Salut à tous !

bien, alores je n'ai plus guère de temps ce matin, mais voilà, pour me faire pardonner le temps que je mets pour la suite d'Aube et Crépuscule, voilà un nouveau chapitre d'HSF...

Je suis vraiment navrée des délais qui me sont nécéssaires pour chaque chapitre, mais avec le bac... j'ose espérer que beaucoup d'entre vous me comprennent, et que les autre comprendrons d'ici quelques années.

Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace 1 : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Dédicace 2 : de plus, je voulais absolument faire un énorme clin d'oeil à ma meilleure amie, ma petite Popo préférée, qui file le grand amour avecmon abrutie préférée Aurélia... Alors mes petites tourterelles, continuez de vous aimer comme vous le faites, et je serais toujours de votre coté ! Je vous aime !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 15 :

« Quels mois détestes-tu le plus ? » « Oh, mai et juin, pourquoi ? »

(POV Harry)

« Tout ceci est ridicule ! » fais-je en passant ma robe de soirée. « J'ai horreur des bals, Drago ! »

« Tu me répètes ça depuis qu'Albus nous a fait part de son idée, je pense que j'ai compris maintenant, » me répond Drago en tripotant comme d'habitude ses cheveux.

Je lui lance un regard plein d'espoir à travers le miroir.

« S'il te plait, on ne pourrait pas aller fêter le nouvel an tous les deux ? » dis-je en lui jetant un coup d'œil désespéré. « En amoureux… »

Il me regarde, l'air surpris et assez tenté… puis secoue la tête.

« Non, » me répond-il. « Nous avons dit que nous irions à cette soirée, nous irons à cette soirée. »

Je pousse un soupir, puis prends un air lubrique et m'approche de lui, passant mes bras autour de sa taille et me collant contre son dos.

« S'il te plait, » dis-je dans un murmure à son oreille.

Je le sens frissonner et je souris légèrement.

« Si tu acceptes, je te promets deux jours de totale débauche, » continue-je, me pressant contre lui.

« C'est cela, pour me faire encore une fois dominer par un Serpentard refoulé et passer deux semaines debout, non merci ! » répond-il d'une voix un peu rauque, ce qui prouve qu'il est troublé.

« Et si je suis ton esclave ? » fais-je dans un souffle.

Il arrête de tripoter ses cheveux et se retourne, un sourire narquois sur les lèvres.

« Mon esclave, hein ? » dit-il. « Et qu'est-ce que tu entends par-là ? »

« Eh bien… » fais-je en me mordant la lèvre inférieure.

Il hausse un sourcil et entrelace ses mains aux miennes, avant de les ramener dans mon dos et de me faire reculer pas à pas vers le mur, sa bouche près de la mienne.

« Mais encore ? »

« Je ne sais pas, » fais-je avec un sourire. « On pourrait y mêler des chaînes… du cuir… ce que tu veux… »

« Mmh, c'est très tentant tout ça… » chuchote-t-il.

« Dois-je prendre cela pour un oui ? »

Il sourit de nouveau.

« Nous allons aller à cette soirée, » me répond-il, détruisant mes espoirs. « Et, tu seras mon esclave pendant deux jours. »

Il m'embrasse sauvagement en coinçant mes poignets contre le carrelage du mur. Quand, enfin, il me laisse respirer et me relâche, je le fusille du regard.

« Tu peux toujours courir ! » fais-je abruptement.

Il me fait un petit clin d'œil en quittant la salle de bain.

« Penses-tu ! Ca t'excite autant que moi, Harry ! »

Je vais me poster à la porte et plisse les yeux Il fait soudain un bon en avant en se posant une main sur les fesses et se retourne vers moi.

« Ne recommence jamais ça, Potter, » me crache-t-il.

Je lui souris narquoisement et lui fais un clin d'œil. Il n'a pas l'air d'apprécier de se recevoir une fessée magique…

« Rien que pour ça, Potter, nous irons à cette soirée, » conclut-il en se détournant pour quitter la pièce.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Fallait-il vraiment que cette petite garce d'Helena McKay soit située entre Drago et moi sur ce foutu plan de table ? Tout, tout aura été fait pour que cette soirée m'insupporte, vraiment ! Et bien sûr, de l'autre coté de moi, il y a Minerva, qui ne peut pas m'encadrer. Super.

