Bonjour tout le monde !
voilà un nouveau chapitre en ce beau vendredi matin...
je n'ai pas eu beaucoup de reviews sur le chap précédent... vous n'avez pas aimé ? Répondez-moi !
Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire Sans Fin
Chapitre 13 :
Sérénade pour un Lion en chaleur et un Dragon en pleurs…
(POV Harry)
Drago et moi arrivons tous les deux dans la tribune des professeurs. Mcgonagall nous scanne aussitôt de son regard pénétrant et semble choquée de constater que nous prenons tous les deux parti. Elle fronce les sourcils. Je ne sais pas pourquoi, mais elle ne peut vraiment pas nous supporter, cette année.
« Excusez-moi, Emmanuel, Josh, » nous dit-elle avec mépris. « Les professeurs sont censés être impartiaux ! »
J'échange un regard amusé avec Josh et celui-ci lui adresse un léger sourire moqueur.
« Mais nous sommes impartiaux, très chère, » répond-il.
Je suis soufflé par tant de mauvaise foi.
« Et vos écharpes ? » fait Minerva avec un dédain stupéfiant.
« Oh, elles sont simplement de nos couleurs préférées, ne tirez pas de conclusions trop vite, » répond Drago en s'asseyant élégamment sur les gradins supérieurs.
Je lève les yeux au ciel, sans parvenir à cacher mon sourire amusé. Vraiment, il exagère, parfois ! Mais Minerva rabroue ses commentaires car Albus intervient pour lui signaler que le match va commencer. Je peux jurer qu'il m'a adressé un discret clin d'œil.
Je m'assoie aux cotés de Drago qui se retient visiblement de ne pas passer un bras autour de ma taille – étonnamment, aucune rumeur sur nous n'a circulée, pour l'instant tout du moins, ce qui à mon avis n'est pas plus mal.
Voilà trois mois et demi que nous sommes ici, déjà, et aucun signe de notre mission – c'est à dire, empêcher Lucius et compagnie de tuer James ou Lily ou les deux, sans pour autant les empêcher de retourner dans notre époque.
Un coup de sifflet retentit et j'abandonne là mes pensées pour me concentrer sur le jeu.
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« Et Gryffondor gagne par un 300/100 contre Serpentard grâce au talent du jeune attrapeur Potter ! »
Une explosion retentit dans le stade et Drago se claque le front en marmonnant un 'Non-mais-c'est-pas-vrai' dans sa barbe.
Je ris légèrement en posant un main sur son épaule, me penchant vers son oreille.
« J'espère que ton noble fessier est solide, mon cœur, » lui dis-je dans un murmure pervers à l'oreille. « J'ai gagné… alors cette fois c'est à mon tour de te posséder… toute la nuit… »
Il me jette un regard stupéfait, et visiblement, un peu excité. Un gémissement s'échappe de sa gorge alors que je le regarde de haut en bas avec appétit. Je souris narquoisement en haussant un sourcil.
« Un problème ? »
Il déglutit et détourne le regard.
« Aucun. »
Je ris à nouveau en reportant mon attention sur le terrain. Les rôles sont inversés…
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Je le repousse et il tombe à plat dos sur son lit. Sa respiration est précipitée et il me regarde avec une surprise grandissante.
« Grands Dieux, mais où est passé mon Harry ? Mon doux et gentil Harry qui se laisse dominer sans rien dire ? » gémit-il alors que je monte à califourchon sur lui, déboutonnant tranquillement sa chemise.
« Tu apprendras… » fais-je en faisant lentement sauter un bouton… « … que j'ai… » deuxième bouton « … une personnalité double… » troisième « …et très complexe… » quatrième « … le Harry habituel est un Gryffondor… » cinquième « … aujourd'hui… Je suis un Serpentard, » finis-je en le débarrassant finalement de sa chemise et en me baissant pour m'emparer de ses lèvres.
« Crois-tu vraiment que je vais me laisser faire ? » rétorque-t-il.
Je lui souris narquoisement et lui attrape les poignets pour les plaquer des deux cotés de sa tête sur le matelas.
« Crois-tu vraiment pouvoir te défendre ? » dis-je d'une voix basse et langoureuse.
