bonjour tout le monde !
voila, comme promis, la suite, sans aucun retard ! par contre, je ne fais pas de réponse aux reviews, j'ai la fleeeeeeeeemmmmmeeeee ! vraiment, désolée !
Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Remerciement : à Polonius Silver, mon beta, qui m'avait corrigé ce chapitre il y a bien longtemps déjà. Je ne lui serai jamais assez reconnaissance pour ses encouragements, ses conseils et ses correction. Et allez lire ses fics, vraiment, elles valent le coup d'être vu !
Je tiens à vous prévenir également qu'il y aura dans cette fic plusieurs description d'abus sexuels, et des allusions à la pédophilie et à l'inceste... alors méfiez-vous !
AVERTISSEMENT POUR CE CHAPITRE : relisez les petits caractères en gras juste au dessus... voila... vous savez à quoi vous attendre...
cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire sans fin :
Chapitre 1 :
Réminiscences :
(POV Harry)
« Peter Pettigrow… »
Je n'arrive pas à croire que cette ordure ose se pointer chez moi. Je n'arrive pas à comprendre la raison d'un acte aussi stupide. Serait-il suicidaire ?
« Comment oses-tu seulement venir ici, Queudver ? » dis-je dans un murmure chargé de haine. « Comment oses-tu seulement te présenter devant moi ? Tu devrais être écrasé par la honte de ce que tu as fait… »
L'air autour de moi semble tournoyer. Il faudrait vraiment que je me calme avant de détruire le manoir et nous avec. Ma magie est bien trop déchaînée, mais ma fureur est hors de contrôle.
Puis une main se pose sur mon avant-bras, une main douce, chaude, aux doigts fins et forts une main qui peut tout autant créer que détruire, une main qui peut faire naître un plaisir sans bornes ou une douleur sans nom. Une main que je connais par cœur et qui, par ce simple contact, parvint à me calmer comme rien ne l'a jamais fait.
Ma magie retombe et j'entends trois souffles reprendre difficilement, tout autant que ma propre respiration est saccadée.
« Bon, » fait Lucius Malefoy d'un ton légèrement haletant. « Désolé, mais nous n'avons pas de temps à perdre. »
Il pointa sa baguette sur Drago.
« Avada Kedavra. »
Je me jette sur la cible et nous tombons tous les deux à terre, alors que le jet de lumière verte frappe le mur. Je me relève aussitôt et désarme nos deux adversaires d'un coup d'œil. Ridiculement facile. Mais Lucius ricane, ah, non, je n'aime pas trop ça. Drago se relève également à mes cotés quand retentit alors une incantation donnant des sueurs froides à n'importe qui.
« Endoloris. »
Je m'écroule à terre, c'est moi qui étais visé. Me mordant la lèvre jusqu'au sang pour ne pas crier, j'arrive à contrôler ma douleur et je relève la tête. Une femme, en noir de la tête aux pieds, mais le visage découvert. Un visage de dément qui rie sadiquement devant ma souffrance.
Bellatrix Lestrange. Manquait plus qu'elle, tiens.
Avec difficulté, je tourne la tête sur le coté et m'aperçoit que Lucius a réussi, je ne sais pas trop comment, à attraper Drago, lui tordant une main dans le dos et sortant un poignard de sa poche.
Visiblement, il n'a pas l'intention de prévenir avant de frapper et tant bien que mal, je me relève en m'appuyant d'une main contre le mur, le sortilège de Bellatrix agissant toujours sur moi. Je tends mon autre main vers Lucius, appelant le poignard d'un accio. Puis, d'un expulsio, je le renvoie, et il se plante directement dans l'épaule de Malefoy qui pousse aussitôt un cri de douleur et relâche Drago.
Celui-ci me regarde puis se précipite sur Bellatrix, lui envoyant son poing dans la figure. Elle tombe à terre, et avec un air outré qui ne lui va absolument pas, elle jette un regard furieux à mon beau blond qui l'observe avec mépris.
« On ne frappe pas une femme ! » dit-elle de son horrible voix geignarde.
« Tu n'es pas une femme, tu es un monstre, » rétorque Drago.
Je récupère rapidement sa baguette et la lui rend sous l'œil mortifié de Bellatrix.
