Bonjour tout le monde !
Ah, me revoilà donc après une très longue absence, j'en suis vraiment désolée mais entre mes départs en vacances et mes gros problèmes d'ordi, je n'ai vraiment pas pu faire plus vite !
A propos des rar, maintenant. J'ai reçu récemment une pétition d'une amie qui est également sur ff. net et elle m'a mis littéralement sur le cul ! Apparemment, il semblerait que les webmasters du site ait décidé sans raison apparente de nous interdire de répondre aux reviews... Et des comptes auraient déjà été supprimé à cause de ça ! Je reste encore un peu sceptique, puisque je n'ai vu cette nouvelle rêgle nul part, mais tout de même, les rar sont un très bon moyen de communiquer avec nos lecteurs et je ne vois guère l'interêt de nous les supprimer... Bien sûr, ça ferait moins de pollution visuelle pour les lecteurs qui ne reviews pas, m'enfin bon, passer quelques pages en début ou fin de chapitre ne coute rien à personne !
Si vous êtes outrés, vous aussi par cette nouvelle rêgle, vous pouvez m'envoyer votre adresse avec votre pseudo sur le site (ceci pour ceux qui sont enregistrés sur le site) et je les ajouterai à la pétition.
Voila pour mon petit message. A part ça, je vais quand même répondre, mais rapidement, parce que je n'ai de toute façon pas le temps de faire plus et je voudrai vraiment vous poster ce chapitre !
Donc, un grand merci à: Ornaluca, serpentis-draco, Egwene Al' Vere, Vert emeraude, Amy Keira, ma lune, alichan, Lovely A, louvegrise, Cyzia (Eh bien, pour la troisième photo, tu ne sauras pas tout de suite... niark ! oui, Ron et Herm' sont aussi passé par là pour unir leur magie, comme tous les sorciers effectivement ! bisous) Vif d'or, Oxaline, Nee Chan et Chana (ah, oui, mais est-ce que les actions de Harry et Drago vont influencer leur futur ? Bonne question... oui, spica qui était au départ un petit délire de ma part pour Pouvoirs Nocturnes est vraiment devenue un personnage à part entière et je joue avec elle comme si elle faisait partie du roman original ! Je ne peux pas m'en empecher, lol ! bisous) Shima-chan, My Sweet Prince (Roooh! Merci ! ¤speedy toute rouge et toute contente!¤) linaewen ilca (merci beaucoup, et pour le lien plus de détails plus tard ! bisous !)
Voila voila ! j'espère ne pas me faire allumer par le site parce que c'est quand même très réduit tout ça !
Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Remerciement : àPolonius Silver, mon beta, qui m'avait corrigé ce chapitre il y a bien longtemps déjà. Je ne lui serai jamais assez reconnaissance pour ses encouragements, ses conseils et ses correction. Et allez lire ses fics, vraiment, elles valent le coup d'être vu ! Et merci aussi à Cyzia, qui écrit Histoire de Sang, elle m'a corrigé également et je l'en remercie beaucoup !
Je tiens à vous prévenir également qu'il y aura dans cette fic plusieurs description d'abus sexuels, et des allusions à la pédophilie et à l'inceste... alors méfiez-vous !
Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire sans fin
Chapitre 5 :
Un voyage dans le temps, et une mauvaise surprise…
Je me réveille en sentant une douce caresse sur ma joue. J'ouvre les yeux et aperçois Drago qui m'observe avec un sourire, agenouillé à coté du lit.
« Il faut se réveiller, petit lion, » me murmure-t-il. « On a des choses à faire, aujourd'hui. »
« Mmphmm, » fais-je en réponse en m'étirant. « Il est quelle heure ? »
« Plus de midi, » me répond-il en se relevant et en s'asseyant au bord du lit.
Je grogne, puis me redresse à moitié et me colle contre lui.
« Il va falloir que tu arrêtes de m'épuiser comme ça toutes les nuits, » dis-je en baillant alors qu'il enroule ses bras autour de moi. « Comment tu fais pour récupérer aussi vite ? »
« Je n'en sais rien, » dit-il en riant. « Allez, lève-toi. On doit être à Poudlard dans une heure et tu sais bien que tu es long à te préparer. »
« Tu peux parler ! »
« Oui, je sais, c'est bien pour ça que je me lève souvent plusieurs heures avant toi » me répond-il, moqueur. « Allez, debout, monsieur le grand Gryffondor ! »
Je pousse un gémissement plaintif.
