Heelo tout le monde !

bon, le petit train train habituel, je m'excuse pour le gros délai qu'il m'a fallu pour ce chapitre, je suis vraiment désolée, mais les cours ont pris une grosse place dans mon temps libre cette dernière semaise... maintenant je suis en vacances, alors je vais essayer de vous poster au moins un autre chap de HSF, un de PN, et puis il y aura bien sûr celui d'AC dimanche, mais ça c'est habituel.

voilà, je pars ce matin chez mes grds-parents, donc je n'ai pas vraiment le temps de faire les rar, je suis désolée. Vous devez vous dire que je ne fais pas bcp d'effort, mais c'est pas vrai ! Au moins vous avez le chap... Non ? En tout cas, je vous remercie du fond du coeur, je ne m'attendais pas à autant de réactions aussi virulentes ! C'est vrai que je doute beaucoup pour cette fic, j'ai tjrs peur qu'elle ne soit pas à la hauteur de RDQMH, mais bon, c'est normal, hein, c'est toujours comme ça quand on écrit une suite qui n'était pas vraiment prévue !

En tout cas, un GROS GROS MERCI à vous tous, et pour la peine je ferai le maximum pour vous publier au moins deux autres chap avant la rentrée (enfin, vue la tonne de devoir que les profs nous ont filé, ce n'est pas encore gagné, ça, lol !)

Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Remerciement : à Ruth Dedallime, ma béta, qui passe je le sais de longs moments à me relire pour déceler les moindres incohérences, manque de précision, etc, pour que mes textes soient meilleurs... à Cyzia, également, et à Polonius Silver.

Je tiens à vous prévenir également qu'il y aura dans cette fic plusieurs description d'abus sexuels, et des allusions à la pédophilie et à l'inceste... alors méfiez-vous !

Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 10 :

Jalousie, Défi sorcier et Vodka pure:

(POV James)

« Où tu étais, Patmol ? » fais-je à Sirius en le voyant enfin débarquer à table.

« J'avais deux mots à dire à Sprea, » me répond-il en fusillant la table des profs du regard.

« A propos de ? » demande Remus en se servant des pommes de terre avant de tourner les yeux vers Si' avec curiosité.

Je remarque que le regard de Patmol se trouble légèrement, et sa voix est rauque quand il répond à Rem'.

« De… certaines choses, » répond-il en s'asseyant. « Des choses très personnelles. »

Et Remus rougit en détournant le regard. Je ne retiens pas un sourire.

« Mmphmm, enfin bref, » fait Remus en se raclant la gorge. « Je l'ai trouvé plutôt pas mal, le nouveau prof. Vous en pensez quoi ? »

« Il était lamentable, » lâche aussitôt Sirius.

« Je suis d'accord, » réponds-je. « Et je n'aimais pas la façon dont il regardait Lily. »

Remus lève les yeux au ciel.

« Ne soyez donc pas si partiaux, » dit-il, agacé. « Tout ça parce qu'il a avoué de but en blanc qu'il venait de Durmstrang ! Non, je pense vraiment que c'est un très bon prof, surtout dans cette matière-là qui est tout sauf facile. »

« Moi je n'ai pas trop aimé sa façon de jouer sur les mots, » intervient Peter. « Et le sourire qu'il avait… comme si nous nous étions jetés tout droit dans la gueule du loup. Excuse moi, Rem'. »

« Ouais, » répond celui-ci en secouant la main. « Peu importe. Il a quand même fait un cours super intéressant ! On ne savait pas le quart de tout ce qu'il nous a dit sur les Détraqueurs ! » s'exclame-t-il, bien décidé à faire valoir son point de vue.

« On s'en fiche ! » dis-je en fronçant les sourcils. « Il a quelque chose de pas clair, indépendamment de la façon dont il a fait son cours, c'est tout ! »

« Ca n'empêche pas qu'il soit bon prof ! Vous ne pouvez pas lui retirer ça ! » rétorque Remus, pas tout à fait énervé mais pas calme pour autant.

