Bonjour tout le monde !
et voila un nouveau chap, et pile à l'heure, pour une fois !
alors, je fais les rar...
un GRAND MERCI à :
Lovely A, alinemcb54, Amy Keira, vert emeraude, aLiNoU, Oxaline, lo-chan, alichan : bonjour vous tous ! je suis désolée de ne pas faire de réponse individuelle, mais je n'ai pas trouvé matière à vous répondre séparément. En tout cas, un immense merci me parait obligatoire ! vraiment ! je suis désolée pour les trois semaines de délai, mais je ne peux pas faire plus vite (déjà que j'ai du mal...) alors je vous fais d'énormes bisous, en vous remerciant de votre patience et de vos reviews qui font toujours super plaisir ! à bientot !
ornaluca : vont-ils trouver l'antidote au poison ? oui, bien sur, ce serait trop affreux que Drago meure comme ça ! Non, et puis, on est pas encore rentré dans la trame principale de l'histoire, alors... gros bisous à toi, et merci de me reviewer à chaque chapitre (je ne sais pas comme tu fais, tu est toujours parmi les premières, et pas que pour moi, en plus, lol!)
Peyli : coucou toi ! commençons tout de suite pour le chapitre trois de Lune d'Argent, préviens moi par review si tu as pu l'afficher, sinon je te l'envoie tout de suite ! désolée de ne pas l'avoir fait plus tot, mais j'ai lu mes reviews en cours de tpe et je n'avais pas mes textes au lycée, donc désolée, et puis moi, ça rentre d'un coté et ça ressort par l'autre, lol ! En tout cas je suis flattée de tous les compliments que tu me fais, et j'espère que les suites ne te décevront pas ! gros bisous, et préviens-moi pour le chapitre !
Procne : salut ! non, je n'ai pas fait les rar la dernière fois, j'étais pressée, et si je les avait faite, il y en avait encore pour trois semaines ! Mais tu vois, je les fait aujourd'hui ! Alors, oui, les copines dont je parle dans ma notes sont homos (ou plus précisément, elles sont bi). Pour ton chapitre, c'est promis, juré craché, je finis de poster ce chapitre et je vais le corriger aussitot après (je comprendrais que tu ne me crois pas, vu le nombre de fois où je t'ai fait le coup... mais c'est vrai de vrai, cette fois !) et en tout cas, gros bisous à toi, et à très vite !
Mily Black : pas de problème avec ta review, même si elle est courte, ça fait toujours très plaisir de savoir que les lecteurs prennent le temps de laisser un petit message (personnellement, je le fais rarement, même si j'adore la plupart des histoires que je lis) gros bisous et merci !
Shima-chan : générallement, j'aime meiux quand mes histoires sont faites avec beaucoup de chapitres, même si ceux-ci ne sont pas très longs. Par contre, come tout le monde les trouvait trop court, mes chapitres, bah cette fois-ci j'ai rallongé, lol ! en tout cas, merci, et gros bisous !
ma lune : lol, bien sur que je me souviens de toi, encore tu ne m'aurais laissé qu'une seule review je n'aurais pas été sure de m'en souvenir, mais bon, là, je ne peux pas faire semblant ! lol je suis cotente que ça te plaise, en tout cas, j'avais un peu peur que cette fic ne déçoive après RDQMH, mais je suis rassurée, lol ! gros bisous et à plus !
Orlina : oui, je sais que trois semaines, c'est long, mais je ne peux pas faire plus vite pour le moment ! en tout cas, bientot, ça passera à un chap toutes les deux semaines, si ça peut te rassurer, dès que Lune d'Argent sera terminée ! Gros bisous à toi, et à plus !
bilou : je suis super contente de savoir que la suite est à la hauteur de tes espérences, parce que c'était un gros sujet d'angoisse pour moi, j'avais peur que les lecteurs ne soient déçus... alors merci de me rassurer, lol ! gros bisous !
Pithy : m'enfin, c'est pas grave que tu ais loupé la sortie... l'essentiel, c'est que tu l'ais lue ! lol, en tout cas, merci beaucoup pour les compliments, gros bisous et à plus !
florilège : parce que Bellatrix mourra plus tard. Voila. Ou en fait, je ne sais pas. je ne voulais pas l'arreter à ce moment-là, c'est tout. J'essayerai de passer te voir à l'hopital psychatrique, tu es autorisée à avoir des visites ? Lol ! Gros bisous, et merci !
