Enfin le dernier chapitre x_x il m'aura causé quelques soucis celui-là. Il est sûrement différent des autres, simplement parce que les 3 premiers chapitres ont été écrits pendant que je lisais du Tolkien, alors que pour celui-ci je devais me manger un Zola... et mon style d'écriture se laisse influencé par mes lectures, c'est comme ça.
J'ai très légèrement modifié les autres chapitres, notamment 'Dallan', dont le vrai nom est 'Talal' (pour une raison obscur j'ai confondu, désolé), mais aussi quelques détails, rien d'important.
Bonne lecture, comme c'est le dernier chapitre, plus de détails sont à la fin. Enjoy :D
Altaïr se « réveilla ». Pas qu'il fût endormi. Il était juste dans un état... second. En tous cas, il se réveilla. Il se réveilla au-dessus du vide, qui se rapprochait dangereusement, sans qu'il ne contrôle grand-chose. Un coup d'adrénaline dans les veine, la scène se passa presque au ralentit. Pourtant, peut-être à cause de sa lenteur d'esprit naturel, avant même que son cerveau tente de trouver un moyen de s'en sortir, il y eut l'impact. Le corps d'Altaïr Ibn La'Ahad s'écrasa avec violence dans le tas de foin.
Parce que oui, Altaïr est un Assassin chanceux. Trop chanceux. Un marchand pressé, transportant une carriole remplie à ras-bord de foin, passait au galop dans la rue. A ce moment-là, précisément.
Je suppose que « Altaïr mourut écrasé parterre après être tombé lamentablement d'un toit » n'était pas une fin convenable pour ce siii grand assassin.
Il se releva un peu sonné, et sortit discrètement lorsque son embarcation ralentit. Il se trouvait maintenant dans un quartier isolé de la ville, loin de tout ce qu'il connaissait, et la tête bourdonnante de pensées désorganisées. Il finit par tomber au sol, la tête entre les mains.
Pourquoi Malik lui avait-il dit ça bon sang ? – ... Probablement parce que c'était vrai.
Altaïr sursauta. Seuls les fous ont des dialogues à l'intérieur de leur tête, pas vrai ? Enfin bon. Pour le moment il avait besoin de réfléchir, alors on ne chipote pas, tanpis si il aurait eu besoin d'aller voir Garnier de Naplouse dans sa maison d'aliénés.
Mais comment est-ce que Malik pouvait-il ressentir quoi que ce soit... pour lui ? – Altaïr... Tu le sais toi-même, tu n'es pas franchement moche et maigre, c'est normal que si Malik est attiré par les hommes, tu ne le laisses pas indifférent.
Je parle pas de ça. Même si tu as raison – Nan, stop, arrête d'être un vantard mal élevé, ça va pas franchement t'aider avec Malik – Je vais ignorer le changement d'avis de ma conscience. Mais qui dit que j'ai envie d'être avec Malik ?! – Bah... toi.
J'avoue que là il me désespère.
Altaïr se calma un moment. Est-ce qu'il voulait « perdre » Malik ? S'éloigner de lui et ne plus jamais lui parler ? Non. Définitivement non. Pourtant, est-ce qu'il le voulait lui ? Est-ce qu'il voulait son corps, ses sentiments ? Il n'était décidément pas amoureux de lui. Mais il savait qu'il avait besoin de rester proche.
Des images fusèrent dans sa tête, Malik et lui dans des situations plutôt compromettantes, qui le firent doucement rougirent. Toutefois, il n'arrivait pas à les trouver déplacées, impossible. Les hommes n'étaient pas repoussant, et n'importe quelle personne peu étroite d'esprit serait capable de l'admettre. Et même si Altaïr ne voulait pas franchement correspondre au cliché de penser que « les hommes ne sont pas si différents des femmes » pour se justifier, il était obligé d'admettre que passer une nuit avec Malik ne semblait pas si désagréable que ça.
