Bonjour tout le monde !

nouveau chapitre ce soir, parce que je suis motivée...

Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 12 :

De découvertes en aventures et d'aventures en discussions… Quel bordel…

(POV Remus)

« Tu viens avec nous à l'entraînement, Remus ? » me demande James alors que je me lève.

« Non, » réponds-je avec un sourire. « Je dois travailler mon devoir de potion. Je vais à la bibliothèque. »

« Oh, allez, Rem' ! » insiste Sirius. « Tu auras bien le temps de le faire plus tard ! »

Je secoue la tête sans cesser de sourire.

« Une autre fois, Sirius, » réponds-je. « Il faut vraiment que je le fasse. Tu sais très bien comment est Boisselier. Vous nous avez déjà fait perdre assez de points à cause de lui ! »

Sirius se renfrogne, dieux qu'il est attirant avec cette moue gamine… Non, mauvaise idée, Rem', on ne s'aventure pas sur ce terrain là…

« Très bien, très bien, » fait-il, résigné. « Queudver ? »

« Oui, j'arrive, » répond aussitôt Peter. « A plus tard, Remus ! »

Ils quittent tous les trois la Salle Commune et je fais de même quelques minutes après pour rejoindre la bibliothèque.

Je croise en chemin le professeur Sprea qui me sourit.

« Bonjour, Remus, » dit-il. « Vous allez bien ? »

Je lui sourit en retour, peu importe ce que disent Sirius et James à propos de lui, je l'aime bien, et je crois qu'il me le rends bien.

« Très bien, merci, professeur, » réponds-je.

« Vous allez encore vous enfermer à la bibliothèque par ce beau temps ? » me demande-t-il en haussant un sourcil.

« Oui, j'ai un devoir de potion à rendre la semaine prochaine, » réponds-je, « et le professeur Boisselier n'accepte pas les retards.

Il sourit à nouveau et secoue la tête, désabusé.

« Oui, il a toujours été comme ça, » dit-il.

Puis son visage se fait un peu soucieux.

« Vous me paraissez un peu fatigué, est-ce que tout va bien ? »

Je souris tristement.

« Oui, c'est simplement la pleine lune qui approche, » réponds-je.

« Oui, bien sûr, où avais-je la tête ? » fait-il, comprenant. « Elle tombe demain soir, n'est-ce pas ? »

« Oui, » réponds-je, « dommage pour le banquet. »

Il se frotte le menton pensivement.

« Josh doit avoir des recettes de potions de métamorphose animale, » dit-il. « Voudriez-vous que je vienne vous voir ? »

Je me sens pâlir, mauvais plan, ça.

« Oh, non, ne vous donnez pas cette peine, » fais-je hâtivement. « Ca ira, je vous assure. »

« Vous êtes sûr ?. »

« Tout à fait, » dis-je en haussant la tête, assuré.

« Bon, très bien, à votre guise, » acquiesce-t-il, l'air à peine surpris – voire… amusé ? « Je dois vous laisser, » me dit-il ensuite. « Travaillez bien. »

« Merci, professeur. A bientôt. »

Je commence à m'éloigner, mais il me rappelle une seconde plus tard.

« Au fait, prévenez vos amis d'être prudents, » dit-il.

Je me retourne brusquement. Il m'observe avec un petit sourire.

« Il y aura beaucoup de rondes demain soir… et puis Dumbledore n'est pas au courant, hein ! » fait-il avec un petit clin d'œil. « Quoiqu'il ne dirait peut-être rien… A plus tard, » conclut-il en prenant la direction des cachots.

Je dois être blanc comme un linge et il me faut une bonne minute pour me remettre à bouger. Il sait quelque chose. Peut-être même tout.

Eh, minute, mec, calme-toi. Il n'a rien dit. Il n'a pas l'intention de prévenir le directeur. Il nous a même conseillé.

