Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire Sans Fin
Chapitre 33 :
Une pucelle rougissante et blessée :
(POV Drago)
Ca y est.
Ce sont les premiers mots qui me sont venus à l'esprit ce matin. Voilà, ça y est, c'est aujourd'hui notre dernier jour dans cette époque. Et il est vraiment temps. Harry est sur le point de s'écrouler de fatigue, et moi ça me rend dingue de le voir comme ça. Et puis, je me suis décidé. Je dois lui dire et je vais lui dire ce qui m'est arrivé il y a déjà si longtemps. Il a le droit de savoir et ça fait trop longtemps que je le garde pour moi.
Mais j'ai décidé d'attendre que l'on soit chez nous. Je me dis que c'est simplement pour un peu plus de calme, pour que l'effervescence de ces derniers jours soit retombée afin qu'il le prenne calmement. C'est ce que je ne cesse de me répéter mais au fond de moi je sais très bien qu'en fait je crève de trouille qu'il réagisse mal et qu'il parte loin de moi, qu'il me quitte à nouveau mais volontairement et définitivement cette fois.
Je soupire faiblement, puis ouvre les yeux et tourne la tête pour apercevoir le visage d'Harry près du mien. Je souris et glisse vers lui pour passer mon bras autour de sa taille et le serrer contre moi. Il gémit faiblement mais ne se réveille pas, se recroquevillant un peu plus dans mon étreinte. Je l'embrasse sur le front et ferme à nouveau les yeux, priant pour que notre étreinte ne soit pas une des dernières.
Peu à peu, je me rendors de moitié et revient à la conscience en sentant une main caresser mon visage. J'ouvre à nouveau les yeux et plonge mon regard dans un océan d'émeraude. Harry me sourit et passe sa main sur mes cheveux avec légèreté.
« Avec cette lumière, tu ressembles à un ange, mon amour, » me chuchote-t-il doucement.
Un léger éclat de rire m'échappe et je me redresse, l'attrapant par la nuque pour l'embrasser longuement. Puis je grimpe sur lui et lui écarte les jambes d'un coup de genoux pour glisser une des miennes entre elles.
« Un ange, vraiment ? » fais-je d'une voix rauque alors qu'il crispe ses mains sur mon haut de pyjama.
« A l'extérieur seulement, » précise-t-il en commençant à détacher mes boutons un à un.
« Ah oui ? » réponds-je en me baissant vers son cou pour y enfouir le nez et la bouche, le faisant se tordre et se cambrer doucement contre moi. « Et à l'intérieur ? »
Il glousse.
« Tu es un véritable démon de la luxure, » me répond-il alors que je commence à me frotter contre lui lascivement.
« Ah oui ? » fais-je encore une fois. « Bien, vérifions cela… »
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Après ce petit interlude matinal bien agréable et fort utile pour dissiper mes pensées sombres, nous allons prendre une douche tous les deux et pendant que je finis de m'habiller, Harry commence à ramasser toutes nos affaires pour faire nos valises.
« J'ai tellement hâte de rentrer, » me fait-il alors que je passe mes bras autour de sa taille.
« Je sais, » réponds-je alors qu'il se tourne vers moi pour m'embrasser. « Moi aussi. »
Il soupire et s'appuie quelques secondes contre moi en fermant les yeux. Un bruit de vent souffle soudain au-dessus de nos têtes et un morceau de parchemin accompagné d'une plume d'or tombe à nos pieds. Je hausse un sourcil et Harry s'empare du message pour le lire.
« C'est d'Albus, bien sûr, » me dit-il. « Il veut nous voir. Maintenant. »
« Oh. »
Il lève les yeux vers moi et hausse les épaules.
« Ca ne doit pas être très grave, » me dit-il. « Allons-y. »
Je hoche la tête et enfile mon anneau en lui donnant le sien. Il sourit et je glisse ma main dans la sienne avant que nous ne quittions l'appartement pour nous diriger vers le bureau du directeur. En chemin, nous croisons quelques élèves qui saluent Harry avec de grands sourires, et de simples hochements de tête pour moi.
« Apparemment, tu étais un professeur plus apprécié que moi, » dis-je dans un murmure à l'oreille d'Harry.
