Hey c'est moi !
je peux enfin publier ce chapitre qui est prêt depuis mercredi ! mais le site a eu l'air d'avoir quelques bug vu que je ne pouvais pas utiliser mon compte huhuhu !
bref. Pour les news relativement importante, et pour les cas de retard, je vous invite à visiter ma page perso (dans mon profil, cliquez sur homepage) j'y ai en effet publié le chapitre avant-hier en réalisant que je ne pourrai pas me servir du site. De plus, j'y donnerai régulièrement des news dc passez voir de temps en temps !
enfin, je voulais chaleureusement remercier tous mes revieweurs. J'ai reçu un certain nombre de critiques, à propos du fait que la rupture d'Harry et Draco était trop rapide. C'est vrai que c'est peu crédible, je le reconnais. Mon POV de Draco n'était pas terrible. Et la réaction de Draco est très impulsive, c'est ce qui donne cette impression de décalage. Je me suis donc longuement appliquée à réécrire ce chapitre-là pour que les choses soient plus crédibles.
En tout cas, merci à vous tous !
Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire Sans Fin
Chapitre 18 :
Je vais te montrer à qui tu appartiens, maintenant…
(POV Harry)
On frappe à la porte de mon appartement. Surpris, je relève la tête et enfile prudemment mon anneau.
« Entrez, » dis-je en débloquant la porte d'un geste.
Le loquet s'ouvre et Gustave pénètre alors dans mon salon. Il me fait un petit sourire charmeur.
« Salut beau brun. »
Je lève les yeux au ciel, exaspéré de sa présence ici.
« Qu'est-ce que tu veux ? » dis-je en le regardant froidement.
« Je me demandais si tu serais libre pour une petite promenade ? » me répond-il sans tenir compte de mon agacement.
« Non, » fais-je sèchement. « J'ai du travail. Si tu voulais bien me laisser, maintenant… »
Je me détourne en espérant que, pour une fois, il accorde un peu de respect à mon opinion et arrête de me courir après, mais c'est peine perdue bien sûr et il me suit dans mon bureau. Je le fusille du regard en me retournant.
« Ecoute, Gustave, je crois qu'il est grand temps que tu comprennes que je ne veux rien avoir à faire avec toi, » dis-je d'une voix contenant ma colère. « Je suis pris, c'est clair ? Je suis amoureux de Josh et tu ne m'attires pas. Il est inutile de venir me harceler jusque dans mes appartements. Il ne se passera jamais rien entre nous. Je commence à en avoir par-dessus la tête de t'avoir derrière moi constamment. Alors tu sors de chez moi tout de suite, et nous pourrons peut-être avoir une relation cordiale entre collègues. C'est tout ce que tu pourras jamais obtenir de moi. »
Il a gardé un visage amusé tout le long de ma tirade, ne semblant pas le moins du monde préoccupé par ce que je lui disais. Ce qui a le don de m'énerver encore plus.
« Tss, tss, » siffle-t-il, l'air désapprobateur. « Tu n'es pas un hôte très poli. Certains pourraient même te considérer comme asocial. Heureusement que je ne suis pas susceptible. »
Il s'approche de moi et je croise les bras sur ma poitrine, le regard glacial.
« Fais encore un pas et je te jure que ce sera le dernier, » dis-je.
Il sourit mais s'arrête cependant.
« Tu n'es pas très convaincant, tu sais, » me fait-il, son petit sourire supérieur et charmeur toujours accroché à ses lèvres.
Je m'apprête à rétorquer mais d'un geste ultra-rapide, il sort sa baguette de sa manche et me lance un sortilège silencieux. Frappé par le jet de lumière blanche, je chancelle, étourdi, et il s'approche de moi pour me caresser la joue.
« Maintenant tu seras peut-être un peu plus calme, beau brun, » me chuchote-t-il en me soulevant le menton d'une main pour s'emparer de mes lèvres.