Il fronce légèrement les sourcils, puis comprends alors que j'approche ses mains de la tête du lit.
« Ah, non ! » s'exclame-t-il en commençant à se débattre. « Non, non, non Harry, tu ne m'attaches pas les mains ! Non ! »
Je souris en conjurant une paire de menottes que j'utilise prestement.
« Si, » réponds-je en m'appuyant sur les coudes pour maintenir mon visage près du sien.
« Mais… mais… » balbutie-t-il.
« Pas de mais ! » fais-je en plaçant une main sur sa bouche. « Ce soir, Drago Malefoy… je contrôle tout… »
Il me darde de ses yeux d'orage d'un regard de tueur, puis un éclat lascif y passe et il aspire un de mes doigts dans sa bouche, le léchant consciencieusement. Je souris légèrement en lui caressant les cheveux.
« Ce soir, Drago Malefoy, tu seras mon jouet, » dis-je dans un murmure plein de perversité à son oreille alors que sa bouche suce plus fermement mon doigt, me faisant fermer les yeux. « Ce soir, tu seras mon esclave… »
Un gémissement profond s'échappe de sa gorge.
« … et tu vas adorer ça… »
Ses dents viennent tendrement mordiller mes phalanges et je l'embrasse derrière l'oreille.
« Bon garçon, » dis-je dans un murmure.
Puis je retire mes doigts de sa bouche pour me redresser et m'asseoir sur ses hanches. Je me mordille légèrement la lèvre, puis souris narquoisement en conjurant un bandeau noir. L'apercevant, il secoue la tête.
« Non, non, Potter, pas ça ! »
« Tiens, je vais me gêner ! » réponds-je en me penchant de nouveau vers lui pour lui nouer le bandeau autour des yeux.
Puis j'embrasse mon amant sur les lèvres.
« On a peur, Malefoy ? »
« Non ! » crache-t-il avec colère.
Je ris légèrement.
« Dis-moi, Drago, ça fait combien de temps que personne n'a eu l'occasion de te prendre ? » fais-je, glissant ma main entre ses jambes encore trop habillées à mon goût.
« Deux jours, » jette-t-il fièrement.
Je hausse un sourcil.
« Tu mens très mal, chéri, » réponds-je en lui plaquant une main sur l'entrejambe.
Il gémit bruyamment, c'est bon d'avoir tant de pouvoir sur lui…
« C'était toi, » gémit-il en enfonçant la tête dans l'oreiller.
Je l'observe quelques secondes, assez surpris.
« Es-tu en train de me dire que j'ai été le seule à te prendre de toute ta vie ? »
« Non, j'ai dit que tu étais le dernier à l'avoir fait, » s'énerve-t-il. « Oui, c'était il y a sept ans ! Et alors ? »
Je me penche de nouveau au-dessus de lui et lui mordille la lèvre inférieure.
« Dieux, que c'est excitant, » dis-je dans un murmure en ondulant des hanches contre lui. « Tu dois être tellement étroit… »
Je glisse ma main dans ses sous-vêtements et il sursaute violemment. Je souris et me penche à nouveau à son oreille.
« Je vais te prendre, mon amour, » lui dis-je dans un faible chuchotement, le sentant encore plus durcir dans ma main. « Oh, ça t'excite, hein, que je te parle comme ça ? »
Il ne fait que gémir un peu plus et je lui mords violemment le lobe de l'oreille.
« Réponds-moi… tu veux que je continue ? »
« Oui, » souffle-t-il de façon presque inaudible.
« Pardon ? Je n'ai pas entendu. »
« Continue, continue, ne t'arrête surtout pas ! »
Je laisse échapper un léger rire qui le fait gémir à nouveau.
« Je vais te baiser, Drago, » dis-je, reprenant le fil de mes pensées. « Je vais m'enfoncer en toi… et tu me supplieras de continuer… »
« Un Malefoy ne supplie pas ! » ne peut-il s'empêcher de rétorquer.
Je ris un peu, sa voix est rauque.
