son Narcisse. Puis, elle saisit le briquet à coté d'elle. Elle observe les flammes commençant à lécher lentement le papier. Elles hésitent un instant et finissent par dévorer l'image souriante.
L'image de son bonheur passé.
Hermione se relève, observe cet appartement vide, toujours trop vide. Et des larmes coulent silencieusement mais elle ne doit plus craquer.
Elle sait que Draco est resté près d'elle cette nuit, elle n'a pas eu froid. Pour la première fois depuis le début de cette comédie elle a osé perdre son calme. Elle ne doit plus le faire.
La jeune femme ramasse le peu d'affaires encore utiles. Un livre, des crayons, de la nourriture. Le strict nécessaire. Elle sort ainsi de son domicile mais s'arrête quelques mètres après. Hermione fait demi-tour, observe une fois de plus le carnage.
Il y a trop de preuves ici. Elle reprend le briquet, fait un tas de combustible, et enflamme ce dernier. Un moment elle observe les derniers vestiges de son bonheur brûler. Et elle repense à une chanson qu'Harry lui avait apprise.
« Je te jure qu'à la nuit tombée, forêt en feu fleur de foudre, de notre amour à la fumée, il n'y aura qu'une traînée de poudre »*
Hermione ressort, laisse derrière elle les flammes grandissantes. Elle doit continuer à être forte et se battre. Se battre non pour elle, elle n'y croit plus, mais pour les plus jeunes. Pour ceux qui croient encore en leurs idées, la liberté ou même... le bonheur.
Elle laisse derrière elle les flammes grandissantes avec une volonté nouvelle, plus inflexible.
Elle ne réussit plus à croire. Pourtant elle a essayé, elle s'est accrochée, a lutté. Il n'ont rien voulu entendre.
Ils lui ont tout pris.
.
« Où vont-ils ? Ces enfants violemment grands. Ces noyaux ardents. »
.
- Emeric ? Tu crois qu'il y a une vie après la mort ? Un Dieu ?
Il regarde un moment sa sœur blottie contre lui, sur leur lit. Elizabeth ne voulait pas qu'ils dorment ensembles mais eux, ils en avaient besoin. Ils l'ont toujours ce besoin d'être toujours proche de l'autre, de son reflet. Il lui sourit légèrement avant de répondre. Ce n'est pas un sourire heureux, juste rassurant.
- Je ne crois en aucun Dieu. Quel être accepterait ce qui se passe maintenant ? Quel être laisserait ces centres se construire ? Ses expériences être menées ? Des vies être détruites ? Non ! Je ne veux pas croire en son immonde existence ! Pourquoi laisserait-il faire s'il existait vraiment !
Emeric se calme un peu sous l'apaisante caresse de sa sœur dans son dos. Il ajoute doucement :
- Je ne crois plus en rien, Soline...
- C'est faux, tu le sais. On a toujours quelque chose auquel on tient, qu'on veut voir se réaliser. Moi, je veux croire au futur. Un futur avec toi, sans craindre de se faire à nouveau enfermer.
Il semble réfléchir à ses paroles tout en observant le vieil attrape-rêve suspendu au plafond. Le dernier cadeau de la nourrice qui les a vendu au centre. Il ne sait plus pourquoi ils l'ont gardé. Cela n'a pas vraiment d'importance.
Il se retourne à nouveau vers sa jumelle. Observe un moment ses traits fins puis, passe une main dans ses cheveux. Ils se ressemblent et pourtant son différents. Certains ne font aucune différence entre eux. Elle est la plus forte, celle qui l'a toujours protégé. Il la sert plus fort contre lui avant de murmurer :
- Peut-être la liberté... Je veux y croire mais, ça à l'air tellement douloureux d'être libre...
.
« Souffrent-ils de flâner à jamais ? Dans les déserts soulagés. »
.
Il fait nuit. Ils croyaient vraiment être sauvés en se cachant dans ce misérable coin perdu au milieu des eaux ? Ils croyaient qu'il ne les retrouverait pas ces misérable humains ? L'homme s'approche lentement de la petite cabane qui manque de s'écrouler à chaque petite rafale de vent.
