'suis crevée... de retour de camping à l'instant... je vs poste le chap sans plus de com...
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Histoire Sans Fin
Chapitre 27 :
L'erreur judiciaire du siècle
(POV Harry)
« Vous êtes en état d'arrestation pour tentative de meurtre sur le directeur de Poudlard. »
Je reste interdit quelque seconde.
« Pardon ? » fais-je, ne pouvant simplement pas y croire.
« Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous. »
« Mais je n'ai rien fait ! » fais-je en fronçant les sourcils. « Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est moi ? »
« Nous n'avons pas le droit de vous donner ces informations, » me répond-il en s'approchant du lit.
Drago lui coupe le chemin.
« Vous ne l'emmenez nul part, » fait-il d'une voix rageuse. « Il n'a rien fait, il a été gravement touché par l'explosion ! Il vient juste de sortir du coma. »
« Vous faites obstruction à une action de justice, » répond l'Auror avec un regard dur. « Ecartez-vous tout de suite. »
Drago s'apprête à protester mais je lui attrape le bras.
« Il faut que tu me sortes de cette merde, » dis-je, sentant la fatigue m'envahir. « Mais si tu n'y arrives pas, repars. Ne m'attends pas. »
« Rêve toujours, » me rétorque-t-il.
L'Auror m'attrape par le bras pour me forcer à me lever mais je chancelle en me mettant sur mes pieds. Pomfresh se précipite aussitôt vers moi.
« En tant qu'infirmière de cette école, je vous ordonne de le lâcher pour que je puisse le soigner, » dit-elle en me rallongeant sur le lit.
Les trois Aurors se consultent du regard, puis hochent la tête.
« Très bien, » dit le premier. « Il restera ici le temps qu'il soit suffisamment guéri. Deux Détraqueurs viendront monter la garde à sa porte. Quand il ira mieux, il sera transféré à Azkaban. »
« Azkaban ! » s'exclame Drago avec effarement. « Mais vous êtes dingues ! »
« Personne ne sera autorisé à le voir, excepté son avocat. Si vous n'en avez pas – »
« Il en a un, » coupe Drago. « Je suis son avocat. »
L'Auror le fusille du regard. Pendant ce temps, Mme Pomfresh continue de m'examiner.
« Comment vous sentez-vous ? » me demande-t-elle.
« J'ai des vertiges, » réponds-je à voix basse. « Je suis fatigué, et j'ai la nausée. »
Elle pince légèrement les lèvres.
« C'est normal, » me dit-elle. « Je vais vous donner une potion contre ça. »
Je lui attrape le poignet alors qu'elle s'apprête à s'éloigner.
« Vous devez me garder ici le plus longtemps possible, » dis-je d'une voix presque inaudible. « Je vous en prie, je ne serai pas capable de survivre à Azkaban. »
Elle me regarde d'un air grave.
« Je vais faire ce que je peux, » me répond-elle. « Mais vous n'avez rien de grave et un Médicomage viendra certainement vous examiner pour savoir si oui ou non vous pouvez sortir d'ici ou pas. »
« Merci, » dis-je simplement en me rallongeant et en fermant les yeux.
Elle quitte la pièce et je sens Drago me saisir une main. Je le regarde à nouveau, remarquant que les Aurors sont sortis également. Il soupire et monte à coté de moi sur le lit pour me serrer dans ses bras.
« Je vais te sortir de là, » dit-il dans un murmure. « Je te le promets. »
« Azkaban me tuera, Dray, » réponds-je, désespéré. « Je ne sais même pas si je pourrai supporter d'en avoir deux à ma porte. »
« Je sais, » me chuchote-t-il. « Ne t'inquiète pas, je vais trouver qui a fait ça. »
« J'ai peur que ce soit Gustave, » dis-je dans un murmure. « Personne n'aurait pu savoir qu'une bombe moldue se cachait sous l'estrade. Moi j'ai réussi à le deviner parce que j'ai entendu le déclic de la fin du compte à rebours, mais c'est parce que j'étais concentré sur les bruits et j'avais un sort d'acuité auditive encore actif sur moi depuis mon cours. Tu dois leur expliquer, Drago. »
« Chut, calme-toi, Harry, ça va aller. Je vais trouver qui c'est et si c'est Constantin j'en trouverai les preuves. Je te le promets. »
« Tu n'es pas avocat. »
« Si je le suis. »
Je perçois de l'amusement dans sa voix et relève les yeux vers lui pour apercevoir un léger sourire sur son visage.