« J'veux pas y aller, » dis-je d'une petite voix.
« Je sais, moi non plus, » me répond-il en m'embrassant sur le front. « Mais on n'a pas le choix. Tu sais, ça pourrait être amusant comme expérience. »
« Ouais, bien sûr, » fais-je amèrement.
« Je sais, je sais, » me dit-il simplement « Moi aussi, il y aura mes parents, tu sais. Mon père en septième, et ma mère en quatrième. »
« En quatrième ? » fais-je, étonné.
Je reste pensif quelques secondes, le temps d'un ou deux calculs.
« Mais alors, elle est tombée enceinte avant de quitter l'école ? »
« Oui, » me répond-il. « Mes parents se sont mariés dès qu'elle a reçu son diplôme. Je ne sais pas s'ils s'aimaient vraiment, mais ils n'ont pas réussi à attendre le mariage avant de coucher ensemble. Mon père était un dépravé comme tu n'en as jamais vu. »
« Pire que toi ? » dis-je, moqueur.
« Oh, oui, tu n'as pas idée, mon petit Potty, » me sourit-il. « Moi, je le faisais au moins avec classe, et mes partenaires étaient toujours consentants. Pas lui. Il n'y a jamais eu de preuves, bien sûr, il était Mangemort, descendant d'une des plus grandes familles de Sang-pur de toute la communauté sorcière, alors… »
« Mmmphmm… » est la seule chose que j'arrive à émettre, alors que je suis lentement, mais sûrement, entrain de me rendormir contre lui.
« Ah, non ! » fait-il brusquement en se levant et en me forçant à me lever avec lui. « Tu ne te rendors pas maintenant ! Ou je te mets à la douche froide ! »
Je m'accroche à lui, les yeux fermés.
« Mais bien sûr, » fais-je moqueusement. « Essayes un peu pour voir ! »
Il glisse brusquement un bras dans le creux de mes genoux et me colle contre lui en se mettant à marcher.
« Tu ne devrais pas me défier à ce genre de chose, » me murmure-t-il avec une malice certaine dans la voix.
« Que… » fais-je en ouvrant un œil.
Mais je ne peux pas protester plus, car il me dépose dans la baignoire – je corrige, la piscine que l'on qualifie de baignoire dans cette maison de fou – attrape sa baguette et murmure un sortilège.
On a dû m'entendre jusqu'au village voisin.
« DRAGO MALEFOY ! » fais-je, hurlant et me relevant brusquement. « Je vais te tuer ! »
Il ne bouge pas d'un poil et sourit.
« Bien, tu es réveillé, maintenant, » fait-il simplement.
Je plisse légèrement les yeux, puis sort de la baignoire et m'approche de lui.
« Tu peux être certain que je me vengerai, Dray, » lui réponds-je dans un murmure calculateur.
Il hausse un sourcil narquois, puis pousse un cri de stupeur quand je l'éjecte de la pièce d'un geste négligeant de la main. La porte derrière lui claque et le loquet tombe, puis je me dirige vers la douche pour me réchauffer, des idées de revanche plein la tête.
Nous sommes à l'heure pour notre rendez-vous avec Albus et il nous fait entrer dans son bureau avec un grand sourire de bienvenue.
« Bien, bien, bien, » fait-il en se levant et en contournant son bureau. « J'espère que vous êtes prêts à partir, mes chers amis ! »
« Malheureusement, oui, » réponds-je en serrant un peu plus étroitement la main de Drago. « Tout est prêt ? »
« Oui, bien sûr, » réponds le vieil homme. « Voici le code et les clefs de votre compte intemporel à Gringotts. »
Il nous tend un petit bout de parchemin accompagné d'une clef dont Drago s'empare prestement pour les fourrer dans sa poche. Dumbledore nous a ouvert un compte à Gringotts dit intemporel. Ainsi, nous pourrons disposer de notre argent quelle que soit l'époque. Ce type de coffre n'est ouvert que sous autorisation spéciale du Ministère, mais c'est vraiment très utile.
