Hello tout le monde ! Me revoila donc avec un nouveau chapitre d'Histoire Sans Fin, comme promis, très rapidement !

j'adresse un grand merci à : ornaluca (ajoutée ! lol, merci et bisous!), Vert emeraude, Shima-Chan, Myschka (merci beaucoup ! ajoutée à la pétition, lol, merci beaucoup et bisous) Cyzia (bah, c'est en grande partie grâceà toi s'il est bon ! lol mais oui tu écrit bien,le succes va venir !bisous !) jessy, let's go, Amy Keira (ajoutée !) Chitchai Kyabetsu, lu, Lou de Mila (oui, j'ai mis du temps, mais c'était pas de ma faute, et maintenant, je rattrape le temps perdu ! merci et bisous !) caroll, My Sweet Prince ( ne t'inquiète pas pour James, ça va s'arranger, il a des raisons, qui n'excusent rien mais qui expliquent, et puis ça ne va pas durer longtemps. ajoutée ! Bisous et merci !) Vif d'or (je pense essayer de mettre deux chap de chaque par semaine, s'y j'y arrive. Bisous et Merci !)

voila !

je pense les faire toujours comme ça, maintenant, c'est vrai que ça va quand même beaucoup plus vite et vous aurez les chapitres plus tot comme ça.

Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Remerciement : à Polonius Silver, mon beta, qui ne m'a pas corrigé ce chapitre mais qui l'aurait fait s'il avait été là. Je ne lui serai jamais assez reconnaissance pour ses encouragements, ses conseils et ses correction. Et allez lire ses fics, vraiment, elles valent le coup d'être vu ! Et merci aussi à Cyzia, qui écrit Histoire de Sang, elle m'a corrigé également et je l'en remercie beaucoup !

Je tiens à vous prévenir également qu'il y aura dans cette fic plusieurs description d'abus sexuels, et des allusions à la pédophilie et à l'inceste... alors méfiez-vous !

Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire sans fin

Chapitre 6 :

Entretien d'embauche

(POV Drago)

« Mr Boisselier, Mr Sprea,

Nous avons effectivement un grand besoin de professeurs ces derniers temps. Votre demande nous a beaucoup surpris, rares sont les personnes à faire des demandes d'embauche à notre école, néanmoins nous en sommes heureux car en ces temps de crise, et avec ce qui est arrivé en juin dernier… mais vous êtes sans doute au courant.

Le directeur Albus Dumbledore et moi-même vous donnons rendez-vous le dix-huit août prochain pour discuter un peu avec vous avant de vous donner une réponse définitive. Soyez devant les grilles de Poudlard ce jour-là, à seize heures trente précises.

Mes plus sincères salutations,

Minerva McGonagall, directrice adjointe. »

« Il s'est passé quoi en juin dernier ? » me demande Harry, l'air confus.

Je fronce les sourcils, réfléchissant.

« Je n'en ai aucune idée, » réponds-je franchement.

« Nous devrions peut-être nous renseigner… »

Je regarde au fond de ces pupilles bleu électriques qui me sont si peu familières.

« Je ne pense pas, » réponds-je pensivement. « Nous arrivons tout juste des Etats-Unis, n'oublies pas. Nous ne sommes pas censés être au courant de ça, ça n'a pas dû faire le tour du monde… »

« Etats-Unis, alors, c'est décidé ? »

« Dans la mesure où c'est la version que nous avons servie à Tom, nous n'aurons guère le choix, » réponds-je tranquillement.

« C'est vrai, » acquiesce Harry avec un sourire. « Mais nous n'avons pas un accent très américain, tu sais, ça risque de ne pas être crédible… »

« Mmphmm, » fais-je en me frottant le menton pensivement. « Tu n'as pas tort… attends, laisse-moi réfléchir. »

Je sirote mon verre, les yeux dans le vague.

« Nous avons simplement passé deux ans aux Etats-Unis, et nous en revenons tout juste, cherchant une situation en Grande-Bretagne. Nous avons fait nos études à Durmstrang… »

Il fait une légère moue de dégoût.