Alors je trompe mon ennui en laissant mon regard parcourir la salle. Apparemment, James a réussi à… conquérir ma mère, enfin en tout cas ils sont à la même table et se regarde avec des yeux de merlans frits par-dessus leurs assiettes et leurs verres. Sirius et Remus, eux, s'évitent du regard, bien sûr. Je plisse un peu les lèvres, heureusement que Drago sait qu'ils vont finir ensemble, sinon je me ferais du souci pour leur couple. Les deux filles qui les accompagnent sont en plein papotage, de ragots sans doute. Elles sont à Serdaigle, je crois, en sixième année. Toute fière de sortir avec eux, certainement.

Un faible sourire joue sur mes lèvres. Le traître n'est pas là, il n'avait sans doute pas de cavalière et il a préféré rester chez lui. Oh, que je suis méchant !

Mais j'ai le droit d'être méchant. Ce salaud a détruit ma vie ! Mais j'ai réussi à la reconstruire… Mes yeux se tournent d'instinct vers Drago et je croise son regard. Il me fait un discret petit sourire complice et je souris en retour.

Cette soirée m'insupporte quand même.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Je me laisse tomber morosement dans un canapé, bras et jambes croisées, tirant une gueule de trois mètres de long. Voyant que je n'avais pas l'intention de danser, Drago a haussé les épaules et a invité Helena, me laissant seul. Et là, il danse un rock avec cette garce. Je vais la réduire en petit morceau et la bouffer, celle-là.

« Tu ne danses pas, beau brun ? »

Je relève la tête pour apercevoir Spica et lui fais un sourire qui ressemble à une grimace.

« Je ne sais pas danser, » réponds-je simplement.

Elle fait un petit geste de la tête.

« Je vois, » répond-elle. « Et pourquoi tu fais cette tête ? »

Je ne réponds rien et fixe mon regard sur mon amant et sa cavalière qui rient aux éclats. Spica se retourne, puis m'observe avec un sourire moqueur.

« Jaloux, en plus ? »

Je hausse les épaules et regarde à nouveau le sol.

« Ca c'est de famille. Regarde James. »

Je fronce légèrement les sourcils et regarde dans la direction indiquée. James est 'poliment' en train de tirer Lily par le bras pour la sortir des bras de Remus. Hilarant.

Je retiens un léger éclat de rire. Spica secoue la tête, puis sort sa baguette et conjure deux coupes de champagne avant de m'en tendre une.

« A la tienne, voyageur, » me dit-elle avec un clin d'œil.

« A la tienne, ancêtre, » réponds-je, amusé.

« Eh ! » proteste-t-elle.

Je lui souris narquoisement.

« Tout de même à… combien, cent quatre-vingt-neuf ans, c'est ça ? On ne peut pas te qualifier de toute jeune. »

« Peut-être, mais ça s'appelle de la politesse, jeune homme, » me rétorque-t-elle fièrement, arborant son insupportable air de petite noble. « On ne parle pas de l'age d'une vieille dame en présence de cette vieille dame. »

Je souris de nouveau.

« Allons, une grande dame comme toi, dans ta merveilleuse bonté, va me pardonner, n'est-ce pas ? »

« Ne te leurre pas, je n'ai aucune bonté, » me rétorque-t-elle. « La plupart des choses que je fais vont dans mon intérêt… ou celui de ma famille, éventuellement. »

« Et nous aider à sauver le monde, ça va dans ton intérêt ? » fais-je.

« Sauver le monde, à ce point-là ? »

Je hoche la tête, levant les yeux au ciel de dépit.

« Si tu savais… » réponds-je.

« Je le saurais bien assez tôt, je suppose, » dit-elle simplement. « Mais pour répondre à ta question, oui, sauver le monde est dans mon intérêt, puisque je suis immortelle… C'est moi qui construit mon propre avenir ! »

Je ris à nouveau, elle a une sacré façon de voir les choses.