Je pousse un soupir en hochant la tête à l'attention de Mrs Pince. Comme si j'avais vraiment besoin de ça, entre mon père qui veut que je rentre à Noël et Malefoy qui ne cesse de me harceler… Rajoutons par-dessus ça que celui que j'aime semble hésiter à venir me voir, et nous aurons le parfait tableau de ma vie au jour d'aujourd'hui. Super.

Je m'installe à une table un peu sombre. Merde, cette histoire avec Sirius m'obsède. Il a l'air d'assez bien m'aimer, en tout cas assez pour vouloir me protéger sans cesse… mais il ne vient pas me voir. Attend-il que je fasse le premier pas ? C'est stupide, j'en serai incapable. Alors quoi ?

Peut-être est-il dégoutté.

Mon visage s'assombrit encore plus, si possible. C'est sûrement ça. Il est dégoutté d'avoir envie d'un garçon comme moi. A cause de… je secoue stupidement la tête. J'aurais dû m'y attendre. Je n'aurais pas du espérer que quoi que ce soit de bien puisse m'arriver.

Je chasse ces pensées noires d'un geste de la main et me rends dans la section Potions pour chercher des renseignements sur les sérums de clairvoyance.

Mais au bout de deux minutes, je sens une présence derrière moi. Je n'ai pas le temps de me retourner que quelqu'un m'attrape les bras et me les tords dans le dos.

« Tiens donc, Remus Lupin, » susurre-t-on à mon oreille. « Quelle surprise, tu n'accompagnes pas ta bande de décérébrés que tu qualifie d'amis à leur entraînement ? »

« Lâche-moi, Malefoy ! » fais-je en me débattant.

Il me serre un peu plus cruellement et je retiens un gémissement de douleur.

« Allons, crois-tu vraiment que je vais laisser passer une telle occasion ? » me rétorque-t-il, enfouissant son visage dans ma nuque. « Laisse-toi aller, Remus, tu n'auras pas souvent l'occasion de te faire un bon coups comme moi… »

« Retire tes sales pattes de dépravé sexuel de moi, Malefoy ! » réponds-je, frissonnant de dégoût en sentant une langue glisser sur ma peau.

Il rigole simplement, avant de me lâcher un poignet et de me retourner vivement, m'emprisonnant à nouveau les deux mains devant moi, approchant son visage très près du mien.

« Tu as un goût étonnant, Remus, » dit-il, son nez dans mon cou et sa bouche traçant la ligne de ma jugulaire.

« Malefoy, lâche-moi ! »

Il relève le visage vers moi et sourit narquoisement.

« Non, » me répond-il en se baissant vers moi et en posant ses lèvres sur les miennes.

J'ai un violent sursaut de dégoût qui ne semble pas le rebuter et il colle un jambe entre les miennes pour m'empêcher totalement de bouger. Je détourne la tête et me débat à nouveau, voulant lui envoyer un coup de genoux bien placé, ce que je ne peux pas faire à cause de sa jambe. Il se détache à peine de moi et m'observe avec un détestable petit sourire moqueur.

« Remus… » fait-il en secouant la tête, l'air désabusé. « Tu es vraiment mignon quand tu es en colère, tu sais ? »

Je le fusille du regard.

« Malefoy, je ne te le dirai pas deux fois de plus, » fais-je lentement, articulant chaque mot à voix basse. « Lâche-moi. »

« Et tu vas faire quoi, pour m'y forcer ? » sourit-il. « Oui, vas-y, mon mignon, débats-toi, » susurre-t-il à mon oreille. « Ca m'excite… »

Je sens avec dégoût et colère son érection grandir contre ma hanche. Dans un élan purement bestial, je libère une de mes mains et le frappe violemment du poing sur la mâchoire. Totalement pris au dépourvu, il vacille et tombe à terre. Je me redresse rapidement et lui lance un regard méprisant.

« Maintenant, Malefoy, ça suffit, » fais-je, crachant mes mots avec haine. « Tu vas arrêter de croire que je ne suis qu'une pauvre petite chose faible dont tu pourrais user et abuser à ta guise. Parce que je ne suis pas comme ça. N'essaye pas de poser à nouveau tes main sur moi. »

Je lui crache au visage et m'essuie la bouche.