Non non, c'est faux, il ne venait pas de penser ça. Enfin... Les images suggestives qui défilaient dans sa tête, avec Malik allongé plus ou moins nu sur ses beaux coussins prouvaient le contraire.
L'assassin commença à marcher doucement, laissant ses pas le guider pendant sa réflexion parmi la foule, tandis qu'il arrivait à la conclusion : il retournerait voir Malik. Pour décider si oui ou non il accepterait ce qu'il lui propose. Mais il le connaissait (malheureusement). Malik allait bien évidemment le repousser, être méfiant, parce que c'était Malik. Et que Malik n'était pas quelqu'un de très simple à suivre. Et en prime il lui en voulait, sûrement pour une tonne de raisons encore floues. Alors bon. Il allait revenir le voir, et improviser. Ouais. Bon plan.
8o8
Il parvint, après de longues minutes de marche dans la ville, ou parfois de courses poursuites avec les Templiers, à l'entrée du Bureau des Assassins. La porte côté rue étant condamnée, il grimpa sur le mur, accédant au toit. Mais le passage était verrouillé. Malik avait certainement bloqué le chemin pour qu'il le laisse en paix.
- Rafiq têtu et borné !
Il s'agenouilla près du mécanisme qui maintenait la voie close, cherchant comment le crocheter. Perdu dans sa concentration, il finit quand même par percevoir les infimes bruitages qui se glissaient dans son oreille. Tendant celle-ci, il finit par entendre des cris et des quelques bruits sourds, comme si des gens se battaient, cognant dans toute la pièce. Evidemment toute personne normale aurait compris à quoi s'attendre en entrant, mais Altaïr est apparemment un peu naïf, et s'inquiétant soudainement pour son « ami », il força la porte, entrant dans l'arrière-cour du bâtiment, avant de se ruer dans le Bureau.
Il s'arrêta net en entendant non pas un cri de souffrance, mais plutôt de plaisir. Mais malheureusement pour lui, il ne put échapper au spectacle devant ses yeux, qui lui permit plus ou moins de se rendre compte de la raison de la venue de Tamir un peu plus tôt : Malik était à genoux, les poings serrés, les coudes contre le sol et un grognement rauque sortait de sa bouche, pendant que Tamir, le jeune Assassin, était positionné contre lui, dans son dos. Sa tête était relevée, sa bouche entrouverte (sûrement à l'origine du cri qui avait stoppé Altaïr), ses doigts fins plaqués contre la peau mate du Daï, laissant des marques pâles à force de se crisper. Leurs vêtements étaient éparpillés dans la pièce, preuve de l'empressement avec lequel ils s'en étaient débarrassés. Altaïr resta un moment choqué avant de se dire que c'était « peut-être » une mauvaise idée de ne pas bouger. Mais un peu tard.
Je ne ferais pas de commentaire.
Malik l'avait aperçu du coin de l'oeil, se crispant une seconde, avant de se lever en repoussant Tamir, qui laissa échapper une plainte il roula sur le côté soudain muet, ayant entrevu le visage de Malik. Ce dernier attrapa une couverture et l'enroula autour de ses hanches, avant de se tourner vers Altaïr, qui reculait doucement, ne sachant pas trop s'il devait fuir ou rester. Le regard noir de Malik décida à sa place, l'immobilisant.
- Tamir, il serait préférable que tu t'en ailles rapidement, chuchota le Rafiq, d'une voix glacée.
Le concerné obéit directement. Il ramassa précipitamment ses vêtements, enfilant le strict nécessaire pour pouvoir sortir dans la rue, et fuit. Altaïr avait le regard rivé sur ce qu'il restait du bras de Malik. C'était la première fois qu'il le voyait comme ça, nu, et la vision le frappait plus que la colère qui rongeait les yeux de l'homme en face de lui. Les secondes filèrent, aucuns ne bougeaient à l'intérieur du Bureau. Malik interrompit cet arrêt sur image en laissant sortir un toussotement rauque, qui fit relever le visage de l'Assassin vers lui. Son regard terrorisé bloqua légèrement le Daï, mais sa colère prit le dessus et il prononça d'une voix dénuée de la moindre émotion, contenant au maximum sa fureur que ses yeux trahissaient :
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Malik je... Je suis désolé..
