Nouveau chap, comme promis, près pile à l'heure !

lol, bon, j'espère que ça va vous plaire, gros bisous


Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 24 :

Mais tu n'es pas tout-puissant, Harry…

(POV Harry)

Lily et Minerva quittent le bureau et je regarde nerveusement Albus. Celui-ci me fait un petit sourire malicieux qui ne me rassure vraiment, vraiment pas.

« Alors dites-moi, » fait-il en prenant un bonbon au citron. « De quelle année venez-vous donc ? »

Je soupire de dépit, c'était évident qu'il avait compris. Depuis le temps… »

« 2005, » réponds-je, résigné. « Enfin, je suppose qu'ils sont en 2006, maintenant. »

« Allez, racontez-moi tout ça, » me dit-il.

Sur une impulsion, je retire ma bague et il retient une exclamation de surprise.

« Je m'appelle Harry Potter, je suis né en 1980 et je suis le fils de Lily et James Potter, » dis-je d'une voix monocorde. « On m'appelle le Survivant. J'ai tué Voldemort le 15 février 1998. Moi et mon compagnon Drago Malefoy, fils de Lucius et Narcissa Malefoy, sommes ici pour empêcher un attentat contre mes parents par les partisans de Voldemort, attentat qui a pour but d'empêcher ma naissance et la chute du Lord Noir. »

Je me tais ensuite. Il ne vaut mieux pas que j'en dise trop. Albus me regarde avec de grands yeux étonnés et curieux.

« Comment le fils de James et le fils de Lucius pourraient-ils jamais finir ensemble ? » fait-il.

Je le regarde bizarrement, puis comprends quelque chose.

« C'est vous ! » fais-je en réponse. « Vous saviez que nous devions finir ensemble et qu'il fallait pousser un peu les choses ! Vous nous avez forcés à cohabiter dans le même appartement ! »

« Oh, » fait-il en caressant sa barbe. « J'ai fait ça ? »

« Oui… » dis-je dans un faible murmure. « Ou bien vous allez le faire, je suppose que tout dépend du point de vue. »

A ma grande surprise, il rit légèrement.

« Ce genre de discussion temporelle me donne toujours mal à la tête, » dit-il. « Mais bref, peu importe. Je promets de ne plus vous importuner avec ça. Remettez votre bague et faisons comme si rien ne s'était passé, voulez-vous ? Il vaut mieux que je n'en sache pas trop. »

Je souris en hochant la tête et ré enfile mon anneau.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Nous quittons le château à la nuit tombée. Dès les grilles passées, nous transplanons pour la zone que m'a indiquée Albus.

« Emmanuel, chef de mission, » murmure Spica. « Ton plan ? »

« Hum… » fais-je, réfléchissant à toute vitesse. « Je devrai étendre au maximum mon aura pour sentir celle des autres, » dis-je. « Pour un peu plus de prudence et de rapidité, nous allons voler, j'ai pris mon balai. On fera une pause toutes les deux heures pour faire le point, d'accord ? Spica, tu te mets en mode furtif, Lily et moi prendrons mon balai avec la cape de James. »

Je sors mon Eclair de Feu et l'agrandis d'un geste de la main.

« D'où sort ce balai ? » fait Lily en fronçant les sourcils. « Je n'en ai jamais vu de tel ! »

« USA, » réponds-je brièvement. « Venez. »

Elle monte devant moi et je passe un bras autour de sa taille pour la coller contre mon torse.

« Qu'est-ce que – » proteste-t-elle.

« Nous devons prendre le moins de place possible, » réponds-je. « Sinon la cape ne nous recouvrira pas entièrement. »

« Et le balai ? » demande-t-elle.

J'y jette un simple sort d'invisibilité, puis m'empare de la cape qu'elle me tend et l'enroule autour de nous deux. J'oublie soudain totalement la présence de Spica et donne un violent coup de pied au sol pour décoller et me placer à hauteur suffisante au-dessus des arbres.

« Vous volez comme James, » me dit soudain Lily alors que je stationne quelques secondes pour observer l'horizon.

« Ah ? » fais-je, cachant au mieux ma gêne.

« Oui, » fait-elle. « Même prestance, même facilité… même naturel… »

Je ne réponds rien et elle ne dit rien de plus. Elle fixe le lointain à son tour, puis nous commençons à avancer lentement. Il nous faut environ trois heures avant qu'enfin, Lily repère quelque chose. Elle me désigne un point que je ne vois pas et se retourne légèrement vers moi.

« Je vois une tache grise dans la verdure, là-bas, » me dit-elle.