« Tu me répugnes, » finis-je en passant au-dessus de lui, sentant son regard de glace me suivre.

Le plus vite possible, je ramasse mes affaires, laissant tomber mon devoir de potion et quittant la bibliothèque à grands pas, au bord des larmes et tremblant toujours de peur.

Je rejoins la Tour de Gryffondor et traverse la Salle Commune sans un regard pour personne, sentant tout de même peser sur moi deux yeux vert émeraude, et monte au dortoir, m'enfermant dans le noir dans mon baldaquin. Je me recroqueville à la tête du lit, serrant mon oreiller contre moi, la respiration saccadée et le visage mouillé de larmes.

Je me frotte sèchement les lèvres contre la base de mon pouce, voulant effacer à jamais le contact de la bouche de ce déchet avec les miennes.

Je n'ai pas entendu la porte s'ouvrir, mais en revanche j'entends mon nom prononcé avec une certaine inquiétude dans la voix.

« Remus ? »

Je ne réponds pas, je n'en ai de toute façon pas le temps car les rideau de mon lit son déjà ouvert. Je jette un regard à Lily en reniflant et elle fronce les sourcils.

« Qu'est-ce qui se passe, Remus ? » me demande-t-elle, l'air franchement inquiète.

Je secoue la tête et détourne le regard, ne pouvant supporter ces yeux si brillants et si troublants.

« Riens, » dis-je dans un souffle.

« Tu crois vraiment que je vais avaler ça ? » me rétorque-t-elle.

Elle grimpe sans cérémonie sur le lit et s'assied à coté de moi. Je garde les yeux baissés mais elle lève la main pour la poser sur ma tête et me caresser les cheveux.

« Je m'inquiète pour toi, Rem', » me dit-elle doucement. « Je ne le montre peut-être pas mais je t'apprécie, vraiment, et le fait de te voir pleurer me fait mal au cœur, tu sais. »

« Laisse tomber, ce n'est rien, » dis-je dans un faible murmure. « Ca va passer, ce n'est rien. »

« Non, je ne laisserai pas tomber, pas cette fois, » me répond-elle. « Je veux savoir ce qui te tracasse. »

« C'est inutile, ne t'occupe pas de moi, » dis-je.

« Mr Remus Lupin, je suis Préfete en Chef, donc ta supérieure directe, » me répond-elle d'un ton ironiquement sévère. « Je veux savoir ce qui pourrait éventuellement t'empêcher de faire ton devoir correctement. »

Je laisse échapper un faible rire avant de la regarder du coin de l'œil. Elle est jolie, cette fille. Non, non, elle est belle. Avec ses cheveux auburn cascadant en légères boucles jusqu'à ses reins, et ses grands yeux verts qui semblent pouvoir percer votre âme. Je pousse un soupir et vient nicher mon visage dans son cou sans rien dire. Elle m'embrasse le front et passe ses bras autour de moi.

« On va faire un marché, » dit-elle, voyant que je ne dis rien. « Je te dis ce que je pense savoir et tu corriges et complètes. D'accord ? »

Je hoche légèrement la tête.

« Bien, alors… tu es un loup-garou, » commence-t-elle, me faisant sursauter.

Je relève brusquement le visage vers elle.

« Tu sais ? »

Elle me fait un petit sourire.

« Oui, depuis… oh, la deuxième année, » acquiesce-t-elle.

Je fronce les sourcils.

« Mais… tu sais ? Et ça ne te fais rien ? »

« Que voudrais-tu que ça me fasse ? » me demande-t-elle en réponse.

Je hausse les épaules.

