Bonjour tout le monde, bonne rentrée à tous ceux qui comme moi reprenne les cours aujourd'hui, et puis bonnes vacances aux autres, bandes de veinards !

Alors voici, enfin... tadadam ! le chapitre 11 si attendu de Histoire Sans Fin !

alors, comme d'habitude, désolée pour le délai, blabla, je sais que PN est finie depuis longtemps et que j'aurais pu publier avant, blabla, enfin bref, tout ça pour dire que je suis désolée, que je n'ai pas le temps de repondre au reviews et que j'espère sincèrement que ce chapitre vous plaira !

Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire sans Fin

Chapitre 11 :

C'est ce qu'on appelle un pari stupide :

(POV Drago)

Hem… Mouais, j'y ai peut-être été un peu fort, c'est vrai que cent points d'un coup, le premier jour, ça fait mal. Mais j'ai toujours appliqué cette méthode et jusqu'à présent ça a très bien marché, alors il n'y a pas de raison !

Suite à ça, le cours s'est admirablement bien déroulé, je dois avouer que je ne m'attendais pas à un tel calme. Enfin, tant mieux. De toute façon, c'est une assez bonne classe de potion. Forcément, ils ont eu Lestrange comme professeur et même s'il était au service de Voldemort et légèrement tordu sur les bords, c'était un assez bon maître des Potions.

La journée est finie et je me hâte vers mes appartements pour me changer et pour voir Harry.

« Professeur Boisselier ! »

Je m'arrête aussi sec et me retourne pour apercevoir Minerva qui s'avance vers moi avec un air contrarié. Ah, j'aurais du m'en douter !

« Minerva, » dis-je en hochant aimablement la tête.

« Un problème ? »

« J'ai entendu dire que vos aviez retiré cent points à Gryffondor ce matin à cause d'un simple retard, » dit-elle de but en blanc.

« Effectivement. Et ? »

« Ca ne vous paraît pas un peu excessif ? »

« Peut-être cela l'est-il, » dis-je avec un léger geste de la main. « Mais cela est dû à un principe très simple. J'ai une règle, je l'applique. Je retire cinq points par minute de retard et par personne. Ils se sont simplement faits avoir, cela arrive. Je pense que ça ne se reproduira pas. »

« Je pense que non, c'est vrai, » acquiesce-t-elle, l'air toujours aussi énervée. « Toutefois, j'aimerais à l'avenir que vous évitiez ce genre de choses. »

« Cela ne dépendra que des élèves, Minerva, » réponds-je galamment. « Mais si cela peut vous rassurer, j'applique cette sur les autres Maisons aussi bien que sur la vôtre ! »

« Il ne manquerait plus que cela ! Qu'en plus d'être aussi strict, vous soyez partial ! »

Elle renifle un peu et me passe devant. Je souris légèrement avant de repartir à mon tour.

Harry est dans son bureau, à corriger quelques copies, et je vois déjà le petit plan que j'ai peaufiné pendant la journée se profiler à l'horizon.

Je m'approche de lui et il me sourit en se levant pour m'embrasser.

« Alors, ta journée ? » me demande-t-il en se rasseyant aussi sec à sa table.

« Pas mauvaise, » réponds-je d'un ton un peu traînant en passant derrière lui. « J'ai retiré cent points à ta maison, c'est toujours aussi… jouissif, » finis-je en glissant mes bras autour de lui, mordillant le lobe de son oreille.

« J'ai toujours su que tu étais un sadique, » dit-il dans un souffle, visiblement troublé.

« Oh, » fais-je doucement, faisant descendre ma main sur son torse et son ventre. « Si peu… »

Il tourne la tête vers moi et sa main vient se perdre sur ma nuque pour m'attirer sur ses lèvres. Je retiens un sourire, c'est vraiment trop facile… Je le force à se relever, et pas à pas, l'amène à se plaquer contre le mur, alors qu'une de mes jambes se faufile entre les siennes. Il gémit doucement et je souris.

« Toi, tu es toujours frustré à cause de ce matin, » murmure-t-il.