Avec horreur, je me rends compte que je ne peux pas le repousser. J'essaye vraiment, de toutes forces de mon esprit, de me débattre, mais rien ne se passe. Et pire encore, je réponds à son baiser, fermant les yeux et me cambrant contre lui !
Il se détache de ma bouche et ricane légèrement, avant de me soulever pour me faire asseoir sur le bureau, m'ouvrant les jambes pour se placer entre elles. Il m'embrasse à nouveau, glissant ses mains le long de ma taille pour les passer sous ma chemise et caresser ma peau. Encore une fois, je lui réponds, mes bras autour de son cou, mes doigts dans ses cheveux, me débattant intérieurement sans pouvoir rien faire. Et pourtant, je suis vraiment répugné, tant que j'en ai envie de vomir.
J'entends quelqu'un frapper en sifflotant à la porte et entrer. Je ne peux malheureusement pas réagir, mais je suis à peu près sûr, pour mon grand malheur, que c'est Drago.
Comme pour confirmer mes pensées, Gustave est violemment tiré en arrière, et enfin je retrouve le contrôle de mon corps et de mes actes. Drago, bien déguisé avec sa bague, frappe violemment Gustave à la mâchoire et celui-ci s'écroule au sol. Puis Drago se tourne vers moi et me fusille de ses yeux remplis de douleur, avant de me gifler brutalement.
« Ca t'a plu, j'espère ? » me crache-t-il d'une voix haineuse. « Je te le souhaite, parce que tu viens de tout détruire, là, comme ça. Ne m'approche plus. »
Puis il se détourne brutalement comme pour cacher les larmes qui s'apprêtent à déborder de ses yeux. Il part presque en courant et j'ai à peine le temps de me lever. Je tente de me précipiter à sa suite, mais je suis retenu par une main qui m'attrape brusquement le poignet.
« Maintenant, tu es à moi, » susurre Gustave en essayant de me tirer contre lui.
Avec un cri de rage, je l'envoie bouler à l'autre bout du bureau d'une décharge magique.
« Toi, pauvre con, je ne sais pas ce que tu m'as fait, mais je te jure que je trouverai, » fais-je en l'envoyant de l'autre coté d'un geste du bras. « Et je peux te jurer que tu le regretteras amèrement ! »
Je le jette hors de l'appartement et un craquement sonore retentit alors qu'il se cogne le nez contre le mur d'en face. Il pousse un hurlement de douleur et je lui passe devant sans plus prendre garde à lui, ne désirant que retrouver Drago, pour lui faire comprendre que je me suis fait avoir.
Une larme roule sur ma joue. Merde, je ne comprends pas ce qui s'est passé ! Un truc comme ça ne devrait pas arriver, putain, je suis le plus puissant sorcier de ce siècle ! Je devrais pouvoir combattre n'importe quel sortilège !
Oh, Merlin, faites que pour une fois Drago ne soit pas aussi buté que d'habitude !
Je le cherche dans tous les recoins du château, mais rien. Que dalle, il n'est nul part.
« Professeur Sprea ? » fait une voix derrière moi alors que je me dirige vers le parc.
Je me retourne brutalement et essuie rapidement les larmes qui roulent sur mes joues.
« Lily, ce n'est pas le moment, » dis-je, agité, me sentant trembler. « Vous n'avez pas vu Dra… Josh ? »
« Le professeur Boisselier ? » fait-elle en fronçant les sourcils. « Non… professeur, que vous arrive-t-il ? »
Je secoue la tête.
« Rien, je dois le retrouver, » réponds-je en sortant.
Je ne sens même pas le froid glacial qui me transperce. Je me dirige du coté du lac, peut-être est-il là-bas, qui sait ? Je passe plusieurs minutes à chercher encore puis une main se pose sur mon épaule.
« Professeur, il est là-bas, » me dit Lily en désignant un groupement de rocher un peu plus loin.
Je hoche la tête à son égard et elle me fait un petit sourire avant de me pousser dans la direction indiquée.