« Tous les bons profs ne sont pas des personnes honnêtes, » murmure Peter, l'air un peu ailleurs.

« Il a raison, » renchérit aussitôt Sirius. « Rappelle-toi Lestrange ! »

Nous nous rembrunons tous à ce souvenir. Lestrange a été notre professeur de potion en quatrième année, et il était plus mauvais que la galle, même si ses cours étaient passionnants. Espion auprès de Dumbledore, à la solde de Voldemort, il avait eu du mal à résister à ses pulsions sadiques, et il avait fini par céder au détriment de notre ancienne professeur de Défense. Le résultat n'avait vraiment pas été beau à voir, c'était Sirius et moi qui avions retrouvé la pauvre femme après son agression.

« Je n'ai jamais dit qu'il n'était pas louche, » répond Rem'. « J'ai dit que c'était un bon prof. »

« Ah, alors tu admets qu'il est bizarre ? » jubile Sirius.

« Je ne dirais pas bizarre, » répond pensivement Remus, les yeux tournés vers la table des profs. « Je dirais plutôt… intrigant. Il est très mystérieux, et pourtant il donne l'impression de ne pas savoir cacher ses émotions. Et puis, il y a une telle tristesse dans ses yeux… »

Sirius le fusille du regard, il n'a pas l'air d'aimer la façon dont Rem' parle du jeune et séduisant nouveau prof de Défense… Je rie intérieurement en secouant la tête, Rem' n'a rien remarqué. J'observe à nouveau la table des professeurs, fixant Sprea. Vraiment, je suis sûr de l'avoir déjà vu quelque part, quant à savoir où… Il discute en ce moment avec l'homme aux cheveux rouges, Boisselier, je crois, c'est notre professeur de… potions ? Oui, je crois que c'est ça. Les deux hommes rient légèrement, c'est marrant, ils ont l'air de vraiment bien se connaître…

« Eh bien, on va pouvoirs faire connaissance avec son pote, on a Potions cet aprem', » fait soudain Sirius.

« Cool… » fais-je sans aucun enthousiasme. « Bref, changeons de sujet. Un truc de prévu pendant la pause déjeuner ? »

« Il faut que j'aille à la bibliothèque, » répond Remus. « J'ai un devoir d'Arithmancie à commencer. »

« Ah, » marmonne Sirius, l'air ennuyé. « Tu veux que je vienne avec toi ? Si jamais Malefoy est dans les parages… »

« C'est bon, Sirius, je peux me défendre, » sourit Remus.

« Peter ? » dis-je ensuite.

« Moi je dois aller faire un tour aux serres, le professeur Chourave veut me proposer un travail, » répond-il.

« Bon, parfait, » souris-je, satisfait. « Et non, Sirius, tu n'iras pas t'enfermer dans la bibliothèque avec Remus – j'ai à te parler. »

Il se renfrogne.

« Bon, bon, très bien, j'ai compris, » se résigne-t-il à contrecœur.

Je souris et finis mon verre avant de me lever pour l'entraîner hors de la Grande Salle.

« A plus tard, » dis-je aux deux autres.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

« Tiens, ça me fait penser qu'on n'a toujours pas mis cette salle sur la carte, » me dit Sirius alors que je prends place sur le confortable fauteuil près de la cheminée.

« Ah, oui, c'est vrai, » réponds-je pensivement. « Il faudra s'en occuper. Peu importe. Alors tu as l'intention de faire quelque chose pour gagner le cœur du petit Remus ? »

Il s'étouffe à moitié avec son verre de vodka – il n'a jamais pu supporter les alcools sorciers, peut-être à cause de sa mère qui avait la bouteille un peu trop facile. Enfin, ça c'est ce qu'il admet… moi je crois plutôt que ça le répugne de se conformer au milieu où il a grandi, même sur le moindre détail. Alors je lui fais importer de la vodka par mon père, un peu de whisky écossais aussi parfois – quoique pour ça, il n'a pas besoin de moi, sa grand-mère s'en occupe très bien toute seule !

