bonjour tout le monde !

voilà le nouveau chapitre promis...

gros bisous


Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...

Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !

Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !

Bonne lecture à tous !

Speed'


Histoire Sans Fin

Chapitre 29 :

Sachez que je n'aime pas vos manières, Albus !

(POV Lily)

Boisselier secoue la tête en me regardant.

« Vous êtes vraiment certaine, Lily ? » me demande-t-il.

« Absolument, » dis-je avec un soupir. « De toute façon, il est un peu tard pour reculer, » continue-je.

Il soupire à son tour et hoche la tête.

« Après toi, » me dit-il en désignant la porte.

« Merci, » fais-je en passant devant lui, entrant dans une des grandes salles d'audience que l'on utilise pour condamner les Mangemorts.

Sprea est là, assis dans le fauteuil central, les bras attachés à ceux du fauteuil par d'épaisses chaînes. Il fait un faible sourire à Boisselier, Merlin, c'est vraiment possible de maigrir autant en un mois ? Deux Détraqueurs entre derrière nous et viennent se placer derrière lui.

Il frissonne violemment et renverse la tête en arrière avec un gémissement de détresse. Je vois les poings de Boisselier se crisper à coté de moi et son visage se fait horriblement dur. Puis il secoue la tête et d'un signe me montre le banc des témoins.

Je m'exécute rapidement et lui-même se conjure un fauteuil juste à coté de celui de Sprea. Il lui attrape la main et Sprea la serre violemment en lui jetant un coup d'œil désespéré.

Le vieux Ministre de la Magie est assis sur une des plus hautes marches, son regard perfide et étincelant fixant les deux professeurs amants avec dégoût.

Ca commence bien…

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Je suis absolument stupéfaite et outrée. Les témoins contre le professeur Sprea étaient tous des élèves de Serpentard de cette année – Lucius Malefoy entre autres – qui ont tous attaqué le fait que Sprea possède un immense pouvoir qui, selon eux, ne peut venir que de la Magie Noire. C'est vrai qu'ils sont bien placés pour savoir, ces salauds, mais c'est faux ! C'est totalement faux !

C'est totalement hallucinant, ils prétendent que Sprea voulait tuer Albus pour prendre sa place à la tête de Poudlard ! N'importe quoi ! Boisselier a tenté plusieurs fois de présenter des objections mais le Ministre l'a coupé en déclarant que ce qu'ils disaient était très intéressant. Sprea a fini par s'évanouir au bout de deux heures d'interrogatoire. Boisselier possède une cape Patronus qui le protège des effets des Détraqueurs mais à chaque fois qu'il pose son regard sur son amant il semble prêt à tuer.

Finalement, le Ministre laisse place, avec une certaine réluctance, à l'avocat de la Défense. Boisselier se lève, lâchant avec hésitation la main de Sprea. Il déballe sa théorie avec de grands gestes des bras, et nom de Dieu, c'est un sacré bon orateur, car un grand nombre de personne du public – et du jury – semble ébranlé par ses mots. Même ceux qui semblaient persuadés de la culpabilité de Sprea paraissent désormais douter.

Mais pas le Ministre.

« Vous êtes donc absolument persuadé de l'innocence de votre client ? » fait-il en se levant.

« Parfaitement, » répond Boisselier. « Je suis même en mesure de le prouver. Miss Evans m'a fait part d'un sortilège qu'elle a inventé elle-même, et qui permettra de montrer aux yeux de tous les souvenirs de mon client durant les quelques semaines précédent l'attaque. Vous avez établi que l'appareil moldu qui a provoqué l'explosion a été déposé sous l'estrade dans la période du 30 Mars au 7 Avril. Je vous propose donc de vous montrer les souvenirs du professeur Sprea à ce moment-là. »

Le Ministre fronce les sourcils.

« Miss Evans ? »

Boisselier me jette un coup d'œil et je me lève pour me placer à coté de lui. Il pose la main sur mon épaule et le Ministre plisse les yeux en me regardant.

« C'est vous ? »

« Oui, » réponds-je fermement.

« Présentez-vous. »

« Je suis Lily Evans, dix-huit ans, née le 13 Mai 1960, élève à Poudlard en septième année, Gryffondor. »

Le Ministre me regarde deux secondes puis éclate de rire.