« Ah oui ? » fais-je d'une voix basse. « C'est ce que nous verrons… et je t'apprendrai, Drago, que mon Malefoy supplie… »
Il se mord légèrement la lèvre et je l'embrasse avidement, ma main quittant son sexe pour que je puisse rapidement le déshabiller. Je l'observe quelques secondes, immobile, et lui commence à s'agiter.
« Harry ? » m'appelle-t-il.
« Je suis là, » réponds-je.
Apercevant un mouvement à la fenêtre du coin de l'œil, j'y jette un regard et un léger sourire se dessine sur mes lèvres. Revenant à mon beau blond, je pose une main sur chacune de ses chevilles pour les faire remonter lentement.
« Tu sais quoi, Dray ? » fais-je doucement, ma main atteignant ses genoux.
« Non… quoi ? » fait-il en réponse, ses mots se percutant dans ses halètements précipités.
« Il neige… » réponds-je, passant doucement mes doigts sur l'intérieur de ses cuisses.
« Ah… oui… et ? »
Je pouffe légèrement, puis lubrifie mes doigts d'un sortilège murmuré.
« Eh bien… ça me rappelle cette fois, sous la neige… il y a plus de six ans… ça te dit quelque chose ? »
« Hein quoi, oui, peut-être, si tu le dis… »
« Ca ne te dis rien ? » fais-je en me penchant par-dessus lui, lui écartant largement les jambes. « Tu m'avais pris à même le sol de terre gelée… »
Il ne répond pas mais gémit à nouveau. Je souris et me penche sur lui, posant ma bouche sur son torse, alors que mes mains atteignent ses fesses. Je le sens trembler sous moi.
« Tu as peur ? » fais-je, plus doucement cette fois.
« N… non, » me répond-il, hésitant cependant.
Je souris légèrement.
« Menteur… » réponds-je. « Mais ne t'en fait pas… je ne te ferai pas mal… »
Je penche ma bouche vers la sienne.
« Dans mes bras, tu n'as pas à avoir peur, petit Dragon, » dis-je dans un souffle.
Il gémit et se détend visiblement. Heureux de mon effet, je descends mon visage plus bas sur son corps, jusqu'à atteindre son sexe érigé. Je souris légèrement en embrassant le bout, alors que ma main lubrifiée se glisse entre ses fesses. Mon autre main vient se promener sur ses hanches car je sais qu'il y est plus sensible qu'à d'autres endroits.
Il gémit encore et se cambre. Frottant son entrée, je commence à faire des va-et-vient sur son sexe, puis je glisse doucement un doigt en lui, attentif à ne pas y aller trop vite trop fort pour ne pas lui faire mal. J'attends deux secondes qu'il se relaxe, et me concentrant légèrement je me retrouve nu à mon tour. Il essaye de respirer profondément pour se calmer et je commence à faire aller et venir mon doigt en lui. Il pousse un râle rauque en se cambrant encore plus.
« Harry… Harry, oui, juste là, encore… »
Je retiens un sourire et lentement continue de le préparer avec deux puis trois doigts, attendant qu'il se décrispe totalement. Il ondule des hanches sous moi, essayant presque de s'empaler sur ma main.
« Oui, oui, » gémit-il. « Oh, Merlin, Harry… »
Je souris et lâche alors son sexe en retirant mes doigts, remontant mon visage au niveau du sien. Regrettant de ne pas voir ses yeux, je lui retire son bandeau. Ses pupilles sont très dilatées et je souris encore plus en me positionnant au-dessus de lui, lubrifiant mon membre d'un sort.
Il me regarde, la respiration cette fois totalement irrégulière.
« Tu me veux ? » dis-je dans un murmure.
« Oui, » souffle-t-il. « Oh, mon dieu, oui, je te veux ! »
« Tu veux quoi ? » fais-je en haussant un sourcil narquois.
« Prends-moi, » gémit-il. « Oh, prends-moi, je t'en prie, prends-moi maintenant, j'en ai tellement envie, j'en ai tellement besoin… »
Je pose délicatement mes lèvres sur les siennes en positionnant ses jambes convenablement et en le pénétrant un petit peu. Il gémit fortement et s'aggripe aux barreaux du lit, refermant ses jambes autour de ma talle pour me faire le pénétrer encore plus loin. Cette fois c'est à mon tour de gémir, Dieux, j'avais oublié combien il était bon de prendre quelqu'un combien il était bon de le prendre, de sentir sa chaleur autour de moi, et ses muscles…
« Oh, Merlin, » gémit-il. « Plus fort, Harry, plus fort… »
Je n'obéis pas et prends une cadence lente et douce. Il gémit encore, ou plutôt il crie de frustration.