« Grand-mère ! »

Sirius arrive soudain à nos cotés et se poste devant la vampire, tendant une main vers elle.

« Tu viens danser ? »

« Tu n'invites pas Remus ? »

Sirius grimace légèrement et tourne les yeux vers l'autre coté de la salle, où Remus danse avec sa cavalière, l'air de vouloir rien d'autre qu'être ailleurs. Puis Sirius secoue la tête et revient vers Spica.

« Il est déjà pris, » répond-il simplement.

Spica plisse les lèvres, mais finalement accepte, posant sa coupe sur la table proche. Je me retrouve à nouveau seul. Super.

« Tiens, tiens, tiens, Emmanuel, tu ne danses pas ? »

Je me retourne de nouveau. Ne peut-on déprimer en paix ? Non, il faut qu'il y ait des acharnés à vous mettre dans leur lit pour vous emmerder.

« Non, je ne sais pas danser, » réponds-je en tournant les yeux vers Gustave.

« Eh bien, viens, je vais t'apprendre, » sourit-il.

« Non, merci, sans façon, » réponds-je en secouant la main.

« Mais si, mais si, » insiste-t-il en m'attrapant la main et en me forçant à me lever.

« Gustave, j'ai dit non ! » fais-je, agacé de voir qu'il a plus de force que moi puisqu'il me tire vers la piste sans que je puisse l'arrêter.

« J'insiste, » rétorque-t-il en passant un bras autour de ma taille.

« Mais je – »

« Mais rien du tout, tu ne vas pas rester planté dans ton coin toute la soirée ! » me coupe-t-il en m'emmenant au milieu des autres danseurs.

« Ca me convenait très bien, » réponds-je, énervé.

« Ca te conviendra aussi de danser, » me répond-il avec un grand sourire.

Je lève les yeux au ciel et il se place derrière moi, sa main sur mon ventre et l'autre sur ma hanche, collé contre moi et ondulant des hanches.

« C'est ridicule, » dis-je dans un faible murmure.

« Si seulement tu te laissais aller, » me répond-il. « Fais comme Josh ! »

Je fronce les sourcils et regarde dans la direction de mon amant qui… eh bien qui danse très sensuellement avec… avec… il vaut mieux que je me taise avant de parler en propos peu élogieux d'une femme.

Je croise deux secondes le regard de Drago puis détourne les yeux et essaye d'aller en rythme avec Gustave derrière moi. Il émet un léger rire mais se débrouille pour que j'arrive à le suivre.

« Tu vois quand tu veux, » sourit-il. « Un corps aussi beau et sensuel que le tien ne dois pas se priver de bouger comme ça. »

Le sang me monte aux joues rapidement mais je ne me laisse pas démonter. Je risque un nouveau coup d'œil à Drago qui a totalement arrêté de danser et me fusille du regard. Je lui tire la langue de façon très mature et il plisse les yeux avant de se tourner vers l'autre conne avec un sourire un peu crispé et de réussir, je ne sais pas comment, à l'envoyer danser avec quelqu'un d'autre. Puis il traverse la piste et se rapproche de nous, un poing serré dans sa poche. Comme par hasard, à ce même moment, les lumières baissent alors que de nouvelles notes retentissent. Un slow. Je veux savoir qui est le DJ.

Brusquement, le monde tourne. En fait, c'est Gustave qui m'a prestement fait tourner sur moi-même pour que je me retrouve face à lui. Ses bras m'enserrent la taille et je me retrouve collé à son corps, sa tête sur mon épaule et sa bouche près de mon oreille.

« Tu m'excites tellement… » me murmure-t-il.

Je me sens rougir à nouveau mais avant que j'aie le temps de répliquer quoi que ce soit, une main m'enserre le poignet et m'arrache d'un coup sec à l'emprise de Gustave.

« Tu permets, je te l'empreinte, » dit la voix de Drago sur un ton Malefoyen ne souffrant aucune réplique.

Sans attendre de réponse, il me jette un regard furieux et me tire derrière lui, avant de s'arrêter dans un coin et de passer mes bras autour de ma taille pour me faire danser. Je passe les miens autour de son cou et appuie légèrement ma tête contre la sienne.