Je souris un peu plus sadiquement.

« Pas vraiment frustré, » réponds-je en appuyant ma cuisse sur son entrejambe.

Il gémit à nouveau et je choisis ce moment pour m'écarter et me diriger vers la porte comme si de rien n'était. Comme prévu, il m'attrape le poignet et me regarde avec stupéfaction.

« Tu pars ? »

Je penche un peu la tête sur le coté, moqueur.

« Chacun son tour, » réponds-je.

Il fronce les sourcils. Je décide de m'expliquer un peu plus clairement.

« On en repousse pas un Malefoy, Harry, tu devrais le savoir, maintenant, » dis-je en lui faisant un clin d'œil malicieux. « Surtout pas après l'avoir allumé. »

« Tu t'es allumé tout seul, » s'offusque-t-il.

Je fais une petite moue indifférente.

« Peu importe, » réponds-je. « Maintenant, petit lion, ça sera à voir qui de nous deux est le plus résistant face à la tentation. »

Il m'observe avec stupéfaction, puis un sourire de Serpentard étire ses lèvres.

« Ah oui, tu veux jouer mon amour ? »

Je hoche la tête sans me départir de mon sourire. Il s'approche de moi et souffle légèrement sur mes lèvres, effleurant mes hanches de ses mains.

« Alors jouons, » souffle-t-il. « Mais je te connais bien… tu vas perdre. »

« C'est ce que nous verrons, » réponds-je.

Il dépose un baiser léger sur mes lèvres, puis s'écarte de moi.

« Cent points, c'est beaucoup, que s'est-il passé ? » me demande-t-il comme si de rien n'était, reprenant place à son bureau.

« Ton père et ton parrain sont arrivés en retard, » réponds-je sur le même ton.

« M'étonne pas, » sourit-il. « Au fait, j'ai découvert que Sirius était amoureux de Remus. »

« Je le savais, » fais-je en m'asseyant sur un coin du bureau.

« Ah ? Moi pas. »

« Remus m'en a parlé quand… enfin, quand on essayait de te retrouver… au début, » continue-je, voyant qu'il a besoin d'une explication.

« Il faudra que j'en parle avec lui, quand nous retournerons là-bas, » murmure-t-il pensivement. « Ils étaient ensemble ? Enfin, ils ont finit par concrétiser ? »

« Oui, » souris-je à mon tour. « Il ne m'a pas tout raconté, mais je sais que c'était le cas. »

« D'accord. »

« Et toi, ta journée ? »

« Très bonne, je me suis fait passer pour un psychopathe auprès de mes parents, j'ai perdu le contrôle face à ton père et ses chers amis et j'ai rencontré ta tante, » me dit-il avec un léger sourire. « La routine, quoi. »

Je secoue légèrement la tête, désabusé.

« Au fait… » ajoute-t-il avec un ton langoureux en caressant légèrement ma cuisse. « Gustave est venu me voir, cet après-midi. »

Mon sang se glace à ces mots.

« Et ? »

« Oh, rien d'important, » sourit-il de ma réaction. « Il m'a juste proposé son aide, si jamais je me perdais dans le château… Il voulait prendre un café mais je l'ai gentiment viré. »

« Ah, » fais-je avec un soupir soulagé. « Mais vraiment, celui-là, il va m'entendre ! »

Harry hausse les épaules.

« Laisse tomber, mon cœur. Il ne t'écoutera pas. »

Je plisse les yeux, suspicieux.

« Oui, je suppose, après tout peut-être que ça te plait de flirter avec lui, » dis-je dans un murmure, observant attentivement sa réaction.

Il arque un sourcil surpris.

« Qu'est-ce que tu racontes, enfin ? » fait-il, l'air amusé plus qu'agacé.

« Que tu ne serais peut-être pas contre une petite partie de jambe en l'air avec lui ! » réponds-je en me levant brusquement.

Il lève les yeux au ciel en s'appuyant contre le dossier de sa chaise, croisant les bras sur son torse, me dardant de ses yeux bleu électrique.