« Finalement, Lucius, je vais te laisser te débrouiller, » lâche-t-elle avant de disparaître en transplanant.
« Merde ! »
C'est sorti tout seul. Putain, j'aurais tellement voulu la capturer… Fait chier. Enfin, ça fait toujours une de moins à combattre.
C'est au tour de Drago de crier de douleur. Lucius vient de lui envoyer le poignard dans le flanc gauche.
« Dray ! » crie-je en le voyant s'écrouler.
Oubliant stupidement Lucius et Queudver, je tombe à genoux à ses cotés. Le visage plissé de souffrance, il crispe les mains autour du poignard sur sa blessure. Je repousse ses mains pour tenter de le soulager mais je suis aussitôt arrêté par Lucius qui me tord à mon tour les bras dans le dos et me force à me relever, alors que Pettigrow arrache violement la lame du corps de Drago pour le pointer sous sa gorge, dans la claire intention de le tuer.
« Peter, attends une seconde, » fait Lucius, la tête sur mon épaule. « J'ai bien envie de faire autre chose à la place de ce qu'on avait prévu… »
Queudver le regarde, apparemment sans comprendre, toute terreur envolée. Puis je sens avec dégoût une langue passer dans mon cou et le visage du rat s'éclaire légèrement. Je me débats mais l'homme derrière moi me tord un peu plus cruellement les bras et je lâche un cri de souffrance, ce qui semble beaucoup lui plaire.
« Allons, allons, Potter, on se calme, » fait-il avec un ricanement dans la voix. « Si tu tiens à la vie de Drago, tu ferais mieux de te laisser faire… »
« Alors on n'est plus contre s'envoyer en l'air avec un Sang-Mêlé, Lucius ? » lance Drago d'une voix forte.
« Oh, mais, fils, tu l'as dit toi-même… je n'ai aucun sens de l'honneur… » répond Lucius en embrassant mon cou.
Les yeux de Drago sont rivés aux miens. Le seul moyen que j'ai de sortir de cette horrible situation, c'est de faire s'envoler le poignard des mains de Queudver… mais par malheur c'est comme si toute concentration m'était impossible… je lis un refus dans les yeux de Drago, un énorme 'NON' qui semble presque s'inscrire en lettre dans ses prunelles.
Sans délaisser mon cou et ma nuque, Lucius maintient mes bras tordus d'une main et passe l'autre sur tout mon corps, mon torse, mon ventre, mon entrejambe et mes cuisses…
Puis il pose son menton sur mon épaule et s'adresse à Drago.
« Je comprends mieux pourquoi tu ne le lâches plus, ton Gryffondor, » dit-il d'un ton pervers. « Il a un goût délicieux… et une peau admirablement douce, en plus d'être sacrément beau à regarder… »
Une rage inimaginable passe dans les yeux de Drago et il tente de se relever, ce que Queudver l'empêche de faire en appuyant fortement sur sa blessure, allant même jusqu'à passer un doigt de sa main d'argent sous sa peau, le faisant crier et couler le sang sur le sol.
« Tu n'es qu'un salopard indigne, Lucius ! » hurle Dray, passant brusquement au tutoiement. « Bâtard immonde ! Je t'interdis de le toucher ! »
« Trop tard, Drago, trop tard, » réplique Lucius, visiblement amusé.
Sa main s'introduit brusquement dans mon boxer et me caresse les fesses. De dégoût, je plisse les yeux, mon regard fixé depuis tout à l'heure sur le poignard pressé contre la gorge de Drago. Il semble bouger légèrement mais la main de Queudver se resserre autour de la garde avec un regard mauvais à mon égard.
« Arrête ça, Potter, » fait-il méchamment. « Tu risquerais de le regretter… »
Avec horreur, je vois la lame s'enfoncer légèrement, perçant la peau sur une petite profondeur, faisant couler un sang rouge luisant dans la pénombre. Drago serre les dents sous la douleur. Il est très pale, le doigt d'argent de Queudver est toujours plongé dans sa blessure et de petites gouttes de transpiration se forment sur ses tempes et son front.
« Tu me payeras ça, Lucius, » crie-t-il. « Je te jure que tu me le payeras ! Comment peux-tu le toucher ? Toi et ton âme damnée, retournez aux Enfers, d'où vous n'auriez jamais dû sortir ! »
Qu'est-ce qu'il peut être grandiloquent quand il s'y met ! J'ai un violent sursaut en sentant la main de Lucius se glisser dans la raie de mes fesses.
