Disclaimer : une longue série de romans pour enfants, avec des personnages tous résolument hétérosexuels, pour ce que l'on sait, et aucun citron... vraiment... vous croyez que j'aurais pu écrire un truc comme ça ? Quelle question ! Non, nous savons tous que l'auteur de cette saga géniallissime bien qu'un peu trop clichée a été écrite par la grande, la merveilleuse Mme Joanne K. Rowlings, qui par conséquent possède tous les droits d'auteur, et qui fort aimablement nous prête ses fabuleux écrits pour nos pauvres esprits tordus et pervers...
Avertissement : Vous me connaissez, maintenant... y a-t-il vraiment besoin d'un avertissement ? Cette histoire est un slash, ce qui veut dire qu'elle contient des relations homosexuelles masculines... donc, ceux qui ne supportent pas, allez faire un tour ailleurs. De plus, il y aura plusieurs scènes de sexe, des descriptions graphiques, alors les âmes sensibles, ceux que ça dégoute, ou ceux qui ne veulent simplement pas en lire, pareil, cliquez sur précédent et n'oubliez pas de mentionner G à PG-13 dans vos critères de sélections. Pour les autres, amateurs de sexe, de sublimes jeunes hommes en tenue d'adam, qui font des choses pas catholique du tout, bien venu dans votre univers !
Dédicace : cette fic est dédicacée entierement à ANAGRAMMES, une de mes plus fidèles lectrices, qui m'a littéralement fait exploser mon compteur de review pour Rien d'Autre que ma Haine... alors merci à toi, ma chérie ! De plus, elle écrit des fics qui commencent juste à être publié, allez la lire, c'est superbe !
Bonne lecture à tous !
Speed'
Histoire Sans Fin :
Chapitre 34 :
Chez nous, Harry, pas maintenant.
(POV Harry)
Remus se dirige directement à la table de Gryffondor et nous regagnons celles des professeurs. Drago est un peu distant avec moi, je ne pensais pas l'avoir vexé à ce point ! Mais qu'est-ce qu'il peut être susceptible quand il s'y met…
« Drago ? » fais-je doucement en lui attrapant le bras. « Ca ne va pas ? »
« Hum ? » répond-il d'un air morne. « Si, si, ça va… »
Je le regarde avec incrédulité pendant deux secondes.
« Ne me prends pas pour un idiot, Drago, je vois bien que ce n'est pas le cas, » fais-je en posant la main sur son dos avec douceur. « Dis-moi, je t'en prie… qu'est-ce qui ne va pas ? »
Il hausse les épaules et détourne les yeux.
« Non, c'est juste que… tu trouves vraiment qu'il n'y a que le sexe entre nous ? »
Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire à cette question ridicule. Il rougit et me tape sur l'arrière du crâne.
« Arrête ! » fait-il, agacé. « Ne te moque pas de moi comme ça ! Ce n'est pas drôle ! »
Je me stoppe comme je peux mais garde un sourire narquois en lui attrapant la main pour lui en embrasser tendrement la paume.
« Je ne te savais pas si prompt à douter de mes sentiments pour toi, » dis-je doucement. « Je pensais t'avoir prouvé suffisamment de fois ce que je ressens. Je t'aime, Drago. Je t'aime vraiment. Alors oui, il y a le sexe, et je ne te cache pas que c'est une part importante de ce qui se passe entre nous, mais même si nous ne couchions pas ensemble, je ne te quitterais pas pour autant… »
Il sourit faiblement.
« Oui, je sais tout ça, bien sûr que je le sais, je suis ridicule, excuse-moi, » répond-il en baissant les yeux et en récupérant sa main.
Mais je le force à me regarder de nouveau. Ca ne me plait vraiment pas ce comportement. Ce n'est pas le Drago que je connais. Celui-ci est craintif, inquiet, il fait très jeune et trop innocent. Ce Drago-là est encore un enfant qui a peur de ne pas être à la hauteur.
« Si quelque chose ne va pas, je veux que tu me le dises, » fais-je clairement. « Je ne veux pas risquer de te perdre après toutes les épreuves que j'ai traversées, que nous avons traversées ensemble. »
Il sourit cette fois un peu plus franchement.
« Qui a peur, cette fois ? » se moque-t-il, sans réel entousiasme.