Drago est au fond d'un cul-de-sac entre deux rochers et la forêt. Il est assis par terre, les jambes repliées contre lui, le visage enfoui dans ses genoux, pleurant. Mon cœur se serre horriblement de le voir comme ça… il ne pleure jamais…
« Dray… »
Il ne relève même pas la tête.
« Va-t-en. »
« Non, Drago, je… »
Les mots se bloquent dans ma gorge et je me laisse tomber à genoux à coté de lui pour poser une main sur son avant-bras. Il se dégage aussitôt et se relève en me fusillant du regard.
« Ne me touche pas ! » siffle-t-il. « Je t'ai dit de ne plus m'approcher ! »
Il le faut, c'est maintenant que je dois lui expliquer, après, il sera trop tard.
« Drago, écoute-moi, je ne – »
« Non ! » me coupe-t-il férocement. « Non, toi, tu vas m'écouter ! C'est fini, c'est clair ? Il n'y a rien à essayer de réparer, c'est terminé. »
« Je ne voulais pas, je te le jure, » dis-je en me levant et en essayant de me rapprocher de lui.
« Ne mens pas, espèce de salaud ! » vocifère-t-il. « Je t'ai vu, ça te plaisait assez ! »
Il me gifle encore une fois. Ma tête part sur le coté et je vacille en sentant les larmes rouler à nouveau sur mes joues.
« Il aurait peut-être mieux valu que tu meures le jour de ce fameux combat, » me lâche-t-il avec colère et haine. « J'aurais sans doute moins souffert. »
« Je t'aime, » gémis-je en sanglotant.
Il ricane cyniquement. Il ne me croit pas ?
« Tu as une drôle de façon de me le montrer, » me rétorque-t-il. « Va donc retrouver Gustave, il te consolera. Mais ne viens plus me voir. »
Il se détourne et part en courant. Les larmes continuent de rouler sur mes joues mais je frappe violemment la roche de mon pied. La douleur aiguë me ramène à la réalité et stoppe mes sanglots d'un coup. Il est hors de question que les choses s'arrêtent comme ça ! Je ne lui laisserai pas une seconde de répit avant qu'il m'ait écouté !
Mes poings se serrent brutalement et je marche à la suite de mon amant. Il est déjà loin quand je quitte le couvert des arbres, mais je sais où il va et je le rattraperai rapidement. Je savais que son impulsivité nous causerait des problèmes. Il fallait bien que ça arrive un jour.
« Hey, Golden Boy ! »
Je me retourne au son de la voix de Spica et elle s'approche de moi en souriant. Toutefois, son sourire disparaît rapidement quand elle remarque mes yeux rouges et mes poings serrés.
« Que se passe-t-il ? » me demande-t-elle en me rejoignant.
« Rien ! » réponds-je, agressif. « Je n'ai pas le temps, là. Il faut que j'y aille. »
Je me détourne aussitôt pour reprendre le chemin du château.
« Putain, qu'est-ce qui se passe, Potter ? » me fait-elle en m'attrapant par le bras pour m'empêcher de partir. « On dirait que tu t'apprêtes à commettre un meurtre ! »
« C'est pas l'envie qui m'en manque, » dis-je en me retournant. « Ecoute Spica, je n'ai vraiment pas le temps. On discutera plus tard. »
« Tu veux tuer qui ? »
« Spica ! »
« Bon, bon, d'accord, » capitule-t-elle à mon exclamation agacée. « Tu me raconteras plus tard. Au fait si tu as besoin, je connais un sortilège intéressant. Ca te permettra peut-être de faire comprendre certaines choses à ton dragon. »
Je fais volte-face et observe son visage trop innocent pour être vrai.