« Nous partons dans combien de temps ? » demande Drago.
« Dès que possible, » répond Dumbledore. « Les employés du Département des Mystères m'ont donné le moyen de vous faire partir là-bas et en même temps nous allons pouvoir vous envoyer des messages sur ce qu'il se passe ici. Vous pourrez nous répondre par la même voie, mais attention ! L'objet n'a été programmé que pour un aller et un retour. Vous devrez être très prudents et le conserver hors de porté de mauvaises mains. »
« D'accord, » fait Drago. « Autre chose que nous devons savoir ? »
« Vous arriverez là-bas le premier août 1977, » répond Albus. « Sur le Chemin de Traverse, près du Hall des Arrivées Longues Distances. Vous devrez prendre rendez-vous avec mon moi du passé pour un entretien d'embauche. Vous aurez un peu plus de deux semaines pour vous constituer une couverture et vous trouver quelques alliés, si possible. »
Drago hoche la tête. Je suis personnellement incapable de faire quoi que ce soit. Je n'ai pas peur, mais je ne suis pas exactement rassuré non plus.
« Pour vos apparences, » ajoute Albus, « vous devrez porter ceci. »
Il nous tend chacun une bague, ou plutôt un anneau en or blanc, vierge de toute inscription.
« J'y ai porté un charme de Métamorphose, avec l'aide d'Hermione et de Minerva, » explique Albus. « Vous ressemblez trop à vos parents respectifs. »
Drago grogne légèrement et enfile sa bague. Sa silhouette devient alors floue avant de se fixer de nouveau – sauf que ce n'est absolument plus Drago que j'ai en face de moi. Deux yeux d'un bleu turquoise profond me dévisagent, alors que quelques mèches d'une chevelure rouge sang aussi indisciplinée que la mienne retombent sur son visage. Il est d'une taille similaire, mais il a une carrure moins fine, plus angulaire. Son visage aussi est plus masculin. Ses lèvres, si différentes, s'étirent cependant en un sourire moqueur que je connais bien.
« Hum, » fais-je, dubitatif.
« Quoi ? Suis-je si laid ? »
Sa voix, par contre, elle, n'a pas changé. Quelque part, ça me rassure.
« Oh, non, pas laid, » réponds-je en lui caressant la joue. « Différent, surtout. »
« Bien, je suppose que c'est le but, » fait-il en reprenant son apparence normale.
Il se tourne vers Albus.
« Nous y allons ? » demande-t-il en attrapant de nouveau ma main.
Albus hoche la tête, visiblement amusé.
« Il est temps, » dit-il simplement.
Il se détourne et va chercher quelque chose dans son armoire – une boite noire qu'il apporte sur son bureau. Il l'ouvre précautionneusement et en sort quelque chose qui, sur le moment, me fait penser à une superbe œuvre d'art. C'est en fait un sablier fait de cristal, avec ses deux socles en or pur. A l'intérieur, c'est comme si on avait capturé une tempête de sable du désert. C'est superbe, réellement.
« Que devons-nous faire ? » demande Drago.
« Tenez tous les deux le sablier, » explique Albus. « Puis, tournez simultanément les deux extrémités. C'est relativement simple, non ? »
« Et pour revenir ? » demande Drago.
« La même chose, » répond Albus.
Drago se tourne vers moi.
« Si tu es prêt… »
« Je suggère que nous emmenions la boîte, » fais-je simplement.
Albus me la tend et je la réduis avant de la glisser dans ma poche. Puis je me tourne vers Drago qui attrape le sablier et me le tend. Je souhaiterais de tout mon cœur être dans un autre endroit, n'importe où, ne pas retourner là-bas, ne pas revoir mes parents, ni Sirius…, mais je n'ai pas le choix.
J'enfile ma bague et Drago en fait de même. Je me sens un peu bizarre, mais ça passe relativement vite et je m'empare de l'extrémité du sablier, fixant mon regard dans les deux lagons du faux-Drago en face de moi.
« A l'année prochaine, Albus, » dis-je simplement.
« Bon voyage, et bonne chance. »
Simultanément, je tourne mon coté du sablier, et Drago fait de même dans le sens inverse. Aussitôt, un tourbillon s'élève autour de nous, et le bureau d'Albus disparaît. J'ai l'impression de voyager par Cheminette, par Portoloin et d'utiliser un retourneur de temps à la fois, et c'est très désagréable. Ma main qui ne tient pas le sablier est fermement accrochée à celle de Drago et mes doigts se crispent autour des siens.