« Crois-tu vraiment ? »

Je n'aime pas ce regard, on dirait qu'il vient d'avoir une idée diabolique, mais je prends naturellement la mouche à sa petite pique.

« Oui, » fais-je, furieux. « Et j'ai l'impression que tu n'as pas vraiment compris… notre relation. »

Je m'approche de lui et me mets à califourchon sur ses genoux, mes mains des deux cotés de sa tête.

« Tu es… à moi… » dis-je dans un souffle, pressant mes hanches contre son ventre.

Je le vois déglutir mais il affiche un petit sourire moqueur.

« Tu as l'intention de me le prouver ? » murmura-t-il en approchant ses lèvres des miennes.

Je souris également et l'embrasse légèrement, mes mains sur le col de sa robe.

« Je pense que c'est un bon projet pour ce soir, tu n'es pas d'accord ? » réponds-je.

« A toi de voir… » susurra-t-il. « Mais ce serait dommage… tu perdrais ce défi… »

Douche froide.

« Sale petit… » fais-je en me relevant brusquement, furieux.

Il sourit de plus belle, content de lui.

« Oui ? »

« Tu me paieras ça, Harry, » fais-je en me détournant.

Il rit légèrement.

« Moi aussi je t'aime, petit dragon ! » répond-il juste avant que je ne sorte en claquant la porte.

Je retourne rapidement dans ma chambre et m'écroule sur mon lit avec un soupir. Je sens que je vais rapidement regretter cette idée…

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Je claque la porte de la salle de bain et me réfugie sous la douche que je mets au plus froid possible. Je halète en sentant les petites gouttes piquer ma peau comme des aiguilles, mais au moins j'ai obtenu l'effet désiré…

C'était à deux doigts, cette fois. Une seconde de plus et j'aurais cédé, une seconde de plus et je l'aurais pris avec une violence décuplée par mon désir sur le canapé. Et je me dis après coup que ça vaut mieux comme ça, mon dieu, je pourrais lui faire aussi mal que j'ai souffert quand…

Je secoue la tête pour ne pas penser à ça. Deux semaines que ce petit jeu frustrant dure, et ni lui ni moi n'avons encore cédé… Mais je vais craquer. Je le sens. Il est beaucoup plus doué à ce genre de chose que je ne le pensais… comme quoi, je ne le connais pas encore par cœur. Ce qui est réciproque, finalement, il reste encore deux ou trois petites choses qu'il ne sait pas à propos de moi et je ne prévois pas de lui dire avant que notre vie ne soit posée et tranquille.

Un léger rire retentit derrière la porte.

« Ca va, mon cœur ? » se moque-t-il. « L'eau n'est pas trop froide ? »

« Sale petit allumeur ! » crie-je en réponse.

Il rit à nouveau.

« Je descends, dépêches-toi, tu vas être en retard pour dîner ! »

« Je t'aurai, Harry, je te jure que je t'aurai ! »

Il y a un moment de silence, c'est bizarre, je n'ai pas entendu de bruits de pas…

« Rah ! » fais-je brusquement. « Putain, c'est froid ! »

Un éclat de rire retentit à nouveau derrière la porte et cette fois les bruits de pas s'éloignent, me laissant définitivement seul, gelé, et avec, malheureusement pour moi, une érection qui reprendra vie dès que je le verrais à nouveau.

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J'entre dans la Grande Salle quelques minutes plus tard, habillé de la tenue la plus sexy que j'ai dans ma garde-robe, c'est à dire mon pantalon en cuir le plus moulant et ma chemise blanche, très moulante également. J'ai bien l'intention de le faire craquer ce soir, et faute d'autre meilleur plan, je vais reprendre le sien. Je sais très bien que sa jalousie est aussi dévastatrice que la mienne, bien qu'un peu mieux contrôlée. Alors si je le provoque…

Je ne fais pas attention aux regards appréciatifs posés sur moi et viens m'asseoir entre Harry et Helena MacKay, la jeune et charmante professeur de divination à cette époque. Je crois qu'elle m'aime bien et j'ai bien l'intention de m'en servir contre Harry.