Des cris et des rires résonnent fortement dans le silence de l'île, seulement troublé par la tempête. Des bruits de couverts qui se heurtent, des plats que l'on pose violemment sur une table.
Il s'approche encore.
Par la fenêtre il voit enfin les trois personnes. Toutes en train de se goinfrer, inconscientes du danger se trouvant juste à leur fenêtre. Elles avalent le plus de nourriture possible. Surtout les deux hommes et ce, sous le regard bienveillant de la seule femme présente. Deux pourceaux et une girafe... étrange mélange
Il s'éloigne un peu mais à le temps d'entendre une phrase, prononcé par le premier porc.
- On aurait peut-être dû garder le gosse ! Il savait être utile.
Un peu de temps passe sous le regard amusé de Tom.
Les hurlements commencent enfin, et Tom se rappelle d'un poème.
Ils n'ont aucun instinct de survie... Les hurlements augmentent encore mais personne n'est là pour les entendre. C'est lui qui l'a écrit.
Personne n'est là pour voir les flammes commençant à lécher sensuellement les fines planches de la cabane.
« Les Anges noires hurlent leurs merveilles »
Ils essaient de sortir en enfonçant la porte mais, elle ne bouge pas. La femme se tourne alors vers la fenêtre, cernée par les flammes ! Impossible de fuir par ici.
« Et festoient sournoisement de tes vermeilles »
Les trois se regardent, sans comprendre. Se rapprochent du centre alors que les flammes grandissent encore et encore.
« Possessions ! Cris-tu encore petite lâche ? »
Tom observe la cabane brûler et commence à sourire lorsqu'il n'entend plus aucun bruit. Les hurlements ont cessé et la tempête éclate. Le vent se déchaîne et la pluie tombe, forte, implacable. Elle éteint le brasier et ne laisse que les cendres, de la boue. Les Anges Noires ont fini leur repas ?
Il s'éloigne, sans un regard en arrière, pas même pour le mot laissé gravé dans la pierre. Qui sait s'il sera retrouvé ? Personne ne vient jamais ici. Mais si c'est le cas... ils croiront que tout est fini alors que tout recommence.
« Tu es vengé... je peux te rejoindre dans ce tunnel bâtis de nos êtres perdus... »
Sa gentillesse est enfin morte, il ne reste que la cruauté. Et, le Crâne Corbeau va revivre.
.
« Passagers de la terre au liquide éphémère. »
.
$ - Peut-être la liberté... Je veux y croire mais, ça à l'air tellement douloureux d'être libre... $
Soline se rapproche encore de son frère, se colle à lui. Ainsi serrés l'un contre l'autre, Soline caressant lentement les cheveux, la nuque puis le dos de son jumeau, leur relation pourrait paraître ambiguë. Ils savent qu'ils ont besoin l'un de l'autre car c'est le seul humain qui aura toujours leur confiance. Personne d'autre n'est plus important.
Soline se lève doucement, se détache d'Emeric qui la regarde, ne comprenant pas sa soudaine distance. Elle l'observe un moment, elle sait qu'ils le font souvent. Se regarder, sans rien dire mais c'est leur moyens d'être rassurés, de voir qu'ils sont toujours ensembles.
- Promets moi ! Promets moi qu'on restera toujours ensemble ! Promets moi qu'on se battra jusqu'au bout.
Il ne comprend pas ce brusque éclat et la voit revenir vers lui. Emeric la sert alors qu'elle s'assoit sur ses genoux, se blottit encore contre lui.
- Promets moi, Emeric... je veux croire à nouveau en quelque chose...
- Croire en quoi, 'Line ?
.
« Déguste-toi car ici tu ne vivras qu'une fois. »
.
Une découverte macabre ? Un ange aux cheveux noirs ?
Carole éteint précipitamment la télévision. Elle est seule. Nathan est parti depuis un moment et ne semble pas être prêt de revenir.
Elle se laisse tomber et par réflexe, protège son ventre.