Puis tout s'arrête brutalement et je trébuche en me retrouvant sur la terre ferme. Je vacille un peu et finit par tomber sur Drago qui pousse un léger cri de stupeur. Je tiens fermement le sablier – notre billet de retour – et je souris à mon ex-blond.
« Désolé, mon amour, » dis-je.
Je pose mes lèvres sur les siennes et il ne proteste – bien sûr – pas. Le contact est étrange, différent. Ce ne sont pas les lèvres de Drago que je sens sous les miennes, mais celle de Josh Boisselier. De la même façon, mes propres lèvres ne sont pas les miennes, mais celle d'Emmanuel Sprea. Bizarre.
Drago se sépare de moi, dubitatif.
« Mouais, » fait-il. « Heureusement qu'on peut enlever ces foutues bagues. »
Je hoche la tête et me relève, époussetant mes robes. Alors que Dray en fait de même, je range précautionneusement le sablier dans sa boite et glisse le tout dans mon sac après lui avoir lancé un charme de protection. Puis je regarde autour de moi. Nous sommes dans une ruelle sale, mais le chemin de Traverse n'est pas loin, ainsi que l'entrée du HALD. Cela aidera considérablement notre couverture, c'est certain.
« Qu'est-ce qu'on fait ? » fais-je à Drago.
Il passe un bras autour de ma taille et me guide à l'extérieur.
« On va chercher de l'argent à Gringotts, » me répond-il. « Ensuite, on va louer une chambre au Chaudron Baveur et enfin, on fait quelques courses pour se refaire une garde-robe. »
« Ah, » fais-je en hochant la tête. « A ton avis, il est quelle heure ici ? »
« Douze heures cinquante-quatre, » me répond-il aussitôt.
« Et comment tu le sais ? » fais-je en fronçant les sourcils.
Il pointe le doigt vers le haut de la façade du HALD et j'aperçois une grande horloge, du style horloge de gare.
« D'accord, » dis-je alors que Drago se met à rire. « On y va, monsieur Boisselier ? »
« Mais avec plaisir, monsieur Sprea, » rétorque-t-il en souriant.
Nous nous engageons sur le Chemin de Traverse qui, en cette journée d'été, est bondé de monde. Je m'attends à ce que les gens nous regardent bizarrement, à cause du bras possessif de Drago autour de ma taille, mais à ma grande surprise ce n'est pas le cas, en tout cas pas plus qu'à notre époque.
« L'homosexualité a depuis longtemps été acceptée, chez les sorciers, » me glisse Drago à l'oreille. « Bien sûr, il y a toujours des crétins qui ne le supportent pas, mais contrairement aux Moldus, ça n'a pas été accusé de maladie depuis… oh, le XIIème siècle. »
Nous arrivons rapidement à la façade facilement reconnaissable de la banque de Gringotts, elle n'a pas changé. Autant plusieurs boutiques, qui n'existent plus à notre époque, en ont remplacé d'autres que je connais bien, la banque, elle, est identique. Nous entrons rapidement dans le hall familier et nous nous dirigeons vers un comptoir libre. Drago se penche vers le Gobelin avec un air de conspirateur.
« Nous sommes là pour retirer de l'argent du coffre numéro 3127, » lui murmure-t-il à voix basse.
Le gobelin nous regarde l'un après l'autre, puis hoche la tête d'un air entendu.
« C'est donc vous… »
Drago hoche la tête et le gobelin pose sa plume pour nous guider vers l'entrée des souterrains.
« Suivez-moi, » dit-il simplement.
Il nous emmène avec l'une de ces chariotes du diable roulantes dans les entrailles de la banque. Il s'arrête au niveau du coffre 3127, dont la porte est légèrement brumeuse. Drago quitte le chariot et me tend la main pour que je descende à mon tour et nous nous tournons tous les deux vers le coffre. Drago sort le petit parchemin de sa poche avec la clef et s'apprête à composer le code mais il est interrompu par le Gobelin.