Il sourit et tourne les yeux vers moi.
« J'ai toujours été plus apprécié que toi, chéri, » me rétorque-t-il.
« Hey ! » fais-je en le pinçant, vexé. « Je me fends d'un compliment, Potter ! Pas besoin de m'insulter en retour ! »
Il ricane, puis me fait un sourire malicieux.
« Tu es vexé, mon ange ? » me fait-il avec un regard tendre.
Ah, non ! Pas de ça avec moi, Potter ! Non, je ne me laisserai pas ramollir par ce regard et cette moue, non, je ne vais pas jouer le Pouffsouffle en gloussant à cette appellation ridicule ! Non ! Non… n…
Raté. J'ai rougi, peu, mais suffisamment pour qu'Harry le remarque.
« Va te faire foutre, Potter, toi et ta foutue capacité à me rendre dégoulinant de ridicule, » fais-je, agacé.
Il rit doucement et passe sa main sur ma nuque pour me forcer à l'embrasser. Je soupire et me laisse faire, il a décidément trop de pouvoir sur moi celui-là.
« Bon, » fait-il en me relâchant, « au moins tu n'es plus vexé. »
Je le fusille du regard et passe un bras autour de sa taille pour le forcer à continuer d'avancer.
« Je déteste quand tu fais ça, » dis-je à voix basse, ignorant les regards des quelques élèves que nous croisons. « Pourquoi tu trouves toujours le moyen de me faire rougir comme une pucelle quand c'est toi qui es en tort ? »
« Arrête, Drago, tu adores ça, » me rétorque-t-il avec amusement. « Ce que tu as du mal à supporter, c'est que moi, ton plus grand rival, ait autant de pouvoir sur ta volonté. »
Je grogne. Il a touché juste.
« Mais de toute façon, » reprend-il en se détachant un peu de moi alors que nous arrivons à la gargouille qui garde le bureau d'Albus, « tu en as tout autant sur la mienne. Donc les choses sont à peu près juste, tu ne crois pas ? »
Je souris et l'embrasse tendrement.
« Moui, je suppose, » réponds-je en le voyant rougir légèrement.
Il me fait un clin d'œil et prononce le mot de passe. Nous montons les escaliers tournants et entrons dans le bureau du directeur.
« Ah, bonjour chers amis ! » nous dit-il avec un grand sourire. « Entrez, entrez, et asseyez-vous, je vous en prie ! »
Nous nous exécutons de bonne grâce et il nous propose un thé qu'Harry accepte poliment.
« Vous repartez bientôt, je suppose ? » nous demande Albus quelques secondes plus tard.
« Oui, » répond Harry. « Ce soir, après la remise des diplômes. »
Albus hoche la tête.
« Vous me manquerez, » fait-il, l'air de regretter intensément notre départ. « J'ai rarement eu d'aussi bons professeurs en Potions et en Défense Contre les Forces du Mal. »
Harry sourit.
« Vous nous retrouverez dans vingt-sept ans, Albus, » répond-il laconiquement, tenant élégamment sa tasse pour la porter à ses lèvres – c'est dans ce genre de moment que je remarque à quel point il a des manières efféminés, c'est incroyable, est-ce moi qui l'influence ou a-t-il toujours été comme ça ?
« Oui, je suppose, » sourit Albus en retour.
Il boit à son tour une gorgée de thé puis se lève.
« Si je vous ai convoqué, c'est pour vous confier quelque chose que je voudrais que vous me remettiez dans le futur, » dit-il en se dirigeant vers une armoire.
Je fronce légèrement les sourcils envers Harry qui me fait une moue montrant qu'il ne comprend pas plus que moi. Je me tourne vers Albus qui a posé la main sur la poignée du placard. Il sort sa baguette et marmonne un sortilège pour la déverrouiller.
Il revient vers nous quelques secondes plus tard avec un grimoire entre les mains, qu'il tient très précieusement. Il y a un espèce de cadenas en argent qui le garde fermé.
« Qu'est-ce que c'est ? » fais-je, curieux.