« Hermione m'a poussé à passer le diplôme il y a trois ans. Les potions ne me prenaient pas assez de temps à son goût, parce que je me laissais tomber dans la dépression dès que j'avais un moment de libre et, d'après elle, c'était très mauvais. Tu sais comment elle est, alors je n'ai pas vraiment eu le choix. »
Je reste bouche bée quelques secondes, puis referme la bouche et me renfrogne légèrement.
« Oh. »
J'ai horreur de ne pas tout savoir de lui, parce que ce sont ces six foutues années de malédiction qui m'empêchent de savoir ce genre de chose.
J'ai passé plus de temps à le fuir qu'à ses cotés !
Il me serre un peu plus étroitement et je soupire profondément.
« Tu as encore d'autres trucs comme ça à m'annoncer ? » fais-je amèrement.
Il se tend légèrement et se détache de moi pour se relever.
« Je ne veux pas me disputer avec toi aujourd'hui, » me dit-il d'une voix sèche sans me regarder. « J'ai une enquête à faire. »
Il s'apprête à quitter la pièce mais je le rappelle.
« Drago… » fais-je d'une voix faible.
Il soupire et se retourne. Je tends la main vers lui et il se rapproche de moi en faisant une légère moue.
« Je suis désolé, » dis-je doucement.
Il ferme les yeux une seconde et se penche vers moi pour m'embrasser brièvement.
« Ce n'est pas grave, » me répond-il. « Je dois vraiment y aller. »
« D'accord, » fais-je en hochant la tête avec résignation. « Je t'aime. »
« Je t'aime aussi, » répond-il avec un faible sourire. « Tiens le coup. Je te rejoins ce soir. »
Il me fait un petit clin d'œil et quitte la pièce pour s'adresser aux Aurors.
« … interrogatoire sans ma présence, » l'entends-je dire d'une voix ferme. « Quand ? »
« Quand notre collègue sera revenu avec les Détraqueurs, » répond l'Auror.
« Bien. Faites-moi chercher. Je suis le professeur Boisselier. »
« Très bien. »
Drago finit par claquer la porte derrière lui, me laissant définitivement seul dans cette chambre avec mes peurs et mon désabusement.
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Mme Pomfresh m'a donné de quoi soigner mon mal de tête lancinant et je sommeille légèrement au moment où, quelques heures plus tard, je sens un froid pénétrant m'envahir. Je frissonne violemment en resserrant les draps autour de moi, refrénant avec force une foule de souvenirs douloureux qui me reviennent en tête.
Ils sont là.
Quelques minutes plus tard, je me suis levé difficilement pour me placer dans le coin le plus éloigné que possible de la porte, afin de me soustraire à leur pouvoir maléfique. Ce ne marche qu'en partie mais c'est toujours ça de gagné. La porte s'ouvre à ce moment-là pour laisser entrer Drago et les trois Aurors. Mon amant pousse une exclamation de surprise et vient aussitôt s'asseoir par terre à coté de moi.
« Bordel de merde, » dit-il dans un murmure alors que je me blottis contre lui. « Est-ce que ça va ? »
« Non, » réponds-je sincèrement en m'accrochant à sa chemise pour cacher quelques-unes de mes larmes.
Il pince les lèvres et me serre contre lui, tandis que les Aurors s'installent à un bureau qu'ils viennent de conjurer. L'un d'eux nous regarde avec quelque chose qui ressemble furieusement à du mépris et je le fusille du regard.
L'interrogatoire dure près d'une heure et demie. Ils ne cessent de me poser toujours les mêmes questions et j'y réponds avec lassitude, sentant Drago se tendre contre moi et contenir sa colère. Ils veulent savoir où j'étais, avec qui, comment, pourquoi, et ce à chaque instant depuis une semaine.
Finalement, à la fin, je laisse ma tête retomber sur l'épaule de Drago en fermant les yeux, sentant les dernières parcelles de ma volonté m'échapper. Drago me serre un peu plus fort si c'est possible et jette un coup d'œil au Aurors.
« Ca y est, vous avez fini ? » demande-t-il d'un ton hargneux.
« Oui, » acquiescent-ils d'un ton très calme.
J'entends des raclements de chaises sur le sol.
