Salut tout le monde !
Je profite d'un petit moment de répis pendant mes révisions pour vous poster ce nouveau chapitre. Je suis, encore et toujours, désolée pour le délais qu'il me faut pour chaque chapitre, mais je ne vais pas encore vous parler de mon bac, n'est-ce pas ?
bref, un nouveau chapitre qui devrait satisfaire plus d'un fan du couple Sirius Remus. en tout cas pour le moment... niark !
Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire Sans Fin
Chapitre 16 :
Ce prof est trop perspicace. Mais merci à lui !
(POV Sirius)
Ce n'est vraiment pas juste. Pourquoi lui, il a le droit de bécoter comme ça celle qu'il aime, et pourquoi moi, je dois rester là à regarder celui que j'aime jouer aux échecs avec Peter ? Et pourquoi je ne suis pas fichu d'aller le voir et de le tirer jusqu'au dortoir pour lui faire subir les derniers outrages ? Merde !
C'est quand même incroyable que j'ai pu attirer dans mon lit tant de personnes qui ne représentaient rien pour moi et que le seul pour qui mes sentiments sont aussi forts semble ne même pas s'apercevoir que je le veux ! Et je n'arrive même pas à aller le voir pour me déclarer. Que dalle. Je vais pleurer.
Je pousse un bruyant soupir et me lève.
« Où tu vas, Si' ? » me demande Peter.
« A la cuisine, j'ai faim, » réponds-je simplement en quittant la Salle Commune.
Et ce connard de Malefoy qui ne le lâche pas. Celui-là, si je tombe sur lui, je le réduis en très petits morceaux avant de le donner à bouffer à Rem' un soir de pleine lune. Ou alors je vais le donner à Spica un soir où elle sera en transe. Ou encore…
Pris dans mes réflexions meurtrières, je percute quelqu'un en tournant à un coin de couloir. Deux bras me rattrapent aussitôt avant la chute, et je me retrouve serré contre un corps chaud dont je me détache rapidement pour tomber nez à nez avec le professeur Sprea. Je me renfrogne encore plus. Génial, le psychopathe de service, maintenant !
« Oh, bonjour, Sirius, » me dit-il tout sourire. « Quelque chose ne va pas ? »
« Si, si, tout va bien professeur, » réponds-je en détournant les yeux de son regard inquisiteur.
Il m'observe quelques secondes.
« Je vous ai déjà dit que vous mentiez très mal, il me semble, non ? » dit-il ensuite avec ce détestable petit sourire moqueur.
« Au moins une bonne dizaine de fois depuis la rentrée, » réponds-je un peu âprement.
Il éclate d'un rire franc que je ne peux qualifier, à mon grand désespoir, que de séduisant.
« Je vois, » dit-il. « Pouvons-nous parler ? »
Je fronce les sourcils, méfiant.
« De ? »
« Certaines choses, » me répond-il mystérieusement comme à son habitude. « Mais venez, allons dans mon bureau. Je ne vais pas vous manger, vous savez. »
Je fais une légère moue mais il tend le bras vers la porte de son bureau et je me vois contraint d'obtempérer, surtout que, je dois l'avouer, je suis assez curieux de ce qu'il a à me dire.
Il passe en premier et je le suis. La porte derrière moi se referme sans que j'aie besoin d'y toucher et je sursaute. Merlin, je déteste quand il fait un truc comme ça !
« Désolé, » rit-il à nouveau en voyant ma tête. « C'est le genre de chose que je fais sans même plus m'en rendre compte. Asseyez-vous, asseyez-vous, je vous en prie, » ajoute-t-il en désignant la chaise en face de son bureau.
Je m'installe à l'endroit désigné et il prend place en face de moi.
« Je vous sers quelque chose ? » propose-t-il.
« Un thé, si vous avez, » réponds-je.
Il fait un petit geste de la main et un grand plateau à thé apparaît sur la table. Ca aussi, ça m'énerve. Je ne l'avouerai jamais à personne, mais je crois que je suis jaloux. Tout à l'air tellement facile, pour lui !
« Comment vous faites ça ? » fais-je en saisissant un biscuit sur l'assiette.