Vif d'or : il ne t'a pas choquée ? bon, bah tant mieux, alors ! mais j'ai préféré mettre un avertissement parce que, même si elle ne vaut pas Lune d'Argent, on ne sait jamais... lol. Gros bisous et merci !
fairylight pan : au Cambodge ? bah yen a kon de la chance ! moi je suis toujours dans ma petite ville bourgeoise de Fontainebleau... enfin bon, c'est pas mal non plus, lol ! et bah, rien que pour te surprendre, non, il ne va rien arriver à Dray, en tout cas par prochainement, lol ! la véritable intrigue n'a pas encore commencée, il faudra attendre un ou deux autres chap pour ça ! en tout cas, contente de savoir que tu es toujours fidèle au rendez-vous ! Gros bisous, et à plus !
Nee Chan et Chana : Non, Drago n'a pas éclaté la tête de Lucius, parce que j'ai encore besoin de lui, en conséquence, vous ne pouvez pas l'avoir non plus ! Oh, mais Drago sera mis au courant de la tentative de séduction de l'Auror, ne vous en faites pas (grand sourire de sadique) et ce n'est pas encore finis mes amies, ce n'est pas encore finis... Mais non, vous n'avez pas le sens de l'humour bizarre... vous êtes des Serpentards, tout simplement ! lol ! en tout cas, gros bisous à vous deux, et à plus !
Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Remerciement : à Polonius Silver, mon beta, qui m'avait corrigé ce chapitre il y a bien longtemps déjà. Je ne lui serai jamais assez reconnaissance pour ses encouragements, ses conseils et ses correction. Et allez lire ses fics, vraiment, elles valent le coup d'être vu !
Je tiens à vous prévenir également qu'il y aura dans cette fic plusieurs description d'abus sexuels, et des allusions à la pédophilie et à l'inceste... alors méfiez-vous !
Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire sans fin :
Chapitre 2 :
Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants :
(POV Drago)
C'est un hurlement strident qui me réveille le lendemain matin. J'ouvre les yeux et la lumière du soleil qui entre à flot dans ma chambre m'agresse méchamment. Je cligne en grognant, un peu perdu, puis me souviens de tout ce qui s'est passé cette nuit en sentant un corps se presser contre moi et sur moi en gémissant.
Je jette un regard à l'odieuse bonne femme qui ose réveiller ses malades avec si peu de cérémonie, c'est ma médicomage, elle porte un plateau dans ses mains et elle a l'air absolument furieuse et pas du tout gênée. Je me redresse légèrement, réveillant cette fois complètement mon ex-Gryffondor qui ouvrent de grands yeux ensommeillés et surpris, avant de se tourner à son tour vers la guérisseuse.
Et là, à mon plus grand plaisir, mon petit lion pique un adorable fard. Il est cramoisi de gène et il s'empresse de se lever et de se rhabiller.
La femme me fusille du regard. Bah quoi ? Oh, ça va, nous n'étions pas à poil, non plus ! Visiblement, ça ne fait aucune différence pour la brave dame qui nous observe alternativement, l'air de s'attendre à une explication-qui-a-interet-a-être-bonne-si-vous-ne-voulez-pas-entendre-parler-du-pays-non-mais-ces-jeunes-aujourd'hui-aucun-respect-je-vous-jure.
Harry est toujours rouge de honte et pose son regard partout sauf sur cette brave dame ou moi. Il semble vraiment gêné, mais je vois à la lueur de malice dans ses yeux qu'il s'apprête à jouer un bon tour à la femme qui, voyant qu'elle n'obtiendra rien de moi - mon regard froid et hautain marche toujours - se tourne vers lui, remarquant qu'il est plus… abordable.
« Mr Potter, vous pouvez m'expliquer ce que vous faites ici ? »
« Eh bien, à vrai dire, je dormais, jusqu'à ce que votre charmante voix ne vienne me réveiller, » répond-il avec un sourire sur un ton qui frise de très près l'insolence.
Un minuscule sourire amusé se glisse sur mes lèvres, mais pas sur celle de la guérisseuse qui ressemble vaguement à une cocotte minute sur le point d'exploser. Ce que mon cher amant, avec sa vivacité d'esprit habituelle, remarque sur-le-champ et il s'empresse d'afficher un adorable sourire hypocrite en se dirigeant vers la porte.
« Vous devez avoir des choses à faire, je vais vous laisser, » dit-il.