- Réponds simplement à ma question, somma-t-il une dernière fois.
Altaïr reprit contenance, et détournant le regard de la blessure de son interlocuteur, il expliqua fermement.
- Je voulais te parler. Et m'excuser.
- Parler ? Et bien vas-y. Et de quoi voudrais-tu bien t'excuser, ô toi grand Assassin.
- Je tenais à m'excuser de la façon par laquelle je me suis enfui tout à l'heure.
La colère dans les yeux de Malik vacilla un instant, laissant place à la surprise, avant de revenir au plus vite.
- Pourquoi s'excuser pour « ça » ?
- Parce que je n'aurais pas dû partir, j'aurais dû rester avec toi et en parler calmement comme je veux le faire actuellement. Je suis désolé.
- Oh mais tu peux être désolé, rien n'y changera.
Il avait tout de même l'air d'accuser Altaïr, dont une voix, dans un recoin de sa tête, lui rappelait que c'était plutôt à Malik de s'excuser, pour avoir sauté sur Tamir juste après son départ. Pourtant, il l'ignora et continua d'essayer de calmer Malik.
- Et aussi, je suis désolé de me comporter tout le temps comme un abruti arrogant, imbu de lui-même et qui ne réfléchit pas à ses actes.
- ... Il y a du progrès.
La fureur du Daï déclinait quand Altaïr approuvait ses accusations. Etrange. Voyant Malik plus calme, il tenta, peut-être un peu trop tôt :
- Et moi, ai-je le droit de me sentir blessé par le fait que tu n'ais pas attendu très longtemps avant d'inviter Tamir à une partie de jambe en l'air ?
- Oui. Je l'ai d'ailleurs fait pour ça, mais ça m'a un peu contrarié de te voir débarquer. Enfin... Tu aurais le droit d'être vexé si ça t'importunait. En l'occurrence il n'y a pas de raisons pour cela.
Altaïr ne répondit pas tout de suite et Malik le regarda de travers.
- Ne me dis pas que tu es revenu pour me faire une scène de « ton amour est réciproque » parce que je te jure que je vais t'en coller une.
- Non, c'est pas ça. Laisse-moi simplement t'expliquer...
Le Daï le jaugea d'un air méfiant, avant de l'inviter à s'asseoir, dans un coin de la pièce ravagée par la scène de tout à l'heure.
- Tu n'auras qu'un seul essai, alors je t'écoute.
- Je ne dis pas que je suis « amoureux » de toi, juste que... comment dire...
- Altaïr... le ton de Malik semblait à la fois menaçant et très las.
- Je te l'ai dit, j'ai une dette immense envers toi. Ma vie t'appartient, et de mon point de vue ce n'est pas la pire situation. Et même sans ça, tu es comme mon frère, Malik. Maintenant que je t'ai retrouvé, après tout ce qu'il s'est passé, je ne tiens pas à m'écarter de nouveaux. En m'avouant ce que tu ressentais, j'ai été surpris, mais aussi flatté... Et après y avoir réfléchi, j'espérais sûrement que tu m'apprendrais à t'aimer comme toi tu l'as appris pour moi...
- Qu'est-ce que je suis censé en déduire ?
- Que si tu me demandais de me lier à toi, ma réponse serait « Pourquoi pas ».
Malik l'observa en silence, analysant ses paroles.
- Pourquoi pas ? C'est ça, ce que tu m'offres ? Et est-ce que tu seras seulement apte à « apprendre à m'aimer », comme tu dis ?
- J'y mettrais toute ma volonté.