« Encore ! » s'exclame-t-il d'une voie rendue rauque à cause de l'alcool. « Mais c'est pas bientôt fini ces élucubrations ? »

« Oh, je t'en prie, Sirius, pas la peine de me le cacher plus longtemps, » réponds-je en soupirant. « C'est tellement flagrant ! Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ? »

Il fronce les sourcils dans ma direction.

« Pourquoi ne te l'ai-je pas dit ? » répéte-t-il. « Parce que notre amitié est extrêmement importante pour moi, voilà pourquoi ! »

« Ah… » dis-je d'une voix basse et douce. « Tu avais peur que je te le reproche ? »

« Vu la façon dont tu hais tous les homosexuels que nous croisons depuis que ton père est parti, j'avais toutes les raisons de craindre ta réaction ! »

Je pousse un nouveau soupir et me frotte les tempes et les paupières. Bien sûr, il fallait que ça arrive sur le tapis.

« Ecoute Sirius… » fais-je sans le regarder. « Oui, j'ai très mal pris le fait que papa quitte la maison pour s'installer avec un homme. C'est très douloureux, tu sais, de se rendre compte que finalement, on n'est peut-être qu'une erreur, parce qu'un homme s'est planté sur ce qu'il aimait. »

« Il ne s'est pas planté ! » réagit aussitôt Sirius. « Tu es son fils ! Quel père dirait de son fils qu'il est une erreur ? »

« Pas lui, bien sûr que non, pas lui, » réponds-je. « Il ne me l'a pas dit. C'est moi qui ai mal interprété. Alors forcément, je me suis mis à détester tout ce qui de près ou de loin touchait à l'homosexualité. Et puis j'ai discuté avec mon père cet été. Il m'a dit qu'en aucun cas il n'avait regretté son mariage avec maman, qu'il l'avait aimée, sincèrement et qu'il l'aimait toujours à sa manière. Comme tu le sais, ils se sont séparés d'un commun accord, en fait maman avait rencontré quelqu'un, elle aussi. Il m'a dit… »

Mes yeux se perdent dans le vague à l'évocation de ce souvenir.

« Il m'a dit que j'étais la plus grande réussite et la plus grande fierté de sa vie. Il s'était toujours su bisexuel, mais que son mariage avec maman et ma naissance n'avaient jamais été une erreur et ne le seraient jamais. J'ai discuté avec son mec, aussi. J'ai été odieux avec lui, au début, je l'ai jugé sans le connaître. En fait c'est un gars super. Il est adorable. Enfin, bref, ce n'est pas le sujet. »

Je balaye mes mots d'un geste et regarde à nouveau Patmol qui m'observe attentivement.

« Je serais passé au-dessus de toutes façons, » conclus-je. « Notre amitié compte beaucoup plus pour moi qu'une histoire pareille. Je me fiche que tu sois gay, ça ne m'empêchera pas de t'aimer comme mon propre frère. »

Il sourit doucement, l'air surpris mais soulagé.

« Merci… »

« Oh, mais de rien, » réponds-je avec un sourire machiavélique. « Alors, qu'est-ce que tu vas faire ? »

« Je n'en ai franchement aucune idée, » avoue-t-il avec un éclat de rire. « Comme avec tous les autres, je suppose – glisser quelques allusions par-ci par-là, et attendre le résultat ! »

« Ca ne marchera pas, tu sais, » dis-je sérieusement. « Il n'est pas comme tous les autres. »

« Oui, c'est bien pour ça que je l'aime, » répond-il pensivement. « Je ne sais vraiment pas, » dit-il finalement. « Je passerais bien à une approche plus directe, mais j'ai peur qu'il se braque, à cause de… enfin, tu sais. »

« A mon avis, utilise plutôt la douceur, » dis-je. « C'est ce dont il a le plus besoin. »

« Mmphmm, oui, je sais, » répond-il pensivement. « Mais j'ai tellement peur que ça gâche tout entre nous ! »

« Comment t'en es-tu rendu compte ? » fais-je, curieux.