Il ouvre la porte, marque un temps d'arrêt, puis se retourne et traverse la chambre à grands pas, m'embrasse tendrement et repart le plus vite possible. Le lâche me laisse seul en compagnie de la furie. Merci, Harry, merci, vraiment ! Vive les courageux Gryffondors !
La furie en question se retourne vers moi, l'air outrée.
« Mr Malefoy, ce n'est vraiment pas sérieux. »
« Oh, je vous ne prie, madame, nous n'avons strictement rien fait de mal ! »
Elle lève les yeux au ciel.
« Dites-moi plutôt si vous avez trouvé l'antidote ? J'ai un mariage, aujourd'hui, » fais-je d'un ton glacial.
« Ne prenez pas ce ton-là avec moi, Mr Malefoy, » réplique-t-elle. « Oui, j'ai trouvé l'antidote. Et vous avez de la chance, car ce poison n'est pas un truc gentil. »
« Et quel est-il ? » fais-je avec un intérêt sincère.
Elle me regarde avec suspicion. J'ai bien le droit de m'intéresser aux Potions quand même !
« Je ne vois pas ce que ça peut vous faire, tant qu'on peut vous soigner, » me rétorque-t-elle un peu sèchement.
Alors là, sur ce terrain ma p'tite dame, vous n'avez aucune chance.
« Sachez que je possède une maîtrise en Etude et Fabrication des Potions, ainsi qu'un titre de Docteur en Invention Chimique et que j'ai été trois ans assistant du Professeur de Potion de Poudlard, le professeur Rogue, qui fournit régulièrement votre hôpital en Potion de soin. De plus, je me suis fait attaqué par mon cher père hier soir et je sais qu'il a l'habitude d'utiliser des trucs vraiment vicieux. Et je me sens quand même le droit de savoir quelle merde il m'a mis dans les veines. »
Elle me regarde quelques secondes, puis son visage se fend d'un large sourire un peu, non, très hypocrite.
« Eh bien, Docteur et Maître, j'ai le très grand honneur de vous annoncer que ce que la merde vicieuse que votre cher père vous a indroduite dans les veines est le plutôt méconnu Froid des Ténèbres, » répond-elle, avec une voix pleine de sarcasmes, « qui peut tuer un homme en cinq jours dans d'atroces souffrances. »
« Vous oublier de préciser qu'il provoque une sensation de froid intense, » finis-je pour elle, « et donne l'impression que chaque micro goutte de sang se transforme en glace, jusqu'à ce qu'elle ait atteint le cœur. »
Je lui fais un léger sourire moqueur en voyant sa stupéfaction, mais à l'intérieur de moi, les pensées s'enchaînent. Le Froid des Ténèbres a été inventé par Voldemort et sa préparation n'était connue que de lui, Severus Rogue, Bellatrix Lestrange et son mari. Or, Voldemort n'est plus. Donc, à moi qu'il en ait retranscrit la recette quelque part…
Remise de sa surprise, la femme dépose son plateau sur ma table de chevet et me sert un verre de l'antidote bleu ciel, épais et malodorant.
« Buvez ça, » m'ordonne-t-elle. « Après, vous pourrez partir, mais il faudra que vous continuiez à en boire matin et soir… »
« Pendant deux semaines, je sais. »
Elle me jette un regard furieux, elle a l'air de ne pas aimer être interrompue. Je lui adresse mon sourire le plus charmeur et elle grogne.
Dix minutes plus tard, je suis sur mes pieds, habillé, et je rejoins Harry dans le couloir. Il me fait un de ses plus grands sourire et nous regagnons le manoir, où Weasley et Granger s'agitent entre le jardin, la salle à manger et la salle de bal.
« Salut vous deux ! » dit Harry avec un sourire, les interrompant dans leur effervescence.
« Ha, salut, vous êtes là ! » réponds Weasley, l'air sur les nerfs. « Vous étiez où ? »
« On a eu un léger problème, cette nuit, » explique Harry. « On vous racontera ce soir… A quelle heure est l'union, déjà ? »
« Quatorze heures, » répond Hermione, blanche comme un linge. « Les invités arriveront ici vers seize heures, mais nous ne pourrons être là qu'une heure après, il faudra - »
« Que nous les occupions, on sait, » finis-je pour elle. « Vous devriez aller vous préparer, les Elfes finiront la décoration. »
Granger me fusille du regard. Ah, oui, j'avais oublié cette histoire de sale…
« Il a raison, 'Mione, » intervint Harry. « Ils feront ça très bien, ne t'en fais pas. Et je te promets qu'après ils auront droit à une semaine de congé. »
Il lui fait un superbe sourire complice. Hé, il n'y a qu'à moi qu'il a le droit de sourire comme ça ! Comme s'il avait senti la petite pointe de jalousie qui m'a transpercé le cœur, mon petit lion se colle à moi et glisse un bras autour de ma taille, m'adressant un léger clin d'œil.