« Comment je fais quoi ? » me répond-il en nous servant le thé.
« Ca, toute cette magie qui semble refluer de vous comme de l'eau ? »
Il m'observe en haussant un sourcil narquois.
« Poète, Sirius ? »
Je me sens rougir en marmonnant dans ma barbe.
« J'aime bien écrire, oui, » réponds-je en baissant les yeux.
« Oh, » fait-il. « Je l'ignorais. »
Sa voix est lointaine et je relève les yeux vers lui. Il a les yeux fixés sur son thé qu'il tient entre ses mains et je me sens imprégné de l'aura de tristesse qui se dégage de lui.
« Comme je l'ai dit à votre cousine Andromeda, » commence-t-il, toujours pensif, « le pouvoir que j'ai n'est inné, mais ne s'apprend pas réellement non plus. J'ai vingt-cinq ans, Sirius. Mais ce furent vingt-cinq années d'épreuve, de douleur, et de pertes. Mon pouvoir est venu de cela… mais je ne le souhaite à personne. On ne choisit pas toujours sa destinée, mais on peut faire le maximum pour que l'avenir soit plus beau. Cependant… »
Il tourne les yeux vers moi.
« On n'oublie jamais le passé, Sirius, je vous le garantis. »
« Je vous trouve bizarre, professeur, honnêtement, » fais-je alors. « Je me méfie de vous. Attention, je ne dis pas que vous êtes un mauvais prof, au contraire, même, je pense que vous êtes le meilleur que nous ayons eu dans cette matière, mais… »
« Vous vous demandez 'et s'il était du coté de Voldemort ? Et s'il était là pour tous nous tuer ? Qui pourrait l'en empêcher ?' » finit-il à ma place. « Je comprends très bien. Je serais tout aussi méfiant que vous à votre place, peut-être même plus. »
Il sourit légèrement.
« Non, à vrai dire, à votre place, je serais déjà allé voir le directeur pour avoir des explications, » avoue-t-il franchement. « Mais peu importe. Que puis-je vous dire ? En plus, je viens de Durmstrang, » ajoute-t-il avec un éclat de rire. « Non, décidément, je ne suis pas fréquentable. Méfiez-vous, vous ne devriez peut-être pas rester là. »
Il me fait un clin d'œil malicieux et je souris à mon tour.
« Je peux vous poser une question, professeur ? » fais-je en le regardant intensément.
Il hoche la tête en buvant une gorgée de thé.
« Vous êtes gay, n'est-ce pas ? »
Il avale sa gorgée de travers et se met à tousser.
« Pardon ? » fait-il en retrouvant sa respiration. « Qu'est-ce qui vous fait croire ça ? »
« Rien de précis, » réponds-je. « La façon dont vous dansiez au bal… et la façon dont vous regardez Boisselier. »
« Le professeur Boisselier, » me corrige-t-il.
« Si vous voulez. »
Il sourit.
« J'ai beaucoup aimé les filles, » me répond-il alors, « mais je dois avouer que oui, je pense pouvoir dire que je suis gay. Pourquoi cette question ? »
« Pour rien, » fais-je en haussant les épaules. « Juste pour savoir. Mais le professeur Boisselier et vous êtes ensemble, non ? »
Son regard se fait rêveur une seconde.
« Oui, oui nous sommes ensemble, » acquiesce-t-il.
« Et le professeur Constantin ? » continue-je sur ma lancée.
« Oh, lui… » sourit Sprea, pas encore tout à fait revenu au présent. « Eh bien, je lui plait apparemment beaucoup et il aimerait bien m'avoir dans son lit, » répond-il.
« Et vous ? »
« Dieux, non ! » rit-il. « Il ne m'attire vraiment pas… et puis, Josh me tuerait ! »
« Vous êtes ensemble depuis combien de temps ? »
« Ca fait sept ou huit ans, » me répond-il.
« Comment est-ce arrivé ? »
Il tourne ses impressionnants yeux bleu électrique vers moi et je sursaute presque sous le soudain assaut de ce regard puissant.