« Oui, je sais, » fais-je en levant une main fataliste, « Mais nous n'avons pas le choix, il a les registres de Poudlard et pourrait facilement accéder à ceux de toutes les écoles de sorciers en Grande-Bretagne. »

« Je suppose que tu as raison, » soupire-t-il. « Enfin bon. Finissons cette couverture, ça sera fait. »

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Deux jours après, 18 août 1977 (nda : eh oui, encore une dédicace à ma popo ! lool, je t'aime ma puce !), nous sommes devant les grilles de Poudlard, comme il a été convenu. Le professeur McGonnagall arrive alors, avec presque trente ans de moins. Ses cheveux sont un peu moins gris et elle ne boite pas, marchant d'un pas vif dans l'air doux de l'été écossais.

« Messieurs, » nous salue-t-elle d'un hochement de tête, son visage sévère bien en place.

« Professeur McGonnagall, je présume ? » fait Harry en lui tendant la main avec un de ses sourires rayonnants qui semblent pouvoir éclairer le monde.

« Tout à fait, » répond Minerva en se laissant attendrir et en serrant la main tendue. « Et vous êtes… »

« Sprea, » répond aussitôt Harry. « Emmanuel Sprea. »

« Je suppose donc que vous êtes Mr Boisselier ? » fait la femme en se tournant vers moi.

Je hoche la tête avec un demi-sourire en lui serrant la main.

« Enchanté. »

« Veuillez me suivre, s'il vous plait, » nous dit-elle en se détournant.

Obéissants, nous nous engageons sur le chemin vers le château derrière elle. J'échange un regard avec Harry qui me fait un petit clin d'œil.

« Professeur McGonnagall ? » fait-il alors en se mettant à la hauteur de la femme. « Dans votre lettre, vous nous avez parlé d'un évènement qui aurait eu lieu en juin dernier… Quel était-il ? »

Elle tourne vers lui un regard surpris et suspicieux.

« Vous n'êtes pas au courant ? fait-elle, méfiante. « Ca a pourtant fait le tour du pays. »

« Nous arrivons tout juste des Etats-Unis, » interromps-je en m'approchant à mon tour. « Nous n'avons eu que très peu d'échos de cette histoire, nous vivions dans le monde Moldu. »

« Oh, » fait-elle, détournant les yeux. « Dans ce cas, je pense qu'il vaut mieux que ce soit le directeur qui vous parle de cela. »

Nous arrivons à la gargouille qui cache le bureau d'Albus.

« Cake au citron, » annonce Minerva.

Harry et moi échangeons des regards amusés. Il semblerait que l'amour d'Albus pour les sucreries date de bien longtemps !

« Ah, bonjour messieurs, » fait Albus avec un sourire bienveillant. « Asseyez-vous, asseyez-vous ! »

Nous prenons place l'un à côté de l'autre. Harry a le regard fixé sur Fumseck, l'air songeur.

« Très beau Phœnix, professeur, » dit-il en se tournant vers Albus avec un sourire.

« Oui, n'est-ce pas ? » acquiesce le vieil homme. « Il est là depuis la création de l'école, vous savez ? Enfin, ce n'est pas le sujet. Vous êtes donc là pour… » il consulte notre première lettre. « … un poste de professeur, chacun, c'est cela ? »

« Tout à fait, » répond Harry.

« Que faisiez-vous, avant ? » demande Albus.

« Nous étions avocats, » ment Harry avec facilité. « Nous avons fait toutes nos études sorcières à Durmstrang, c'est là-bas que nous nous sommes rencontrés. Puis nous avons passé nos examens de droit en France. Après un… évènement malheureux, nous nous sommes exilés aux Etats-Unis, il y a deux ans. »

« Quel évènement malheureux ? » nous demande Albus.

« Toute ma famille a été assassinée par un mégalomane du nom de Tom Elvis Jedusor, » réponds-je froidement, le visage sombre.