« Bon, bon, très bien, » fait Hermione, l'air attendrie - par le sourire d'Harry ou par notre petite scène, je ne sais pas. « Nous y allons. On se voit ce soir, alors. »
« Oui, à ce soir, » répond Harry. « Bonne chance ! »
Une fois les fiancés partis, je jette un regard à la salle de bal. Heureusement que les Elfes vont pouvoir arranger ça, je n'ai jamais vu une déco aussi hideuse. Non, franchement, il y a des limites, quand même…
Harry pouffe légèrement.
« Oh, là, là, on voit qu'ils sont stressés, les pauvres, » murmure-t-il, l'air amusé.
« Je n'ai jamais vu cette pièce aussi mal décorée, » réponds-je.
« Tu t'en occupes ? » me demande-t-il. « Je fais juste un saut au ministère, pour leur dire que nous ne pouvons pas venir aujourd'hui. »
Tiens, tiens… il a beau pratiquer très bien l'Occlumencie, il ne sait toujours pas cacher ses émotions… le sang lui monte aux joues et il paraît un peu gêné.
« Qu'est-ce qu'il y a ? »
Il tourne aussitôt la tête vers moi et rougit plus franchement, cette fois.
« Rien, rien, je t'expliquerai plus tard, » me répond-il rapidement en détournant les yeux. « En même temps, j'irai à Poudlard pour demander à Dumbledore de venir, comme ça nous pourrons réparer les boucliers. »
En plus, il change de conversation, il me prend pour un idiot ou quoi ?
« Qu'est-ce que tu me caches, Harry ? »
« Je te promets que je t'explique tout à l'heure, d'accord ? » me dit-il avec un soupir. « Il vaut mieux que je fasse ça maintenant. »
Je veux protester mais il me colle un baiser sur les lèvres et se dépêche de quitter la pièce, me laissant ruminer ma frustration. Avec un grognement rageur, j'appelle les Elfes et m'occupe avec eux de l'organisation de la soirée et, surtout, de l'état de ses fichues salles, attendant le retour d'Harry.
Il arrive une heure plus tard, un saut, ouais, mon œil, aussi, il s'est perdu dans les couloirs du ministère ou quoi ? Décidément, je n'aime pas ça, je n'aime pas ça du tout, même.
Dumbledore est avec lui, il me fait son sourire bienveillant dégoulinant de gentillesse auquel je réponds machinalement avec d'entraîner mon brun dans le salon en baragouinant des excuses au vieil homme.
« Mais lâche-moi, tu me fais mal ! » s'exclame-t-il en dégageant son avant-bras de mes doigts.
« Qu'est-ce que c'est que cette histoire, Harry ? » fais-je pour toute réponse. « Pourquoi as-tu passé tant de temps au Ministère ? Et qu'est-ce que tu me caches ? »
« J'ai demandé aux Aurors d'analyser le poignard, » me répond-il simplement. « Je voulais savoir s'il était ensorcelé ou quoi que ce soit. J'ai eu un mal fou à l'éjecter de la main de Queudver. »
« Ah, » fais-je soulagé. « Et ? »
« Il n'y a rien, à part le poison, » me répond-il, l'air anxieux. « Ca m'inquiète, c'est bien la première fois que j'ai une panne de magie comme ça… »
« Il doit bien y avoir quelque chose, » dis-je pour le rassurer. « Tu devais être fatigué, quelque chose comme ça… »
Il secoue la tête.
« Non, je ne pense pas que ce soit ça… enfin, je verrais avec Albus… »
Nous restons silencieux quelques secondes.
« Et c'était quoi le problème avant que tu partes ? »
« Oh, euh… »
Il rougit de nouveau.
« Hier, un des Aurors m'a fait du rentre-dedans assez explicite, hier soir, avant que lui et ses collègues n'embarquent Lucius et Queudver, » dit-il doucement.
« Q…qu…quoi ? »
Je manque de m'étouffer avec ma salive. La fureur me monte à la tête en deux secondes.