« Vous êtes bien curieux, jeune homme, » fait-il en pointant un doigt vers moi. « Enfin, je suppose que je peux vous le dire. Josh et moi, au début, c'était un peu… vous et Severus Rogue. Au début de notre scolarité, nous nous haïssions. Mais pour notre dernière année d'étude, nous nous sommes retrouvés forcés de cohabiter dans un appartement du château. Il m'a… surpris dans une situation embarrassante avec la sœur de mon meilleur ami à cause de l'alcool et il m'a fait chanter pour coucher avec moi. Ca n'était au début que du sexe… simplement du sexe, et puis au fur et à mesure mes sentiments ont évolués, les siens en même temps, enfin voila, quoi. »
Je souris en buvant une gorgée de thé.
« Je suis étonné que vous m'ayez dit tout cela, » fais-je simplement. « Qui sait, je pourrais le raconter à toute l'école. »
« Oh, mais je suis sûr que vous le feriez si je vous en donnais l'occasion, Sirius, » me sourit-il. « Malheureusement pour vous, ça ne sera pas le cas. »
Il sort sa baguette de sa poche et je me lève brutalement pour me précipiter vers la porte. Manque de bol, il la ferme d'un puissant sortilège.
« Calmez-vous, Sirius, je ne vais pas vous faire de mal, juste vous lancer un sort qui vous empêchera de parler de tout ça à qui que ce soit, » me dit-il alors que je le fusille du regard. « Je ne peux pas prendre le risque que ma vie privée ne s'étale dans tout le collège. Et il y a encore d'autres choses dont je voudrais vous parler. Donc, s'il vous plait, venez vous rasseoir. »
Je croise les bras et le regarde d'un air buté sans faire un mouvement. Il fronce les sourcils à son tour et je me retrouve les fesses collées à ma chaise sans avoir le temps de m'en rendre compte.
« Qu'est-ce que… ? »
Je tourne les yeux vers lui et il pointe sa baguette sur ma tête, les yeux fermés, marmonnant une incantation en gaélique, l'air concentré. Je sens quelque chose s'insinuer dans ma tête et il y a un bruit de loquet qui se ferme quelque part, puis tout redevient comme avant.
« Qu'est-ce que vous m'avez fait ? »
« Comme je te l'ai dit, j'ai lancé un sort qui t'empêchera de parler de cette histoire à qui que soit, » répète-t-il.
« Mais je m'en souviens clairement, alors qu'est-ce qui pourrait m'empêcher de dire que v – »
Je m'arrête brutalement dans ma phrase.
« Cette même raison, » me répond-il sereinement.
Je pousse un soupir.
« Bon, très bien. De quoi vouliez-vous me parler ? »
« De Remus Lupin, » me répond-il. « Je le trouve étrangement sombre, ces derniers temps. Vous savez à quoi c'est dû ? »
Je fronce à nouveau les sourcils, je n'aime pas quand il remarque des trucs qu'il ne devrait pas remarquer.
« Non, je ne crois pas qu'il soit si différent de d'habitude, » réponds-je prudemment.
« Vous ment – »
« tez mal, je sais, » finis-je en soupirant.
Il sourit.
« Ecoutez, je vais vous dire ce que je pense, d'accord ? Et puis vous me dites si c'est juste ou pas, je ne vous demande pas de rajouter quoi que ce soit, ok ? »
Je hoche lentement la tête. Le problème de ce prof, c'est qu'on ne peut jamais savoir ce qu'il a dans la tête ni ce qu'il prévoit. C'est très frustrant, croyez-moi. Et inquiétant.
Il repose sa tasse de thé, essayant de remettre ses idées en place.
« Bien, il y a eu 'l'incident' avec Malefoy pendant les vacances, » commence-t-il posément.
C'est marrant la façon qu'il a d'appeler Malefoy par son nom de famille alors que le reste des élèves a l'honneur d'être appelé par son prénom. Il ne doit vraiment pas l'aimer, lui non plus. Un bon point pour lui.
« Je pense, malheureusement, que ce n'était pas la première et probablement pas la dernière fois non plus, » continue-t-il.
Je hoche simplement la tête.