Blanc. J'adore ce genre d'effet, surtout quand c'est moi qui le produis.

« Toutes mes condoléances, » dit Albus, l'air sincèrement désolé. « Vous êtes donc de la même branche que les Boisselier de Versailles ? »

Je hoche la tête, puis secoue légèrement la main.

« Passons, voulez-vous ? »

« Oui, bien sûr, » acquiesce Albus. « Et donc, pourquoi êtes-vous revenus ? »

« Le mal du pays, » répond Harry.

« Et qu'aimeriez-vous enseigner ? » demande le directeur en nous regardant par-dessus ses lunettes. « Nous sommes actuellement à la recherche d'un professeur de Défense Contre les Forces du Mal, d'un autre de Potion, de Sortilège, et de Vol… »

Je fronce légèrement les sourcils.

« Veuillez m'excuser, professeur Dumbledore, » fais-je en me redressant, « mais comment se fait-il qu'une école avec une réputation comme la vôtre ait un tel manque de professeurs ? »

Albus nous regarde l'un après l'autre, interdit. Oups, j'ai fait une gaffe, là ?

« Vous n'êtes pas au courant ? » me demande-t-il, légèrement méfiant.

« Cela a-t-il un rapport avec ce qu'il s'est passé en juin ? » demande Harry. « Nous ne sommes pas au courant, non, nous sommes arrivés des Etats-Unis il y a deux semaines et vivions dans le monde moldu. Est-ce… est-ce très grave ? »

Albus ferme les yeux deux secondes, puis se penche un peu plus en avant dans son siège et croise les mains sur son bureau.

« Messieurs, avez-vous déjà entendu parler de Lord Voldemort ? »

Le professeur McGonnagall frissonne au nom interdit, mais ni Harry ni moi n'avons de réaction quelconque.

« Oui, c'est sous ce nom que Tom Jedusort se fait connaître par ses attaques et ses attentats, non ? » fais-je, légèrement agacé.

Dumbledore nous regarde quelques secondes, l'air pensif.

« Quelle est exactement l'histoire entre votre famille et Tom Jedusort, monsieur Boisselier ? »

« Notre famille est celle de la branche du père de sa mère, » dis-je. « Le grand-père de Voldemort, donc, qui était quelque chose comme mon arrière-grand-oncle au deuxième degré, avait chassé sa fille – mère de Voldemort – quand il avait appris qu'elle était tombé enceinte d'un moldu. Et Voldemort a décidé de se venger de tous ceux qui avaient fait son malheur… dont toute ma famille, » finis-je avec une note de douleur dans la voix assez bien imitée. « J'ai énormément de chance de ne pas avoir fait partie du lot. »

« Veuillez m'excuser, monsieur Boisselier, j'ai conscience que cela doit être très dur pour vous de parler de tout ça, » dit Albus, l'air gêné. « Mais vous devez comprendre qu'en ces temps de crise… »

« Je comprends tout à fait, » dis-je simplement.

« Tant mieux. Venons-en au fait. Voldemort fait rage ici depuis sept ans. Il essaye par tous les moyens de conquérir le pouvoir, en éliminant au passage tous les moldus et sorciers nés de moldu. En juin dernier, il a tenté une attaque sur l'école. Avec l'aide volontaire des sixième et septième années, ainsi que de tous les professeurs, nous avons réussi à les repousser, mais il y a eu une embuscade dans la Forêt Interdite et cinq de nos professeurs y ont laissé la vie. »

Harry ferme les yeux et s'appuie sur le dossier de sa chaise en serrant ses bras autour de lui. Je sais qu'il ne supporte plus ou presque la mention des batailles et des morts. Je pose une main sur son épaule et il tourne la tête vers moi avec un faible sourire, puis il se tourne de nouveau vers Dumbledore.

« Vous avez déjà trouvé le cinquième professeur ? » demande-t-il, essayant de se recomposer.