« Ah ? » fais-je. « Je ne vois rien. Vous avez une bonne vue. »

« Oui, je sais, on me l'a déjà dit, » me répond-elle.

Je ris légèrement.

« J'étais myope comme une taupe, » dis-je. « Mais même si on m'a arrangé ce problème… »

Sans finir ma phrase, j'étends mon aura vers le point qu'elle m'a montré et je l'entends respirer difficilement.

« Je n'en ai pas pour longtemps, » dis-je dans un murmure. « Respirez profondément. »

Je pousse un faible cri de douleur en sentant une forte onde de Magie Noire atteindre ma magie que je rétracte aussitôt, puis je me frotte le front où ma cicatrice invisible me brûle.

« C'est là, » dis-je dans un souffle.

« Tu es certain ? »

Je sursaute légèrement et me tourne vers Spica qui flotte dans les airs. Je hoche la tête.

« Oui, » dis-je doucement.

Puis, après une légère pause :

« Voldemort est ici. »

Spica pince les lèvres.

« Très bien. Rendez-vous un peu en retrait du manoir, » dit-elle. « Je connais l'endroit. J'ai même dû y habiter pendant un certain temps. Soyez discret. Je vous suis mais vous ne me remarquerez pas. »

« D'accord, » fais-je. « A tout à l'heure. »

Je me tourne de nouveau vers Lily.

« Une petite pointe de vitesse, ça vous tente, miss ? » fais-je narquoisement. « Ce balai peu aller très vite. »

« Eh bien, pourquoi pas ? » acquiesce-t-elle.

« Tenez bien la cape, sinon elle risque de s'envoler, » dis-je en me penchant légèrement en avant, la forçant à faire de même. « C'est parti. »

Je serre brutalement le balai dans ma main et il fait une embardée avant de partir à fond. Lily pousse un léger cri mais ses doigts se referment autour de la cape en la serrant fortement.

« Ce n'est pas possible qu'un balai aille aussi vite sans se démanteler complètement ! » crie-t-elle pour couvrir le bruit du vent.

« Tu crois ? » fais-je, amusé. « Tu va voir. »

J'accélère encore un peu, atteignant tout juste les deux cents kilomètres à l'heure – sachant que ce balai peu aller jusqu'à trois cent en vitesse de pointe et deux cent cinquante en vitesse de croisière, je ne m'en fait pas trop.

« Tu es dingue ! » s'exclame Lily. « Harry, putain, si on s'écrase je te tue ! »

Je ris à nouveau, ne prêtant pas garde au fait qu'elle ait utilisé non seulement mon vrai prénom mais en plus le tutoiement.

« Eh bien, miss Evans ! » fais-je cependant quelques secondes plus tard en ralentissant. « On tutoie un professeur, maintenant ? »

« Oh je… je suis désolée, » fait-elle, l'air sincèrement gêné. « Je n'ai pas réfléchi, c'est juste que… »

« C'est ok, » fais-je, l'interrompant. « Tu peux. Mais uniquement quand nous ne sommes pas avec d'autres élèves ou professeurs. Spica ne compte pas. »

Je redescends lentement vers le sol et me pose dans un bosquet d'arbres qui nous cache des regards de qui que ce soit. Nous retirons la cape que Lily range dans son sac, et Spica réapparaît dans notre attention quelques secondes après.

« Alors, que fait-on ? » demande-t-elle.

Je me mords la lèvre. Maintenant chaque seconde compte.

« Je n'en ai aucune idée, » réponds-je. « Tu as dit que tu connaissais l'endroit ? »

« Oui, j'y ai habité pendant une courte période de temps, » répond-elle en se laissant tomber à terre en tailleurs. « C'est un des Manoirs que Salazar a fait construire après qu'il a quitté l'école. Puisque ce cher Harry n'a aucune idée de ce que l'on va faire maintenant, voilà ce que je propose. Nous restons là ce soir et demain et nous agissons demain soir. Pendant ce temps, il va falloir que je vérifie que le passage secret que j'ai créé est toujours là. Et nous devons instaurer des tours de veille. Je n'ai pas besoin de dormir très longtemps, mais vous si. Seulement, il va me falloir plusieurs heures pour découvrir les tours de garde des Mangemorts. »

« Et une fois à l'intérieur, qu'est-ce qu'on fait ? » demande Lily.

« On avisera sur place, » répond simplement Spica.

Je m'assoie à coté d'elle.

« Et s'ils les tuent entre temps ? »

Elle m'observe avec un sourire bienveillant.

« Pas ce soir, Harry, ni demain, » me répond-elle. « Il y a une conjection planétaire très intéressante, auourd'hui, Tom ne peut pas rater ça. Demain il sera épuisé et ses Mangemorts n'agiront pas sans son ordre. »

« J'espère que tu as raison, » fais-je à voix basse.

