bonjour bonjour !

comment allez-vous tout le monde ? (sans commentaire sur mon retard, merci !)

c'est amusant, je trouve que le titre du chapitre colle parfaitement à la situation, pas vous ? Bon, je ne m'attarderai pas sur mon retard, sachez juste que je traverse une légère crise d'inspiration dont je sors doucement... la suite d'AC devrais arriver bientot, je tiens à rassurer tout le monde, je ne l'ai pas abandonné, loin de là !

gros bisousà tous

speedy


Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 19 :

Eh bien, il était temps !

(POV Drago)

Mon réveil est très brusque ce matin. Je tente d'analyser mon environnement pour savoir ce qui m'a sorti de mon agréable torpeur mais un horrible mal de tête se met aussitôt à pulser dans mon crâne, m'empêchant de réfléchir. Je sens un grognement sortir de ma gorge et quelque chose – ou plutôt quelqu'un – bouge contre moi.

« Je t'ai réveillé, je suis désolé, » me fait la voix d'Harry.

Je ne réponds que par un autre grognement, essayant de faire marcher mon cerveau pour comprendre pourquoi notre lit me semble si étroit. J'entends un rire étouffé contre ma poitrine.

« Gueule de bois, n'est-ce pas ? Ce n'est pas étonnant vu la quantité d'absinthe que tu as bu hier soir. Je suis d'ailleurs franchement surpris que tu ne m'ais pas vomi dessus. Tu avais le teint vraiment vert au troisième round. »

Je sens la chaleur de son corps me quitter. Mon visage se crispe alors que je me replie en position fœtale pour contenir ma nausée. Mes souvenirs de la nuit dernière sont très vagues, mais l'image de la trahison de mon amant s'applique par contre très clairement sur mes paupières. Avant que j'ai eu le temps de pousser les souvenirs plus loin, quelque chose de froid est appliqué contre mes lèvres et un liquide fade me coule dans la bouche.

« Avale ça, ça ira mieux après, » me murmure Harry d'une voix apaisante en caressant mon front.

Je force la boisson à descendre dans ma gorge et, une fois sûr que j'ai tout avalé, Harry me retire la bouteille des lèvres et je me replie sur moi-même. La main de mon amant caresse toujours mon visage avec douceur. Je ne me souviens pas de tout ce qui s'est passé cette nuit mais, me basant sur mon profond sentiment de contentement, je suppose qu'Harry a réussi à me prouver que ce qui s'est passé avec Constantin n'était pas son désir.

« Harry… » fais-je d'une voix rauque.

« Je suis là mon amour, » me répond-il doucement.

La potion commence lentement à faire effet et je me force à ouvrir les yeux. La lumière n'est pas aussi forte que je croyais et je suis en mesure d'observer mon compagnon. Il me sourit avec tendresse, mais je peux lire une certaine appréhension dans ses yeux. Je lui fais un sourire hésitant en retour mais mon regard est très vite attiré par une marque sur sa gorge. Une marque de morsure, encroûté de sang coagulé. Je me souviens brutalement de ma férocité la veille pour lui faire comprendre à qui il appartient. Je me rappelle surtout qu'il a saigné.

« Oh Merlin, » fais-je, horrifié de mon comportement. « Qu'est-ce que je t'ai fais, Harry ? »

Un sourire malicieux prend place sur ses lèvres.

« Tu m'as pris comme une bête sauvage, si c'est le sens de ta question, » me répond Harry. « Et j'en ai adoré chaque seconde. Pourquoi cette réaction ? »

« Je… je n'aurais pas dû faire une telle chose, » fais-je en fermant les yeux, incapable de le regarder. « Je suis un monstre. »

Il rit légèrement.

« Nous avions déjà établi que tu n'étais pas humain, » répond-il d'une voix joyeuse. « Maintenant j'ai de fortes présomptions sur le fait que tu as du sang de vampire dans les veines. Je ne vois pas pourquoi cela t'horrifie à ce point. »

« Je t'ai fait mal, » fais-je faiblement, sentant les larmes rouler sur mes joues. « Je suis méprisable. »

« Hey, Drago, qu'est-ce qui t'arrive ? »

Je sens Harry se rapprocher de moi et poser sa main sur ma tête.

