Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Remerciement : à Ruth Dedallime, ma béta, qui passe je le sais de longs moments à me relire pour déceler les moindres incohérences, manque de précision, etc, pour que mes textes soient meilleurs... à Cyzia, également, et à Polonius Silver.

Je tiens à vous prévenir également qu'il y aura dans cette fic plusieurs description d'abus sexuels, et des allusions à la pédophilie et à l'inceste... alors méfiez-vous !

Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire sans Fin

Chapitre 9 :

Premier jour, premières surprises :

(POV Harry)

Je me réveille, le matin du premier jour de cours, avec un long bâillement. Je me redresse et m'étire, jetant un coup d'œil à Drago qui dort encore. Je soupire légèrement et me penche vers lui, caressant doucement sa joue.

« Mon amour, il faut se lever, maintenant, » dis-je dans un murmure à son oreille.

« Mmh, plus tard, Dobby, » marmonne-t-il en se retournant.

Je lui lance un regard outré.

« Je ressemble à Dobby ? » dis-je d'une voix plus forte que je ne l'aurais voulu.

« Hein, quoi ? » demande-t-il en se réveillant en sursaut. « Qu'est-ce qui se passe ? Harry ? »

Je souris en me levant.

« Tu viens de m'appeler Dobby, à part ça tout va bien, » réponds-je en baillant à nouveau.

J'entends du mouvement derrière moi et il pose ses mains sur mes hanches, embrassant ma nuque.

« Oh, je suis désolé, petit lion, » me susurre-t-il à l'oreille. « Que puis-je faire… » chuchote-t-il, alors que sa main se glisse dans mon bas de pyjama, « … pour me faire pardonner ? »

Je gémis, je ne comprendrais jamais comment il fait pour me rendre dingue avec seulement quelques mots… si l'on excluait, bien sûr, ces quelques gestes très, très bien placés…

« Merlin, Harry, ce qu'il peut être facile de t'exciter, » me chuchote-t-il d'un ton pervers, me faisant gémir à nouveau. « J'adore t'entendre gémir ainsi, grâce à moi… » continue-t-il. « Tu sens ça ? » ajoute-t-il en me donnant un coup de bassin dans le bas du dos, me faisant remarquer son état d'excitation déjà bien avancé. « Je bande, Harry, et tout ça, c'est de ta faute, à me narguer comme ça avec ton adorable petit postérieur dès le matin. Je vais te faire payer. Je vais te faire hurler. Tu comprends ce que je te dis ? Je vais m'enfoncer en toi si fort que tu en pleureras, et je frapperai ta prostate tellement violemment que tu en hurleras de plaisir. »

« Navré, mon amour, » réponds-je en me ressaisissant difficilement, attrapant vivement sa main et la retirant de mon pantalon. « Tu vas devoir remettre tous ces délicieux projets à plus tard, parce qu'il est 7h39 et que tu as tout juste vingt et une minutes pour te préparer pour ton premier cours… »

Je me tourne narquoisement vers lui maintenant que mes idées sont bien revenues en place et que je ne risque plus trop de céder face à son visage qui, je le sais, dégouline de lubricité. Il me jette un regard scandalisé.

« Tu va me laisser dans cet état ? » fait-il, me désignant clairement la bosse que forme son entrejambe.

« Désolé, chéri, si tu voulais une partie de jambe en l'air ce matin, il fallait me réveiller plus tôt, » lui réponds-je d'une voix malicieuse. « Maintenant, mon cœur, tu te débrouilles, je n'ai pas envie d'être en retard à mon premier cours. »

« Et je fais comment ? »

« Comme tous les adolescents saturés d'hormones ! » réponds-je en me dirigeant vers la porte.

« C'est-à-dire ? » me nargue-t-il. « Je n'ai jamais eu besoin de trouver d'autres moyens que le sexe pour satisfaire mes besoins, tu sais qu'une bonne partie de l'école m'est passée entre les cuisses ! »

Je me retourne, le visage faussement choqué. Il essaye de provoquer ma jalousie ou quoi ? Puis je lui fais un de mes plus purs sourires de Serpentard.

« Douche froide, ou travaux manuels, mon cœur, » réponds-je. « A plus tard ! »

Je quitte la chambre sur ces mots, me récoltant un gémissement de frustration. Avec un sourire jusqu'aux oreilles, je regagne mes propres appartements pour me doucher et m'habiller.

