Bonjour!

Je dédicace cette fabulette... à moi et au Marimo, que notre sens de l'orientation soit reconnu comme fléau, nous en sommes fourbus d'être toujours perdus...

Bonne lecture!


LA MORT ET LE BÛCHERON

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Un pauvre escrimeur tout couvert de saignées,

Sous le poids des blessures aussi bien que fatigant,

Crispé et courbé marchait à pas pesants,

Et tâchait de gagner le Sunny égaré.

Enfin, n'en pouvant plus d'efforts et de douleurs,

Il met bas ses sabres et pose son postérieur.

Quelle déveine de toujours se perdre en ce monde,

À croire que la terre n'est plus ronde.

Point de chemin aisé à repérer, et encore moins de repos.

Pas de femme, pas d'enfant, les soldats,

La Marine, la prime qu'il a sur le dos

Font de lui un sabreur errant, âpre au combat,

pirate à ses heures, forban ,flibustier,

et… amoureux d'un cuisinier.

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Et la Mort se pointe, elle vient sans tarder,

Bien décidée, puisque homme et sang perdus, à l'embarquer.

« Va donc te faire foutre la Mort, j'attends quelqu'un à qui j'ai promis de revenir.

Contre ta faux, si tu veux essayer, je peux encore sabrer et t'estourbir! »

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Le trépas vient tout guérir;

Mais ne bougeons d'où nous sommes,

Un cuistot viendra secourir,

Et si la Mort insiste, c'est lui qui lui bottera le cul pour son homme!


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