« Vous voulez me faire croire qu'une gamine de dix-huit ans a inventé un sortilège d'une puissance telle que vous le décrivez ? » fais-il, l'air incrédule et méprisant.

« C'est le cas, » réponds-je sans une once de nervosité apparente.

Il cesse aussitôt de rire et fronce les sourcils.

« Donnez-lui du Veritaserum, » ordonne-t-il aux Aurors placés sur le coté de la salle.

On me fait ingurgiter une petite fiole du produit. Je retiens une légère grimace, puis prends l'air vitreux que je serais censée avoir sans avoir bu l'antidote.

« Miss Evans ? »

Je lève les yeux vers le Ministre et Boisselier serre légèrement sa main sur mon épaule.

« Avez-vous réellement inventé un sortilège permettant de projeter les pensées de quelqu'un ? »

« Oui, » réponds-je d'une voix sans ton.

Le Ministre pince les lèvres de dépit.

« Quand cela ? »

« Il y a quelques mois, » dis-je. « Quatre précisément. »

Je marque une pause.

« Et neuf jours. »

« Vous y avez passé combien de temps ? »

« Deux ans environ. »

« Quel en est le principe ? »

« Il se base sur la Légilimancie et l'Occlumancie. Par contact visuel, on pointe la baguette sur la tempe du sujet et on prononce la formule Expecto Spiritus. Le sujet doit également se concentrer sur ses souvenirs. Celui qui lance le sort sera connecté à l'esprit du sujet et pourra montrer ce qu'il désire. »

Il y a un long silence et, au bout de quelques minutes, Boisselier presse un doigt un peu plus fort sur mon épaule. Prenant ça pour le signe convenu, je papillonne deux minutes et regarde le Ministre d'un regard plus clair.

« Cela vous convient-il ? » fais-je simplement.

Il fronce les sourcils mais il est bien obligé de me croire. Il fait retentir un claquement sonore dans la salle avec sa langue, puis fait un signe du doigt vers moi.

« Allez-y, » me dit-il. « Mais je veux voir les deux semaines précédent la période où la bombe a été posée. Et ce, jusqu'au moment de l'explosion. Et si vous pouviez faire ça en accéléré… »

Je hoche la tête. J'échange un regard avec Boisselier et sors ma baguette.

« Il faut que le professeur Sprea soit conscient et maître de ses moyens, » dis-je à l'intention du Ministre.

« Ce qui n'est pas possible avec de Détraqueurs à proximité, » ajoute Boisselier.

« Donnez-lui votre cape, » ordonne le Ministre.

Boisselier hoche la tête et retire sa cape Patronus pour la glisser sur les épaules d'Harry avec douceur. Il l'embrasse ensuite doucement pour le réveiller, faisant retentir des murmures choqués dont il ne tient pas compte.

« Réveille-toi, petit lion, » lui chuchote-t-il.

Sprea gémit légèrement et ouvre les yeux, papillonnant légèrement. Il fait un faible sourire à son amant.

« On a besoin de toi pour le sortilège, » murmure Boisselier. « Tu peux faire ça ? »

« Oui, bien sûr, » fait Sprea d'une voix fatiguée, se redressant légèrement.

« J'ai une question, » intervient un des membres du jury.

Le Ministre l'autorise à parler et il regarde tour à tour Boisselier, Sprea et le Ministre.

« Le fait que l'avocat et l'accusé ait visiblement une relation plus qu'amicale est-il autorisé ? »

Le Ministre soupire.

« Malheureusement, oui, » dit-il, l'air de regretter profondément ce fait. « Reprenons. »

Boisselier s'écarte de Sprea avec un regard de pure haine à l'adresse du Ministre. Il se place ensuite derrière moi, regardant fixement son amant. Sprea se redresse encore une fois et me fait un faible sourire alors que je pointe ma baguette sur sa tempe.

« Concentrez-vous sur vous-même, » dis-je doucement.

Il hoche la tête et je murmure la formule. Un filet argenté s'échappe de son autre tempe pour former une grande bulle transparente haut au-dessus de nos têtes. La première image est celle de la prison d'Azkaban et je me concentre pour revenir plus loin en arrière. Je tombe alors sur mon visage. Nous sommes en cours de Défense Contre les Forces du Mal.