« Oui, mais à titre provisoire seulement, » répond Albus comme si de rien n'était. « Une vieille amie à moi enseignera l'Astronomie, le temps que je trouve quelqu'un d'autre. »

« Personnellement, j'aimerais beaucoup prendre les Potions, » dis-je avec un sourire. « J'ai pas mal d'expérience là-dedans… dont un doctorat et une maîtrise, et j'ai enseigné un an à Beauxbatons. »

« Eh bien, c'est parfait ! » dit Albus. « Et vous, monsieur Sprea ? »

« Défense contre les Forces du Mal, » répond aussitôt Harry. « J'avais commencé des études pour devenir Auror, aux Etats-Unis, mais le cabinet d'avocat me prenait trop de temps… »

« Vous savez qu'il est très rare que des gens postulent pour la Défense ? » fait Albus. « On dit que ce poste est maudit. »

« Ayant été maudit moi-même, professeur, cela ne me pose pas de problème, » répond Harry avec un petit sourire.

Albus hausse un sourcil. Le sourire d'Harry s'efface et il se mord la lèvre.

« Maudit ? » fait le vieil homme.

« Non, je… ne me demandez rien, professeur Dumbledore, » dit Harry en détournant les yeux.

Albus nous regarde suspicieusement l'un après l'autre. Mon visage est neutre, mais à l'intérieur de moi je suis fou d'inquiétude. Oh, Harry, ne peux-tu apprendre à fermer ta bouche, parfois ?

« Très bien, » fait Dumbledore, à ma grande surprise. « Je ne vous demanderai rien, si, en retour, vous acceptez de passer sous le Choixpeau Magique. Tous les deux. Il me dira si vous êtes honnêtes ou non. »

J'échange un regard surpris avec Harry, puis je hausse les épaules.

« D'accord, » dis-je en me tournant vers Albus. « Qu'est-ce que c'est, le Choixpeau Magique ? »

Bah, oui, il ne faut pas oublier qu'on est censés ne pas le connaître !

Le directeur sourit et se lève pour attraper l'objet miteux sur son étagère. Je fronce légèrement le nez de dégoût, comment ai-je pu seulement me mettre ça sur la tête ? Et je vais devoir recommencer, oh, misère…

« Monsieur Sprea ? » fait Albus en contournant son bureau pour s'approcher d'Harry qui hoche la tête.

Albus pose la chose immonde sur sa tête et le choixpeau lui retombe devant les yeux. La petite voix, cette fois, est bien entendue de tous.

« Hmm… oh, mais voilà qui est très intéressant, monsieur… Sprea, c'est cela ? Oui, oui, très intéressant… un passé douloureux, une lourde charge sur de frêles épaules, oui, oui, mais le soutien vient de là où on ne s'y attend pas, n'est-ce pas ? Un cœur de lion, mais une âme partagée… mais indubitablement un Gryffondor. Cœur pur, âme lumineuse. Intentions honnêtes et légitimes. »

Puis il se tait. Dumbledore sourit et ôte le Choixpeau de la tête d'Harry qui ferme les yeux et baisse le visage, ne parvenant cependant pas à cacher les larmes brillantes qui ont roulé le long de ses joues. Je me lève d'un bond pour l'entraîner dans un coin de la pièce.

« Excusez-nous une minute, » dis-je à Albus et Minerva qui paraissent stupéfaits.

Je me tourne ensuite vers Harry qui essaye tant bien que mal de se retenir de pleurer. Le cœur serré, je le prends dans mes bras et appuie sa tête sur mon épaule.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » dis-je dans un murmure à son oreille en lui caressant le dos.

« C'est… j'ai vu… le choixpeau, il m'a montré pas mal de choses que.. q-que j-j'aurais voulu oub-blier… »

« Chut, calmes-toi, petit lion, » dis-je sans hausser la voix. « Ca va aller, d'accord ? Il faut que tu tiennes le temps de finir ce rendez-vous… »

Il respire profondément et se détache de moi en s'essuyant les joues. Je l'embrasse doucement sur le front et il me fait un petit sourire.