« Bordel, arrête de jouer comme ça avec mes nerfs ! »
« Oh, ça va, hein ! » me répond-elle en fronçant les sourcils. « Pas besoin d'être agressif ! »
« J'ai toutes les raisons du monde pour être agressif, » dis-je d'un ton acerbe. « Si tu n'as rien de plus intéressant à me dire, je te laisse ici. »
Je me détourne encore une fois et cette fois, elle ne proteste pas. Je reprends ma marche vers le château avec rapidité, et moins de cinq minutes plus tard je suis de retour devant les portes de nos appartements. J'entre sans frapper dans le sien et surprends Draco en train de faire les cent pas dans son salon, le visage strié de larmes, une bouteille de whisky qu'il n'a heureusement pu qu'entamer dans la main.
Il tourne les yeux vers moi à mon entrée et son regard est noir de rage.
« Qu'est-ce que tu fais là ? » éructe-t-il d'une voix rauque.
« Il faut que je te parle, » réponds-je avec colère. « Je ne te lâcherai pas tant que tu ne m'aurais pas écouté. »
« Dégage, » me rétorque-t-il froidement.
« Non, » fais-je d'une voix ferme.
« Potter… » grince-t-il. « Ma patience a des limites. Je ne veux pas te voir. Et tu n'as pas intérêt à utiliser ta magie contre moi ! » ajoute-t-il brutalement en me voyant lever la main.
« Je le ferai si tu refuses d'entendre ce que j'ai à te dire ! » dis-je, menaçant. « A toi de choisir ! »
Il me regarde en plissant les yeux, mais ne dit rien. Prenant ça comme un acquiescement, je prends une profonde respiration.
« Je… Je ne voulais pas, » fais-je, me sentant affreusement idiot.
Son visage reste impassible mais je peux lire le dédain dans ses yeux. Il se tait pourtant, et croise les bras sur sa poitrine.
« Je dois t'avouer que je ne sais pas ce qui s'est passé, » continue-je, sentant qu'il ne me laissera pas d'autre chance. « I-il m'a lancé un sortilège qui m'a fait perdre le contrôle de moi-même. »
« Un sortilège qui… Comme l'Imperius, c'est ça ? » fait-il, l'incrédulité et le mépris clairement présent dans sa voix. « L'Imperius que tu sais combattre depuis la quatrième année, n'est-ce pas ? »
« C'était différent, » réponds-je, désarçonné par son incompréhension mais pas découragé pour autant. « Je n'ai pas eu le temps de réagir. Tout est allé si vite… »
« Mon pauvre chéri, et il faudrait que je te plaigne en plus ? » rétorque-t-il méchamment. « Ca suffit, j'en ai assez entendu. »
Il se détourne et entre à grands pas dans son bureau.
« Non, Drago, attends – »
Trop tard. La porte a claqué et je le sens plus que je ne l'entends poser un puissant sortilège de verrouillage. Je m'apprête à le suivre encore une fois mais je réalise soudainement qu'il ne me croira pas. Il est trop blessé dans son amour-propre pour m'écouter réellement. Je me mords violemment la lèvre en serrant les poings. Qu'est-ce que je peux faire ?
La seule idée qui me vient à l'esprit pour le moment, c'est de le suivre et de le forcer à me croire, de quelque manière que ce soit. Mais je ne peux plus foncer ainsi tête baissée sans réfléchir. J'ai trop perdu dans ma vie à agir ainsi. Si je le suis dans son bureau maintenant, si j'utilise ma magie pour le forcer à me croire, il me détestera.
Brusquement, la solution me vient à l'esprit. Spica. Elle a comprit ce qu'il s'était passé, du moins en partie. C'est le seul moyen. Merlin, faites qu'elle puisse m'aider !
Je quitte à grands pas nos appartements et gagne à nouveau l'entrée au pas de course. En ouvrant la grande porte, je réalise qu'il pleut à grosses gouttes dehors, mais cela ne m'arrête pas. En revanche, je stoppe ma course en réalisant que je n'ai absolument aucune idée de l'endroit où la vampire peut se trouver.
« Et merde ! » crie-je.