« Salut Josh, » me dit-elle avec un sourire.

« Bonsoir, Helena, » réponds-je ne m'assurant qu'Harry m'écoute. « Ta journée s'est bien passée ? »

« Plutôt pas mal, » acquiesce-t-elle sans cesser de sourire. « Ca tombe bien que tu sois là, j'aurais besoin de potion de clairvoyance… »

« Oui bien sûr, » dis-je avec mon sourire le plus ravageur. « Combien il t'en faut ? »

Elle rougit légèrement.

« Oh, deux ou trois flacons, seulement, » répond-elle.

« Et tu les veux pour quand ? »

« La semaine prochaine si possible. »

« C'est tout à fait possible, aucun problème. »

Je jette un coup d'œil et, bizarrement, ce n'est pas Helena qu'il regarde avec colère mais moi, avec un sourire narquois qui joue sur ses lèvres.

« Merci beaucoup, » fait la jeune femme à coté de moi.

« Mais je t'en prie, je suis là pour ça, » réponds-je en commençant à manger.

Je tourne innocemment les yeux vers mon voisin et m'aperçoit que son sourire est plus moqueur que jamais.

« Un problème ? » fais-je avec un petit sourire en prenant mon verre de vin.

Il m'observe quelques secondes, l'air de réfléchir profondément, puis sourit avec condescendance alors que la main de Constantin se pose sur son avant-bras.

« Absolument aucun, Josh, » me sourit-il avant de se détourner vers Gustave qui, apparemment a plein de choses à lui dire.

Je me retiens de grincer des dents et serre les poings sous la table. Mon plan vient de lamentablement foirer, je n'avais pas prévu qu'il ferait la même chose que moi. Je sais très bien que je serais incapable de tenir une conversation avec Helena alors que Constantin est en train d'essayer de mettre mon mec dans son lit, juste à coté de moi.

Et en plus, ce salaud ne lui lâche même pas l'avant-bras !

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Nous nous levons de table et je m'apprête à entraîner Harry pour mettre deux ou trois choses au clair, mais je suis devancé par Constantin qui pose une main sur l'épaule de mon amant.

« Emmanuel, tu peux venir deux minutes ? » lui demande-t-il. « J'ai quelque chose à te montrer. »

Bon, je vois rouge, mais ce n'est pas grave. Harry va dire non. Il m'a promis qu'il serait prudent.

« Oh, oui, bien sûr, » répond-il, l'air faussement curieux. « Avec plaisir. »

D'accord. Je. Vais. Le. Tuer. Tant pis pour notre pari. Il ne survivra pas à ce soir.

Et en plus, il me lance un petit regard défiant tout à fait mesquin, avant de suivre ce petit déchet de Constantin comme si c'était tout à fait normal. Plissant les yeux, je les suis discrètement, des envies de meurtres guidant mes pas.

Constantin emmène Harry au deuxième étage, et le guide dans une salle qui, si je me rappelle bien, est une classe désaffectée. Je crispe les poings et vais me poster devant la porte qui est entrouverte.

« Et qu'est-ce qu'on fait là ? » demande Harry, aussi naïf que toujours.

Je retiens un grognement. Vraiment, je n'ai aucune influence sur lui ou quoi ? Ou alors, il joue la comédie, juste pour me faire chier. Je le hais.

« Tu n'as pas une petite idée ? » répond Constantin.

« Si, mais je pensais que tu aurais compris qu'il ne se passerait jamais rien entre toi et moi… »

« C'est ce qu'on va voir. »

Ils apparaissent soudain dans mon champ de vision. Harry est dos au mur, les bras croisés sur son torse et Constantin est très proche de lui, les mains des deux cotés de sa tête.

« Je ne te le dirais pas deux fois, Gustave, » murmure Harry. « Recule. »

« Où est le problème ? Je ne veux qu'un baiser, » répond Constantin.