« Peur, je suppose, » réponds-je en me re-blottissant dans ses bras. « Tu devrais être dégoutté de moi et vouloir me mettre dans une cage, quelque chose comme ça. »

« Non, ça ce sont les crétins qui le pensent, » rétorque-t-elle. « Bref, peu importe, je ne pense pas que ce soit ça qui te perturbe ces derniers temps, puisque je pense que les autres – je veux dire, James, Sirius et Peter – sont au courant, il n'y a pas de raison. Je sais aussi que tu as horreur de rentrer chez toi pendant les vacances. Je pense que quelqu'un dans ta famille, ton père, je pense, te bats. J'ai raison ? »

Je ne réponds pas et frissonne dans ses bras.

« C'est bien pire que ça, » réponds-je d'une voix si basse que je ne suis même pas sûr quelle m'ait entendu.

« Est-ce qu'il te… »

J'entends l'horreur dans sa voix, nul doute qu'elle a compris.

« Oui, » dis-je doucement. « Lui. Ses amis quand il le veulent. »

« Oh, Merlin, mais où vis-tu, Remus ? » murmure-t-elle.

Ses bras se resserrent autour de moi.

« Pourquoi ne le dénonces-tu pas ? »

« Pour ma mère, elle l'aime, elle n'est pas au courant, je ne veux pas qu'elle soit déçue… elle l'est déjà assez comme ça à cause de ma lycanthropie… »

« C'est débile, Remus, elle n'a pas à être 'déçue' à cause de ta lycanthropie, ce n'est pas de ta faute, merde ! » s'énerve-t-elle. « Et tu ne peux pas te laisser violer par ton père sous prétexte qu'elle l'aime ! »

« Je ne veux pas en parler, » interromps-je presque sèchement.

Elle pousse un soupir.

« Très bien, » concède-t-elle. « Mais pensez-y, Remus. »

Je hausse les épaules.

« Autre chose que tu sais sur moi ? » fais-je avec un léger sourire.

« Mmh… ah, oui, tu es amoureux de Sirius Black, » dit-elle.

Je grimace légèrement, même pas surpris qu'elle s'en soit rendue compte.

« Malheureusement, » réponds-je.

« Penses-tu, il t'apprécie beaucoup aussi, » me dit-elle.

« Je ne sais pas. »

« Arrête, Remus, il est fou de toi, c'est clair comme de l'eau de roche ! » rit-elle.

Elle remarque que je ne ris pas et me regarde.

« Qu'est-ce qu'il y a ? » me demande-t-elle.

« Je crois que ça le dégoutte d'être attiré par moi, » dis-je dans un murmure triste.

« Pourquoi, parce que tu es un garçon ? »

Je secoue la tête.

« A cause de mon père, » réponds-je.

« Qu'est-ce qui te fais dire ça ? » demande-t-elle, suspicieuse.

« Il… je l'ai déjà vu opérer avec des gens qu'il veut mettre dans son lit… il n'est pas comme avec moi, » dis-je doucement.

« Ca, c'est parce que c'est la première fois qu'il découvre ce que signifie le mot aimer, » me répond-elle. « Avec les autres, il ne voulait que du sexe, alors il se fichait de ce que pensait l'autre personne de lui. Rem', rentres-toi bien dans le crane qu'il est amoureux de toi. Alors il ne sait pas quoi faire…et il doit en plus avoir peur qu tu te braques, à cause de ton père, justement. Peut-être que le mieux, ce serait que tu fasses le premier pas… »

« J'en suis incapable, Lily, » réponds-je. « Et s'il me repoussait ? »

Elle soupire à nouveau.

« Je comprends. Mais il va lui falloir du temps, tu sais. »

Je reste un moment silencieux.

« Je ne te crois pas, » dis-je finalement. « Comment pourrait-il m'aimer ? »

« Bon dieu, mais comment peut-on être aussi buté, » marmonne-t-elle. « Très bien ! Ne me crois pas ! Après tout, je ne peux rien faire ! Tu vas me dire pourquoi tu pleurais en arrivant ici ? »

« Pour rien, » dis-je aussitôt.

Elle soupire à nouveau, exaspérée.