« Qui ? » fais-je d'une vois forte. « Il s'appelle comment ? »
« Je ne sais pas ! » fait-il en me regardant avec sincérité.
« Si je le retrouve, je le – »
« Rien du tout, » m'interrompt-il sèchement. « Tu ne lui fais rien du tout. Tu ne vas pas trucider tous les gens qui me regardent ! »
« Je ne vais pas le trucider, juste mettre les choses au clair avec lui. »
Il lève les yeux au ciel.
« Tu es à moi, » fais-je en détachant chaque mot, approchant mon visage du sien. « Personne n'a le droit de te toucher à part moi ! Tu es… tu es ma propriété privée ! »
« Bon, ça va, tu ne veux pas que je me promène avec ton nom sur une pancarte, tant qu'on y est ? » rétorque-t-il, l'air agacé. « Oui, je t'appartiens, Drago Malefoy, je suis à toi corps et âme et tu le sais. Les quatre-vingt-dix-neuf pour cent de la population sorcière le savent aussi, d'ailleurs, donc tu n'as pas à craindre que qui que ce soit me touche, d'accord ? C'est Auror 'plaisantait'. Pas la peine d'en faire tout un plat. »
Je plisse les yeux et m'apprête à rétorquer mais il me coupe.
« Nous finirons cette discussion plus tard, » dit-il. « Dumbledore nous attend, il faut qu'on répare ces fichues protections avant que les invités n'arrivent. »
Je pousse un soupir énervé et il sourit. Il se colle à moi, les bras autour de mon cou.
« J'aime beaucoup quand tu es jaloux et possessif, mais là on a pas vraiment le temps, mon amour, » dit-il, utilisant les mots qui, il le sait, me font fondre pour devenir une espèce de chose toute molle et absolument pathétiquement heureuse.
Il m'embrasse doucement.
« Mais je te promets que ce soir tu pourras me posséder de façon plus confortable, » chuchote-t-il en soufflant contre mes lèvres. « Autant de fois que tu le voudras et de la manière dont tu le voudras. »
Je souris. J'adore ce genre de proposition.
« Méfie-toi, » réponds-je, « j'ai énormément d'imagination dans ce genre de choses… »
Il rigole doucement.
« Mais je le sais bien, Dray, je le sais très bien… »
Il ferait mieux de ne pas me regarder comme ça parce que sinon je ne vais pas attendre ce soir, moi… Je l'embrasse fiévreusement et possessivement, et il me répond en gémissant un peu. Je le colle contre moi en lui enserrant la taille et il se détache de mes lèvres.
« Non, Dray, j'ai dit pas maintenant… »
« Mmmh, je suis sur qu'Albus ne dirait rien… »
« Mais t'es vraiment pas bien ! » rigole-t-il en se dégageant de mon étreinte.
Je pousse un soupir à fendre l'âme et il rit de plus belle.
Finalement, à seize heures tapantes, les premiers invités arrivent. Les protections magiques sont réparés, la décoration refaite, tout est prêt. Ce sera une jolie fête, ça c'est certain…
Harry a revêtu une superbe robe de cérémonie, verte émeraude comme ses yeux, brodé d'un dragon rouge et or, absolument sublime. Il discute actuellement avec Dumbledore pendant que j'accueille les arrivants.
En plus des boucliers du manoir, il y a pas mal d'Aurors qui patrouillent autour des murailles et qui se sont joint aux invités. Ah, c'est ça d'avoir un frère ministre ! Mais celui-là n'a pas intérêt à m'approcher de trop près parce que vu combien il m'en a fait baver ces dernières années, je ne suis pas d'humeur à être aimable avec lui.
« Albus a une idée derrière la tête, je n'aime pas ça… »
Je me retourne vers Harry qui vient de me rejoindre. Il fronce légèrement les sourcils vers Dumbledore qui nous observe avec un petit sourire malicieux avant de se détourner.
« Qu'est-ce qu'il a dit ? »
« Que cette situation le faisait penser à quelque chose et qu'il allait faire quelques recherches, » me répond Harry. « Nous devons aller le voir demain. »
Tiens, voilà Percy Weasley, entouré d'une garde de trois Aurors. A son bras, il y a une jolie jeune fille dont le visage me dit vaguement quelque chose…
« Oh, bonjour, Percy, » fait Harry en lui serrant la main. « Pénélope, comment vas-tu ? »
Ah, oui, Pénélope Deauclaire, sa fiancée. Je me contente d'un hochement de tête froid.