« Ne te laisse pas faire, Harry ! » crie encore Drago. « Ne le laisse pas te toucher, il n'a pas le droit ! Personne n'en a le droit à part moi ! »
Il a l'air complètement enragé. Et la main de Lucius continue d'aller là où elle ne devrait absolument pas aller. Je me concentre de nouveau sur le poignard dans la main de Queudver, bordel de merde, pourquoi cela ne marche-t-il pas ? De désespoir, d'impuissance et de honte, les larmes me montent aux yeux.
Calme-toi, Potter, il faut que tu te calmes, il faut que tu comprennes ce qui se passe… Alors je ferme les yeux, faisant abstraction de la douleur de mes épaules, des mains de Lucius sur moi et de tout ce qui a trait à la situation présente.
Peu à peu, ma magie commence à m'englober complètement. Mes cheveux se hérissent comme avec de l'électricité statique.
« On ne dit plus rien Potter ? » me glisse une voix à l'oreille. « On commence à apprécier, peut-être ? »
Je reviens au présent et mes yeux s'ouvrent à nouveau. Mais cette fois, je suis sur de ce que je fais, et je sais que je peux le faire. C'est ce moment que choisit Lucius pour introduire brutalement un doigt en moi, me faisant crier de douleur et d'humiliation.
« Tu aimes ça, Potter ? » me chuchote-t-il, obscène.
Drago semble absolument horrifié et pousse un hurlement de rage. Pour moi, c'est la goutte qui fait déborder le vase et, me focalisant de nouveau sur le poignard, un plissement d'yeux le fait s'envoler loin, très loin des doigts de Queudver.
Aussitôt, Drago bondit sur ses pieds et lui envoie un coup de poing dans le ventre qui le plie en deux, le souffle coupé. Pettigrow à terre, Dray se jette immédiatement sur Lucius et moi. L'homme n'a pas le temps de réagir et un uppercut l'envoie bouler près du lit.
De nouveau, Drago se précipite sur lui et le roue de coups. Moi je tombe à terre, sonné et honteux de ce qui vient d'arriver. Relevant la tête, j'aperçois Queudver qui se dirige lentement vers la fenêtre et, sentant la colère remonter, je lui jette un sort d'immobilité, le bras tendu vers lui. Après m'être assuré qu'il est hors d'état de nuire, je me dirige à quatre pattes vers Drago qui est toujours en train d'éclater la gueule de son père.
J'ai les larmes aux yeux et je tremble. Putain, ce salopard m'a vraiment mis dans un état pas possible.
Je pose la main sur le bras de Drago qui s'immobilise aussitôt.
« Dray… »
Il me regarde, et ses traits changent, passant de la haine à l'inquiétude en un quart de seconde. Il parait toujours en colère contre Lucius, mais il pousse un léger grognement, sors sa baguette et lui lance un puissant sortilège de sommeil avant de le ligoter d'un sort.
Puis il se tourne de nouveau vers moi. Voyant que je ne vais pas bien, pas bien du tout, même, il se précipite vers moi et, assis par terre à mes cotés, il me prend dans ses bras alors que je me laisse aller à pleurer.
« Chut, chut, ça va aller… » me chuchote-t-il doucement en me caressant tendrement les cheveux. « Calme-toi. C'est fini, c'est bien fini… »
« D… déso… olé, » fais-je, la voix coupée de sanglots. « Je ne p… peux p… p… pas m'ar… reter de p… pleurer… »
« C'est pas grave, vas-y, pleure, ça ira mieux après… »
Il me faut plusieurs minutes pour réussir à me calmer, puis enfin les sanglots s'espacent peu à peu avant de s'arrêter complètement. Inspirant profondément, je me détache de Drago qui me lance un regard inquiet. Je lui fais un petit sourire rassurant et il me sourit en retour, l'air soulagé.
« Ca va ? »
Je hoche la tête.