« On ne pleure pas pour rien, Remus Lupin, » dit-elle. « En tout cas, pas toi. Dis-moi ce qu'il y a. »

« Très bien, mais tu le gardes pour toi, » dis-je faiblement.

« Bien sûr. »

« Je suis sérieux, pas un mot à qui que ce soit, ni James, ne Sirius, ni Peter, ni qui que ce soit d'autre ! »

« Je te le promets, loupiau, maintenant, dis-moi ce qu'il y a, » insiste-t-elle.

Je soupire une dernière fois, puis d'une voix lente et basse, je lui raconte les avances de Malefoy et ce qui s'est passé dans la bibliothèque. Elle m'écoute jusqu'à la fin, sans intervenir. Puis, quand j'ai fini, elle m'embrasse sur le front.

« Oui, je vois, » dit-elle, énervée. « Oublie. Ce dépravé croit que sous prétexte qu'il est bien foutu et qu'il a une belle gueule, il peut se taper qui il veut. Il a essayé avec moi, aussi, le jour de la rentrée, mais il suffit de le rembarrer sérieusement une fois et il te foutra la paix. Après ce qui est arrivé aujourd'hui, il te lâchera. »

« J'espère, » réponds-je à voix basse.

« Ne t'inquiète pas, » me dit-elle.

Nous restons silencieux un certain temps. Sa main est enfouie dans mes cheveux et me masse légèrement le crane, sa joue posée sur mon front.

« A ton tour, » dis-je à un moment. « Tu connais les pires secrets de ma vie. Que ressens-tu réellement pour James ? Je sais que, officiellement, tu le détestes, et tu ne supportes pas son arrogance, ce que je comprends très bien. Mais il y a certaines fois, quand nous travaillons tous les deux tard le soir et que lui et Sirius s'endorment devant leur partie d'échec… je t'ai remarquée en train de l'observer avec une certaine tendresse dans le regard… »

« Tu es trop observateur, Remus Lupin, » me répond-elle, visiblement amusée.

« Non, c'est juste qu'on peut lire ton âme directement à travers tes yeux, Lily, méfies-toi, » dis-je doucement.

« Il est vrai que James a réussi à piquer mon intérêt, » répond-elle en rosissant légèrement. « A force de me courir après depuis… quoi, trois ans ? »

« Cinq, » réponds-je. « Sauf qu'avant c'était plus discret. »

Elle rit à nouveau.

« Tiens donc, c'est si vieux que ça ? »

« Oh, oui ! » souris-je. « C'est insupportable de l'entendre parler de toi sans arrêt ! Enfin, bref, ça ne répond pas à ma question. Tu l'aimes ? »

« Disons qu'il m'intéresse, » cède-t-elle. « Mais je voudrais simplement qu'il soit un peu moins arrogant. Est-ce trop lui demander ? »

« Peut-être, » réponds-je.

Elle hausse les épaules.

« J'aimerais vraiment qu'il fasse un effort, » me dit-elle. « Nous avons déjà réussi à discuter tranquillement tous les deux, je l'aime bien, mais je déteste le voir se vanter auprès de toute l'école, et surtout des filles. »

« Oh, jalouse en plus de ça ? »

« Très, » sourit-elle.

Elle me caresse à nouveau les cheveux, puis m'embrasse sur la joue ?

« J'espère que cette année marquera la fin de nos attentes d'efforts auprès de nos élus, » plaisante-t-elle. « Je vais devoir y aller. Tu es sûr que ça va ? »

« Très bien, » souris-je. « Ca m'a fait du bien de parler avec toi. »

Elle se redresse et se lève.

« Si jamais tu veux parler, Remus, n'oublie pas que je suis là, » ajoute-t-elle avec un clin d'œil.

Je souris et hoche la tête, puis elle quitte finalement la pièce.

Je me lève ensuite et vais me poster devant la fenêtre, me massant les tempes en sentant un mal de crâne pointer le bout de son nez. La porte s'ouvre deux seconds plus tard pour laisser entrer Sirius et James.