Le Daï parut réfléchir à ses derniers mots, et parvint à une conclusion silencieuse. Il inspira fortement avant de prendre Altaïr par les épaules, rapprochant pour le moment involontairement son visage. Plongeant ses yeux noirs dans ceux ambrés de l'autre, il cligna des yeux avant de supprimer la distance qui séparaient leurs lèvres. Altaïr écarquilla les yeux, ne réagissant pas, avant de plaquer une main sur le mur derrière lui, prenant de l'élan avec l'autre, et abattit son poing sur le visage de Malik, qui fut éjecté au sol par l'impact. Il se releva furi....rieux....et...je...ta...
DESYNCHRONISATION
Desmond se leva nerveusement de l'Animus, restant dos aux scientifiques qui le regardaient d'un air sévère.
- Desmond, qu'est-ce qui vient de se passer ? Pourquoi est-ce que t'as fait ça ?
- Je ... je sais pas trop, ça a été un réflexe, comme une sorte de défense ...
- Une défense ? Vous plaisantez monsieur Miles ? Malik Al-Sayf n'est pas un ennemi ! Il est un passage important de la vie d'Altaïr sans lequel jamais celui-ci n'aurait trouvé l'Eden !
- Pas un passage, Warren, le corrigea Lucy, pas un passage, mais une personne.
- Peu importe.
Le barman semblait perturbé, autant par le sermon des deux autres que par son propre comportement dans l'Animus.
- Je suis désolé je sais pas pourquoi est-ce que j'ai fait ça, mais ça m'a surpris.
- Tu es capable de rejouer la séquence ? lui demanda Lucy, pleine de fausse compassion.
- Il n'a pas vraiment le choix, rappela Vidic en sous-entendant ce qu'il était capable de faire pour l'avancement de son projet.
Le Daï parut réfléchir à ses derniers mots, et parvint à une conclusion silencieuse. Il inspira fortement avant de prendre Altaïr par les épaules, rapprochant pour le moment involontairement son visage. Plongeant ses yeux noirs dans ceux ambrés de l'autre, il cligna des yeux avant de supprimer la distance qui séparaient leurs lèvres. Altaïr parut surpris au début mais comprenant que c'était un test, il répondit tranquillement au baiser. Malik se recula, le regard encore méfiant mais il était tout de même convaincu (les sentiments aidant je suppose).
- Alors Maitre, ma volonté est acceptable ? tenta de plaisanter Altaïr.
- Ce n'est qu'un début mais tu t'en sors plutôt bien, soupira Malik.
Au bout de deux essais...
- Et est-ce que je peux demander la suite du programme, demanda Altaïr, dont la nouvelle expérience le grisait légèrement.
- Talal.
- C'est qui ça ? Tu... Je ... tu sais, je ne suis pas sûr d'être prêt pour qu'un autre homme ...
Le long soupir que lâcha Malik traduisait plutôt bien son désespoir actuel. Il rappela gentiment [par une petite engueulade] la mission actuelle d'Altaïr avant de le mettre à la porte. Avec un gracieux coup de pied.
8o8
Altaïr ralentit son cheval d'un léger « oooh », tirant sur les rennes, le regard perdu dans le paysage. Jérusalem se tenait fièrement devant lui, l'atmosphère était lourde, l'air sec du sud tarissait la gorge de l'Assassin, qui déglutit. A cause de la sécheresse mais également parce qu'une angoisse sourde et inexplicable lui tenait les tripes. Il avait dû quitter la ville précipitamment après l'assassinat du marchand d'esclaves, sur l'ordre d'Al-Mualim, et ces adieux à Malik manquaient certainement de tact. Il avait beau s'être dépêché d'accomplir ses autres missions, cela faisait bien 12 jours qu'il n'avait pas vu le Rafiq. Même s'il avait pris le temps de lui envoyer une ou deux colombes, histoire de l'avertir lui-même de ce qu'il faisait. Surtout pour éviter une nouvelle crise. Mais il était content de retrouver son... ami ? Compagnon ? En 12 jours, Altaïr s'était fait à l'idée que leur histoire était liée. Même s'il appréhendait encore un peu ce « lien ».