« Professeur Boisselier, nous vous tiendrons au courant de l'avancement de l'enquête, » concluent-ils en froissant quelques papiers. « Sprea, un médicomage viendra vous ausculter demain pour savoir combien de temps vous devrez rester ici avant d'être transféré. »
« Comment voulez-vous qu'il se soigne correctement avec ces deux horreurs juste à sa porte ? » s'exclame Drago en se relevant également, me portant dans ses bras.
« Ce n'est pas notre problème, » rétorque un autre avec plus de colère.
Il y a des bruits de pas et Drago me serre avec force.
« Vous n'avez aucune idée de tout ce qu'il a dû vivre pour vous sauver ! » vocifère-t-il à l'intention des Aurors. « Vous n'avez aucune idée de ce qu'il vit actuellement ! Vous n'êtes que des crétins ! »
Les portes se referment derrière eux et je réouvre les yeux pour chercher Drago de mon regard qui se fait trouble, essayant vainement de faire taire les souvenirs dans ma tête.
« Drake… conjure un Patronus, » fais-je d'une voix faible. « Le temps que je récupère un peu d'énergie, s'il te plait… »
Il renifle avec colère et me dépose sur le lit, avant de sortir sa baguette et d'acquiescer, faisant ainsi taire les voix, me réchauffant quelque peu. Je soupire de soulagement et me redresse légèrement.
« Il peut tenir une heure, » me murmure Drago alors que j'aperçois un grand lion argenté montant la garde à la porte. « Ca suffira ? »
Je hoche légèrement la tête et l'attire contre moi.
« Oui, je pourrai conjurer un peu de fluide de Patronus pour me protéger, » réponds-je alors qu'il s'allonge à mes cotés. « Je n'ai pas eu le temps de réagir tout à l'heure. »
Il acquiesce et me caresse le dos de haut en bas.
« Qu'est-ce qu'ils ont contre moi, Drake ? » fais-je, voulant vraiment en savoir plus.
« Il y a eu de nombreux témoignages contre toi juste après l'explosion, » me répond-il avec un faible soupir. « Dont certains avec Véritaserum. Des élèves, des profs, et des habitants de Pré-Au-Lard. En plus, entre la fin de ton cours et le moment où tu es arrivé à la Grande Salle ce midi, ils ont découvert que plus de trente minutes s'étaient écoulées. »
« Oui, je suis passé à l'appartement pour prendre une douche et me changer, » réponds-je aussitôt. « Ne me dis pas qu'ils pensent que j'en ai profité pour poser la bombe ! »
Il soupire en me serrant un peu plus fort contre lui.
« Si, c'est exactement ce qu'ils pensent, » me répond-il à voix basse. « Et en plus, beaucoup de Serpentard, et quelques autres, en profitent pour t'accabler des pires intentions. Comme quoi tu voulais prendre la place d'Albus, puis celle du Ministre, que tu es sans doute un partisan de Voldemort… »
« Mais je suis allé vous chercher après l'enlèvement, j'ai tué un Mangemort même ! »
« Justement, ils se demandent comment tu as pu faire ça, à toi seul pratiquement, » murmure Drago avec accablement. « Je suis désolé, Harry, mais ça va être difficile. Ils n'ont aucune preuve formelle, mais avec le chaos actuel, ils s'en fichent un peu. Rappelle-toi, la plupart des Mangemorts envoyés en prison l'ont été sans procès. »
Je ne retiens plus les larmes que la fatigue et la peur me font monter aux yeux. Drago soupire à nouveau et me serre encore plus fort.
« Je vais trouver, je te le promets, » murmure-t-il doucement. « Je te jure que je vais te sortir de là. »
Je sanglote doucement dans son cou.
« Je ne pourrai sans doute pas prouver que c'est l'autre déchet mais je trouverai le moyen de te sortir de là, quitte à trouver un stratagème. Chut, ne pleure pas petit lion… »
Il me faut plusieurs minutes pour me calmer et il m'embrasse sur le front avec douceur. Sans un mot, je lève la main paume vers le ciel et il en sort une légère brume argentée qui m'entoure peu à peu complètement.
« Ca peut durer jusqu'à vingt-quatre heures, » dis-je une fois que j'ai absorbé le fluide dans ma peau. « Après, il faudra que je me… recharge. »
Il m'embrasse doucement.
« Je ne peux pas rester ici cette nuit, » me dit-il.
Je grimace légèrement.