« Ca va ? »

« Ouais, » répond-il. « Ca va. »

Je vois bien que non, mais il faut qu'on finisse ce rendez-vous avant de pouvoir se laisser aller. Nous retournons donc nous asseoir.

« Désolé, » murmure Harry. « Mauvais souvenirs. »

Albus hoche la tête, compréhensif, mais ne dit rien. Il vient à mes cotés et pose le Choixpeau ignoble sur ma tête. Je retiens de justesse un frisson de dégoût.

« Mmphmm, passé douloureux, masque obligé à porter dès la naissance… orgueilleux, arrogant et fier, mais doux avec ceux qu'il aime… et il y en a peu, n'est-ce pas ? Ancien cœur de glace, mais s'est laissé attendrir… rusé, ambitieux. Cœur pur, âme lumineuse et partagée… Serpentard de nature, et intentions honnêtes. »

Je vois désormais pourquoi Harry est bouleversé, revoir toute sa vie défiler ainsi devant ses yeux a de quoi déstabiliser… Et ça… Merlin, non, j'ai tant fait pour oublier cette horreur… faites qu'elle ne revienne plus me hanter, plus jamais… Albus m'ôte le Choixpeau de la tête et sourit.

« Eh bien, c'est parfait tout ça, » dit-il en remettant le Choixpeau à sa place.

Puis il vient se placer entre nous et nous nous levons. Je garde un air neutre mais je suis quand même très perturbé. Pourvu qu'Harry ne remarque rien…

« Bienvenue dans le corps enseignant de Poudlard, » dit-il en nous serrant la main à tous les deux. « Nous allons vous faire visiter un peu l'école, et nous demanderons aux Elfes de vous préparer deux appartements. »

Hein, quoi ? Comment ça, deux appartements ? Un seul suffira amplement !

Il semble que le directeur ait lu mes pensées car il sourit, l'air désolé.

« Vous êtes ensemble, n'est-ce pas ? » nous demande-t-il.

Harry rougit et un sourire se dessine sur mes lèvres.

« Tout à fait, » réponds-je en attrapant la main de mon amant qui se passe une main nerveuse dans les cheveux en regardant ailleurs. « C'est pourquoi nous aimerions bien pouvoir habiter ensemble, si c'est possible… »

« Je comprends bien, le problème c'est que les élèves sont vite mauvaises langues, vous savez, je n'aimerais pas qu'ils utilisent votre homosexualité pour vous accabler, si vous voyez ce que je vais dire… Mais peut-être que… »

Il se caresse pensivement la barbe, puis se tourne vers Minerva.

« Les deux appartements communicants de la tour nord-ouest sont libres, il me semble, Minerva ? »

« Oui, Albus, mais il va falloir du temps aux Elfes pour les nettoyer, ils sont inhabités depuis au moins une vingtaine d'année, » répond le professeur de Métamorphose.

« Si vous pouvez attendre un peu avant d'emménager, c'est la solution, » dit Dumbledore en se tournant vers nous.

« Aucun problème, » dis-je simplement. « Mais à mon avis, la rumeur se répandra vite, quoi que l'on fasse. »

« Oui, je suppose, » répond Albus. « Venez, je vais vous montrer les principaux endroits que vous devez connaître. »

Avec amusement, nous visitons et redécouvrons le château, avec trente ans de moins. Il est très étrange de se faire montrer des choses que l'on connaît déjà presque par cœur et aux regards d'Harry, je peux dire qu'il pense la même chose.

Finalement, le couple inséparable – comprenez Albus et Minerva – nous raccompagne jusqu'aux portes château.

« Il y aura une réunion professorale le vingt-cinq août, à quatorze heures trente, dans la Grande Salle, » nous dit Albus en nous serrant la main. « Soyez-là. Vous devriez pouvoir vous installer ce jour-là. »

« Bien sûr, » répond Harry. « A la semaine prochaine, alors. »

Quelques poignées de mains plus tard, nous nous rendons avec Harry jusqu'aux grilles. Une fois celle-ci passées, nous transplanons.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Merde, merde, merde. Saleté de cheveux. Si seulement ils voulaient bien se mettre en place correctement !