« Je suis désolé, » dis-je d'une voix basse sans ouvrir les yeux. « Je suis si désolé. »

« Mais tu n'as pas à être désolé, » me reproche Harry. « Drago ? Drago, regarde-moi s'il te plait. »

Je lève les yeux vers lui. Ses magnifiques yeux verts sont inquiets. D'un mouvement du bras, je l'attire contre moi sur le canapé et le serre contre mon torse.

« C'est mal, ce que je t'ai fait, » dis-je dans ses cheveux. « C'est si mal. »

« Premièrement, je t'interdis de regretter, » me répond-il. « Tu m'as fait souffrir physiquement, oui, mais après la journée que j'avais passé, t'avoir en moi valait toutes les douleurs du monde. Cela m'a permis de me focaliser sur le sortilège que je devais employer sans être distrait par ma culpabilité. Deuxièmement, j'ai adoré ta brutalité, ta violence. Tu m'as prouvé que je t'appartenais toujours malgré ce terrible échec de ma part. »

Je ne réponds rien, reniflant dans ses cheveux. Par Merlin, je me sens si mal de lui avoir fait subir une telle souffrance ! Personne n'a le droit de vivre ça et je n'ai certainement pas le droit de le lui faire subir.

« Drago ? » murmure Harry.

Je baisse les yeux vers lui et accroche son regard plein d'inquiétude.

« Pourquoi est-ce que tu réagis comme ça ? » me demande-t-il. « Je ne te comprends pas. Pourquoi te trouves-tu si horrible ? Tu n'as rien fait de mal. Si je n'avais pas voulu que tu me prenne ainsi, je me serais débattu et tu n'aurais rien pu me faire. Ne pleure pas, s'il te plait. »

« Je sais, » réponds-je doucement. « Mais je ne peux pas m'empêcher de penser que c'est mal. Je suis si désolé… »

Je sens les larmes rouler sur mes joues.

« Pardon, je suis vraiment désolé, c'est la fatigue je pense, je vais prendre une douche, ça ira mieux après. »

Je me rends à peine compte que je bafouille un peu et je le repousse légèrement pour me lever, essuyant mes joues humides. Je gagne rapidement la salle de bain et me place sous le jet d'eau chaude.

Un quart d'heure après, j'en ressors, les idées plus claires. Je me sens toujours un peu coupable, mais un but très précis se dessine dans ma tête : faire payer la petite sous-merde qui a voulu s'approprier ce qui est mien. Je m'habille sommairement et quitte l'appartement, passant sans lui répondre devant Harry qui me regarde partir.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Harry a très vite compris la raison de mon départ le lendemain de notre réconciliation. Il a été vraiment jouissif de voir Constantin arborer pendant plus d'une semaine un splendide œil au beurre noir. De plus, depuis ces quelques semaines, il baisse les yeux devant moi et devant Harry, ne s'adressant à nous qu'indirectement et se débrouillant pour ne jamais se retrouver seul dans la même salle que moi.

Je suis actuellement allongé à moitié, dos contre mon arbre près du lac, en ce savoureux début de printemps. Il fait beau, aujourd'hui, le ciel est admirablement bleu, les arbres superbement verts, bref, le paysage est idyllique. J'aurais bien voulu partager ça avec Harry mais il a des copies à corriger, et puis tant qu'il n'y a pas de rumeurs sur nous, autant l'éviter.

Je ferme les yeux, les mains croisées sur mon ventre, savourant la brise douce et fraîche qui me caresse le visage. Puis je lève une main vers mon cou et la glisse sous ma chemise pour tripoter mon pendentif. Je me demande toujours qui est cette mystérieuse personne qui semble l'avoir récupéré et nous l'avoir renvoyé – par un hibou de l'école. Je ne me serais pas pardonné de l'avoir perdu.

Ca a sans doute été la pire épreuve que nous ayons eue à passer tous les deux. Bizarre, pourtant, avec la vie que nous avons eue… mais jamais nous n'étions passés aussi proche de la rupture. J'aurais peut-être du lui faire réellement confiance et l'écouter dès le début… béni soit le fait qu'il soit devenu un excellent Occlumens. Et bénie soit Spica, aussi.

Je sens une ombre se glisser entre le soleil et moi. Je retiens un sourire furtif en sentant une main se poser sur mon épaule sans ouvrir les yeux. Harry a finalement l'air d'avoir voulu me rejoindre. Un souffle chaud passe sur mes lèvres, puis une bouche hésitante qui me paraît très peu familière se pose sur la mienne. Je fronce légèrement les sourcils, même l'a bouche d'Emmanuel Sprea n'y ressemble pas.