Je fais demi-tour et me dirige vers la salle des professeurs. Elle n'est pas là. Je retiens un gémissement de désespoir et demande à Minerva si elle ne l'a pas vue. Elle me répond négativement et je soupire en repartant. Au détour d'un couloir, je croise Remus et Lily qui discutent avec animation.
« Professeur ! » s'exclame la jeune femme, coupant ainsi net Remus dans sa tirade. « Est-ce que vous allez bien ? »
« Ca peut aller, » réponds-je sans pouvoir mentir. « Lily, vous ne savez pas où je pourrai trouver le professeur Black ? »
« Elle est avec Sirius et James, » me dit Remus. « Au septième étage, il y a une salle… »
« La Salle sur Demande ? » fais-je, lui coupant la parole.
« Oui, » répond-il, un peu déconcerté, sans doute par mon impolitesse.
« Merci, » dis-je alors en passant devant eux pour m'engouffrer dans un raccourci qui me mène directement à coté de ma destination.
La porte de la salle est bien là et je m'empresse de frapper. La réponse ne se fait pas attendre et j'entre, le souffle encore un peu court. Spica est bien là, avec Sirius et James. Ils sont tous trois debout au milieu de la pièce, et ils ont l'air bien plus essoufflés que moi. Ils tiennent chacun une épée et Spica semble faire face aux deux jeunes hommes.
« Tiens, je me disais bien que tu finirais par venir me voir, » me fit Spica avec un regard malicieux. « Serais-tu maintenant disposé à parler ? »
J'ai la grâce de rougir et elle rit franchement.
« Bon, les garçons, désolée pour cette courte leçon, mais j'ai à faire avec le professeur Sprea, » dit-elle en se tournant vers les Gryffondors.
Leur déception est claire et dans d'autres circonstances, je me serai éclipsé pour les laisser finir, vu la façon dont je me suis comporté avec Spica tout à l'heure. Mais je ne peux pas, pas ce soir. Et les adolescents ne protestent guère ; James émet un vague soupir mais quitte rapidement la pièce avec Sirius sous le regard insistant de la vampire.
Celle-ci ferme la porte derrière eux et se tourne vers moi, un sourire ironique bien en place sur les lèvres.
« Je suppose qu'il n'a rien voulu entendre ? »
Je secoue la tête.
« Rien, et ce n'est pas faute d'avoir insisté, » réponds-je en demandant mentalement à la pièce de me conjurer un fauteuil dans lequel je me laisse tomber. « Comment sais-tu ce qui s'est passé ? »
« A vrai dire, je ne sais pas tout, » avoue-t-elle en s'asseyant à son tour. « Mais j'allais passer vous voir pour vous proposer d'aller faire un tour quand ton dragon est sorti en courant. Tu n'étais pas loin derrière avec cette espèce d'imbécile de Constantin et d'après ce que j'ai compris, il a dû se passer quelque chose d'assez grave pour que tu ais peur que cela brise ta relation avec Drago. Vu la puissance de votre amour, cela m'a paru particulièrement inquiétant. »
Elle pose sur moi un regard pénétrant et je ressens à nouveau la véritable terreur que cette idée m'inspire.
« Gustave m'a lancé un sortilège qui m'a fait répondre à ses avances, » dis-je en comprenant qu'elle veut en savoir plus. « Et Drago nous a surpris. »
Elle fronce légèrement les sourcils, pensive.