Je ne rougis pas, ni ne me détourne.
« Tu te rends compte à quel point nous avons de la chance ? » dis-je doucement, le regardant une nouvelle fois dans les yeux.
Ceux-ci se tournent vers la table de Gryffondor, avec mes parents ainsi que Sirius et Remus tendrement enlacés, et son regard se voile de tristesse.
« Oui, nous avons une chance folle, je le sais, » me répond-il. « Mais je vais bien. »
Je soupire légèrement, me rendant bien compte que je n'obtiendrai rien de lui maintenant. Je me penche vers lui pour l'embrasser lentement, envoyant au diable les regards outrés que nous nous recevons.
« Je t'aime, » dis-je contre ses lèvres. « Pour toujours. Quoi qu'il arrive. »
Il sourit et ferme les yeux en glissant ses doigts dans mes cheveux derrière ma tête.
« Je le sais. Mais j'ai peur. J'ai trop peur de te perdre encore. Et définitivement, cette fois. »
« Ca n'arrivera pas, » fais-je en caressant sa joue. « Tu veux bien y croire ? »
Son sourire s'efface et quand il réouvre les yeux, je vois qu'il retient ses larmes.
« Je te promets d'essayer, » répond-il avant de s'écarter de moi. « Je t'expliquerai, » ajoute-t-il alors que je serre sa main dans une prière muette. « Ce soir. Chez nous. »
Crevant d'inquiétude, je hoche pourtant la tête. Cela vaudra bien mieux.
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La cérémonie de remise des diplômes se passe dans le calme. Lucius a réussi à revenir en plein milieu, se prenant une honte magistrale qui m'a satisfait à un point ultime. Je me demande si je parviendrai jamais à surmonter la rancune et la haine que je ressens quant à ce qu'il m'a fait – ou a tenté de me faire.
Lily a obtenu ses ASPICs avec Optimal et mention Félicitation, ce qui ne m'a pas étonné pour un sou. Mon père, Sirius et Remus ont eu Optimal également, mais sans mention, sans doute à cause de leur comportement plus qu'indiscipliné, ce qui me fait rigoler sous cape. La tête de James était impayable.
Et me voila, sur le parvis de l'école, avec mes parents à mes cotés, comme j'aurais aimé qu'ils le soient tout le long de ma vie.
Nous sommes seuls, les autres attendent devant les grilles, et Drago a bien compris que j'avais besoin de leur parler tranquillement.
« Alors comme ça, mon fils est amoureux d'un Malefoy, hein ? » fait James en me regardant bizarrement.
Je me sens rougir.
« On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, » réponds-je en me laissant tomber sur les marches, un peu gêné.
« Ha ! Ca, je ne te le fais pas dire ! » s'exclamèrent deux voix simultanément.
Je lève les yeux vers eux, les regardant avec amusement. Puis James rit un peu et s'assoit à coté de moi avec un sourire.
« C'est ok pour moi, Harry, » me dit-il gentiment. « Ton chéri est quelqu'un de bien, et je pense qu'il t'aime profondément et qu'il te rendra heureux, c'est tout ce qui compte. Après ça, tu peux jouer à la grande folle autant que tu veux ! »
Je ris faiblement et le pousse un peu du coude.
« Imbécile, » dis-je, touché par ses mots.
Lily prends place de l'autre coté.
« Je suis d'accord avec ton père, » me dit-elle doucement. « Je ne peux pas te dire que je n'ai pas été surprise, mais ça se voit que vous êtes fait l'un pour l'autre. C'en est presque suffocant, quand on vous regarde simplement être l'un à coté de l'autre. »
Je souris. Ce n'est pas la première fois qu'on me fait ce commentaire, même si je me demande toujours comment cela pourrait être étouffant. Il y a un léger silence, puis Lily pose la tête sur mon épaule.
« Tu vas nous dire maintenant pourquoi tu es ici ? » me demande-t-elle doucement.