« J'ai toujours raison, » me répond-elle d'une voix suffisante.

Je souris.

« Laisse-moi deviner, » dis-je, amusé. « Serpentard ? »

Elle me sourit machiavéliquement.

« Mais bien sûr très cher ! »

Je ris légèrement avant de m'emparer d'un morceau de pain et de le porter à ma bouche.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Le jour suivant passe dans une lenteur affligeante. Spica est partie peu avant l'aube et est revenu au crépuscule. Nous sommes suffisamment loin de la forteresse pour que les Mangemorts ne fouillent pas le bosquet trop souvent, mais nous avons tout de même eu une alerte autour de midi. Nous nous sommes cachés avec toutes nos affaires réduites magiquement sous la cape et j'ai établi autour de nous un champ de protection qui nous fait croire mort pour qu'ils ne sentent pas nos auras avec un hypothétique sort de détection.

Maintenant, Spica vient d'arriver et boit une longue gorgée de whisky.

« C'est bon, » murmure-t-elle. « J'ai calculé les tours de garde, et il y a un changement toutes les deux heures. Nous pourrons nous faufiler dans le passage à ce moment-là, dans un petit quart d'heure. Il nous faudra une bonne heure de marche pour atteindre l'intérieur de la forteresse et les quartiers des prisonniers. Je vais contacter Sirius par télépathie et j'essayerai de le repérer. D'accord ? »

« Faute d'autre plan… » dis-je à voix basse. « Vas-y, contacte-le pendant que nous rangeons nos affaires. »

Elle hoche la tête et s'assoit en tailleurs sur le sol pendant que je m'empresse avec Lily de tout ramasser. Elle se relève quelques secondes plus tard.

« Ils sont tous les quatre ensemble, » me dit-elle avec un sourire. « Ils vont bien, mais il ne peut pas m'expliquer dans quelle cellule ils sont. »

« Ca, ce n'est pas grave, » réponds-je. « Je peux les repérer grâce à leurs auras. »

« D'accord, mais ne répands pas trop ta magie, » me murmure-t-elle. « Le mal ici est très grand, et tu es trop pur. »

Je me sens rougir légèrement et Lily pouffe de rire. Je la fusille du regard et elle dépose une bise sur ma joue.

« Tu es trop mignon, » dit-elle. « On y va ? »

« Donnez-moi la main, nous passerons en mode furtif tous les trois, » fait Spica. « Ce n'est pas très loin, mais il vaut mieux que l'on se méfie. »

Je hoche la tête et m'empare de sa main qu'elle me tend. Quelques secondes plus tard, nous quittons le bosquet et Spica nous guide pendant dix bonnes minutes jusqu'à un groupe de buisson un peu plus loin. Nous croisons trois Mangemorts et je vois Lily qui se crispe mais Spica nous mène d'une poigne de fer avec beaucoup d'assurance et les trois Mangemorts passent sans nous voir.

Je souris légèrement. C'est amusant comme pouvoir.

Spica me montre le buisson et d'un signe de tête, m'incite à les écarter d'un sort. Je m'exécute et un trou apparaît dans le sol. Elle fait descendre Lily en premier puis s'y glisse et je tombe en dernier, refermant les végétaux derrière moi.

Spica me fait un signe de tête, puis s'engage dans le passage qui tourne, monte et descend de nombreuses fois, faisant beaucoup de détour.

« C'est toi qui as fait ça ? » fais-je à un moment à Spica, ne supportant plus le silence pesant.

« Oui, » acquiesce-t-elle. « J'ai vécu avec Tom ici, avant qu'il ne perde vraiment l'esprit. Je sentais déjà qu'il changeait et je voulais pouvoir revenir ici, au cas où… »

« Qui est Tom ? » hasarde Lily, elle aussi tendue et désireuse de se changer les idées.

« Voldemort, » réponds-je. « Son vrai nom est Tom. Tom Jedusor. Et tu as vécu avec lui ? »

« Oui, nous avons été amants pendant plusieurs années, » me répond simplement Spica.

Je préfère ne pas m'appesantir sur le sujet. Je sais bien qu'il n'a pas toujours été totalement mauvais. Du moins j'ose le croire.

Ma cicatrice me brûle de plus en plus fort, mais je ne peux rien y faire, le décalage espace temps n'est pas le même et aucune potion de douleur ne fera effet sur moi.

Je soupire lourdement. Je crois que quelque chose ne va pas bien, j'ai une légère douleur dans le cœur qui me perturbe un peu.