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Je sors juste de ma chambre pour envoyer un message par la cheminée aux cuisines pour qu'on m'envoie une tasse de café et quelques croissants, mais quelqu'un frappe à ma porte. Je fronce légèrement les sourcils, qui peut bien venir me voir à cette heure-là ? Je vérifie que j'ai bien mon anneau au doigt puis vais ouvrir, pour trouver Gustave, tout sourire, me présentant quelques toasts enveloppés dans une serviette pour les garder au chaud.

« Tu étais à la bourre, je t'ai ramené de quoi manger, » fait-il. « Ca fait mauvais effet, un retard le premier jour. »

Je reste bouche bée quelques secondes, puis me reprends et hoche la tête en remerciement en prenant les toasts.

« Merci, » dis-je. « Il faut que j'aille voir Josh, à tous les coups cet idiot s'est emmêlé dans sa cravate. On se voit plus tard ? »

« Non, je t'attends, nous sommes dans le même coin de couloir, » me répond-il, son sourire charmeur toujours aussi grand et contagieux sur ses lèvres.

« Merci, mais ce n'est vraiment pas la peine, » fais-je en me retenant à grand peine de rougir comme une gamine. « Tout ce que tu vas faire, c'est te mettre encore plus en retard. »

Je n'ose même pas imaginer la réaction de Drago si je lui dis qu'il est là.

« Si, si, j'insiste, » me dit-il joyeusement.

Je retiens un soupir. Ce n'est même pas la peine d'essayer de lui faire entendre raison.

« Bon, très bien, » réponds-je. « J'arrive. J'en ai pour quelques minutes. »

Il me fait un petit clin d'œil et je me détourne très vite pour regagner l'intérieur de mon appartement. J'entre sans frapper dans celui de Drago, oubliant les toasts quelque(s) part sur le chemin, et le retrouve dans sa chambre, le nez dans son armoire, torse nu.

« Tu n'es pas encore habillé ! »

Il se retourne à mon exclamation et me fait une grimace désolée.

« J'hésite entre cette chemise en soie blanche et celle en toile noire, tu en penses quoi ? »

« J'en pense que je m'en fous, mets ta bague, ta chemise et grouille-toi, il y a Gustave à ma porte ! »

Il relève aussi sec les yeux, oubliant complètement son dilemme vestimentaire.

« Qu'est-ce qu'il veut encore celui-là ? » marmonne-t-il en passant son anneau et en se dirigeant à grands pas vers ma porte d'entrée, toujours torse nu.

« Hého ! » fais-je de la porte mitoyenne.

Il se retourne à peine.

« Celle-là est bien, » réponds-je à sa question initiale en lui tendant sa chemise blanche.

Il s'en saisit en haussant les épaules pour la passer rapidement avant de reprendre son chemin. Je ne me cache pas mon soulagement. Je ne peux pas m'en empêcher, j'ai du mal à accepter que qui que ce soit le voit à moitié à poil, surtout ce dragueur-là ! Je n'aime pas être jaloux, j'ai une totale confiance en Drago, mais c'est viscéral… Je sais très bien qu'il n'est pas resté complètement sage pendant nos six ans de séparation, il me l'a dit lui-même, et bien que je le comprenne, le fait est là : je suis bien plus possessif qu'avant.

Je reviens au présent en voyant Drago reprendre contenance avant d'ouvrir la porte d'un geste calme que trahissent ses doigts un peu trop droits pour une main censée être détendue.

« Constantin, » dit-il avec un certain mépris alors que je les rejoins dehors, fermant la porte derrière moi, mes cours et ceux de Drago sous le bras.

« Ah, salut, Josh ! » répond Gustave en le regardant à peine, les yeux posés sur moi. « Messieurs, nous allons vraiment être en retard. »

Je hausse les épaules et le suis dans les couloirs. Nos appartements sont assez isolés du reste du château, et ce n'est que plusieurs minutes plus tard que nous arrivons dans le grand Hall. C'est désert, mais d'ici un instant, les élèves envahiront les lieux. Drago m'attrape soudain par la taille et me roule une sacrée pelle, toujours frustré de ce matin sans doute, et inquiet à cause de Gustave.

« On se voit à midi, » me murmure-t-il d'une voix rauque.

Je hoche la tête et il me lâche, dévalant les escaliers comme un gamin.

« Il est possessif, hum ? » me demande Gustave en posant une main sur ma hanche.

« Très, » réponds-je, amusé malgré moi par son acharnement vain. « Et moi je suis fidèle, alors je te prie d'enlever ta main de là où elle est. »

« Je suis quelqu'un de buté, » dit-il, retirant tout de même sa main.

« Je vois cela. »

« Et ce n'est qu'un petit échantillon, » me répond-il.