Ah, il oubliait le plus essentiel : il venait à Jérusalem pour tuer Robert de Sablé. Encore une autre source d'appréhension.
Pour se détendre l'esprit, il décida de provoquer délibérément les gardes de la porte de la cité en passant (en courant comme un idiot) entre eux. Une course poursuite effrénée suivit, et elle se termina sur un banc entre deux vieillards louches, qui passaient leur journée entière sur ce banc.
Rien de très innocent si vous voulez mon avis.
Altaïr se releva prestement avant de marcher en direction du Bureau des Assassins, réfléchissant encore à comment aborder Malik. Non. Il se prenait trop la tête. Ce n'était pas comme la dernière fois, Malik n'avait (apparemment) pas de raisons de lui en vouloir. Tout allait bien. Il ferma les yeux une seconde et se relaxa.
Il se suspendit à la tonnelle, puis se laissa tomber à l'intérieur de la petite cour, avant d'entrer silencieusement. Le Daï, affairé à rassembler les informations qu'il avait reçu sur une carte de la ville, levé les yeux, étonné de reconnaître l'Assassin.
- Paix et sérénité Altaïr, je ne savais pas que tu étais en ville.
- Le maître m'a donné une nouvelle mission ici. L'assassinat de Robert de Sablé.
Malik tiqua à ce nom, avant d'hocher la tête.
- J'ai en effet appris qu'il était de retour ici... chuchota-t-il. Au fait. J'ai reçu tes missives, j'ai été un peu surpris, de quand date cette habitude de résumer tes aventures ?
L'Assassin rougit très légèrement, gêné de devoir s'expliquer.
- Et bien... La dernière fois que je t'ai vu, tu étais contrarié d'apprendre mes faits et gestes des autres... Alors j'y ai remédié...
- Je vois. C'est gentil de ta part.
- Et toi, comment vas-tu depuis la dernière fois ?
- Ce n'était pas il y a si longtemps, tu sais ?
- Oui.
Malik sourit devant l'air d'Altaïr, qui ne savait pas vraiment quoi dire ni où se mettre. Il décida après quelques minutes de lui venir en aide en lui conseillant de se reposer après sa journée de voyage. L'Assassin acquiesça et se tourna, avançant vers les éternels coussins moelleux. Il s'affala dessus et jeta un coup d'œil à Malik.
- Et... hum. Dois-je penser que pendant ces quelques jours, tu as profité de la visite d'autres garçons... ?
Malik arqua un sourcil.
- Pourquoi ça t'intéresse ? rétorqua le Rafiq, le regard méfiant mais un sourire en coin.
- Simple curiosité.
- J'en doute.
Altaïr avait le regard fuyant. Sa capuche le cachait, ou plutôt le sauvait tant bien que mal, mais il n'avait pas d'illusions : Malik était assez observateur pour deviner son désarroi. Ce dernier d'ailleurs s'amusait beaucoup à voir le trouble de son hôte.
- Ça t'embête que je reçoive la visite d'autres jeunes hommes plus ou moins attirants que toi ?
- Et bien... je suppose que oui, murmura-t-il, les joues rosies (bon sang qu'est-ce qu'il détestait ça). Et comment ça, plus ou moins attirants ?
Malik éclata de rire, ne s'arrêtant plus du tout, hoquetant jusqu'à devoir s'assoir à son tour sur les polochons. Il parvint à se calmer un moment mais après avoir jeté un regard à Altaïr, qui avait son air d'incompris, il repartit directement dans son fou rire.