« Mais tu es parfait ! » râle Harry, exaspéré, devant la porte de la salle de bain.

« Tu rigoles, j'ai l'air d'un épouvantail qui sort du lit, » réponds-je, essayant désespérément de faire tenir cette espèce de crinière qui me sert de cheveux d'emprunt.

« Mon chéri, tu n'y arriveras pas, tu sais ? »

« Mais si ! Et qu'est-ce que tu en sais, d'abord ? C'est moche, cette coupe de cheveux ! »

« Tu me trouves moche, quand je ne porte pas mon anneau ? »

Je lui jette un regard abruti à travers le miroir.

« Bien sûr que non, tu es le plus bel homme que je connaisse, » réponds-je en haussant les épaules. « Je ne vois pas le rapport ! »

« J'ai des cheveux comme les tiens actuels, la couleur exceptée, » me dit-il. « Et j'ai passé vingt-cinq ans de ma vie à essayer de les dompter, donc, oublies ! Tu n'y arriveras pas en… »

Il regarde sa montre et écarquille les yeux.

« Merde, Drake, on va être à la bourre ! » s'écrie-t-il. « Grouilles-toi un peu ! »

« Bon, bon, très bien, » dis-je, laissant tomber mes cheveux.

Je quitte la salle de bain, morose, et retourne dans la chambre. Une main se pose sur ma nuque et Harry presse ses lèvres contre les miennes.

« Tu es parfait, » dit-il avec un sourire.

Je me redresse d'un air pompeux.

« Je sais. »

Il éclate de rire et empoigne la petite valise où sont réduites toutes nos affaires.

Dix minutes après, nous nous retrouvons devant les portes de la Grande Salle. Harry prend une profonde inspiration et abaisse la poignée. Nous entrons rapidement et nous sommes formellement, mais glacialement, accueillis par Minerva. Allons bon, qu'est-ce qu'on a fait pour lui déplaire à celle-là ?

Il n'y a que quelques personnes seulement. Chourave est là, identique à notre époque sauf pour ses cheveux qui sont noirs au lieu d'être gris, et son visage qui est moins ridé. Binns aussi, éternel fantôme soporifique et seul dans son coin. Il y a aussi une femme étrange, plutôt une jeune fille d'ailleurs, dont le visage me dit vaguement quelque chose, qui est assise en tailleur sur le sol dans l'ombre, au teint mortellement pâle et aux longs cheveux noirs coiffés en tresses. Je croise son regard deux secondes et elle me fait un sourire qui me fait frissonner.

Le professeur Bibine est là aussi, en grande discussion avec Chourave, apparemment. Et il y a aussi un homme d'une trentaine d'années, apparemment, qui consulte un papier et explique quelque chose à Minerva. Il hoche la tête avec un sourire à faire tomber les filles comme des mouches et Minerva se laisse avoir, ses pommettes se teintant délicatement de roses.

Lui, je ne l'aime pas. Je ne saurais pas dire pourquoi, c'est une impression, mais dès le premier abord, il a une tête qui ne me revient pas. Et j'aime encore moins le regard qu'il pose sur Harry – vraiment, vraiment pas. Mais bien sûr, mon petit lion ne se rend compte de rien, il a les yeux fixés sur la jeune fille bizarre dans le coin de la salle. Puis il me tire par la manche.

« Dray, je crois que c'est Spica, » me dit-il à l'oreille.

Je tourne de nouveau les yeux vers elle et l'observe un peu plus attentivement. Elle a fermé les yeux, l'air concentré. Effectivement, maintenant qu'il le dit…

« Bienvenue en l'an de grâce 1977, voyageur du futur… »

J'ai un violent sursaut alors que cette voix inhumaine et glaciale retentit dans ma tête. Apparemment, Harry l'a entendu aussi car il m'attrape le bras et me lance un regard effaré.