« Ca va… désolé, c'est juste que… »
Je m'arrête, ne sachant pas vraiment quoi dire. Sincèrement, je ne m'attendais pas à m'écrouler comme ça… je ne sais même pas pourquoi…
« T'en fais pas, c'est pas grave… » me répond-il. « Tu n'as pas à t'excuser, c'est normal de se sentir mal après ça… »
« Oui… je suppose… »
Je suis assez mal à l'aise et il le remarque tout de suite. M'attirant de nouveau près de lui, il m'embrasse avec tout son amour, passant ses bras autour de ma taille, me procurant une accroche solide et rassurante. Il n'accepte de me lâcher mes lèvres que lorsque je n'ai plus de souffle.
« Merci, » dis-je doucement.
« Je suis là pour ça, » chuchote-t-il.
Nous restons quelques instants là, les yeux dans les yeux, jusqu'à ce que je revienne à la réalité, je ne sais même pas comment, d'ailleurs. Je l'embrasse légèrement puis je me relève. Il m'imita aussitôt et me lance un dernier un regard inquiet.
« Tu es certain que ça va ? »
Je ris un peu et passe ma main sur sa joue.
« Une bonne fée a dû venir sur ton berceau quand tu étais enfant, » répond-je. « En te donnant le don de rendre son bien être à n'importe qui d'un seul regard. »
Il sourit à son tour et prend ma main, embrassant ma paume.
« Oh, non, c'est juste pour toi, » me rétorque-t-il en plantant ses yeux d'orage dans les miens.
Je me racle la gorge et détourne les yeux. Ce n'est pas que cette petite scène de romantisme nian-nian à souhait me dérange, mais nous avons d'autres chats à fouetter, comme par exemple ses blessures à soigner et deux Mangemorts à livrer au Ministère, dont un justement qui vient de se relever et qui tente de se faire la malle par la fenêtre.
Je sursaute légèrement, puis fronce les sourcils et, rageusement, je le jette contre le mur d'un sort du bras. Drago se retourne aussitôt et le ligote avec son père qui dort toujours. Puis il se tourne vers moi, mais un grognement de douleur sort de sa gorge et il pose une main sur sa blessure, se pliant en deux.
« Merde, » fais-je brusquement. « Dray, il faut que tu ailles à Ste-Mangouste, » lui dis-je en observant le sang couler le long de sa jambe.
« Non, il faut d'abord livrer ces deux-là aux Aurors, » répond-il avec un regard haineux à l'intention de son père. « Et il faut réparer les protections du manoir… »
« Et tu vas faire ça comment, avec une plaie béante qui pisse le sang ? » dis-je un peu sèchement. « Je regrette, mais il faut avoir des priorité dans la vie, Mr Malefoy, et votre santé en fait partie ! Ca va pas ou quoi ? »
Je secoue légèrement la tête, un peu énervé, puis je me tourne vers la cheminée de la chambre. Après y avoir allumé un feu, j'appelle un médicomage puis l'Auror de garde au Ministère.
Quelques minutes plus tard, Dray est entraîné de force à l'hôpital malgré ses protestations, et Lucius et Queudver sont pris en charge par les Aurors. L'un d'eux me serre la main en me félicitant, et je rougis un peu, avant de m'apercevoir qu'il me regarde des pieds à la tête avec un regard à la fois appréciateur, envieux et résigné.
Je me rappelle alors que je n'ai pour tout vêtement qu'un boxer et je rougis deux fois plus. Surprenant ma gène, l'Auror sourit, dévoilant de jolies dents blanches, puis rigole un peu.
« Ne soyez pas si timide, Mr Potter, » dit-il ironiquement. « J'ai bien compris que ce si joli corps n'était destiné qu'à une seule personne… néanmoins, si un jour vous vous sentez seul, je suis disponible pour vous donner un peu de compagnie… » fait-il avec un regard qui me fait clairement comprendre que cette proposition n'est pas exactement celle de l'amitié.
Si jamais Drago apprend que je suis fait effrontément draguer dans notre propre chambre, je ne donne pas cher de la peau de cet audacieux Auror…
« Vous feriez mieux de déguerpir avant que cette poignée de mains ne devienne un peu trop suspecte et que cette conversation arrive aux oreilles du maître des lieux, » réponds-je avec un sourire, amusé. « Sinon vous risquez beaucoup plus qu'un œil au beurre noir… »
Il pousse un soupir plein de regret.