« Non, » répond Harry. « Je n'en ai pas envie. Et Josh te tuerait. »

« Il ne le saura pas, » murmure le petit enfoiré en s'approchant de lui. « Je suis sûr que tu en as envie, ne me mens pas. »

Je rentre dans la pièce en silence et pointe ma baguette à l'arrière du crâne de Constantin. Jarry me jette un regard et n'a, visiblement, aucune réaction, son visage ne change absolument pas d'expression. Toutefois, une petite lueur toute serpentarde grandit dans ses yeux.

« Je regrette, mais je ne mens pas, je n'en ai aucune envie, » commence-t-il. « Et je regrette encore plus, mais il le sait. »

Constantin fait brusquement volte-face et se retrouve avec ma baguette pile entre les deux yeux. J'ai une main sur ma hanche et j'affiche un sourire narquois, c'est une pose qui semble avoir une certain charme vu le regard appréciatif de mon lion. Les pupilles de Constantin se dilatent légèrement, mais autrement il ne montre pas sa peur.

« Tiens donc ! Josh, comment vas-tu ? »

« Oh, merveilleusement bien, » réponds-je d'une voix doucereuse, « j'ai enfin une bonne raison pour te tuer très, très lentement… »

« Je te le déconseille, Josh, » me dit-il avec un léger sourire. « Crois-tu qu'Azkaban en vaille la peine ? »

« Dans le jargon juridique, Constantin, on appelle ça une crise de folie passagère, et tu sais que je suis avocat, » réponds-je, ouvertement moqueur. « Mais je vais te donner une chance. Barres-toi tout de suite et je pourrai éventuellement songer à ne pas te faire souffrir trop longtemps. »

Il pousse un soupir théâtral.

« Bon, très bien, » dit-il en se détournant. « Pardonnes-moi de vouloir me faire un beau mec, » ajoute-t-il avec un coup d'œil vers Harry.

« Tu peux te faire tous les beaux mecs que tu veux, » réponds-je. « Sauf le mien. »

Il hausse les épaules et quitte la pièce en fermant la porte. Je lui lance aussitôt u sort de verrouillage et un charme de silence avant de me tourner vers Harry qui m'observe avec un sourire narquois, ne parvenant pourtant pas tout à fait à cacher la lueur d'appréhension dans ses yeux.

« Tu es superbe, mon chéri, » me dit-il en me dévisageant des pieds à la tête.

« Ne cherche pas à détourner la conversation, » fais-je en grinçant des dents. « Tu croyais pouvoir t'échapper comme ça ? »

Je m'approche de lui, lui attrape les poignets et les plaque des deux cotés de sa tête, mon visage très près du sien.

« Qu'est-ce que tu essayerais de faire avec lui ? » dis-je en plissant les yeux, ma bouche à un centimètre de la sienne.

« Voyons, Dray, tu sais bien que je ne pensais pas à mal… » répond-il innocemment.

« Ne me prends pas pour un con. »

D'un sort de ma baguette, je lui lie les mains au mur où passe un tuyau, puis je m'écarte pour l'observer, lui ôtant par la même son anneau et le mien. Il déglutit légèrement, tins donc, je lui fais peur ?

Je ricane un peu.

« Je te fais peur, petit lion ? »

Il lève ses yeux verts vers moi et la lueur de désir que j'y vois me contredit.

« Non, tu m'excites, » me répond-il.

Je souris narquoisement et m'approche à nouveau de lui, posant mes mains sur ses hanches.

« Ca veut dire que tu renonces à notre défi ? »

Il sourit à son tour.

« Non. De toute façon tu as trop envie de me prouver que je t'appartiens, si je ne cède pas, tu le feras. »

« Tu as raison, » dis-je en me penchant vers lui et en l'embrassant langoureusement.

Au diable ma fierté, je vais sûrement en entendre parler jusqu'à la fin de l'année mais tant pis, je le veux… tout de suite.

Je récupère ma baguette et nous déshabille tous les deux d'un sort, avant de lui écarter les jambes et de glisser ma main entre ses cuisses, savourant la vision de ses prunelles s'assombrissant à vue d'œil. Il crie alors que j'insinue un doigt en lui et il rejette la tête en arrière. Je m'empare en même temps de ses lèvres, désireux de le marquer, de le faire crier, et de lui faire comprendre.