« C'était quoi, ça ? » me demande-t-il.

« Je n'en ai aucune idée, » réponds-je.

« N'ayez pas peur, » fit alors la voix, « je ne mors pas, enfin presque… d'accord, mauvais jeu de mots… Vous pouvez venir me voir, vous savez… »

« Spica ? » fais-je prudemment par la pensée.

« Ah, vous connaissez mon nom ? » répond la voix, enthousiaste. « Vous m'avez rencontrée dans le futur, alors ? Mais venez donc, nous discuterons… »

« Je ne pense pas que ce soit très prudent, en plein milieu de la Grande Salle où tout le monde peut nous entendre, » murmure Harry d'une voix presque inaudible.

« Moui, vous avez sans doute raison, » fait Spica. « Après la réunion, alors ? Nous trouverons un coin tranquille… »

Harry et moi nous consultons du regard.

« D'accord, » fais-je alors. « Mais gare à toi si c'est un piège… »

« Message reçu, blondinet, » dit l'autre, amusée.

Et le contact se rompt. La vampire ouvre les yeux et nous fait un sourire en coin, dévoilant sa canine droite un brin trop longue pour être naturelle.

« Parce qu'en plus elle peut… » commence Harry sans finir sa phrase.

« Visiblement, » réponds-je, sourcils légèrement froncés.

« Je n'aime pas ça, Dray… »

« Moi non plus, petit lion, moi non plus… »

« Bonjour ! »

Je sursaute de nouveau et me tourne vers celui qui vient de nous saluer. Je me retiens de froncer les sourcils encore une fois. C'est l'homme qui parlait avec Minerva, tout à l'heure.

« Bonjour, » répond Harry, chaleureux comme toujours, un grand sourire aux lèvres.

« On m'a dit que vous étiez le nouveau professeur de Défense, c'est ça ? » demande l'homme sans même un regard pour moi. « Emmanuel Sprea, si je ne m'abuse ? »

« Et vous êtes ? » fais-je d'un ton dégoulinant de mépris.

Deux yeux châtains se tournent vers moi.

« Gustave Constantin, professeur de sortilège, » me répond-il avec un sourire en me tendant la main.

Je la serre brièvement, me retenant de froncer le nez de dégoût, et il retourne à Harry sans plus se préoccuper de moi. Et bien sûr, mon compagnon ne voit rien et se laisse draguer devant moi comme si de rien n'était. Harry, Harry, Harry, comment peux-tu être si naïf?

Pendant qu'ils discutent de je ne sais pas quoi – hum, notre prétendu passé apparemment – j'observe l'effronté des pieds à la tête Bon, d'accord, je dois avouer qu'il est plutôt pas mal, si je suis totalement impartial. Mais je ne suis pas impartial sur ce genre de sujet, et ce bâtard est en train de draguer mon mec sous mes yeux !

« Excuse-moi, Emmanuel ? Je peux te parler ? » fais-je en touchant brièvement l'épaule d'Harry.

Celui-ci se tourne vers moi et me sourit. Je lance un regard meurtrier à l'autre qui hausse un sourcil narquois avant de se détourner et de partir un peu plus loin. Moi j'entraîne Harry dans la petite salle adjacente et claque la porte derrière nous.

« Que se passe-t-il ? »

Il a l'air franchement surpris et vaguement inquiet. Je le fusille du regard et il fronce les sourcils.

« Quoi, qu'est-ce que j'ai fait, encore ? »

« Oh, je t'en prie, tu ne peux pas être aussi aveugle ! »

Il sursaute.

« A quel sujet ? »

« Si tu regardais un peu autour de toi quand nous sommes tous les deux, tu comprendrais pourquoi je suis jaloux et possessif ! »

« Je ne comprends pas de quoi tu parles, » me dit-il, l'air totalement déboussolé.

Je roule des yeux en poussant un soupir.