Il hausse les épaules.

« Je crois que je l'ai toujours su, » répond-il doucement. « Mais je m'en suis rendu compte un matin, en me réveillant, il dormait encore, paisible… avec un petit sourire… alors j'ai su. »

Je souris, attendri. Voir le tombeur de ces dames devenir sentimental et romantique, voilà quelque chose que je n'aurais jamais imaginé.

« Oh, ça va, hein ! » rougit-il en s'imaginant que je me moque de lui. « Tu n'es pas mieux dès qu'Evans est dans les parages ! »

J'éclate de rire et il me suit rapidement. Nous sommes aussi pathétiques l'un que l'autre.

« Tiens, mais on se marre bien ici, dites-moi ! »

Je souris en me tournant vers l'entrée.

« Bonjour, Spica, » dis-je.

« Salut James ! » répond-elle, tout sourire. « Sirius, évite de mourir étouffé devant moi, ça me ferait mal au cœur de voir ma lignée s'éteindre sous mes yeux, surtout de façon aussi ridicule. »

« Oui, navré grand-mère, » fait Sirius, pantelant.

Spica grimace en conjurant un siège pour elle.

« Alors, de quoi parliez-vous ? » dit-elle en s'asseyant face à nous. « Qu'est-ce que c'est que ça ? » grimace-t-elle à nouveau en regardant la bouteille sur la petite table. « Vodka ? Oh, Salazar, quand apprendrez-vous à apprécier un bon whisky ? »

« Dis donc, professeur Black, » la taquine Sirius, « vous incitez les élèves à boire ? Pas bien, ça. »

« Oui, je sais, » soupire Spica, « mais que veux-tu, je n'ai jamais été douée pour l'enseignement. J'ai déjà effrayé tous mes premières années ce matin, en cours théorique, en ne faisant que sourire. Enfin, peu importe. De quoi parliez-vous ? »

« Du coup de cœur de Sirius, » réponds-je avec un sourire sardonique en voyant mon meilleur ami rougir.

« Aha, intéressant, qui est l'heureuse élue ? » sourit Spica.

« Tu ferais mieux de dire qui est l'heureux élu, » fais-je, impitoyable, voyant Sirius devenir de plus en plus rouge.

« Oh, encore mieux ! » s'excite Spica. « Qui est-ce ? »

« Remus, » lâche Sirius en regardant ailleurs.

« Aaaaaaaaaaaaaah, je vois, » fait Spica, un sourire en coin. « Et donc ? »

« Bah rien pour le moment, » répond Sirius en se passant une main dans les cheveux.

« Mmmphmm, » fait Spica, l'air pensive. « Et toi, James, où ça en est avec Lily ? »

« Nulle part, » dis-je avec un soupir.

Un sourire moqueur apparaît sur les lèvres de Spica. Un sourire qui habituellement annonce de très gros ennuis à l'horizon. Non, non, non, Spica, je ne sais pas à quoi tu penses, mais c'est non d'office.

« J'ai une idée… » dit-elle de son air de conspirateur.

Sirius prend à son tour un air inquiet.

« Ecoute, Spy, ce n'est vraiment pas pour te vexer, mais la dernière fois que tu as dit ça, on a failli se faire renvoyer de l'école, » dit-il.

« Aucun risque, cette fois, » rétorque-t-elle. « Défi sorcier. »

« Ah, non ! » fait aussitôt Sirius en se renfonçant dans son fauteuil. « Non, non, non, Spica, tu n'as pas le droit ! »

« Tu crois que je vais me gêner ? » rétorque Spica, ouvertement moqueuse. « C'est trop tard, de toute façon, tu sais comment ça fonctionne, maintenant vous n'avez plus le choix, à moins de vouloir vous faire transformer en… disons, en fouine jusqu'à la fin de vos jours ! »

Je soupire en la voyant sortir un sachet de sa poche.