« Empêcher votre assassinat, » réponds-je. « Avant que je ne tue Voldemort, il avait ordonné à trois de ses partisans de revenir cette année et de vous tuer, l'un ou l'autre, pour empêcher ma naissance et donc sa chute. »
« Tu as… tu vas tuer Voldemort ? » fait ma mère, l'air ahurie, se redressant d'un coup pour me regarder avec effarement. « Mais… comment ? Pourquoi ? Dumbledore n'aurait pas pu… »
« Albus ne pouvait rien pour moi, » interromps-je aussitôt. « Je n'ai aucun doute sur le fait que s'il avait pu le faire, il aurait pris ma place. Mais voila, c'était à moi de le faire, c'est tout. Je l'ai fait. Seul à la fin mais aidé de tous et en particulier Drago tout le long du chemin. »
« Qui est venu nous tuer ? » demande-t-elle, ne voulant visiblement plus s'attarder sur le fait que son fils allait être jeté en pâture au Seigneur des Ténèbres.
« Lucius Malefoy, Bellatrix Lestrange, et un troisième homme dont je ne peux malheureusement pas vous révéler le nom. »
« Pourquoi ? » fait James en haussant un sourcil.
« Vous ne devez pas modifier le futur, » réponds-je avec évidence.
Un nouveau silence.
« En tout cas, je veux que vous sachiez que j'ai été heureux de venir ici pour vous connaître, » dis-je doucement. « Même si ça me faisait peur au début. »
Je vois Lily froncer les sourcils, je savais qu'elle comprendrait dès que j'aurais prononcé ces mots.
« Nous connaître ? » fait-elle, l'air à peine surprise. « Ce qui veut dire ? »
Je soupire et ramène mes jambes contre mon torse.
« Vous êtes morts, » réponds-je d'une voix si basse qu'ils doivent à peine m'entendre. « J'avais un an, et j'ai été envoyé vivre chez la tante Pétunia et l'oncle Vernon. »
« Chez Pétunia ? » s'exclame ma mère avec horreur. « Mais ce n'est pas possible ! Pourquoi chez cette folle ? »
« Pour ma protection, » réponds-je brièvement. « Je ne peux pas t'en dire plus à propos de ça. »
Elle fronce les sourcils, frustrée, mais n'ajoute rien.
« Ils m'ont caché que j'étais un sorcier, je ne l'ai découvert qu'à onze ans, quand Hagrid est venu me chercher chez eux, » continue-je. « Je suis allé à Poudlard, puis après mes sept années d'école, j'ai tué Voldemort et juste avant de mourir il m'a lancé une malédiction qui m'a obligé à fuir tous ceux que j'aimais pendant six très longues années. »
« C'était quoi, cette malédiction ? » demande Lily.
« La Malédiction des Frères du Diable, » réponds-je. « Voldemort m'a implanté une partie de son âme dans le cœur, ce qui faisait qu'à chaque fois que je croisais le regard de quelqu'un que j'aimais – Drago, mon meilleur ami, Albus, Severus – j'agissais pour le tuer. Sans pouvoir m'en empêcher. »
« Oh mon dieu, » s'exclame Lily en posant une main sur sa bouche.
« Severus ? » fait mon père au même moment, l'air incrédule.
Je lui adresse un petit sourire narquois.
« Oui, le même Severus Rogue que tu hais tant, » réponds-je avec amusement.
« C'est un putain de Mangemort ! »
« Oui, il l'a été, puis il a joué le rôle d'agent double à notre plus grand profit, » dis-je doucement.
« Bordel de merde, » murmure James. « Et après ? »
« Après, j'ai réussi à contrer la Malédiction, avec l'aide de Severus. J'ai retrouvé Drago, nous avons passé trois mois ensemble, jusqu'au soir où Lucius s'est ramené pour nous tuer après être revenu de cette époque. C'est comme ça que Drago et moi avons appris que nous devions revenir ici… »
Je marque une légère pause.
« Vous savez, je n'ai rien demandé à personne, autre que le droit de vivre aux cotés de la personne que j'aime… Mais c'était visiblement trop, j'ai dû lutter et sacrifier une bonne partie de moi-même pour simplement m'approcher de cette vie."
« Quand repartez-vous ? » demande Lily.
« Tout à l'heure, » réponds-je. « Et vous allez devoir y allez, » finis-je en désignant la grille du parc où les autres élèves se rassemblent peu à peu.
Je me lève et ils font de même. Je me passe nerveusement une main dans les cheveux, ne sachant pas trop quoi faire ou quoi dire, mais Lily prend l'initiative et passe ses bras autour de moi pour me serrer très fort contre elle.