« Je… tu es… regardes-toi dans un miroir, enfin ! Tu ne te rends pas compte à quel point tu peux être séduisant, même sous cette apparence ? Tu es tellement… je… c'est indescriptible, parfois j'ai l'impression de me balader dans les bras d'une Vélane. »

Au fur et à mesure de ma tirade, le sang lui est monté aux joues.

« Mais regardes-toi, bon sang, même quand tu rougis tu es adorable ! »

« Je ne comprends pas quel est le problème, » me répond-il.

« Le problème, c'est que lorsque certaines personnes viennent te parler, ce n'est pas uniquement pour discuter ! »

« Tu parles de Gustave, là ? »

« Oui, je parle de Constantin, exactement ! Tu as vu la façon dont il te regarde ? »

Ses yeux se troublent quelques secondes.

« Je… je n'ai pas fais attention, je suis désolé… » dit-il.

Je pousse un soupir et me passe une main agacée dans les cheveux.

« Excuse-moi de m'être énervé, » dis-je doucement. « Je sais très bien que tu ne feras rien avec lui, c'est juste… Je ne sais pas, il y a quelque chose chez lui qui ne me plait pas. »

« Je suis désolé. »

Il baisse la tête. Merde, je ne peux pas apprendre à me contrôler, moi ? Je m'approche de lui et glisse mes bras autour de sa taille.

« Non, c'est à moi de m'excuser, pardon… juste… méfies-toi de lui, s'il te plait. »

« Oui, bien sûr, » me répond-il en relevant les yeux vers moi avec un sourire.

Je ne résiste pas à l'envie de l'embrasser et il se colle à moi, gémissant un peu dans ma bouche.

« Tu seras prudent ? » fais-je contre ses lèvres.

« Je ferai attention, promis, » souffle-t-il en reprenant ma bouche dans un baiser époustouflant.

« Oups ! Excusez-moi… »

Je me détache brusquement d'Harry et me tourne vers l'intrus qui n'est autre que le sujet de notre petite dispute. Il n'a pas l'air désappointé, juste amusé, et ça m'énerve encore plus – contre lui, cette fois, pas contre Harry.

« La réunion va commencer, » dit-il, pointant le pouce vers la Grande Salle avec un grand sourire. « Vous venez ? »

Je hoche la tête et relâche Harry. Il jette un regard plein de convoitise sur mon brun et je dois me retenir pour ne pas lui envoyer mon poing dans la figure au passage. Je lui attrape le bras alors qu'Harry se rend dans la Grande Salle.

« Tu le touches, je te tue, petit con, » lui dis-je à voix basse sur un ton hargneux.

Il ne répond que par un sourire moqueur et se dégage de mon emprise pour aller s'asseoir à la table des professeurs. Je le suis quelques pas derrière et je vais m'asseoir à coté d'Harry qui me fait un petit sourire complice. Je lui réponds brièvement et croise bras et jambes avant de regarder Albus qui est en face de nous – la table a été agrandie de façon à ce que tous puissent se voir.

C'est la réunion professorale la plus ennuyeuse à laquelle j'ai eu l'occasion d'assister. Non, je suis injuste. Elle est comme toutes les réunions professorales d'avant-rentrée que j'ai eu à subir : inintéressante.

Au bout de deux heures, nous pouvons – enfin – partir. Je jette un coup d'œil à Spica qui s'apprête à s'approcher de nous, mais elle est arrêtée par Dumbledore.

« Spica, j'ai besoin de vous pour… » est tout ce que j'ai le temps d'entendre.

Juste avant de m'endormir ce soir-là, Harry blottit contre moi, une voix retentit dans ma tête.

« Une autre fois, blondinet, mais ne t'en fais pas, ce n'est que partie remise… »

Le lien se rompt aussitôt. Harry dort déjà et je préfère ne pas l'ennuyer avec ça tout de suite.

La rentrée est dans deux jours à peine…


voila, fin du chap !

très vite, mardi ou mercredi je pense, un nouveau chap POV... je c plus ki ! lol, je vous embrasse tous très très fort, et à très vite

et une review fait toujours plaisir !

Gros bisous !

speedy