« Et que devons-nous faire ? » fais-je, curieux et résigné.

Spica ouvre le sachet et y plonge la main avant d'en ressortir une poignée de poudre de diamant magique.

« D'ici au 31 juin prochain, » déclare-t-elle solennellement en jetant la poudre sur nous, « vous devrez vous être déclaré à l'élu de votre cœur… et avoir gagné son amour. »

« C'est un coup très bas, grand-mère, » dit-il à voix basse.

« Oui, oh, hein, c'était le seul moyen de vous décider ! » se justifie-t-elle, rangeant la bourse avec soin. « La guerre qui se déroule est bien trop horrible, et la vie de nos jours bien trop périlleuse et précieuse pour gâcher notre temps et perdre le peu d'amour que l'on peut avoir. »

« Toi et tes grandes phrases, » grommelle Sirius.

« Oui, je sais, » répond Spica avec le même grand sourire fier d'elle que Sirius dans ce genre de moment.

Puis elle regarde sa montre.

« Vous avez bien Potions, là ? » nous demande-t-elle.

« Oui, » acquiesce Sirius. « Pourquoi ? »

« Eh bien, j'espère que vous avez vos livres avec vous et que vous courez vite, » continue-t-elle comme si de rien n'était. « J'ai discuté avec le nouveau prof hier soir et il n'est pas commode. »

La cloche retentit sur ces mots et je pousse un juron. Les cachots sont à l'autre bout du château !

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Je frappe sans douceur à la porte déjà close de la salle de potions et entre sans attendre la réponse.

« Ah, eh bien, puisque Mr Black et Mr Potter semble avoir décidé de nous combler de l'honneur de leur présence, nous allons pouvoir commencer le cours, n'est-ce pas ? »

Je fusille du regard le professeur qui se fout ouvertement de notre gueule. Il se contente de répondre d'un sourire narquois.

« Veuillez s'il vous plait aller vous asseoir rapidement, messieurs, » dit-il. « Et, au passage, » ajoute-t-il alors que nous nous exécutons, « sachez que je retire cinq points par minute de retard et par personne. Vous venez donc de faire perdre cent points à Gryffondor pour vos dix minutes de retard. »

Je m'arrête net.

« P-pardon ? » fais-je en me tournant vers lui, alors que la moitié de la classe s'indigne.

« Vous avez des problèmes d'audition, Mr Potter ? » demande Boisselier, haussant un sourcil.

« C'est totalement injuste ! »

« Rien n'est injuste dans ce que je viens de dire, » rétorque le professeur. « Je suis intraitable, vous n'avez simplement pas eu de chance. Vous le saurez pour la prochaine fois. Et puis, ce n'est pas si grave, j'ai entendu dire que vos merveilleuses performances au Quidditch suffiraient amplement à rattraper tout retard. Maintenant, asseyez-vous avant que je ne devienne réellement méchant. »

Je m'apprête à protester de nouveau mais un seul coup d'œil à Lily qui me fusille du regard m'arrête. Je me contente de lancer un Avada des yeux au nouveau professeur. Qui, pas vexé le moins du monde, s'assoit derrière son bureau.

« Eh oui, dommage, Potter, » me susurre Malefoy au passage. « Mais tu t'en remettras… »

« Dix points en moins pour Serpentard, Mr Malefoy, je ne tolérerai pas de tels commentaires dans ma classe, » intervient alors le professeur. « Mr Potter, j'ai dit assis ! »

Avec un sourire moqueur à l'attention de Malefoy, je m'exécute et prends place à coté de Remus. Ce professeur à l'air au moins impartial, même s'il est extrêmement sévère et exigeant. Je jette un nouveau coup d'œil à Malefoy qui est allégrement en train de mater mon voisin. Je plisse les yeux, décidément, ce salaud ne s'arrête jamais.


voilà, fin du chap !

avis ?

merci beaucoup à tout le monde

speed'