« Ca ne va pas ? » demande Spica.

« Je… »

Je pose une main sur ma poitrine à l'emplacement de mon organe le plus vital et elle se mord légèrement la lèvre.

« Le lien, » dit-elle à voix basse. « Tom compagnon ne va pas bien. »

Je déglutis.

« Merde, dépêchons-nous ! » fais-je, accélérant le pas.

Spica hoche la tête et nous débouchons quelques minutes plus tard sur la fin du tunnel. Il y a une échelle avec une trappe au-dessus de nos têtes. Spica monte en premier, ouvre doucement la trappe, puis nous fait signe de la rejoindre. J'attrape la main de Lily et monte à l'échelle derrière Spica qui m'attrape également la main et nous hisse tous les deux hors du trou. Elle referme la trappe silencieusement.

Nous nous retrouvons dans un couloir sombre et glauque, fait de pierres mal enchâssées. La trappe se fond parfaitement dans le sol, sans doute grâce à un sortilège d'illusion.

Spica ne me lâche pas la main, nous sommes toujours en mode furtif et elle me jette un regard pénétrant.

« Vas-y, Harry, il faut les trouver, maintenant, » me dit-elle à voix basse.

Je hoche la tête et répands ma magie, me concentrant sur un point précis en fermant les yeux. Il me faut quelques secondes pour trouver et ressentir celle si semblable à la mienne, de James. Je jette un coup d'œil à Spica.

« Je les ai trouvé, » dis-je doucement.

Elle hoche la tête.

« Bien, guide-nous. »

Je pars en avant, me concentrant sur la magie de James qui n'est pas très loin. En chemin, nous croisons un Mangemort égaré et Spica lui tranche silencieusement la gorge avec son épée avant de le cacher dans une alcôve avec un sortilège de dissimulation.

« Vengeance personnelle, » me murmure-t-elle en réponse à son air interrogatif.

Je remarque que Lily est pâle et je lui serre la main.

« Ca va ? » dis-je doucement.

« Ca… ça va, » acquiesce-t-elle faiblement.

Je pince un peu les lèvres mais n'ajoute rien. Voir la mort est toujours difficile la première fois…

« Dépêchons, » murmure Spica.

Je hoche la tête et nous reprenons la marche. Au fur et à mesure, un horrible doute me prend le cœur. Venant de la direction de mon père, je ne sens que trois auras. Celle de James, de Sirius, et de Remus. Pas celle de Drago.

Je me mords violemment la lèvre. Nous arrivons dans un couloir avec beaucoup de portes aux serrures blindées. Je m'arrête devant l'un d'elle et Spica hoche la tête en vérifions qu'il n'y a personne autour. Puis elle me lâche la main.

« Je t'en prie, fais-toi plaisir, » dit-elle en désignant la serrure d'un geste de la main.

Je souris faiblement et, d'un simple mouvement des doigts, je débloque silencieusement la serrure.

Les trois compères sont ici et sourient largement à notre entrée. Lily se précipite dans les bras de James qui la serre contre lui.

« Où est Drago ? » fais-je à Remus, fou d'inquiétude.

Il échange un regard nerveux avec Remus avant de me regarder à nouveau.

« On ne sait pas, » me répond-il doucement. « Un Mangemort est arrivé il y a une heure à peu près et l'a emmené. »

« Il vous a dit pourquoi ? »

Le regard de Remus se trouble.

« Il est intéressé par ses charmes, » répond Sirius, me glaçant le sang. « Et il n'a pas l'intention de lui demander son avis. »

« Oh c'est pas vrai, » fais-je, horrifié. « Il faut que je le retrouve. »

« Je m'occupe d'eux, » murmure Spica. « Prend la cape et vas-y. »

Je hoche la tête à son égard, me sentant affreusement pâle.

« C'est bon, » me dit-elle. « Dépèches-toi. Je les ramène à Poudlard. Dépèches-toi, il est peut-être encore temps… »

Je déglutis et m'empare de la cape dont je me couvre en quittant les cachots, étendant au maximum ma magie, ravalant mes nausées et cherchant avec désespoir l'aura de mon amant.

Il me faut un quart d'heure de totale angoisse avant d'enfin sentir une infime émanation venant de l'étage supérieur. Le temps que je trouve un escalier, le filet de magie se fait légèrement plus fort, puis enfin, je trouve la porte derrière laquelle je sais qu'il est. D'une violente décharge, j'explose la serrure et entre dans la pièce.

Je saisit la scène avec horreur. Drago est fermement tenu contre le mur, nu, un bras tordu dans son dos, tandis qu'une réplique exacte de Goyle lui laboure l'anus avec deux énormes doigts.