Je pose une main sur la poitrine – c'est un homme, je confirme – de la personne en question pour la repousser légèrement en ouvrant les yeux.

« Mr Black ? » fais-je, stupéfait. « Mais qu'est-ce qui vous prend, enfin ? »

Il rougit et détourne le regard en se reculant pour se mettre sur les genoux.

« Excisez-moi, professeur, je… enfin, je vous ai vu là, et… »

Il tourne la tête vers la gauche et je suis son regard pour apercevoir le petit groupe de Gryffondor comprenant James, Lily, Remus et Peter. Remus a les yeux fixés sur nous, l'air prêt à pleurer, et se lève brusquement pour se diriger vers le château à grands pas.

Je ferme les yeux trente secondes avant de me tourner à nouveau vers Sirius qui a baissé la tête de dépit.

« Vous croyez vraiment que c'est la bonne solution avec lui ? » dis-je d'une voix douce qui va bousiller ma réputation.

« Je n'en sais rien, » me répond-il en se laissant tomber sur les fesses et en se prenant la tête entre les mains. « Avec lui, il semble qu'il n'y ai pas de bonne solution. Il n'arrête pas de se braquer, tout le temps ! »

Je lui pose une main sur l'épaule.

« Emmanuel m'a raconté ce qui lui est arrivé, » dis-je. « Vous savez, c'est normal qu'il ait du mal à ce mettre dans ce genre de relation affective. »

« Il y a quelques semaines, il m'a embrassé, » m'explique-t-il. « Depuis, il me fuit… Et ça fait mal. »

« Oui, je comprends, » réponds-je. « Ca fait mal de voir la personne qu'on aime fuir. J'ai connu ça. Mais lui avez-vous dit que vous l'aimiez ? »

Il secoue la tête.

« J'aurais dû, vous croyez ? »

« Il n'est jamais trop tard, je pense, » réponds-je simplement. « Vous savez, Remus n'est pas quelqu'un qui pense énormément à lui. Mais il a besoin de quelqu'un à ses cotés. Emmanuel était un peu comme ça, lui aussi, quand j'ai commencé à le connaître un peu mieux. »

Il pousse un soupire et fait une moue.

« Il mérite quelqu'un de mieux que moi. »

« Peut-être, mais en attendant, c'est vous qu'il veut. »

Il hoche vaguement la tête.

« Allez le voir, Sirius. Ne gâchez pas la chance que vous avez d'être ensemble. Vous savez, avec la guerre à l'extérieur… ici vous êtes protégés, mais dehors… qui sait ce qui pourrait vous arriver ? »

Il se mord la lèvre et hoche la tête.

« Allez le voir, maintenant, » dis-je.

Il acquiesce à nouveau et se lève.

« Merci, professeur, » me dit-il en baissant les yeux vers moi. « Désolé de vous avoir embrassé. »

« Je ferai comme si rien ne s'était passé, » dis-je d'un ton assuré. « Maintenant, allez le voir ! »

Il sourit faiblement et se dirige vers le château. Je le suis du regard quelques secondes puis porte mon regard sur l'entrée. Harry est en train de discuter avec Remus. Je fronce légèrement les sourcils. Remus vient d'apercevoir Sirius qui s'approche et essaye de partir, mais Harry le retient par le bras. Sirius échange quelques mots avec Remus, puis ils partent tous les deux de l'autre coté du parc.

Harry promène ensuite son regard sur les jardins, m'aperçoit et sourit – je peux le voir d'ici. Il descend les marches et s'avance vers moi.

« Je te cherchais, » me dit-il en se laissant tomber à coté de moi.

Il pose ensuite sa main sur mon ventre, son autre sur le sien, et je sens un léger courant froid me parcourir des pieds à la tête. Puis il retire son anneau, le mien et m'embrasse langoureusement.

« Qu'est-ce que tu as fait ? » fais-je quand il se blottit contre moi, la tête sur mon épaule.

« Comme ça, nous sommes invisibles aux yeux des autres, » me répond-il.

« Ah, intéressant, ça, » fais-je. « Ca veut dire que je peux te prendre, là, comme ça, et personne ne le verre ? »

« Oui, mais on risque quand même de nous entendre, » me rétorque-t-il.

« Si tu étais plus discret, aussi, » réponds-je avec une petite moue.

« Tu peux parler, toi ! » me fait-il en me pinçant le bras.