« Je croyais que tu ne voulais pas danser ? » murmure-t-il dans mon oreille.

« Je ne voulais pas danser, il ne m'a pas laissé le choix, » réponds-je.

Il grogne.

« Et c'était quoi ce regard ? Pourquoi tu t'es mis à danser comme… comme ça ? Tu m'avais dit que tu ne savais pas danser. »

« Je ne sais pas danser ! » réponds-je aussitôt. « Ca veut dire quoi 'comme ça' ? »

« Tu veux dire que tu ne le faisais pas exprès ? » s'étonne-t-il.

« Je ne faisais pas exprès quoi ? » répons-je, agacé de ces mystères.

« Tu… tu… » fait-il, cherchant ses mots. « Disons que quand je t'ai vu, la seule idée que j'ai eue en tête était la vision de ton corps nu au-dessus du mien… »

« P-pardon ? » fais-je, interloqué.

« Et ce n'est pas parce que nous sommes ensemble, tu as dû faire cet effet à sans doute toutes les personnes attirées par les hommes dans cette salle, » finit-il, faisant descendre ses mains de ma taille pour les poser sur mes fesses.

« Ah… ah oui ? »

« Oui, oui, » acquiesce-t-il. « Enfin, peu importe, ce n'est pas la question ! Qu'est-ce qui t'a pris d'accepter de danser avec lui ? »

« Tu n'avais pas à flirter sous mes yeux avec cette petite garce diseuse de balivernes ! » réponds-je aussitôt. « Tu n'avais pas à flirter avec elle tout court ! »

Après une seconde de blanc il émet un léger rire.

« Oh, tu es jaloux, petit lion ? » me fait-il, moqueur.

« Non, je ne le suis pas, » réponds-je aussitôt, vexé.

« Oh, si, tu l'es, » rétorque-t-il, l'air vraiment amusé. « J'adore ça, si tu veux savoir. »

« Pff, » est ma seule réponse.

Il rit à nouveau et m'embrasse discrètement sur la tempe.

« Je vois, » dit-il. « Mais maintenant que tu as découvert que, oh miracle, tu sais danser, je ne te lâche plus, » ajoute-t-il sérieusement alors que le slow s'achève. « Je vais t'épuiser, mon cher, tu n'as pas fini ! »

« Je savais que j'aurais du faire semblant d'être malade… » dis-je dans un faible murmure.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

« Je n'en peux plus ! » fais-je alors qu'il m'entraîne pour une je ne sais combientième danse, des heures plus tard, juste après minuit. « S'il te plait, je demande une pause ! »

Il éclate de rire et accepte de me relâcher pour me guider vers le buffet, dans un coin.

« Tu n'as pas beaucoup d'endurance, » se moque-t-il alors que je me sers un verre d'eau bien froide.

Je le regarde, éberlué.

« Ce n'est pas de l'endurance à ce niveau, » réponds-je. « C'est… c'est inhumain, voilà ce que c'est ! »

Il rit à nouveau puis pose une main sur ma hanche.

« Ca ne te dis pas qu'on aille se balader dehors quelques minutes ? » me propose-t-il.

Je hoche la tête.

« Oui, bonne idée, » réponds-je en finissant mon verre.

Nous sortons tous les deux et nous dirigeons vers le parc, désert. Dès que nous sommes hors de vue, Drago passe un bras autour de ma taille et m'embrasse sauvagement.

« Putain, » souffle-t-il quelques secondes après. « Je suis en train de reconsidérer notre décision de garder notre relation la plus secrete possible. J'en ai marre de devoir me retenir de t'embrasser alors que je n'ai envie que de ça ! »

Je souris légèrement et l'embrasse à nouveau.

« C'est difficile pour moi aussi, » réponds-je simplement.

Il me fait un clin d'œil et m'attrape par la main pour me guider dans le parc, l'air frais de la nuit rougissant ses pommettes.

« Je commence à me demander ce qu'attend mon paternel pour frapper, » murmure-t-il alors. « Ca fait déjà cinq mois que nous sommes ici, et rien. Que dalle. »

« Peut-être ne sont-ils même pas encore là, » réponds-je. « C'est possible, après tout. Et puis si tu veux mon avis, rien ne se passera avant la fin de l'année. »

« Qu'est-ce qui te fais dire ça ? » s'étonne-t-il.