« Supplie-moi, » dis-je dans un souffle à son oreille.
Il me fusille du regard.
« Plutôt crever ! »
Je souris en m'enfonçant délicatement en lui.
« A toi de voir… »
Il gémit à nouveau en s'enfonçant la tête dans l'oreille.
« Je t'en supplie, » dit-il d'une voix presque inaudible.
« Pus fort… »
« Je t'en supplie ! »
« Qui ? »
« Harry ! »
Satisfait, je me retire presque entièrement de lui avant de me renfoncer d'un coup brut, touchant sa prostate et le faisant crier de plaisir.
« Oui ! Encore, putain, Harry, je t'aime tellement… »
« Oh, putain, Drago, » dis-je dans un souffle à son oreille.
Je commence à aller et venir profondément en lui. Il se tord en dessous de moi, gémissant, et me supplie encore, me disant je t'aime, sans avoir réellement l'air de comprendre ce qui se passe, à part que je suis en lui.
Et la neige continue de tomber. Et quelque chose commence à sortir de moi et de Drago, une aura d'un blanc brillant qui nous entoure tous les deux. Je ne sais pas ce que c'est et visiblement Drago non plus.
« Putain, c'est quoi ça ? » fait-il en haletant.
Je m'empare maladroitement de ses lèvres pour le faire taire.
« J'en sais rien, et je m'en fous, » dis-je contre ses lèvres.
Il s'apprête visiblement à protester de nouveau, mais je l'en empêche en attrapant son sexe entre nous, collant ma bouche contre la sienne, sans rompre le contact visuel.
Il jouit dans un râle rauque en me mordant sauvagement la lèvre. Le sentant se contracter autour de moi, je le rejoins dans son orgasme et le libère brutalement en lui.
Je retombe sur lui, essoufflé, et il me mordille légèrement l'oreille.
« Détache-moi, » chuchote-t-il alors que j'observe l'aura s'apaiser peu à peu et revenir dans nos corps. « Détache-moi, s'il te plait. »
Je lui jette un coup d'œil moqueur et l'embrasse au coin des lèvres.
« Non, » réponds-je.
« Harry… » gémit-il avec des yeux suppliants.
Je secoue la tête et me retire doucement de lui pour me redresser.
« Non, non, j'aime bien te voir comme ça. »
Il me fusille du regard.
« Tu me paieras ça ! »
Je fais un bruit avec ma gorge qui ressemble à un ronronnement puis je m'allonge à ses cotés pour poser ma tête sur son torse.
« La nuit ne fait que commencer… » dis-je dans murmure à son oreille. « Et je n'ai pas encore pu utiliser convenablement mon jouet.
« Harry, s'il te plait… » dit-il à nouveau en me regardant, l'air vraiment mal à l'aise. « Je n'aime pas ça. Je suis d'accord pour dire que c'est un peu excitant, mais une fois de temps en temps, et pas toute une nuit. S'il te plait. Détache-moi. »
Je fronce légèrement les sourcils, puis finalement je cède et défait ses menottes d'un geste de la main.
« Est-ce que ça va ? » fais-je alors qu'il se redresse pour se masser les poignets.
Le regard machiavélique qu'il me lance en relevant la tête me fait vite comprendre que j'ai fait une erreur de stratégie.
« Très bien, » rétorque-t-il en se jetant sur moi pour me plaquer contre le matelas. « Mais ça ira encore mieux quand je t'aurai fait payer ce sale coup, » ajoute-t-il avec férocité.
Et sans me laisser le temps de répondre, il me prend brutalement la bouche dans un baiser possessif et brûlant.