« Excusez-moi, messieurs, je dois faire un test pour vérifier votre identité, » dit-il en sortant un mini-sablier de sa poche.
Il place le sablier aux pieds de Dray qui est très vite entouré d'une lumière dorée. Le gobelin hoche la tête, satisfait, et procède de même avec moi, puis s'écarte en rangeant précieusement l'objet dans sa poche.
« Allez-y, » dit-il simplement.
Dray revient vers la porte et compose le code noté sur le parchemin. Une encoche apparaît dans le mur, avec une serrure en plein milieu, et Drago y met la clef. Le coffre s'ouvre, dévoilant une montagne de gallions.
« On avait vraiment besoin de tout ça ? » fais-je à mon amant alors qu'il se penche en avant pour ramasser l'argent qu'il place dans une bourse.
« Peut-être pas, mais on ne sait jamais, » me répond-il.
Deux minutes plus tard, nous nous retrouvons à l'air libre.
« Donc, on va au Chaudron Baveur ? » fais-je.
« Allons-y, juste pour réserver notre chambre et déposer quelques affaires, » acquiesce-t-il, attachant la lourde bourse à sa taille. « Et après, on ira faire du shopping, parce que ce n'est pas avec deux pantalons et trois caleçons qu'on va faire l'année. »
J'éclate de rire et, remarquant un regard étrangement appréciatif posé sur moi, il passe un bras possessif autour de ma taille en foudroyant l'importun du regard.
« Ne sois donc pas si jaloux ! » lui dis-je moqueusement alors qu'il m'entraîne vers le début de l'allée.
« Je ne suis pas jaloux, » rétorque-t-il, levant fièrement le nez. « Juste possessif, et j'ai des raisons de l'être, alors que tu m'as laissé pendant six ans. »
« Tu sais que je ne voulais pas, » fais-je, soudain sérieux. « Tu sais que ce n'était pas de ma faute. »
« Je le sais très bien, » acquiesce-t-il avec un doux sourire. « Il n'empêche que maintenant que tu es là, je ne te lâche plus, Potty ! C'est fini, toutes ces conneries, tu es avec moi, tu le restes ! »
Je souris à mon tour et, sans me soucier des passants autour de nous, je l'embrasse doucement, passant mes bras autour de son cou.
« Qu'est-ce que tu fais ? »
Je me tourne vers la porte de la salle de bain, dans l'encadrement de laquelle se tient Drago, une serviette autour des hanches, et une autre à la main avec laquelle il se sèche les cheveux.
« Je rédige une lettre pour Dumbledore, » réponds-je avec un sourire. « Nous devons prendre rendez-vous avec lui. »
Il s'approche de moi et s'assit sur mes genoux.
« Fais voir, » dit-il en attrapant la lettre que je viens de rédiger.
« Dray chéri, tu es lourd, » fais-je en essayant de le repousser.
Il se lève sans détacher les yeux du parchemin, me fais lever avec lui et inverse nos positions, glissant un bras autour de ma taille.
« Ouais, pas mal, » dit-il finalement en reposant le parchemin sur le bureau. « On sort ce soir ? »
« Et pour aller où ? »
« J'ai repéré un café-bar qui a l'air sympa, là où il y aura la petite librairie à notre époque, » me dit-il. « Si ça te dit… »
« Ma foi, pourquoi pas ? » réponds-je avec un sourire. « Remets ton anneau et habilles-toi, dans ce cas. »
« Toi aussi, Potty, » me dit-il, alors que je me relève, me regardant des pieds à la tête.
Je hausse un sourcil narquois, mets mon anneau et fais un demi-tour sur moi-même.
« Pourquoi, ça ne te plait pas, ça ? »
Je porte actuellement un jean et une chemise faites à ma taille, enfin ma taille pour Harry Potter. Emmanuel Sprea étant légèrement plus musclé, mes vêtements en deviennent assez moulant et, si ça me va plutôt bien, visiblement mon compagnon n'est pas d'accord. Il m'observe des pieds à la tête en plissant des yeux.
« Ca me plait beaucoup, mais personne d'autre que moi n'a le droit de te voir comme ça, alors tu te changes, tout de suite ! »
J'éclate de rire devant sa détermination et il me tire la langue.