« Remus ? Qu'est-ce que tu faisais avec Lily ? » me demande aussitôt James, l'air suspicieux.

« Nous parlions, » réponds-je. « Pourquoi ? »

« Tu ne devais pas faire ton devoir de Potion ? »

« J'ai commencé, mais ça m'a prit la tête, alors j'ai laissé tombé, » mens-je, espérant que cette explication suffira.

Apparemment non, puisque James fronce les sourcils. Mais Sirius le coupe avant qu'il puisse protester plus.

« Arrête, Jamesie, Remus ne fait rien avec Lily ! » râle-t-il en me jetant un coup d'œil intense qui fait vibrer mon cœur. « Tu as mal à la tête ? » ajoute-t-il en observant mon front plissé.

Je hoche légèrement la tête et il me fait un signe de la main en se dirigeant sur son lit. Curieux, je le suis et, me tenant le poignet, il me force à m'asseoir entre ses jambes et à m'appuyer contre son torse. Ses doigts fins viennent aussitôt se poser sur mes tempes et commencent un massage en règle.

James nous jette un coup d'œil surpris et amusé, et je me sens rougir furieusement. Mais les mains sur mes tempes font des choses miraculeuses et je me sens moi-même fermer les yeux, m'appuyant totalement sur Sirius avec un petit gémissement de contentement. Je crois avoir entendu Sirius déglutir, mais je ne suis pas sûr…

« C'est à cause de la forte amplitude de la pleine lune de demain ? » me chuchote-t-il à l'oreille.

« Oui, sans doute, » réponds-je. « Vous devriez vraiment aller au banquet demain soir, » continue-je.

Sirius ricane légèrement.

« C'est cela, oui, » fait-il sarcastiquement. « Avec une pleine lune aussi forte, tu rêves, mon pauvre ami ! »

Je pousse un soupir, quand il est comme ça, pas moyen de le faire changer d'avis.

« Vous êtes ridicules. »

« Non, tu es ridicule à ne pas vouloir que l'on t'aide, » me rétorque Sirius, agacé.

Je hausse les épaules. Les mains de Sirius retombent peu après.

« Ca va mieux ? »

« Oui, merci. » Plus parce que je suis dans tes bras que par ton petit massage, mais je ne me risquerai pas à le dire.

Je me lève et me dirige vers mon lit. J'entends Sirius soupirer de quelque chose comme du soulagement et mon cœur se serre douloureusement. Il semblerait que Lily ait tort. James ricane légèrement.

« Tout va bien, Sirius ? » demande-t-il, l'air moqueur. « Tu m'a l'air soudain un peu à l'étroit… »

Je me retourne brusquement en fronçant les sourcils et jette un regard à Sirius qui s'est brutalement retourné et me tourne le dos.

« Cesse de raconter des stupidités, James, » rage-t-il en croisant les bras. « Je vais prendre une douche. »

Il se précipite sitôt dit dans la salle de bain, me laissant un peu perplexe, et James éclate de rire.

« Ne mets pas l'eau trop froide, Patmol, ça serait dommage que tu tombes malade ! » raille-t-il moqueusement.

Je le regarde, un peu surpris. Cela veut-il dire ce que j'ai compris ? Je fronce légèrement les sourcils. Je ne veux pas y penser…

« Une partie d'échec, Rem' ? » me propose James.

Je ris légèrement.

« Pour que tu t'endormes en plein milieu, non, merci ! » réponds-je, moqueur. « Va donc le proposer à Lily, je suis sûr qu'elle acceptera. »

Son visage s'éclaire et ses yeux se mettent pratiquement à clignoter.

« Tu crois ? »

Je ne réponds pas et lui fait un clin d'œil en prenant mon livre pour aller m'installer dans la Salle Commune.

James descend deux minutes après moi pour aller voir sa dulcinée.


voilà voilà

gros bisous

speed'