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Je me réveille le lendemain matin en sentant Drago bouger et gémir bizarrement contre moi. J'ouvre les yeux pour le voir à coté de moi, visiblement pris dans un cauchemar assez fort. Son visage est crispé de peur et de faibles 'non, s'il vous plait' s'échappent de sa bouche. Je pose une main sur son épaule et le secoue un peu pour le réveiller.
« Drago ? » dis-je dans un murmure. « Drago, mon cœur, réveille-toi, ce n'est qu'un mauvais rêve. »
Il ouvre soudain les yeux avec un halètement et me regard à peine une seconde avant de venir se blottir contre mon torse en tremblant légèrement.
« Drago ? » fais-je avec inquiétude – c'est la première fois que je le vois dans cet état à cause d'un simple rêve. « Drago, mon ange, qu'est-ce qui se passe ? »
« Serre-moi, » m'implore-t-il. « Serre-moi fort contre toi, Harry. Ne me laisse pas tout seul… »
Je m'exécute sans même y penser et plonge le visage dans ses cheveux, mes bras autour de lui l'étreignant fortement.
« Qu'est-ce qui se passe ? » fais-je en lui embrassant le crâne. « Qu'est-ce qui te met dans un tel état ? Drago ? Parle-moi, s'il te plait, dis quelque chose… »
« Ils voulaient me faire du mal, » murmure-t-il. « Ils voulaient me faire très mal, et tu n'étais pas là. »
Je fronce les sourcils.
« Qui ça ? »
« Je ne sais pas. Des hommes mauvais. Tu n'étais pas là. »
« Je ne laisserai jamais personne te faire du mal, Drago, ce n'était qu'un rêve, » réponds-je avec douceur, lui caressant tendrement le dos pour le calmer.
« Promis ? » demande-t-il avec une voix d'enfant.
Complètement fou d'angoisse, je hoche tout de même la tête.
« Je te le jure, » réponds-je.
C'est dans des moments comme ça que je voudrais être un parfait Legilimens.
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Drago a fini par se rendormi, blotti contre moi, mais je ne parviens pas à trouver le sommeil. Il est pourtant encore très tôt, mais ce qui s'est passé tout à l'heure m'inquiète sérieusement. Jamais Drago ne laisse personne le voir aussi vulnérable, même pas moi, ou alors en de très rares occasions et c'est toujours très grave, lorsqu'il le fait.
Visiblement, je ne sais pas tout de lui, encore, parce que jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse être aussi bouleversé par un rêve, aussi réaliste soit-il. Et cette voix qu'il avait… comme un enfant qui aurait perdu sa mère. Instinctivement, je le serre un peu plus fort contre moi et embrasse son front.
Des coups sur les carreaux de la fenêtre attirent mon attention et je hausse un sourcil à l'attention de Spica qui me regarde avec un grand sourire joyeux. Je souris en retour et ouvre la fenêtre d'un sort de la main. Elle entre et referme très vite, puis sort un énorme grimoire de sa cape.
« J'ai quelque chose pour vous, » me dit-elle à voix basse. « Je pense que ça peut vous intéresser. Je te laisse ça là. Désolée pour le dérangement. »
« Qu'est-ce que c'est ? » fais-je en redressant légèrement la tête.
« Un livre sur les liens magiques de toutes formes, » répond-elle « J'ai laissé une marque. »
« D'accord, » fais-je, caressant le dos de Drago alors qu'il s'agite légèrement. « Merci. »
Elle me fait un clin d'œil complice et quitte la pièce par le même chemin. Je referme la fenêtre de la même façon qu'avant et me blottis de nouveau contre mon beau blond qui finit par ouvrir les yeux. Je le regarde avec inquiétude et il hausse un sourcil.
« J'ai un bouton sur le nez ? » me demande-t-il.
« Est-ce que ça va mieux ? » dis-je pour toute réponse.
Il fronce les sourcils.
« Je vais très bien, à part que je me suis fait culbuter par un lion en chaleur cette nuit, mais bon, je survivrai, » me répond-il, moqueur.
« Tu ne te souviens pas ? » fais-je, étonné.
Il me regarde avec suspicion.
« Me souvenir de quoi ? »
« Tu t'es réveillé il y a deux ou trois heures, » réponds-je en caressant sa joue avec tendresse. « Tu avais fait un cauchemar, tu avais l'air assez paniqué… »
Il semble réfléchir quelques secondes.