« C'est là, » me chuchote Boisselier.

Je reprends alors le fil des souvenirs de Sprea, accélérant légèrement. Harry fronce légèrement les sourcils envers Boisselier qui hausse simplement les épaules.

Il y a de nombreuses exclamations choquées quand nous voyons les deux professeurs faire l'amour avec passion dans leur chambre et je retiens un sourire. Sprea rougit ostensiblement mais reste concentré, et je me rends compte alors qu'il modifie tout de même les choses étant donné qu'on ne les voit jamais retirer leurs bagues pour reprendre leurs véritables apparences. Comme quoi…

Nous arrivons finalement à l'explosion, puis son arrestation, et le Ministre me commande d'arrêter.

Boisselier et moi nous retournons pour lui faire face. Son visage est furieux.

« Vous me garantissez que ce sortilège ne montre que la vérité ? » fait-il à mon adresse.

« Absolument, » réponds-je en hochant la tête.

Furibond, il respire profondément et regarde les jurés.

« Vous êtes prêt à délibérer ? » demande-t-il.

« L'accusé a-t-il quelque chose à dire ? » fait l'un d'eux.

« Non, » répond Sprea. « Je pense que le sortilège a parlé pour moi. »

Quelques minutes plus tard, les jurés ont transplané avec le Ministre. Une partie du public sort à son tour pour aller faire une pause et je me suis approché de Sprea, refoulant la sensation de froid que provoque les Détraqueurs.

« J'aurais du me douter que c'était vous qui aviez accepté de m'aider, » me dit-il avec un petit sourire.

« Je ne pouvais guère laisser mon fils se faire condamner, » réponds-je avec un petit sourire.

Il soupire légèrement.

« Tu es trop intelligente pour ton bien, » me répond-il.

Je lui fais un léger clin d'œil. Boisselier s'approche à son tour et s'assoit sur ses genoux pour lui tendre un morceau de chocolat.

« Merci, » murmure Sprea. « Tu crois vraiment que ça va marcher ? »

« On a fait tout ce qu'on pouvait, » répond Boisselier en lui caressant tendrement la joue.

Sprea soupire et embrasse légèrement son amant.

« Alors prions, » répond-il d'une voix presque inaudible.

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤

Les jurés reviennent quelques heures plus tard et je reprends ma place au banc des témoins. Boisselier a repris sa place à coté de Sprea et, sur ordre du Ministre, sa cape. Sprea frissonne à nouveau, puis se met carrément à trembler, luttant pour rester conscient.

« Après délibération, le jury déclare l'accusé Emmanuel Sprea… coupable des charges qui pèsent contre lui. »

« Quoi ? » s'insurge Boisselier en se levant brutalement.

« Mr Boisselier, taisez-vous ! » s'exclame le Ministre en se levant à son tour. « Et rasseyez-vous ! »

Mais Boisselier ne peut pas se taire ni rester calme.

« Il n'a rien fait ! » crie-t-il aux jurés, imperturbable. « Il n'a pas voulu tuer qui que ce soit, jamais ! Comment pouvez-vous croire une telle chose ? Le sortilège vous a tout montré ! »

« C'est un mensonge, » réplique calmement le président du jury. « Nous avons reçu trois témoignages d'habitants de Pré-Au-Lard témoignant vous avoir vu changer d'apparence durant l'attaque du mois dernier. Or, à aucun moment durant les images que nous ont montré, nous ne vous avons vus vous métamorphoser. Donc, si cela est faux, tout le reste peut aussi bien l'être, et par conséquent votre Défense est inexistante, et le témoignage de Miss Evans, irrecevable. Emmanuel Sprea est condamné à vingt ans de réclusion à la prison d'Azkaban, » conclut-il froidement.

« Mais – » tente de protester Drago.

« Boisselier… » fait le Ministre, menaçant.

Ils sont interrompus par trois coups frappés à la porte. Grand silence dans la salle alors que tous les regards se tournent vers la porte, sauf celui de Sprea qui vient de s'évanouir à nouveau car les Détraqueurs viennent de poser leurs mains immondes sur lui.

« Entrez, » fait le Ministre d'une voix forte.

La porte s'ouvre et entre alors… Albus Dumbledore, l'air un peu fatigué mais bien réveillé ! J'ignorais qu'il était sorti du coma !