Je lui lèche le lobe de l'oreille pour le faire taire et il frémit violemment. Avec un sourire narquois, je continue sur ma lancée et commence à titiller son cou, le marquant possessivement d'un beau suçon juste au-dessus de la clavicule.

« Tu es un crétin, » me murmure-t-il, une main dans mes cheveux. « Ca va se voir ! »

« Tant mieux, comme ça tout le monde saura que tu es déjà pris, » réponds-je en posant une main sur son ventre, sous sa chemise. « En particulier ces deux petites idiotes de Pouffsouffle. »

« Drago, retire ta main d'où elle est tout de suite, » souffle-t-il dans mon oreille.

Je ricane.

« Non. »

Il s'apprête à protester encore mais je l'interromps en m'emparant de sa bouche. Ma main glisse un peu plus bas et sa respiration se saccade.

« Arrête ça, » dit-il.

« Non, je t'ai dit, » réponds-je. « Tu n'as qu'à t'empêcher de faire du bruit. »

Je l'embrasse à nouveau dans le cou en glissant ma main sur la légère bosse que forme déjà son entrejambe, avant de remonter légèrement et de lui déboucler sa ceinture et ouvrir son pantalon. Il cesse de se débattre et s'accroche désespérément à mon bras quand je glisse ma main à l'intérieur de son sous-vêtement.

Il me mord violemment le cou pour ne pas gémir alors que je débute un va-et-vient sur son sexe vibrant. Je souris quand ses dents me rentrent pratiquement dans la peau.

« Espèce de sauvage, » dis-je dans un murmure d'une voix rauque à son oreille.

« Espèce de sadique… » me répond-il dans un espèce de gémissement suppliant.

Des larmes viennent mouiller mon cou alors que je le caresse fermement et il se met à sangloter presque silencieusement, s'empêchant horriblement de faire du bruit, mais ne pouvant retenir les gémissements faibles et étranglés qui sortent de sa gorge.

Puis il me jouit dans la main et je souris encore une fois. Quelques secondes plus tard, il relève la tête vers moi et me fusille du regard.

« Tu es vraiment le pire sadique que j'ai jamais connu, » murmure-t-il. « M'empêcher de faire du bruit ! Tortionnaire ! »

Je ricane à nouveau.

« Tu t'en es plutôt bien sorti, mon chéri, » réponds-je moqueusement. « Et ne me dit pas que ça ne t'a pas plu… »

Il se lance un sort de nettoyage de la main et se tourne vers moi.

« Et toi, tu saurais tenir ? » me murmure-t-il, la bouche contre la mienne.

Je hausse un sourcil, puis comprends quand ses mains viennent se poser sur moi à travers mon pantalon. Il m'embrasse avidement, puis fait glisser sa bouche dans mon cou pour sucer et lécher doucement la blessure qu'il m'a faite. Sa main, ensuite, déboucle mon pantalon et me le baisse jusqu'aux genoux, avec mon boxer dans la foulée. Puis sa tête descend et sa langue vient consciencieusement me lécher sur toute ma longueur, me faisant trembler en me mordant la lèvre inférieure pour ne pas gémir. J'avais oublié à quel point il est doué pour me faire perdre mes moyens.

Je retiens un gémissement gargouillant dans ma gorge quand il me prend directement dans sa bouche, sans hésitation, levant vers moi ses yeux verts emplis de lubricité. Il sourit légèrement avant de reprendre sa besogne avec application, tantôt rapidement, tantôt plus lentement, voulant me rendre complètement dingue.

« Harry, » dis-je d'une voix très basse et atrocement rauque. « S'il te plait… »

Il me fait un petit clin d'œil avant de me sucer beaucoup plus franchement, cette fois. Je crispe mes mains dans ses cheveux et jouis dans un faible gargouillement. Lui me relâche et remonte le visage vers moi avec un petit sourire satisfait.

« Et ainsi, je t'ai prouvé que mon Malefoy supplie, » me glisse-t-il à l'oreille en se léchant les lèvres.

Je lui tire la langue et lui s'empresse de la prendre entre ses lèvres.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Ce soir, dans la Grande Salle, nous avons la bonne surprise de voir entrer Sirius, tenant fermement et possessivement la taille de Remus qui regarde ses pieds. Ils vont s'asseoir à leur table et Sirius attrape Remus par le menton. Il lui murmure quelque chose à l'oreille, et Remus sourit légèrement en l'embrassant brièvement.