Dix minutes plus tard, changés et bagues aux doigts, nous quittons le pub main dans la main. Il doit être environ dix heures du soir et le soleil se couche juste, éclairant l'avenue d'une faible lueur orangée. Il y a encore quelques passants, pour la plupart, des couples se baladant en amoureux. L'atmosphère est propice au romantisme et, bien que Drago déteste ça, je ne peux m'empêcher d'appuyer ma tête sur son épaule avec un petit soupir.
« Tss, tss, » fait-il. « Tu deviens sentimental avec l'âge, tu le sais, ça ? »
« Ca t'ennuie ? »
Il glisse un bras autour de mes épaules avec un petit rire.
« Non, » répond-il en m'embrassant la tempe.
« Je t'aime, » dis-je en tournant les yeux vers lui.
« Mais j'espère bien ! » rit-il. « Moi aussi, petit lion, je t'aime. »
Nous arrivons devant le petit café. Les tables à l'extérieur sont toutes occupées et Drago me guide à l'intérieur, demandant à un serveur une table pour deux. Finalement, nous sommes assis l'un en face de l'autre, nos boissons respectives posées devant nous – un Whisky pur-feu pour moi, un cocktail maison pour Dray. Il est décidément assez bizarre de parler à un homme au visage peu familier comme à son amant, et lui aussi a l'air assez mal à l'aise. Puis il rit légèrement et pose sa main sur la mienne.
« On finira bien par s'y habituer, » dit-il.
« Comment sais-tu à quoi je pensais ? » fais-je en fronçant les sourcils.
Il boit une gorgée de son verre avant de me répondre.
« Je crois que c'est notre union, » dit-il. « Ca a du jouer sur notre perception de l'autre et de ses pensées. C'était comme ça pour mes parents. Je me souviens que, parfois, ils se comprenaient d'un regard. Je pensais que c'était leur amour, quand j'étais petit. Après j'ai compris que ce n'était pas le cas, ils ne s'aimaient pas, tu sais. Ce que je sais sur l'union, c'est qu'elle permet une meilleure fusion des esprits, et elle permet la procréation. »
« Chez les couples hétéros, seulement, non ? »
« Non, non, » répond-il avec un petit sourire. « En fait, de la façon naturelle chez les couples hétéros, bien qu'ils n'aient pas besoin de l'union pour ça. Mais même les couples homos peuvent avoir des enfants, différemment, plus rapidement qu'avec une grossesse. C'est plus dangereux, aussi, mais cela dépend de la puissance des sorciers. Mais c'est possible. »
Je bois une gorgée de mon verre, digérant la nouvelle. L'idée d'avoir des enfants ne m'avait pas souvent effleuré, et je l'avais souvent repoussée au loin, étant soit en danger mortel avec Voldemort, soit en fuite avec ce satané bout d'âme étrangère dans mon cœur. Depuis que je suis libéré, il y a seulement trois mois, j'ai été trop pris par mon bonheur pour y penser, et à chaque fois que je le faisais, je ne pensais qu'à en adopter. L'idée d'un enfant à moi et à Drago, le notre seulement, né de notre amour, ne m'avait jamais effleuré, et pour cause.
« Tu aimerais avoir des enfants ? » fais-je en regardant Drago qui me sourit, ayant visiblement suivit le cheminement de mes pensées.
« Beaucoup, » acquiesce-t-il en hochant la tête. « Mais pas tout de suite. D'abord, on a cette stupide mission à accomplir, et puis après je te veux un peu pour moi tout seul. Nous sommes encore jeunes, surtout pour des sorciers, nous avons le temps d'y penser. »
Je hoche la tête en souriant à mon tour.
« Je me demandais, comment allons-nous pouvoir arrêter Queudver et Lucius en étant cloîtrés à Poudlard en tant que professeurs ? » fais-je, redevenant sérieux.
« Ils ont pour mission de tuer James ou Lily, non ? » me répond Drago. « Or ils sont à l'école. Je suppose qu'en gardant un œil sur eux… »
« Oui, sans doute. »
Je porte mon regard vers l'entrée du café. Des clients entrent et sortent, il y a pas mal de monde, ça doit être assez connu comme endroit.