« Le fait que, quand on y réfléchi, aucune ou presque de toutes les choses graves qui me sont arrivées ne s'est passé à un autre moment que le mois de mai ou de juin, » réponds-je. « Regarde, en première année, la pierre Philosophale. En deuxième année, la Chambre des Secrets. En troisième, Sirius, en quatrième le retour de Voldemort, en cinquième la mort de Sirius, en sixième l'enlèvement de Ron et Hermione, en septième, ton enlèvement. »

« Hem, oui, effectivement, on peut voir les choses comme ça… » acquiesce-t-il avec un léger sourire.

« En fait, j'aurais même tendance à croire que le mois de mai et le mois de juin sont, pour moi, les pires de l'année, » finis-je, mi-amusé mi-amer.

Il rit affectueusement et m'embrasse doucement. Il s'apprête à dire quelque chose lorsque nous entendons des bruits de voix et d'altercation peu loin.

« Lâche-moi immédiatement ! »

Je reconnais la voix de Remus.

« Crois-tu qu'après ce que tu m'as fait la dernière fois, je vais réellement te laisser tranquille ? » rétorque une autre voix.

« Malefoy, je t'ai dit que – »

« Tais-toi ! Tu es une petite chose faible dont je peux user et abuser ! »

Drago et moi nous rapprochons rapidement du lieu de la dispute pour voir Remus, les poignets cloués au-dessus de sa tête par une seule main de Lucius Malefoy, l'autre main se glissant sous la chemise du loup-garou.

« Stupéfix ! » lâche aussitôt Drago en sortant sa baguette.

Lucius s'écroule aussitôt à terre et Remus s'appuie lourdement contre le mur, tremblant.

« Remus, est-ce que ça va ? » fais-je en lui posant une main sur l'épaule.

« Ou-oui, » me répond-il.

« Vous êtes sûr ? » fais-je, inquiet. « Calmez-vous, c'est fini… »

Il fond en larmes dans mes bras et je lance un regard désemparé à Drago. Celui-ci grimace légèrement.

« Chut, calmez-vous, Remus, » dis-je finalement. « Ne vous mettez pas dans un état pareil, il ne vous fera plus rien… »

« Que se passe-t-il ici ? »

Je jette un regard par-dessus l'épaule de Remus et aperçois Lily, James et Sirius qui me regarde bizarrement. Puis les yeux de Lily se posent sur le corps figé de Lucius et elle grimace légèrement.

« Merde, il a recommencé, pas vrai ? » dit-elle.

« Rem', » fait Sirius en s'approchant et en le tirant légèrement par l'épaule. « Rem', viens-là, c'est fini… »

Remus se détache légèrement de moi et jette un coup d'œil à Sirius qui s'empresse de le prendre dans ses bras avec un regard de gratitude envers moi. Je hoche simplement la tête, puis leur fait signe de partir.

« Mais, Remus, si quelque chose de ce genre se produit à nouveau, prévenez-nous, » ajoute Drago au dernier moment.

« Vous allez le renvoyer ? » demande Lily avec un coup d'œil dédaigneux à Lucius.

« Nous allons faire ce que nous pourrons, Lily, » réponds-je simplement, « mais il a les moyens de faire pression… »

Elle grimace légèrement, puis hausse les épaules.

« Bonne soirée, professeurs, » dit-elle simplement en s'éloignant.

Je pousse un soupir, puis jette un coup d'œil à Drago. Celui-ci regarde son père et lui jette un sort de lévitation.

« Allons voir le directeur, veux-tu ? » me propose-t-il.

« Je n'aurais pas dit mieux, » réponds-je poliment.


voilà fin du chap !

au fait, merci beaucoup à Melhuiwen ! ta review m'a fait très plaisir et j'ai plein de choses à te dire, ce que je m'empresserais de faire dès cet aprèm (entre mes 4heures de révisions de maths et mes 2heures de philo... lol, je sais que toi au moins, tu me comprends !)

gros bisous à tous

speed'