« Je n'en doute pas, » fais-je, gardant les yeux fixés sur le point où Drago a disparu de mon champ de vision. « Mais toutefois, méfies-toi, » continue-je en levant le regard vers lui. « Il peut être vraiment cruel… et moi, certainement pas moins. »

Il grogne légèrement, sans se départir de son sourire.

« Je te vois à midi ? »

« Oui, je suppose, » réponds-je. « A plus tard. »

Je m'éloigne finalement avec un signe de la main, sentant posé un regard plus qu'insistant sur mes fesses. Discrètement, je claque du doigt. J'entends derrière moi une exclamation étouffée et, sans me retourner, je sais qu'un tas de petits gravillons se sont faufilés sans ses chaussures. Ne retenant pas un sourire narquois, je continue mon chemin jusqu'à ma salle de classe avec satisfaction.

J'émets un léger grognement, on peut dire que je commence fort : septième années de Serpentard ! Puis les Gryffy, super, je vais revoir mon père, ma mère et mon parrain… Avec, ne l'oublions pas, le traître de service. Super. Vraiment génial. Et en plus ils ont deux heures cours. Encore mieux.

Je soupire en secouant légèrement la tête. Mon dieu, que la matinée va être longue…

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« Mr Malefoy, je vous prie de suivre le cours au lieu de reluquer avec tant d'insistance les fesses de Mr Rogue, » dis-je froidement.

Le blond me fusille aussitôt du regard alors que Severus lui jette un coup d'œil incrédule.

« Bien, puisque j'ai de nouveau l'attention de toute la classe, quelqu'un peut-il me dire ce qu'il sait sur le sortilège du Patronus ? »

C'est vraiment un comble, vouloir apprendre un tel sortilège à une quinzaine de futurs Mangemorts qui d'ici peu contrôleront les Détraqueurs ! Enfin, peu importe. Je ne pourrais pas les changer, je dois simplement réussir à me faire respecter.

Je constate avec surprise qu'une fille au premier rang lève la main. Je hoche la tête à son attention et elle me fait un petit sourire timide.

« Le patronus est une projection d'une pensée heureuse qui va contrer le pouvoir maléfique du Détraqueur, » dit-elle d'une petite voix.

Je souris et hoche la tête.

« Tout à fait, dix points pour Serpentard, » dis-je. « Votre nom, miss ? »

Elle rougit légèrement.

« Black, » me répond-elle.

Je jette un coup d'œil à ma liste, il me semblait bien avoir lu quelque chose comme ça, mais je ne suis pas sûr…

« Andromeda ? » fais-je en trouvant son prénom – mais bien sûr, la cousine préférée de Sirius, la mère de Tonks qui s'est mariée à un Moldu… J'ignorais qu'elle était encore à l'école !

« C'est ça. »

« D'accord. Très bien, quelqu'un a-t-il quelque chose à ajouter ? »

« La petite Black vous intéresse, professeur ? » raille Malefoy. « Très douée au lit, je dois l'avouer, mais un peu trop lionne pour une Serpentard. »

« Cesse de raconter n'importe quoi sur la vie sexuelle des autres, Malefoy, » rétorque Andromeda avec mépris. « Tu es peut-être un dépravé mais je n'ai certainement pas couché avec toi, qu'importe le nombre de fois où tu l'as voulu. »

« Ne joue pas l'effarouchée, ma belle, je – »

« Silence, » interromps-je avec un regard froid. « Vos querelles d'adolescents en manque m'indiffèrent, alors taisez-vous et revenons au cours, s'il vous plait. »

« Je ne suis certainement pas en manque, prof – » commence Malefoy.

« J'AI DIT SILENCE ! »

Les vitres explosent. Je conjure juste à temps un bouclier sur les élèves, puis ferme les yeux et me frotte les tempes avec lassitude.

« Je savais qu'une connerie comme ça arriverait, je le savais, » dis-je dans un murmure, les yeux toujours fermés.

Je pousse finalement un soupir et claque du doigt.

« Reparo. »

Les vitres se reforment d'elles-mêmes, puis le silence tombe sur la salle de classe. Les regards sont fixés sur moi avec stupéfaction. Je leur retourne un regard sévère et fâché – plutôt contre moi-même, ceci dit : j'ai déjà perdu une partie de mon self-control… je suis mal barré…

« Pouvons-nous reprendre sans devoir subir à nouveau les commentaires déplacés de certains d'entre vous ? »

Personne ne répond et je hoche la tête, satisfait intérieurement : au moins, ce petit écart de contrôle aura eu au moins un point positif…

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« Professeur ? »

Je me retourne en entendant la voix d'Andromeda derrière moi et je lui souris.