« Rassurez-vous, je vous expliquerai tout ça, » répond Albus en me le remettant avec soin. « Mais cet ouvrage est extrêmement précieux, faites-y très attention. »
Harry pose sa tasse sur le bureau et je lui tends le grimoire. Il l'observe sous toutes les coutures, exerçant son aura pour en tester les propriétés magiques.
« Un sort de verrouillage à deux niveaux, un sortilège pour réduire l'épaisseur des feuilles… » murmure-t-il. « Il est bourré de Magie Antique et Naturelle. Qu'y a-t-il dedans ? »
« Je ne peux pas vous l'expliquer maintenant, » répond Albus. « Evitez simplement de lui lancer un sortilège, aussi mineur soit-il. »
Harry et lui s'observe longuement, pendant plusieurs minutes, et je sens quelque chose de puissant passer entre eux, comme à chaque fois qu'ils cherchent à se sonder l'un et l'autre. C'est quelque chose d'incroyable à voir, parfois même terrifiant car leur puissance respective est phénoménale. Même si le directeur semble légèrement supérieur, c'est à cause de la différence d'âge – on n'imagine pas un tel pouvoir dans un corps aussi jeune que celui d'Harry. Mais c'est une erreur. Tous ceux qui l'ont vu combattre le savent.
Moi en particulier.
Finalement, Harry hoche la tête avec précaution et Albus sourit.
« Bien, » fait-il, l'air réellement soulagé. « Merci beaucoup. »
« De rien, » répond Harry de façon absente.
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« Vous semblez très contents, tous les deux, » nous dit Hélène alors que nous assistons au banquet final, la main d'Harry sagement posée sur ma cuisse comme d'habitude.
« Oui, » réponds-je avec un sourire, alors que les doigts d'Harry se crispent sur mon pantalon. « Nous rentrons chez nous ce soir. »
« Oh ? » fait-elle, l'air surprise et assez déçue. « Vous ne revenez pas l'année prochaine ? »
Je secoue la tête.
« Non. Les Etats-Unis nous manquent trop. »
« Je pensais que… enfin, je croyais… » balbutie-t-elle. « C'est dommage, » murmure-t-elle finalement. « Tu étais le seul avec qui je m'entendais bien, avec Gustave. Je vais encore me retrouver toute seule. »
La main d'Harry se crispe encore plus et il manque de me faire mal. Je retiens un sourire moqueur et lui caresse doucement le dos de la main pour le rassurer.
« Je suis désolé, » réponds-je sans en penser le moindre mot. « Peut-être que tu devrais elle travailler ailleurs. Avec des gens avec lesquels tu t'entends. »
« Oui, peut-être, » fait-elle. « Mais j'aime bien Poudlard. C'est tout de même un des seuls endroits où on est encore en sécurité. Surtout pour… des gens comme moi. »
Je hausse un sourcil.
« Des gens comme toi ? »
Elle rougit.
« Je suis née Moldu. »
« Oh. »
Je lui fais un petit sourire, puis me désintéressant de la conversation, je porte mon regard sur les élèves. Le banquet est bientôt fini, ça va être l'heure de la remise des diplômes. Je remarque à la table des Gryffondors James et Lily collés l'un à l'autre, avec en face d'eux Sirius et Peter. Remus n'est bizarrement pas là.
Soudainement suspicieux, je tourne les yeux vers la table des Serpentard, la scannant avec attention pour essayer de trouver une tignasse blond platine.
Qui n'est pas présente.
« Merde, » fais-je dans ma barbe.
Je me tourne vers Harry en posant la main sur son avant-bras.
« Harry, Remus n'est pas là, » fais-je dans un murmure. « Et Lucius non plus. »
Ses yeux s'agrandissent de stupeur et s'empressent de vérifier ce que je viens de dire. Une fois la constatation faite, nous nous levons tous les deux pour partir aussitôt à leur recherche.
« Où crois-tu qu'ils puissent être ? » fais-je une fois que nous sommes sortis du brouhaha de la Grande Salle.
« On va le savoir très vite, » me répond-il en sortant de sa poche un vieux parchemin que je reconnais comme étant la carte du Maraudeur. « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, » souffle-t-il.
Le plan de Poudlard apparaît rapidement.
« Remus Lupin, » marmonne-t-il avec un geste bizarre de la main.