« Je vois, » dit-elle finalement au bout de plusieurs minutes. « Décidément, plus j'en apprends sur ce mec, moins il me plait. As-tu déjà entendu parler de l'Occlumencie et de la Legilimencie ? »
« Oui, » réponds-je en la regardant avec curiosité. « Je suis un Maître en Occlumencie et je possède de bonnes bases en Legilimencie. Pourquoi ? »
« Vraiment ? » s'exclame-t-elle sans répondre à ma question. « Tu as décidément tous les talents ! Et c'est tant mieux pour toi, » ajoute-t-elle avec un petit sourire. « Le sortilège dont je t'ai parlé est particulièrement basé sur ces deux techniques. Tu n'auras pas de mal à le maîtriser. »
« Oui, tant mieux, » réponds-je à voix basse. « Que dois-je faire ? »
« Viens chez moi, » dit-elle en se levant. « Nous serons plus tranquille, et tu pourras lire le grimoire où le sortilège est expliqué, si besoin est. »
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Malgré mes connaissances en Occlumencie et Legilimencie, la maîtrise du sortilège m'a prit plus de temps que je ne l'aurais cru. La nuit est tombée depuis un bon moment quand je regagne le château, laissant à l'orée de la forêt Orion, le loup de Spica qui m'a ramené dans le parc.
Décidément, cette fille est spéciale. Elle vit dans la Forêt Interdite, pratiquement sur les terres de l'école, et elle a réussi à trafiquer le sortilège de Fidelitas pour que le gardien du secret soit un animal. Orion est particulièrement intelligent, mais il reste un loup tout ce qu'il y a de plus normal et la prouesse de Spica n'en est que plus impressionnante.
Le sortilège qu'elle m'a enseigné est très ingénieux. Pas très compliqué si on connaît Legilimencie et Occlumencie, mais d'une efficacité redoutable. Je souhaite simplement que Drago comprendra.
Je me dirige directement vers nos appartements et frappe à la porte du sien. Pas de réponse, mais j'entends distinctement des bruits à l'intérieur. Prudemment, je pousse la poignée et entrouvre la porte pour voir ce qui se passe. Le salon est dans l'obscurité, seul brille un feu dans la cheminée. J'ouvre la porte un peu plus grand et entre, voyant aussitôt Drago sans sa bague, en train de marcher autour de la pièce en marmonnant tout seul, une bouteille d'absinthe sorcière à moitié vide à la main.
« Drago ? » dis-je doucement.
Il lève aussitôt les yeux vers moi et je ferme la porte derrière moi. Son regard est trouble mais sa colère est nettement visible. Avant que je puisse dire quoi que ce soit d'autre, il balance sa bouteille vers moi. J'ai juste le temps de m'écarter et elle vient s'écraser sur le mur.
« Qu'est-ce que tu fous là ? » me crache-t-il. « Comment oses-tu venir me voir après t'être fait sauter comme une catin par cette petite merde ? Qu'est-ce qu'il y a, il ne baise pas bien, c'est ça ? Tu n'as pas pris ton pied et tu veux que j'arrange ça ? »
« Je n'étais pas chez lui, » dis-je aussitôt.
« Ne mens pas ! » hurle-t-il en se précipitant vers moi. « Je t'interdis de me mentir ! »
Il saisit le col de mon tee-shirt et approche mon visage du sien. Son haleine empeste l'alcool et je m'en veux de l'avoir mis dans cet état. Il boit rarement, et jamais d'alcool fort. Connaissant la puissance de l'absinthe sorcière, ma culpabilité n'en est que plus grande.
« Tu es à moi, » éructe-t-il brusquement.
Je n'ais pas le temps de répondre que sa bouche se pose avec violence sur la mienne. Sa langue passe brusquement entre mes lèvres et m'envahit totalement, repoussant la mienne plus loin, passant sur mes dents, mes gencives. Je ne peux m'empêcher de gémir sous cet assaut.
« A moi ! » crache-t-il encore, saisissant mes épaules de ses deux mains en me plaquant violemment contre le mur. « A moi uniquement, Potter ! Tu n'as pas le droit d'aller voir quelqu'un d'autre ! Jamais ! Je vais te faire payer ce que tu as fait aujourd'hui ! »
Il m'embrasse encore une fois sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Une de ses mains lâche mon épaule et s'attaque à ma ceinture avant de faire sauter les boutons de ma braguette. Il fait descendre mon pantalon et mes sous-vêtement sur mes chevilles avant d'enfouir son visage dans mon cou en saisissant mon érection d'une poigne ferme.