« Tant pis, au moins j'aurais essayé… » fait-il avec un air dramatique qui me fait rire. « A bientôt, Mr Potter, je vous laisse, vous devez sûrement aller voir votre compagnon, mais il faudra que vous veniez tous les deux demain pour signer votre déclaration. »
« Très bien, » réponds-je. « A demain, alors. »
Il hoche la tête avec une dernière œillade suggestive puis disparaît dans la cheminée.
Rapidement, je me dépêche de m'habiller, songeant avec un sourire à cet Auror bien entreprenant. Je secoue la tête, toujours aussi étonné. C'est bien la première fois depuis longtemps qu'on tente de me séduire et, malgré le fait que j'aime Drago de tout mon cœur, de toute mon âme et que je ne pourrais jamais qu'être avec lui, j'en suis quand même très flatté.
Quelques minutes plus tard, après avoir lancé un assez puissant sort sur le manoir pour empêcher provisoirement toute intrusion, je transplane à l'hôpital et demande la chambre de Drago, serrant comme d'habitude quelques poignées de mains au passage.
« Alors, comment ça va ? » dis-je à l'adresse de mon amant qui me regarde avec un sourire, heureux de me voir.
« Pas trop mal, » répond-il, « à part que le poignard était empoisonné et que les médicomages n'ont pas encore trouvé la nature du poison… »
Je sens mon visage devenir blanc et il sourit en tendant la main vers moi pour que je m'approche. Je m'assois à coté de lui, en prenant garde à ne pas toucher se bandage qui lui entoure la taille. Il entrelace ses doigts aux miens avec un sourire.
« Mais ne t'en fais pas, ils ont réussi à stopper la progression dans mon corps le temps de trouver l'antidote, » finit-il.
Un léger soupir s'échappe de mes lèvres et je ferme les yeux quelques secondes.
« Et toi, ça va ? »
Je relève les paupières et le regarde.
« Mieux qu'il y a une heure, » réponds-je avec un sourire. « Les Aurors ont embarqué Lucius et Queudver, ainsi que leurs baguettes et le poignard. Nous devons aller au Ministère demain pour signer les papiers… oh, merde ! » fais-je horrifié en me souvenant de ce qui doitavoir lieu demain. « Le mariage ! »
Drago grimace légèrement.
« Ce n'est pas grave, on se débrouillera, » dit-il. « Nous n'aurons qu'à régler ça après-demain, après tout, le ministère ne peut guère te refuser ça… Et nos vacances attendrons bien un jour de plus… »
« Moui, je suppose… »
Il sourit et m'attire à lui par la nuque pour m'embrasser.
« Tu restes avec moi ? » me demande-t-il en se détachant de mes lèvres.
« Bien sûr, » réponds-je. « Tu as besoin de dormir. »
« Je sais, ils m'ont donné de la potion de sommeil, » grimace-t-il. « Mais je préférerais que tu restes avec moi… »
« Le lit n'est pas bien large, » fais-je avec un sourire en comprenant où il veut en venir.
« Tant mieux, ça te fera une raison de plus pour te coller contre moi… »
Je pouffe un peu et me relève, enlevant mon pantalon, mes chaussettes, mes chaussures et ma robe avant de me recoucher auprès de lui. Le lit n'est vraiment pas large mais je ne m'en plains pas et je me couche à moitié sur lui, le plus confortablement possible, sans toucher sa hanche blessée. Ma jambe s'emboîte toute seule entre les siennes et ma main se pose sur mon torse alors que ses bras s'enroulent autour de moi et qu'il pousse un soupir satisfait dans mes cheveux.
« Tu ne bois pas ta potion ? »
« Pas besoin, » répond-il. « Avec toi à mes cotés et vu mon état de fatigue, dans deux minutes je serai… profoooooooondément endormi, » dit-il en baillant.
Je ris doucement et il frisonne. Il m'embrasse dans les cheveux et je murmure un 'Nox' avec une légère poussée magique vers les lumières.
« Bonne nuit, petit lion, » marmonne-t-il d'une voix ensommeillée.
« Bonne nuit, mon amour, » réponds-je doucement en sombrant dans les bras de Morphée.
voila, fin du chap !
une review est toujours la bienvenue !
gros bisous à vous, à dans trois semaines et à la semaine prochaine pour un nouveau chap de Lune d'Argent !
speedy