Un petit groupe de jeune entre alors et mon sang se glace dans mes veines. Pas si tôt…, ce n'était pas censé arriver avant septembre ! Je me sens pâlir et Drago le remarque aussitôt. Il se retourne pour suivre mon regard et pousse un juron à voix basse avant de revenir vers moi. Son visage, aux traits étranges, est cependant peint d'une expression d'inquiétude qui m'est familière.
« Ca va ? »
Je ne réponds pas. Les quatre jeunes hommes viennent s'asseoir à une table voisine de la notre, l'air d'y être habitués. Ils saluent les serveurs avec des tapes dans le dos et des serrements de mains amicaux, de grands sourires aux lèvres.
Je déglutis et me force à tourner les yeux vers Drago. Il lève la main vers moi et caresse ma joue avec un petit sourire triste. Un rictus désabusé s'affiche sur mes lèvres. Je tourne de nouveau le regard vers la table à coté et croise celui, désapprobateur voire dégoûté, de celui qui sera un jour mon père.
C'en est trop pour moi. Mon père, homophobe ! Je me tourne de nouveau vers Drago.
« Allons-nous en, s'il te plait, » dis-je d'une petite voix.
Il hoche la tête, l'air désolé, et nous quittons le café pour rejoindre notre chambre. Je vais dans la salle de bain et me passe le visage à l'eau glacée. Drago arrive derrière moi et passe ses bras autour de ma taille, déposant un baiser dans mes cheveux.
« Ca va ? » me demande-t-il encore.
« Non, » réponds-je honnêtement.
« Je suis désolé, » dit-il avec un petit soupir. « Je n'avais pas pensé que… »
« Ce n'était pas ta faute, » fais-je, irrité.
Je ferme les yeux et respire profondément.
« Excuse-moi, » dis-je doucement.
« Ce n'est pas grave, » répond-il aussitôt.
« Si, c'est grave, » fais-je en me retournant et en levant les yeux vers lui.
Je croise ce regard inconnu et, agacé, je lui attrape la main pour lui enlever son anneau avant de faire de même avec le mien. Je les pose sans cérémonie sur la tablette au-dessus du lavabo.
« Je n'ai vraiment pas le droit de te parler comme ça, tu n'y es pour rien dans cette histoire et je… je suis désolé. »
« Qu'est-ce que tu veux entendre ? » me fait-il en caressant ma joue. « Que je te pardonne ? Mais je n'ai pas à te pardonner, petit lion, car tu n'as rien fait de mal. »
Il m'embrasse doucement.
« Viens te coucher, tu as besoin de dormir, » me dit-il en m'emmenant hors de la salle de bain.
Nous nous changeons rapidement et nous nous glissons sous les draps.
« Nox, » dis-je dans un murmure.
Drago passe un bras autour de ma taille pour me rapprocher de lui et m'embrasse la nuque.
« Tu ne crois pas qu'on devrait dormir avec nos anneaux, au cas où quelqu'un entrerait dans la chambre demain matin ? »
Je tends la main vers la porte et lui lance un puissant sort de verrouillage. Drago émet un léger rire.
« Je vois, » dit-il. « Ca va ? »
« Hmmhmm, » réponds-je vaguement. « Ca va, ne t'inquiète pas. Je n'étais juste… pas préparé à cette rencontre, et je… enfin… ça m'a fait un choc de voir mon père, et Sirius… si insouciants. Je ne l'avais jamais vu comme ça, tu sais ? Et puis… le regard que m'a jeté mon père… »
« Quel genre de regard ? »
« Désapprobateur. Il n'est visiblement pas pour l'homosexualité. »
Drago pousse un soupir.
« T'inquiète pas, » me murmure-t-il. « Ca ira… »
« Je l'espère… »
Il me sert un peu plus étroitement contre lui.
« Je t'aime… »
« Je t'aime aussi, » réponds-je en sombrant dans le sommeil.
voila voila, fin du chap !
je vous embrasse bien fort, tout le monde ! et je posterai la suite bientot, la semaine prochaine je pense (je voudrai réussir à poster de chapitre de Pouvoirs Nocturnes et Histoire Sans Fin par semaines, ce qui ferai en tout quatre chapitres. Puisqu'ils sont tous écrits... et comme ça je pourrai publier plus vite mes autres fics que je suis en train de commencer !)
gros bisous à tous, je vous aime fort
speedy