« Je ne sais pas, » fait-il sans comprendre. « Je t'ai raconté mon rêve ? »
« Vaguement, tu m'as dit que de mauvais hommes voulaient te faire du mal et que je n'étais pas là, » fais-je, frissonnant légèrement alors que son visage effrayé me revient en mémoire. « Tu avais l'air vraiment terrifié. »
Il se mord la lèvre en voyant que je m'inquiète sérieusement.
« Je ne me rappelle vraiment pas, » me dit-il.
Il soupire et me tire contre lui.
« Je vais bien, d'accord ? » me souffle-t-il. « Je t'assure. Je ne devais pas être très réveillé. »
« Je serais toujours là pour te protéger, » dis-je doucement. « Tu le sais, hein ? »
« Oui, bien sûr que je le sais, » me répond-il. « Je t'aime. »
« Moi aussi, » réponds-je faiblement.
Nous restons blottis l'un contre l'autre sous la couette, avec une impression de confort absolu, la neige tombant toujours dehors aidant à cela.
« Spica n'est pas passée, tout à l'heure ? » me demande-t-il avec curiosité.
« Si, elle avait quelque chose à nous montrer dans un grimoire, » réponds-je en attrapant le dit-ouvrage sur la table de chevet. « A propos des liens magiques… »
Je l'ouvre à la page marquée et commence à lire à voix haute le passage concerné.
« Les liens d'amour :
1°) Les liens de cœur :
- Le lien de la première neige : Le plus méconnu et le plus mystérieux des liens du cœur, le lien de la première neige a longtemps laissé les Mages dans la plus grande perplexité. Il est également réputé comme étant le plus pur, puisque jamais aucun couple le possédant ne fut mauvais ni ne sombra dans la Magie Noire. Inexistant dans les pays où le climat n'est pas neigeux en hiver, il se crée la nuit de la première neige de la saison – généralement, ici en Grande-Bretagne, en novembre – et relie définitivement et éternellement le cœur des deux amants.
Le lien se créera lors d'une relation sexuelle intense, riche en émotion, entre les deux sujets, si et seulement si ceux-ci sont profondément et sincèrement amoureux l'un de l'autre. Il se traduira ensuite par une confiance absolue en l'autre si elle n'existait pas déjà auparavant, et une compréhension mutuelle qui ne sera qu'exacerbé lors d'une union magique, que celle-ci soit faite avant ou après la formation du lien.
La seule autre chose connue sur ce lien est qu'à chaque relation sexuelle une nuit de première neige, l'amour des liés se matérialisera d'une aura allant du rouge au blanc pur, sachant que plus la couleur de l'aura tirera vers le blanc, plus la relation aura été difficile à construire, et plus l'amour aura passé d'épreuve. »
Je me tourne vers Drago qui me fait un petit sourire en glissant une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.
« Au moins, maintenant, on sait ce que c'est, » me dit-il doucement.
« Ce que je me demande, c'est comment Spica a pu le deviner comme ça, » réponds-je en refermant le livre.
« Les vampires n'ont plus d'aura magique, mais pour compenser ce fait, leur esprit a développé une empathie assez considérable, » me répond Drago. « D'après ce que m'a dit Spica, elle a une place assez importante dans la hiérarchie vampirique d'Europe. Elle est donc particulièrement puissante. Ce qui explique qu'elle peut nous voir sous nos vrais visages. »
« Je vois. »
Drago me fait un petit sourire et m'embrasse l'épaule alors que je me penche pour reposer le grimoire sur la table de chevet. Je suis toutefois pris par surprise quand Drago me serre contre lui pour embrasser mon cou avec langueur.
« Je te dois toujours au moins deux tours pour cette nuit, » me souffle-t-il.
Je ris doucement.
« Heureusement qu'on n'a pas cours ce matin… » réponds-je en me penchant vers lui pour l'embrasser.
voilà, fin du chap ! Moi je l'aime beaucoup celui-ci, je ne sais pas ce que vous en avez pensé...
une petite review pour me le dire ?
gros bisous à tous et à très vite
speed'