« Albus ! » fait le Ministre, complètement déstabilisé – comme, à mon avis, une bonne partie des gens de cette salle.

« Bonjour, Victor, » répond aimablement le directeur avec un sourire. « Je vois que j'arrive juste à temps, » ajoute-t-il en jetant un coup d'œil aux Détraqueurs. « Victor, je suis venu ici pour apporter un témoignage, bien que tardif, en faveur d'Emmanuel Sprea. Il est innocent, Victor, mesdames, messieurs. Je me porte totalement garant de lui. Je pense être la personne la mieux placée pour le savoir. »

« Albus, il vient d'être déclaré coupable et – »

« Victor, il faut que vous sachiez qu'Emmanuel et son compagnon Josh sont deux de mes professeurs et de mes proches amis. Ils travaillent également pour moi, contre Lord Voldemort, et je leur ai confié une mission particulière qui les force à cacher leur réelle identité. Je ne peux pas me permettre de laisser croire à leur culpabilité. Je suis prêt à m'engager personnellement dans cette histoire ridicule. Emmanuel possède un grand pouvoir, il est vrai, mais uniquement parce qu'il a affronté un grand nombre d'épreuve pour sauver vos vies et celles du reste de nos concitoyens dans la lutte contre Voldemort. »

Il y a des exclamations choquées à la mention du nom interdit et le Ministre prend une profonde respiration pour se calmer.

« Très bien, » dit-il, un peu sèchement. « Messieurs les jurés ? »

« Nous croyons Albus Dumbledore, » dit le président. « Nous annulons notre condamnation et déclarons l'accusé non coupable. »

« Très bien, » fait à nouveau le Ministre, résigné. « Mais sachez que je n'aime pas vos manières, Albus. »

« Je le sais très bien, Victor, et j'en suis désolé mais je n'ai pas le choix, » répond Albus avec un sourire aimable, les yeux pétillants. « Ai-je la permission de ramener mes professeurs et mes élèves à Poudlard ? »

« Faites, » acquiesce le Ministre en se levant.

Les Détraqueurs finissent donc par reculer et lâcher Sprea. Les chaînes se dénouent et Boisselier se précipite vers son amant pour le prendre dans ses bras avec un regard de haine froide à tous ceux qui les observent avec dégoût.

Je m'approche du directeur alors que tout le monde se lève et il me fait un petit sourire.

« Miss Evans, » me dit-il.

« Ca fait plaisir de vous voir debout, professeur, » réponds-je en souriant chaleureusement.

Il me fait un petit clin d'œil et nous nous approchons des deux professeurs. Sprea semble avoir été achevé par le contact des horribles créatures et il tremble contre Boisselier, évanoui, gémissant des mots sans suite dans son sommeil. Dumbledore règle un portoloin pour nous et nous atterrissons dans le Hall de l'école.

« Vous devriez l'emmener à l'infirmerie, » dit Albus à Boisselier. « J'ai peur qu'il n'ait absorbé du fluide de Détraqueur. »

« Non, ça va aller, je vais m'occuper de lui, » répond Boisselier avec un regard triste pour son amant. « J'ai de quoi faire. »

« Comme vous voulez, » fait simplement Albus. « Je lui donne une semaine de congé pour se remettre. Je m'occuperai de ses cours, il ne doit pas s'inquiéter, d'accord ? Qu'il se soigne, et qu'il prenne le temps qu'il faut, si une semaine ne suffit pas. Dites-lui bien que je m'occuperai de ses classes. »

Boisselier hoche la tête et embrasse Sprea sur le front en voyant qu'il s'agite. Puis il prend la direction des escaliers.

Dumbledore me jette un coup d'œil et sourit.

« Que diriez-vous de venir prendre le thé dans mon bureau pour que vous me racontiez tout ce qui s'est passé durant mon inconscience, Lily ? » me propose-t-il gentiment.

Je hoche la tête avec un sourire.

« Avec plaisir. »


voilà c fini pour cette semaine !

prochain chap : POV Harry : Régime tout choco !

j'espère que, pour ceux qui ont repris les cours, tout s'est bien passé... moi ça a été un peu fatiguant, mais correct.

je vous embrasse très très fort et je vous dit à la semaine prochaine !

gros gros bisous

speedy