Ses dents s'enfoncent dans ma chair et me font crier.
« D-drago ! » fais-je d'une voix faible.
« Ta gueule ! Tu n'as pas le droit de parler ! »
Avant que je puisse dire autre chose, il se redresse et me retourne avec rapidité, me plaquant face contre le mur. Le sang coule de la blessure qu'il vient de me faire. Il saisit mes cheveux pour tirer ma tête en arrière et je crie à nouveau. Sa langue vient lécher la morsure pendant que son autre main s'introduit entre mes fesses.
« A moi, » grogne-t-il à nouveau.
Sa main dans mes cheveux disparaît et je le sens se débarrasser de ses vêtements à son tour. Il m'écarte les fesses en saisissant à nouveau mes cheveux et s'enfonce en moi d'un coup de rein violent. Je hurle. Pas de préparation, pas de lubrifiant, c'est douloureux, et je suis à peu près sûr qu'il m'a déchiré l'anus. Mais je ne peux pas protester. Ma culpabilité se satisfait très bien de ce traitement, et malgré moi, sa brutalité m'excite, de même que le fait de le sentir au plus profond de moi.
« Je te déteste, » grince-t-il en commençant son va-et-vient. « Je te déteste ! Tu n'avais pas le droit de me faire ça, pas après ce que nous avons vécu ! »
Je gémis en sentant sa main s'enrouler à nouveau autour de mon sexe.
« Crie pour moi, » me souffle-t-il d'une voix rauque à l'oreille, ponctuant ses mots d'un coup de rein puissant.
« Draco ! »
« A moi, » murmure-t-il. « Tu es à moi. »
Je sens quelque chose d'humide couler dans mon cou et réalise que ce sont des larmes en l'entendant sangloter doucement dans mon dos.
« Je ne te laisserai pas me quitter, » ajoute-t-il en reprenant ses va-et-vient. « Jamais, Potter. Nous avons uni nos magies et je ne te laisserai pas partir. »
« J-je ne pars pas, » réponds-je, éprouvant quelques difficultés à parler. « Je – »
« Tais-toi, je te dis ! » me coupe-t-il en plaquant une main sur ma bouche.
Il me mord à nouveau et ses coups de rein se font plus rapides, plus profonds même si c'est encore possible. Je sens mon plaisir gonfler rapidement, et lorsque je le sens gémir et répandre son sperme en moi, j'atteins le paroxysme et je jouis à mon tour.
Quelques secondes après, il se retire de moi et titube en reculant. J'ai mal à l'anus mais je passe ma main au-dessus de la source de ma souffrance pour me lancer un petit sortilège de soin. Ca va tout de suite mieux. Je me retourne pour le regarder. Ses larmes coulent toujours mais il ne sanglote pas. Il se laisse tomber dans un fauteuil et serre contre lui un oreiller.
« Drago, » fais-je difficilement. « D-drago, je ne voulais pas, je te le jure… »
« Pourquoi, Harry ? Pourquoi est-ce que tu continues à me mentir comme ça ? Merde, qu'est-ce que je t'ai fait ? »
Il tourne les yeux vers moi et son regard reflète sa souffrance. Je m'approche de lui en me débarrassant de mes chaussures et de mes vêtements. Il me regarde sans un mot et je m'agenouille devant lui, posant les mains sur ses cuisses.