« Mais je pense que Remus a un réel problème à cause de ce genre de comportement… »
« Que voulez-vous dire ? »
« Je veux dire que je pense qu'on a déjà abusé sexuellement de lui, et ce plus d'une fois. »
Grand silence dans la pièce. Ce prof est vraiment trop perspicace. Il me fait beaucoup penser à Lily.
« J'ai raison ? »
Je hoche simplement la tête. Je ne vois pas de raison de lui mentir, de toute façon, il le verrait tout de suite.
Il plisse sérieusement les lèvres.
« J'aurais du m'en douter, » marmonne-t-il dans sa barbe. « Sirius, y a-t-il la chance que ce genre de chose se reproduise ? »
« Je ne pense pas, » réponds-je pensivement. « Mais ça dépend de lui. »
« Pourquoi ne dénonce-t-il pas ça ? »
« Professeur, je n'ai pas le droit de parler de ça, » réponds-je simplement en détournant le regard. « Si vous voulez vraiment le savoir, il faut que vous en parliez avec lui. »
Il hoche la tête.
« Oui, je comprends, » dit-il. « Je le ferai. »
« S'il vous plait, quoi qu'il arrive, ne le laissez pas savoir que ça vient de moi, » fais-je en me redressant. « Il m'en voudrait. »
« Comptez sur moi, Sirius. Je ne dirai r – »
La porte s'ouvre soudain brusquement et claque contre le mur.
« Ah, enfin ! » s'exclame Boisselier en rentrant dans la pièce. « Qu'est-ce que tu as à t'enfermer comme ça dans ton bureau ? »
Son regard s'arrête sur moi.
« Ah, d'accord, » fait-il. « Excusez-moi, je vais vous laisser discuter… »
« Non, non, c'est bon, reste, » interrompt Sprea en se levant. « Il allait partir. »
« Oui, je… je m'en vais, » fais-je en me levant aussitôt, essayant d'empêcher le sang de me monter aux joues.
« Je viens d'avoir un flash pas très catholique les mettant tous les deux enlacés dans un lit, en sueur, en train de… brr… mieux vaut que je ne pense même pas à ça.
« Oh… » fait Boisselier. « Bien. A plus tard, Mr Black. »
« Au revoir professeur, » réponds-je en quittant rapidement la pièce, tête baissé.
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Remus déboule comme une furie dans la Salle Commune et vient se planter devant moi.
« Sirius, il faut qu'on parle, » me dit-il sans préambule. « Maintenant. »
Merde, me dis-je aussitôt en voyant son visage rouge de colère. Ce salaud de Sprea a fait la boulette. Ca fait trois jours que j'ai discuté avec lui et aujourd'hui il a demandé à Remus de rester à la fin du cours de Défense.
Obéissant, je suis Remus dans l'escalier jusqu'au dortoir, me préparant à recevoir des reproches que je mérite bien.
Il claque la porte derrière moi et me lance un regard meurtrier.
« Pourquoi t'as fait ça ? » me demande-t-il d'une voix rageuse. « Pourquoi as-tu cru bon d'aller les secrets les plus sordides de ma vie à Sprea, putain ? »
« Je n'ai pas… »
« Ne mens pas, Sirius, tu ne sais pas mentir, » me coupe-t-il froidement.
Je pousse un soupir et me gratte la nuque.
« Tu sais comment il est, Rem', il sait comment extorquer les informations, » fais-je désespérément. « Je ne voulais pas, crois-moi, je ne voulais pas faire ça, mais je ne pouvais même pas lui mentir ! Je t'en prie, ne m'en veux pas… »
Non, veux-moi tout court ! Non, mauvaise pensée, ce n'est vraiment pas le moment, et en plus, ce n'est pas français ce que je pense.
« Ne pas t'en vouloir ? » fulmine-t-il. « Ne pas t'en vouloir ? Mais à cause de toi, putain, il sait ! Il ne me regardera plus jamais comme avant, bordel, je serai différent à ses yeux et – »
« Non, » fais-je. « Non, il ne te regardera pas différemment. Il n'est pas comme ça, Rem'. Il s'inquiète pour toi, c'est tout. Je m'inquiète aussi pour toi. Je ne voulais pas le lui dire mais il a compris tout seul. »
Il se détourne de moi pour me cacher ses yeux pleins de larmes mais c'est trop tard, je les ai vues. Il s'approche de la fenêtre et croise les bras sur sa poitrine.