« Je comprends. »
« Il faut que j'y aille. »
Je soupire et me détache de lui en me redressant alors qu'il se lève sans un mot de plus.
« Je reviens le plus tôt possible, » me dit-il en m'embrassant.
Il s'apprête à sortir mais je le retiens par le bras pour un baiser plus long. Il se laisse faire et passe ses bras autour de ma taille pour me serrer à m'étouffer contre lui.
« Je me débrouille pour te sortir de là avant qu'ils n'aient le droit de te transférer, » me murmure-t-il en passant sa langue sur mes lèvres. « Je t'aime. »
Je dépose un petit baiser sur ses lèvres.
« Je t'aime aussi, » réponds-je alors qu'il se détache finalement.
Il quitte la pièce en me lançant un dernier regard inquiet et je me laisse tomber sur mon lit.
Fallait-il qu'un truc comme ça arrive maintenant…
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« Mouais, vous n'avez pas grand-chose, » me dit le médicomage en rangeant sa baguette. « Je pense qu'il pourra être transféré dès demain, » ajoute-t-il en se tournant vers le chef des Aurors – Maugrey pas-encore-Fol-Œil.
« Bien, » grogne celui-ci avec un regard de pure haine envers moi. « Je vous ferai condamner, assassin. »
« Je n'ai rien fait ! » fais-je, désespéré. « Je vous jure que ce n'est pas vrai, je n'aurais jamais levé la main sur Albus, jamais ! »
Maugrey ricane.
« C'est cela, » fait-il méchamment.
« Je vous prouverai son innocence, Maugrey, vous n'aurez d'autre choix que de me croire, » rétorque froidement Drago, les bras croisés sur sa poitrine avec un regard empli d'arrogance comme il sait si bien les faire.
« Ah, oui, » fait Alastor en tournant vers lui son regard pas encore asymétrique. « Vous. Vous n'allez pas pouvoir vous occuper de cette affaire. »
« Je ne vois pas pourquoi, » rétorque Drago.
« A cause de votre lien avec l'accusé. »
« Il n'y a aucune loi empêchant l'avocat d'avoir un quelconque lien avec son client, » réplique Drago du tac au tac. « Vérifiez. De plus je travaille pour un cabinet privé, vous n'avez donc aucun ordre à me donner, Maugrey. »
Celui-ci le fusille du regard, puis se tourne à nouveau vers moi.
« Tu seras transféré à Azkaban demain matin à la première heure, » m'annonce-t-il, me faisant frissonner d'horreur.
« Non, je vous en prie, pas ça, » gémis-je en essayant de l'attraper par le bras. « Vous ! » fais-je soudainement en pointant le doigt vers un Auror présent à l'interrogatoire. « Vous étiez là, vous avez vu dans quel état j'étais ! Azkaban me tuera ! »
« Tu ne mérites pas mieux, » coupe Maugrey.
« Je n'ai rien fait ! »
« Cesse de mentir ! » vocifère-t-il. « Je te ferai avouer la vérité à coup de fouet ! »
« Essayez seulement de vous approcher de lui avec, » interrompt Drago en l'attrapant par le col.
Il est arrêté par l'Auror qui lui tord le poignet et Maugrey se dégage avant d'avancer vers la porte.
« Je me ferai un plaisir de cracher sur ta tombe, » lâche-t-il vers moi. « Tu payeras, crois-moi. »
« Je n'ai rien fait ! »
Il hausse les épaules et fait signe au Médicomage et à l'Auror de sortir avant de claquer la porte derrière lui.
Je regarde Drago et fonds en larme. Il se précipite vers moi et s'assoit à mes cotés pour me serrer contre lui.
« Je n'ai rien fait, Drago, je n'ai rien fait, » gémis-je en enfouissant la tête sur son épaule. « Ils me tueront ! »
« Non, petit lion, » me stoppe-t-il. « Rappelle-toi, rappelle-toi que quoi qu'il arrive… »
Il pose la paume de sa main à l'emplacement de mon cœur.
« Tu n'es jamais seul… »
« Notre lien, » dis-je dans un murmure.
Je me remets à pleurer.
« Mais j'ai tellement peur… »
voilà
prochain chap : POV Drago : Et vive la pierre Philosophale !
sera là dimanche ou lundi
bisous
speedy
ps : Merci à Grimmy pour m'avoir souhaité mon anniv !