« Je ne mens pas, » réponds-je clairement. « Drago, mon amour, je sais que c'est difficile à croire. Je… Gustave a très bien réussi son coup. Je ne sais pas si son but était de nous séparer ou bien simplement de coucher avec moi, mais… Il m'a ensorcelé, Drago. C'est la vérité. »
« Je ne peux pas te croire, Harry, et pourtant Merlin sait que je le voudrais, » me dit-il. « Comment le pourrais-je ? T-tu es le sorcier le plus puissant qui ait vécu depuis plusieurs siècles. Comment croire que tu ais pu te laisser avoir par ce connard ? Alors que tu m'avais promis qu'il n'arriverait rien ? »
« Je… laisse-moi te montrer, » fais-je alors. « Spica m'a enseigné un sortilège, le Legy Spiritus, qui va me permettre de te montrer mes souvenirs, à travers mes yeux. Il est basé sur la Legilimencie et l'Occlumencie. Je ne pourrai pas te mentir. »
« Je sais, » me répond Drago avec un regard étrange. « C'est un de mes ancêtres qui a créé ce sortilège. J'ignorais que tu le connaissais. »
« C'est Spica qui me l'a fait connaître, » dis-je en me redressant. « Elle m'a aidé à le maîtriser ce soir. C'est pour ça que je n'étais pas là. »
Il ouvre de grands yeux.
« Tu es en train de me dire que tu as réussi à maîtriser ce sortilège en quelques heures alors que tu n'as pas été fichu de combattre celui que l'autre enfoiré t'a lancé ? » fait-il lentement. « Tu te rends compte de la contradiction de ce que tu dis ? »
Une grimace tord mon visage une seconde.
« Laisse-moi te montrer, » dis-je à nouveau.
Il hoche lentement la tête. Il ne pleure plus mais le doute est très clair dans son regard. Je prends une profonde inspiration et grimpe à califourchon sur lui, repoussant l'oreiller. Je place mes mains des deux cotés de sa tête sans le toucher et le regarde dans les yeux.
« Tu es prêt ? »
Il hoche simplement la tête. Je lui fais un petit sourire un peu gêné et il lève les yeux au ciel.
« Potter, si tu pouvais te dépêcher un peu… »
Il a l'air moins furieux, moins énervé, et je sais que malgré lui, à travers la brume de son ivresse, il a déjà compris que je lui ais dit la vérité. Bien sûr, sinon, pourquoi accepterais-je de lui montrer ce souvenir ? Je respire profondément, le fixe dans les yeux à nouveau, et me concentre intensément.
Je scande l'incantation à voix basse, sans le quitter des yeux, nos visages si proches l'un de l'autre que je pourrais presque l'embrasser. Puis je me concentre pour faire ressurgir ce souvenir particulier à le lui montrer. Il voit par mes yeux et ressent ce que j'ai ressenti en même temps que moi, jusqu'au moment où je suis arrivé ici. Brisant la connexion entre nos deux esprits avec lenteur, je repose mes mains et le regarde à nouveau dans les yeux.
« Tu me crois, maintenant ? » fais-je, le cœur battant la chamade.
Lentement, il hoche la tête.
« Tu es un crétin, Potter, » me dit-il. « Comment as-tu pu te laisser avoir si facilement ? »
« Je suis désolé, » réponds-je. « Je suis si désolé. Je ne suis pas tout-puissant. »
Il saisit mes poignets et les serre un peu trop fort à mon goût. Son regard est intense, encore embrumé par l'alcool, mais son désir est clair.
« Je vais te prendre, Harry, » me souffle-t-il en approchant son visage du mien. « Je vais te faire oublier tout ce qui ne se rapporte pas à moi, tu m'entends ? Je vais te faire hurler de plaisir. »
Je tremble alors que sa langue vient lécher la morsure qu'il m'a faite un peu plus tôt.
« J-je suis à toi, Drago, » dis-je dans un souffle. « Je suis d-désolé. »
« Oh oui, tu es à moi, » me répond-il. « Et je vais te le montrer, à nouveau, et encore, et encore, jusqu'à ce que tu ais tout oublier et que rien d'autre ne compte plus pour toi que de rester dans mon lit à jamais. »
Il pose alors ses lèvres sur les miennes et je gémis de soulagement alors que des larmes de bonheur jaillissent de mes yeux.
voilà voilà
c'est mieux non ?
bisous à tous
speedy