Elle doit vivre, encore un peu. Pour cet enfant qu'elle ne voulait pas. Mais, Harry avait ce regard heureux quand il l'a vu enceinte. Le même regard qu'il avait pour chaque nouvelle lettre. Alors... elle doit vivre pour cet enfant qu'elle déteste mais qui rend son frère heureux. Tout pour qu'il soit heureux.
Elle vivra pour lui puis elle partira !
Carole se met soudainement à rire alors qu'elle attrape une paire de ciseau posé sur un meuble. Elle regarde la lame, rit plus encore. Il serait tellement plus simple d'en finir maintenant. Plus de souffrance mais...
Une vie contre une vie... Après tout si leur monde marche ainsi dorénavant, à quoi cela sert-il de lutter plus ?
.
« Je désire acheter le ciel. Sans que vos dieux me prennent. »
.
- Mais croire qu'on peut-être heureux Emeric !
Elle le lui chuchote comme un secret et continue à le serrer, la tête maintenant dans son cou.
- Heureux ? répète-t-il désabusé. Tu as vu ce monde 'Line ? Tu as vu leur monde, celui qu'ils nous ont construits ? Il n'y a plus la place pour le bonheur. Dès qu'une télé s'allume et que ce n'est pas pour une émission stupide, ils annoncent une autre horreur. Une catastrophe, un meurtre, un attentat, une épidémie, une nouvelle guerre !? Il n'y a que ça et ces journalistes souriant qui semblent nous dire, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas chez nous mais à des milliers de kilomètres ! Il n'y a qu'horreurs dehors alors... Comment, 'Line ? Comment peut-on y croire ?
- On peut être heureux, redit une fois de plus Soline.
Emeric sourit tristement face à la naïveté apparente de sa sœur. Pourtant il sait qu'elle ne l'est plus.
- C'est quoi le bonheur alors ? Moi, je ne vois pas, je ne le vois plus... Ils nous ont enlevés de notre famille et emmenés dans un de leurs centres. Si jeune que je ne me rappelle pas le visage de nos parents, ni leurs voix, ni même leurs noms. Ils ont essayé de nous ôter tous nos sentiments, de les arracher avec leurs seringues, leurs produits et leurs tortures. Comment, alors, peut-on être heureux ? Explique moi, 'Line, je ne comprends plus.
La jeune fille observe les yeux si sincères de son frère. Elle se retourne, toujours assise sur lui et doucement l'embrasse. Ce geste ne veut rien dire à part sa signification de réconforts. Ils savent qu'ils ne pourront jamais accorder leur confiance jusqu'au point d'abandonner leur corps à une autre personne. Le seul qui pourrait est leur jumeau et ils savent que cela n'arrivera jamais.
Ils se blottissent toujours, signe de réconfort et de confiance. La chambre est calme, la maison vide. Soline chuchote lentement sa réponse. Elle veut qu'il la comprenne, qu'il ne peut pas arrêter de se battre.
- Je veux y croire. Je veux avoir quelque chose à laquelle me raccrocher. Chut ! Ne dis rien... je sais que je t'ai toi mais, nous ne pouvons pas continuer à nous éloigner de ce monde, celui où nous devons vivre. Encore un tout petit peu, je veux y croire. Même si c'est pour vivre dans l'illusion, le mensonge ! Je veux pouvoir y croire, en notre Liberté.
.
« Mais mon cœur reste en hiver. Oh j'ai oublié peut-être... »
*Tout doit brûler – La fille d'octobre
... une réaction ? Un commentaire ? J'essaierais de répondre aux reviews à partir de mon portable sinon... il faudra attendre un peu que je récupère internet :)
Donc il reste l'épilogue et OUI tout n'est pas dit ! Mais que s'est il passé dans cette chambre entre Harry et le gentil Tom qui redevient en quelque sorte le méchant Voldy (je deviens folle avec le bac qui approche...)
Il y a donc une suite possible, j'ai déjà le scénario en gros mais quelqu'un la veut-il ? Si oui me le dire... et peut-être un mini résumé après l'épilogue !
Voilà... ça fait bizarre de dire que c'est le dernier chapitre.
Epilogue... après le bac donc entre fin juin et mi juillet même s'il sera rapidement écrit.