« Mr le Ministre, Mademoiselle. »
« Mr Malefoy, Harry. »
Ils nous passent devant et rejoignent le reste des invités, la tête haute. Je le regarde avec mépris.
« Mr Potter, ravi de vous revoir, » fait un jeune Auror en lui serrant la main.
Harry rougit. Rougit beaucoup. Et me jette un coup d'œil à la dérobée avant de répondre au jeune homme. Toi, p'tit gars, ta soirée va être merdique, je te le promets. Je le fusille du regard et il me sourit largement avant de rejoindre le ministre.
Je n'ai pas le temps de me tourner vers Harry que déjà il m'a attrapé par la nuque et il m'embrasse sauvagement, possessivement, désespérément et amoureusement, oui tout ça à la fois. Puis il se détache de moi et m'adresse un sourire taquin.
« Suis-je assez convainquant ? » demande-t-il avec un clin d'œil.
« Je vous déclare mari, et femme, » fait Dumbledore avec un sourire heureux d'un ton solennel. « Vous pouvez embrasser la mariée. »
Ce cher Weasley, qui aime bien faire le malin, attrape sa jeune femme par la taille et, devant la foule des invités dont le tiers est aussi roux que lui, il lui roule le patin du siècle, s'attirant les sifflements moqueurs des jeunes. Je lève les yeux au ciel. C'est exaspérant, la façon des Gryffondors qu'ils ont de toujours vouloir se faire remarquer !
Mes yeux se perdent et vagabondent vers un certain brun aux yeux verts - quoi comme par hasard ? - qui a l'air fou de bonheur en voyant ses meilleurs amis.
Rien que de le voir comme ça, je suis heureux d'avoir accepté que le mariage se déroule ici.
Je commence à devenir pathétiquement sentimental, c'est inquiétant.
« Et si on s'unissait ? »
La soirée et la nuit touchent à leur fin. J'ai un peu trop bu, je crois, enfin tant pis. Je suis actuellement affalé sur un canapé, dans un coin de la salle de bal, où quelques couples dansent encore un slow langoureux sur la piste, et Harry est confortablement blotti près de moi. Il se redresse toutefois en entendant ma voix fatigué et légèrement pâteuse et me regarde, l'air surpris. Puis il se met à rigoler.
« Décidément, tu ne penses qu'à ça, toi ! » fait-il en riant.
Je remue un peu et il bouge, se réinstallant de façon à me regarder.
« Mais naaan ! Pas comme ça ! » réponds-je en fronçant un peu les sourcils. « Je te parle de nous unir magiquement ! On ne peut pas se marier entre personne du même sexe, mais le rituel d'union est ouvert à tous ! Alors, t'en dis quoi ? »
Il a l'air stupéfait.
« Tu es sérieux ? »
Je lui fais un grand sourire débile.
« Très ! »
C'est à son tour de froncer les sourcils.
« Drago, tu es saoul, » déclare-t-il.
« Même pas vrai ! Je suis juste un peu guilleret ! »
Il sourit doucement et m'embrasse sur le bout du nez avant de se réinstaller, près à dormir.
« Tu ne m'as même pas répondu ! » fais-je, indigné.
« Refais-moi la même proposition quand tu n'auras plus d'alcool dans le sang et on en reparlera, » me rétorque-t-il d'un air fatigué.
Bon, d'accord. De toute façon, je ne me sens pas capable de tenir la discussion. J'ai plutôt envie d'autre chose… ma main s'égare déjà sur son ventre et ma bouche dans son cou. Il gémit.
« Tu ne m'avais pas promis quelque chose pour ce soir ? » dis-je dans un murmure à son oreille.
Il se retourne de trois-quarts et un œil vert se fixe sur moi.
« Ah oui ? Peut-être, je ne sais pas, rappelle-moi, » répond-il d'un ton aguichant.
Je lui mordille le lobe.
« Allons ailleurs… » finis-je en me levant et en l'entraînant vers notre chambre.
voila voila, et pas de fin sadique, pour une fois ! on dit merci qui ?
il me semble qu'on ne rentrera pas dans la trame principale de l'histoire avant un ou deux chapitres, encore...alors patience, je sais que pour le moment c'est un peu lent, mais ça ne va pas durer très longtemps...
une review fait plaisir ! gros bisous à vous tous et à dans trois semaines !
speedy