« Oui ? »

« Comment avez-vous fait ça ? » me demande-t-elle, l'air impressionné. « Tout à l'heure, avec les vitres ? »

« Oh, ça… »

Je me sens rougir un peu.

« J'ai simplement perdu le contrôle… » Réponds-je en me passant une main dans les cheveux. « Ca m'arrive rarement, mais… »

« Vous pourriez m'apprendre ? » fait-elle avec espoir.

Je lui fais une grimace un peu triste.

« Ca ne s'apprend pas, » réponds-je. « Ou bien si, mais je ne le souhaite à personne. Trop d'épreuves, de malheurs, et de douleur. Vous voyez.. »

Je fais apparaître une boule d'un feu bleuté dans ma main. Ses yeux observent le phénomène avec fascination.

« Plus les flammes sont belles, plus elles font mal… » continue-je pensivement.

Je referme mon poing brusquement. Andromeda sursaute.

« Oubliez cette idée, miss, » dis-je doucement.

Elle hausse les épaules, l'air résignée.

« Je m'en doutais. Au revoir, professeur. »

« Au revoir, Andromeda, » réponds-je.

Je l'accompagne jusqu'à la porte derrière laquelle attendent déjà les Gryffondors.

« Cousine ! » appelle une voix que je reconnais aussitôt être celle de Sirius.

Andromeda se retourne vers lui et lui sourit.

« Alors, il est comment ? » chuchote Sirius fort peu discrètement.

Sa cousine lui fait un clin d'œil et lève le pouce avant de se hâter dans les couloirs. Je souris à mon tour aux élèves et leur fais signe de rentrer, le poing serré dans ma poche à m'en faire saigner la paume de la main avec les ongles. Merlin, j'ai tellement peur de faire une boulette… Maman est si belle. Comment vont-ils agir, tous autant qu'ils sont ?

Je ferme finalement la porte et viens m'asseoir en tailleur sur mon bureau.

« Bien, bonjour à tous ! » dis-je sans me départir d'un visage à peu près avenant. « Le professeur Dumbledore l'a déjà fait mais je vais me présenter à nouveau : je suis Emmanuel Sprea et je serai votre professeur de Défense Contre les Forces du Mal pour cette année. Afin d'épargner de fastueuses recherches à tous les curieux que je devine présents dans cette salle et prêts à décortiquer le moindre de mes mots, non, je n'ai pas fait mes études à Poudlard. J'étais à Durmstrang. Je débarque tout juste des Etats-Unis avec mon ami Josh Boisselier, après deux ans passés dans le monde Moldu. »

Je marque une pause, leur laissant le temps d'ingurgiter les nouvelles. Durmstrang n'a jamais eu bonne réputation. Ils semblent plutôt bien le prendre, sauf un certain quatuor qui murmure en son sein. Je tourne les yeux vers eux, m'adressant à l'ensemble du groupe.

« Un problème ? » fais-je aimablement, remarquant leurs regards atterrés par ma franchise et suspicieux.

« Durmstrang ? » répète James sans aucun détour.

« Préjugés, Mr Potter ? » dis-je sans perdre une once de mon sourire.

« Vous savez, les 'on dit', » me répond-il avec un geste négligent de la main.

« Oui, je sais, » fais-je moqueusement. « Les 'il paraît' aussi. Quoique j'ai une petite préférence pour 'j'ai entendu dire' ou bien encore 'la rumeur court que…' Mais c'est comme vous voulez, après tout. »

Je retiens un rire en les voyant me regarder avec une légère inquiétude, désormais. Je hausse un sourcil narquois.

« Nous commençons ? »

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

« Vous ne pourriez pas nous faire une démonstration ? »

Je jette un regard à Lily Evans et lui fais un petit sourire.

« Est-ce vraiment nécessaire ? » réponds-je.

« Je ne dirais pas nécessaire, mais plutôt que ce serait intéressant, » me fait-elle, rougissant légèrement. « Peu d'entre nous ont eu l'occasion de voir un vrai Patronus… »

Je penche un peu la tête sur le côté. C'est fou ce qu'elle me touche… je l'adore. Ca ne se passe pas si mal, finalement. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais. J'avais juste peur, en fait. Peur de les aimer encore plus, peut-être, et de souffrir de devoir les quitter encore une fois.

Une main se lève et je donne la parole à Remus.

« Je suis d'accord avec Lily, monsieur, » dit-il. « Je pense que c'est une bonne idée. »

Je fais une légère grimace. Et moi qui espérais qu'ils attendraient un peu !