J'échange un regard avec Harry qui me sourit.

« Il était temps, » me glisse-t-il.

Je souris en retour.

« Je ne te le fais pas dire.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

« Professeur ? »

Je relève la tête et fais un petit sourire à Sirius qui semble avoir attendu pour me parler.

« Oui ? »

« Je voulais… heu, je voulais vous dire merci, » me balbutie-t-il en rosissant légèrement. « Je ne pense pas que nous y serions arrivés sans vous… et le professeur Sprea. »

« De rien, » réponds-je simplement.

Je l'observe quelques secondes, puis sur une impulsion je sors le pendentif de sous ma chemise pour le lui montrer.

« C'est vous qui me l'avez rendu ? »

Il hausse un sourcil incompréhensif.

« Euh, non, pourquoi ? »

Je fais une petite moue de dépit en la rangeant.

« Pour rien. »

« En tout cas, il est superbe, » ajoute-t-il avec un sourire en coin. « C'est Sprea qui vous l'a offert ? »

Je hoche la tête avec un faible sourire.

« Oui, » dis-je doucement. « Mais nous nous étions disputé il y a quelques semaines et je l'avais jeté je ne sais où sous la colère. Il nous a été renvoyé trois jours après, mais par qui, aucune idée. »

« Non, ce n'est pas moi, » confirme-t-il. « Pourquoi vous étiez-vous disputés ? »

Je grince légèrement des dents.

« A cause de Constantin, » réponds-je, un voile de haine froide passant devant mon regard.

« Ah, oui, » fait-il en fronçant légèrement les sourcils. « Qu'est-ce qu'il a fait ? »

« Il a utilisé un sortilège sur Emmanuel pour le forcer à répondre à ses avances, » dis-je brusquement. « Et je les ai surpris. »

« C'est pour cela qu'il est venu nous voir pendant que Spica nous entraînait à l'épée, moi et James ? » me demande-t-il, l'air de comprendre.

« Absolument, » dis-je simplement.

Il y a un léger silence.

« Je ne l'aime pas du tout, » dit-il alors. « Constantin, je veux dire. Je le trouve… malsain. »

Je fronce légèrement les sourcils, surpris.

« Pas malsain comme Lestrange l'était, » précise-t-il, essayant d'exprimer clairement ce qu'il pense. « Je ne sais pas si vous voyez qui c'est… »

« Si, si, » interromps-je. « J'ai déjà eu affaire au personnage. »

« Ah ? »

Il a l'air surpris.

« Dans quelles circonstances ? »

Je fais une petite grimace.

« Je préfère ne pas en parler. »

« Oh, excusez-moi. »

Je fais un petit geste de la main pour balayer le sujet.

« Bref, pour en revenir à Constantin, » reprend-il, « je trouve qu'il dégage une aura bizarre… Enfin, je trouve qu'il est mauvais. Remus m'a confié que son aura n'était pas comme les autres. A cause de sa lycanthropie, il peut mieux sentir les auras, vous savez… »

Je souris légèrement.

« Oui, je sais, » réponds-je. « Constantin… il m'a été antipathique dès le premier abord. Et puis, bien sûr, après il a commencé à draguer Harry, et forcément… »

Il fronce les sourcils. Quoi, j'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas ?

« Harry ? »

Oh, putain, merde. Je suis vraiment un crétin, c'est pas vrai ! Mais je suis tellement à l'aise à parler avec lui que je ne fais plus aussi attention à ce que je dis. Voyant ma consternation, il sourit.

« Je sais que vous n'êtes pas ceux que vous prétendez être, tous les deux, » me dit-il, l'air fier de son coup. « Donc je suppose que le vrai prénom du professeur Sprea est Harry, hum ? »

Résigné, je hoche la tête.

« Et le vôtre ? »

« Ne rêvez pas, Black , » fais-je, offusqué qu'il puisse me prendre pour un tel crétin.

Il ricane en se dirigeant vers la porte.

« Je finirai bien par le savoir ! »

« Sirius… »

Il se retourne et me regarde avec curiosité.

« Je peux vous faire confiance pour que vous gardiez ça pour vous, n'est-ce pas ? » fais-je, le prenant par son sens de l'honneur typiquement Gryffondor.

Il soupire légèrement et hoche la tête.

« Bien sûr. A bientôt, professeur. »

Je lui réponds par un signe de tête et il sourit, fermant la porte derrière lui.


fini ! avis ?

à très vite

speedy