« Qu'est-ce que tu dirais, toi, si des gens que tu respectes ou que tu aimes te regardaient avec dégoût ? » me dit-il à voix basse.
« Personne ne te regarde avec dégoût, Remus, » fais-je en m'approchant derrière lui et en passant mes bras autour de son corps pour le serrer contre moi. « Personne. Ni moi, ni personne d'autre. Et Sprea non plus ne le fera pas. Il n'est pas comme ça. »
Il laisse échapper un sanglot et se retourne dans mes bras.
« Je n-ne sup-porte plus cette sit-tuation, » sanglote-t-il dans mon cou. « Depuis que Malefoy m'a… j'ai cru voir mon père à ce moment-là, Sirius… je n'arrive même pas à me regarder dans la glace, je… »
A ces mots, je me détache légèrement de lui et glisse ma main dans la sienne pour le guider jusqu'à la salle de bain. Je le fais se mettre face au grand miroir en pied et il ferme les yeux, détournant la tête. Je le force à la remettre droite, me plaçant derrière lui.
« Ouvre les yeux, » dis-je à son oreille.
« Non, je – »
« J'ai dit : ouvre les yeux. »
Il m'obéit à contre-cœur et je souris légèrement.
« Bien. Maintenant, dis-moi ce que tu vois ? »
« Je vois… un garçon sale… » murmure-t-il. « Dégouttant, et dégoûté. Une petite chose faible dont n'importe qui pourrait user et abuser… »
Je fronce les sourcils.
« D'accord, » fais-je finalement. « Moi je ne vais pas te dire ce que je vois, parce que l'important, ce n'est pas ce que pensent les autres. C'est ce que tu penses toi. Malheureusement, ce que tu penses n'est pas satisfaisant. »
« Pas satisfaisant ? » souffle-t-il, me regardant dans le miroir.
« Non, » fais-je à nouveau. « Pas satisfaisant. Dis-moi encore ce que tu vois. »
« Je vois… je vois une petite chose faible dont on peut user et abuser, » répète-t-il.
« Non, ce n'est pas encore ça, » dis-je. « Essaye encore. »
« Je vois un garçon faible et sale qui ne sait plus où il en est, » dit-il doucement.
« Ca s'améliore. Encore. »
« Je vois un garçon faible et dégoutté de la vie qui ne sait plus où il en est. »
« Encore.
« Je vois un adolescent loup-garou et amoureux qui est dégoutté de la vie, qui a honte et qui ne sait plus où il en est. »
« Encore. »
« Je ne vois qu'un adolescent qui n'a pas eu de chance et qui voudrait juste un peu de bonheur dans sa vie de merde, » souffle-t-il en levant les yeux pour regarder son propre reflet.
Je souris en passant mes bras autour de lui.
« Eh bien tu vois, » dis-je dans un murmure. « Et tu sais quoi, Remus Lupin ? »
« Non, quoi ? »
« C'est exactement ce que je vois quand je te regarde, » dis-je dans un souffle à son oreille.
Il se retourne dans mes bras et lève les yeux vers moi avec un petit sourire.
« Merci, » dit-il doucement.
Puis il se met sur la pointe des pieds et dépose un léger baiser sur mes lèvres avant de se détacher de moi et de quitter la pièce. Un peu interloqué, complètement abasourdi même, mais franchement ravi, j'effleure mes lèvres là où il les a touchées, puis me regarde dans le miroir, une main sur la hanche.
« Bien joué, Patmol, » dis-je dans un murmure. « Processus enclenché. »
héhéhéhé ! pas mal non ? moi j'aime beaucoup la dernière scène !
j'espère vous poster un autre chapitre en fin de semaine (du style samedi ou dimanche)
dans le prochain chap, les choses se gâtent chez Harry et Draco (l'auteur survole le chapitre d'un oeil... oulàlà, oui, speedy n'est pas cool ac ses perso préférés !)
à très vite
speed'