Après plusieurs minutes, il parvint à redevenir sérieux. C'était tellement rare de le voir rire qu'il en était lui-même surpris. Mais sous ses airs de jeune homme que la vie n'a pas gâté, sérieux et travailleur, la proximité de l'Assassin le maintenait de bonne humeur, faisant remonter en lui son caractère d'enfant, comme lorsqu'il se cachait avec Altaïr des entraineurs Assassins, qui les poursuivaient pour qu'ils répondent d'une énième bêtise de son acolyte.
- Excuse-moi... Je me suis laissé aller.
- Ce n'est rien. Par contre, tu n'as pas répondu.
Le Rafiq redevint sérieux, fixant Altaïr de ses yeux sombres. Il prit son temps avant de répondre, avec son calme habituel.
- Non. Contrairement à ce que tu as l'air de penser, ce n'est pas une activité qui arrive souvent dans ce Bureau.
- Mais ça se reproduira par le futur ?
- Tu as l'air inquiet.
- Disons que ça me dérange, grommela Altaïr.
- Et comment comptes-tu t'assurer que cela n'arrive pas ?
Un silence plana tandis que les pensées de l'Assassin faisaient chemin. Il finit par arriver à une conclusion qui le fit écarquiller les yeux. Mais, reprenant le contrôle de son esprit, il ferma les yeux un instant, avant de les rouvrir, déterminé, un mince sourire aux lèvres.
Pendant que Malik le regardait d'un air neutre, il agrippa sa veste noire de Rafiq et l'attira un peu contre lui, rapprochant son visage à quelques centimètres. Malik, les joues soudainement rouges, hésita un moment avant de franchir la limite d'air qui séparait encore leurs lèvres. Pendant que le baiser se prolongeait, devenant plus sauvage, les mains d'Altaïr, hésitantes, cherchaient le contact tiède de sa peau, s'affairant avec sa tenue d'Assassin, le manteau déjà depuis longtemps jeté sur le côté. Malik l'aidait calmement, s'occupant en même temps de ses propres vêtements. Il remarqua rapidement la différence de style. Lui, plus posé grâce à l'expérience, face à Altaïr, de nature plus fiévreuse, plus empressée, qui trouvait cependant très naturellement les bons gestes.
Glissant ses doigts, ou ses lèvres sur la peau bouillonnante et maintenant nue de Malik, Altaïr chercha à défaire la ceinture épaisse de cuir qui tenait la partie basse de leurs tenues. Il y parvint et glissa sa main...
DESYNCHRONISATION
- C'est HORS DE QUESTION vous ne me remettrez pas là-dedans !
Desmond criait, debout derrière le bureau, armé d'un presse-papier en marbre, qu'il tenait comme une massue contre les vigils qui tentaient de l'approcher. Plus loin, Vidic lui sommait de se montrer raisonnable, de ne pas faire l'enfant. Derrière lui, Lucy avait la main sur le front, bloquant sa vue, secouant la tête d'un air fatigué.
- NON ! Je ne vais pas... Avec Malik... c'est non ! Vous avez qu'à la faire vous-même, cette séquence, espèce de vieux taré !
Voilà, on arrive à la fin... Il ne se passe pas grand chose, mais c'est l'épilogue, il faut bien remplir...
Je tiens à remercier ceux qui m'ont lu et reviewer, même s'ils étaient rares à s'être logué ^_^
Je n'ai pas grand chose à dire, sauf peut-être une remarque : personne n'a noté la référence à Francisco Randez, ai-je le droit d'être déçue ? En tout cas merci encore, n'hésitez pas à mettre une review de plus pour que je m'améliore, je n'ai sincèrement aucune idée de quand est-ce que je me lancerai dans une autre fiction...
Ah oui, et j'aurais une question. Vu les quelques scènes un peu spéciale présentes dans ce chapitre (celle avec Tamir, surtout), j'hésitais à changer le rating... Mais pour moi il n'y a pas vraiment de description précise, qui mériterait un M... Mais si quelqu'un a une objection, qu'il/elle me le dise, je ne suis pas encore au point avec les rating.
Sur ce, à bientôt !