« C'est bon ? » dis-je dans un souffle alors que mes doigts bougent en lui, rapidement et profondément.

« Oui, » gémit-il en fermant les yeux.

« Tu en veux encore ? »

Il hoche la tête en haletant péniblement.

« Oui, oui, oui… »

J'approche mon visage du sien et cesse de bouger ma main.

« Supplie-moi… »

Il relève les paupières et me lance un regard follement excitant.

« Oh, mon grand méchant Serpentard, tu n'es qu'on petit pervers sadique… »

Je ricane.

« Et toi, ça t'excite, » fais-je en déposant un petit baiser sur ses lèvres, sans reprendre mes mouvements.

Il gémit à nouveau, de frustration cette fois.

« Continue, je t'en prie, » souffle-t-il en fermant les yeux.

Je souris et parsème son visage de petits baisers doux en recommençant à glisser mes doigts en lui. Bien vite, je peux les bouger plus facilement et je retire alors ma main, avant de le soulever par les fesses, le plaquant contre le mur comme appui. Ses jambes viennent aussitôt se nouer autour de ma taille et il ondule des hanches pour m'inciter à le pénétrer.

« Dis-le maintenant, » fais-je contre ses lèvres.

« D-dire quoi ? »

« Tu sais de quoi je parle, » dis-je à voix basse en léchant ses lèvres, le pénétrant juste un peu, le faisant gémir à nouveau de frustration.

« Je suis à toi, » dit-il dans un grognement plaintif, bougeant son bassin. « Je suis à toi, à toi seul, il ne me touchera pas… prends-moi, je t'en prie, je t'en supplie, putain ! »

Il me suffit de ces quelques mots pour me décider et je m'enfonce violemment en lui, faisant retentir son cri dans la pièce.

« Encore, » dis-je en reculant.

« Je suis à toi, » gémit-il.

« Plus fort ! » crie-je en le pénétrant encore plus profondément.

« Je t'appartiens ! » crie-t-il en écho.

« Tu es à moi, » dis-je dans un murmure rauque en commençant à aller et venir durement et profondément en lui. « Tu es à moi. »

« Je suis à toi, » souffle-t-il es réponse, ses mains qu'il vient de détacher d'un sort s'enroulant autour de mon cou.

« Tu m'appartiens. »

« Je t'appartiens… »

« Corps et âme. »

« Corps et âme, à jamais… je te le jure… »

Je plaque ma bouche contre la sienne, continuant mes mouvements qui le font se serrer autour de moi. Il gémit et supplie encore en me plantant ses ongles dans la peau. Il se met à marmonner des mots sans suite, et il jouit violemment, me mordant la lèvre jusqu'au sang. Je le rejoins très vite en me déversant en lui, avant de me retirer et de m'asseoir contre le mur, le prenant sur mes genoux. Il se blottit instinctivement contre moi, haletant, le visage dans mon cou.

« Drago Malefoy, tu es une putain de bête de sexe, » me murmure-t-il quand il le peut.

« Oui, je sais, » réponds-je.

Il sourit en me sentant renaître contre sa cuisse.

« Mais tu n'es pas humain, mon pauvre ! » s'exclame-t-il.

« Tu ne le savais pas ? »

« Si, je l'avais déjà remarqué à Poudlard, » me répond-il.

« Tu m'excites, Harry… »

« Oui, je sais, » souffle-t-il en remontant son visage au niveau du mien. « C'est réciproque. »

Il pose ses lèvres sur les miennes et je me surprends à penser que nous nous comportons comme des adolescents, à baiser comme des lapins à même le sol d'une salle de classe poussiéreuse.

C'est ma dernière pensée lucide avant de le retourner par terre.


voila voila, fin du chapitre...

avis ?

prochain, je préfère ne pas donner de date, hein ? je crois que c'est mieux

gros bisous à tous !

speed'