« Je suis désolé, je ne pense pas que ce soit une bonne idée aujourd'hui, » réponds-je calmement. « Il s'agit d'un sortilège très complexe, et dont la réalisation demande beaucoup d'énergie. J'aimerais beaucoup vous faire ce plaisir mais j'ai d'autres cours à assurer après le vôtre, il faudra donc attendre notre premier cours de pratique pour cela. »

« Dommage… » murmure Lily en reprenant quelques notes.

J'ouvre à nouveau la bouche mais la cloche de midi m'interrompt et je lâche un soupir à la place.

« Bon, très bien, reprenez vos notes pour la prochaine fois, pas de devoir. Prochain cours… euh, jeudi, c'est ça ? Cours simple, théorie. Pratique la semaine prochaine. »

La nouvelle est accueillie par des exclamations positives et je souris.

« Vous pouvez y aller. »

Très vite, la salle se vide, et de nouveau, un élève reste à la fin du cours pour me parler. Je déglutis : c'est Sirius. Suis-je capable d'avoir un entretien seul avec lui ? Visiblement, je n'ai pas le choix.

« Un problème, Mr Black ? » dis-je en rangeant distraitement mes papiers.

« Vous avez quelque chose contre les relations élèves/professeurs ? » me demande-t-il de but en blanc.

J'arrête aussitôt tout mouvement et lui lance un regard incrédule.

« Pardon ? »

« Je vous demande si avoir une relation avec un élève vous dérangerait, » répète-t-il très clairement, aucune émotion ne passant sur son beau visage.

Je reste bouche bée quelques secondes, puis me reprend et lui fais un sourire malicieux.

« C'est une déclaration, Sirius ? » dis-je pour le taquiner.

« Bien sur que non ! » me rétorque-t-il froidement. « Je n'ai simplement pas aimé la façon que vous aviez de regarder Evans et Remus. »

Je souris à nouveau.

« Dans la mesure où je suis déjà engagé, oui, ce genre de relation me dérangerait, » réponds-je à sa question initiale. « Miss Evans me rappelle très fortement ma mère qui est morte récemment, c'est sans doute pour cela que je la regardais bizarrement. Quant à Mr Lupin, je regrette, mais je pense que vous vous faites des illusions, je ne crois pas avoir eu de regard déplacé envers lui. »

Sirius fronce les sourcils et tape du poing sur la table.

« Je ne sais pas à quoi vous jouez, professeur, » dit-il, « mais je vous jure que je trouverai. Vous n'êtes pas net. Déjà, pour venir de Durmstrang et l'affirmer sans honte… Je vous conseille de ne pas poser un doigt sur Lily, James vous tuerait. Quant à Remus, si vous osez le regarder de travers à nouveau, vous aurez affaire à moi. »

« Je trouve que vous vous inquiétez beaucoup pour bien peu de chose, » dis-je.

« Remus est un excellent ami, rien de plus, » me répond-il en croisant les bras sur sa poitrine.

Je hausse un sourcil.

« Je n'insinuais rien de particulier en ce sens, » réponds-je. « Mais laissez-moi vous dire que vous mentez très mal, Sirius, et croyez-moi, j'ai de l'expérience dans ce genre de choses. Je n'ai absolument aucune vue sur aucun d'entre vous. Le monde ne tourne pas autour de vous, j'ai d'autres préoccupations dans ma vie à part mes classes, et vous devriez en avoir d'autres qu'un nouveau prof qui a la confiance totale du directeur comme tous les autres. J'ai déjà quelqu'un dans ma vie, et j'en suis fou amoureux, pas que ma vie privée vous regarde en quoi que ce soit, mais j'aimerais que vous cessiez de vous imaginer de telles histoires. Ce n'est pas un sujet sur lequel on plaisante. »

Je le regarde quelques secondes puis rejette mes mèches en arrière.

« Et un conseil, n'ayez pas trop de préjugés, Sirius. L'amour que vous ressentez pour Mr Lupin devrait vous avoir fait comprendre depuis longtemps qu'il ne faut pas se fier aux rumeurs. »

« Bonne journée, professeur, » me coupe-t-il en se détournant brutalement.

« A vous aussi, Sirius, » réponds-je alors que la porte claque.

Je reste là deux minutes avant de me décider à bouger. Sirius aimait Remus. Mais Remus l'a-t-il jamais su ?

'Excellente question, Harry,' murmure une voix lointaine dans ma tête. 'Dix points pour Gryffondor.'


Pas de rar aujourd'hui, je n'ai pas le temps...

en tout cas j'ai l'impression que vous êtes de moins en moins nombreux à lire cette fic... j'ai tort ? elle ne vous plait plus ? dites-moi...

gros bisous à tous

speedy