« Fais encore un seul mouvement sur lui, vieux porc, et je te déchiquette en morceau si petits que personne ne pourra te reconstituer, » fais-je d'une voix haineuse, puissante, effrayante.

L'autre tourne les yeux vers moi.

« T'es qui, toi ? » me fait-il, ses yeux exorbités me fixant d'un air bovin.

Je ne réponds rien et le fais relâcher Drago en le projetant violemment contre le mur, un bruit de melon écrasé retentissant dans la pièce. Il glisse ensuite sur le sol dans une masse informe, l'arrière de son crane laissant une grosse trace de sang sur le mur.

Je me tourne ensuite vers Drago qui s'est également laissé glisser à terre, me regardant fixement.

« Harry, » souffle-t-il, l'air soulagé.

« Oh, mon dieu, amour, je suis tellement désolé, » dis-je en me laissant tomber à terre à ses cotés pour le prendre dans mes bras.

Il se blottit contre moi et se met à trembler violemment, inondant ma chemise de larmes.

« Chut, calmes-toi, » lui dis-je doucement alors qu'il se serre de plus en plus contre moi, me faisant penser à un jeune enfant. « Il faut qu'on sorte d'ici, d'accord ? »

Il hoche la tête et renifle, avant de relever les yeux vers moi et de m'embrasser doucement, tendrement, comme pour vérifier que je suis bien là.

« La cavalerie arrive toujours au dernier moment, hein ? » murmure-t-il.

Je souris faiblement avant de me relever, lui lançant un sortilège d'allègement pour le porter dans mes bras. Il passe les siens autour de mon torse et j'ai l'impression d'être revenu sept ans auparavant, quand j'ai été le chercher avec Rogue dans la forteresse de Voldemort. Je conjure également une couverture autour de lui et il pousse un soupir tremblant en se recroquevillant encore un peu plus, si possible.

« Mon pendentif ! » s'agite-t-il soudain alors que je m'apprête à quitter la pièce. « Il… il me l'a arraché, il doit l'avoir sur lui… »

Je jette un coup d'œil au déchet sur le sol et me concentre pour faire ressortir la chaîne et le lion. Je les emmène à Drago et il s'en empare d'une main avide, serrant son poing contre son cœur. Je souris doucement et l'embrasse sur le front, avant de remettre correctement la cape sur nous et de quitter définitivement les lieux.

Drago pose sa tête sur contre mon épaule en fermant les yeux, et mon étreinte se fait un peu plus étroite alors qu'il se remet à pleurer silencieusement, encore sous le choc.

« Je suis désolé, c'est ma faute, » dis-je dans un murmure en atteignant le passage secret.

« Bien sûr que non, ce n'est pas ta faute, c'est moi qui ne suis pas capable de fermer ma grande gueule quand il le faudrait, » me rétorque-t-il, en rage contre lui-même.

Il essuie brutalement les larmes qui roulent sur ses joues.

« Et je ne suis même pas foutu de m'arrêter de chialer comme un môme, » finit-il, me faisant sourire. « Merde, j'ai l'impression d'avoir huit ans à nouveau. »

Je descends les marches de l'échelle avec difficulté mais finit par refermer la trappe et par me mettre à avancer dans le tunnel.

« Je peux marcher, tu sais ? »

Je hausse les épaules, sentant bien dans son ton qu'il n'en a aucune réelle envie, qu'il préfère rester dans mes bras mais que par fierté il se doit de protester un peu.

« Tu es pieds nus, tu risquerais de te blesser, » réponds-je simplement.

Il sourit maigrement et m'embrasse dans le cou.

« Quand il est venu me chercher, j'ai cru que tu ne viendrais plus, » m'avoue-t-il en fermant à nouveau les yeux.

« Je ne t'ai jamais abandonné, ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, » réponds-je doucement. « Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt. »

« Ce n'est pas de ta faute. »

« Si, je n'aurais jamais dû t'envoyer les ramener à l'école, j'aurais du me douter et venir avec vous. »

« De toute façon tu refuses toujours de m'écouter sur ce point-là. »

Il défait deux boutons de ma chemise et glisse sa main en dessous, à l'emplacement de mon cœur.

« Tu n'es pas tout-puissant, Harry, » fait-il dans un murmure.

Je soupire légèrement.

« Parfois, j'aimerais l'être. »


fini ! Moi je l'aime bien ce chapitre... Qu'en pensez-vous ?

prochain chapitre, samedi. POV James, intitulé : Un Potter et un Malefoy, ensemble ? Impossible ! Un chapitre plus calme, mais plus... angoissant pour les Maraudeurs.

à plus

speedy