Un point rouge brillant se met à clignoter dans la Tour d'Astronomie.
« Où as-tu appris ça ? » fais-je, surpris, alors que nous nous y dirigeons rapidement, puisque le point Lucius Malefoy est tout à coté de celui de Remus.
« C'est Sirius et James qui me l'ont expliqué, » me répond-il, attrapant ma main pour me tirer plus en avant.
« Pratique. »
« N'est-ce pas ? »
Il nous faut quelques minutes pour arriver là-haut et nous déboulons sur la terrasse pour voir alors une scène à laquelle, il faut l'avouer, je ne m'attendais vraiment pas.
Lucius est à terre, Remus debout devant lui avec sa baguette pointé vers son ventre. Plus précisément son bas-ventre. Lucius doit être sous le coup d'un sortilège de Bloque-Jambe, ou quelque chose comme ça.
« Alors, maintenant, Malefoy, dis-moi, » fait Remus avec un sourire sadique, « qu'est-ce qui m'empêche de te priver de ce dont tu te sers tant, hein ? »
Harry pouffe de rire, ce qui attire l'attention des deux élèves sur nous. Mon père prend alors une couleur écarlate qui ne lui va pas du tout au teint et je me mords la lèvre pour ne pas me mettre à rire et rester digne.
« Effectivement, Lucius, c'est une bonne question, » intervient Harry avec son sourire Serpentard – un de mes préférés – bien en place.
« Il n'a pas le droit, » grince Lucius.
« Et toi, tu as le droit de tenter de me violer ? » rétorque Remus. « Malheureusement pour toi, chéri, je sais me défendre. »
Lucius le fusille du regard et je laisse échapper un ricanement.
« Peut-être qu'au lieu de cela, nous devrions simplement vous laisser ici jusqu'à ce que quelqu'un vous retrouve, » fais-je, amusé.
« Excellent idée, mon amour, » me répond Harry. « Venez, Remus. Ca va être l'heure de la remise des diplômes. »
Remus hoche la tête et passe devant nous, puis nous quittons la terrasse pour regagner la Grande Salle.
« Que s'est-il passé ? » demande Harry à Remus, guidant mon bras pour que je le passe autour de sa taille.
Remus hausse les épaules.
« Rien de pire que d'habitude, je voulais récupérer quelque chose dans mon dortoir, il m'a surpris en chemin et m'a emmené là-haut, » répond-il calmement. « Mais j'avais ma baguette dans ma manche et il ne s'y attendait pas. J'ai eu de la chance. Lui aussi, d'ailleurs, si vous n'étiez pas arrivé à temps… »
« Heureusement, alors, » fais-je. « Autant je déteste mon père, autant j'aime ma vie et je suis heureux d'exister. »
En disant cela, je caresse doucement la hanche d'Harry de mon pouce. Il sourit et me lance un coup d'œil tendre.
« Oui, moi aussi, cela m'aurait tout de même ennuyé que tu ne naisses jamais, » répond-il.
« Ennuyé, seulement ? » fais-je en haussant un sourcil ironique.
« Oui, j'aurais eu du mal à trouver quelqu'un d'aussi performant que toi pour occuper mes nuits, » se moque-t-il.
« Et à part tes nuits, je ne te sers à rien d'autre ? » fais-je, un peu offusqué malgré moi.
« Oh, si, » répond-il en me regardant avec malice. « Pendant la journée tu me permets de me rincer l'œil. Tu as un très joli cul. »
Je le pince avec un regard outré.
« Aïe ! » s'exclame-t-il avec amusement. « Allons bon ! Tu n'es pas content que je te complimente comme ça ? »
Je le lâche et lui tire la langue. Il rigole et je me renfrogne encore plus, davantage blessé qu'il ne semble le voir. Nous regagnons finalement la Grande Salle sans même qu'il ne m'ait jeté un coup d'œil, tout à sa discussion avec Remus.
oOoOoOoOoOoOoOo
fin du chap... avis ?
prochain chapitre, le retour... POV Harry : Chez nous, Harry, pas maintenant. (c'est super naz comme titre de chapitre, je sais mais je n'étais pas inspirée.)
gros bisous à tous, à la semaine prochaine
speedy