Un sanglot incontrôlé m'échappe et je pose la joue contre son épaule pour la première et seule étreinte que je retiendrai avec ma mère.
« Je t'aime, mon fils, » me souffle-t-elle. « Désolée de n'avoir pu être là pour t'aider dans ton combat. »
Un son bizarre s'échappe de ma gorge, entre le sanglot touché et l'exclamation incrédule.
« Tu m'as aidé, bien plus que tu ne le crois, » réponds-je d'une voix rauque et tremblante. « Même si j'aurais aimé plus encore. Je t'aime. Tu es si merveilleuse. »
Elle rit faiblement, puis se détache de moi et essuie mes larmes, sans se préoccuper des siennes, en embrassant mon front, inconsciemment sur ma cicatrice. Je me tourne vers James qui s'avance vers moi, et nous échangeons une accolade un peu gêné tout d'abord. Puis, lassé de tant de retenue mal placée, je me jette plus franchement contre lui. C'est la seule fois où j'aurais la chance de faire une telle chose.
Il est plus grand que moi sous ma forme normale, et plus carré aussi, il semble que j'ai hérité de la finesse de Lily.
Je ne voix vraiment pas pourquoi je me mets à penser ça alors que je suis en train de partager le plus beau moment de ma vie, le seul que j'aurais avec celui qui sera un jour mon père.
« Je t'aime moi aussi, mon fils, » me chuchote-t-il. « Je te suivrais, quel que soient tes choix. Je suis très fier de ce que tu es devenu. »
Un nouveau sanglot m'échappe. Je ne suis qu'une fontaine, moi je vous le dis !
« Moi aussi, je t'aime, papa, » fais-je. « Tu ne peux pas savoir à quel point ça compte pour moi de t'entendre dire ça. »
« C'est normal, » me souffle-t-il. « C'est important pour un fils que son père soit fier de lui. Je sais de quoi je parle. »
« Potter ! Evans ! » appelle Hagrid depuis la grille. « Tout le monde vous attend ! »
James soupire.
« Il faut vraiment qu'on y aille, cette fois, » dit Lily.
Elle se tourne vers moi.
« Au revoir, Harry, » me dit-elle. « J'ai été heureuse de te connaître. »
« Moi aussi, maman, si tu savais, » réponds-je, sentant encore les larmes couler lentement sur mes joues.
« A bientôt, fils Potter, dans cette vie ou une autre, » ajoute James en me faisant un petit clin d'œil complice.
Je les regarde partir vers les grilles où attendent les calèches qui les mèneront à la gare de Pré-Au-Lard. J'enroule mes bras autour de moi, me sentant bizarrement plus seul que jamais, mais sachant qu'un peu plus loin mon amant m'attends pour me prendre dans une étreinte chaude et rassurante.
J'attends jusqu'à temps que les calèche aient disparus au loin, puis je me retourne lentement et rentre à l'intérieur du château. Je suis tellement perdu dans mes pensées que je n'entends même pas Drago m'appeler la première fois.
Je suis donc assez surpris quand deux bras forts m'enlacent par derrière pour me serrer contre un corps ferme et apaisant. Je me retourne pour croiser deux lagons de ma connaissance et je souris légèrement.
« Tu pleures, petit lion ? » me murmure-t-il doucement, posant une mais sur ma joue pour essuyer mes larmes.
J'émets un faible rire sans joie.
« Oui, il semblerait, effectivement, » réponds-je en me pressant contre lui pour qu'il me serre un peu plus fort dans ses bras.
« J'ai horreur que tu sois comme ça, » me chuchote-t-il en s'exécutant, sa bouche dans mes cheveux.
« Je sais, mais ne t'en fait pas, je vais m'en remettre, » réponds-je, ma voix étouffée par l'étoffe de sa robe dans laquelle j'ai enfoui le visage. « Parce que tu es là… »
Il ne répond rien, se contentant de caresser lentement mon dos dans des gestes apaisants.
« Ca fait bizarre de savoir à quel point tu hais tes parents, » dis-je après quelques secondes de silence.
Je sens Drago se tendre imperceptiblement, comme à chaque fois que Lucius ou Narcissa viennent dans une conversation.
« Tout le monde n'a pas la chance de naître dans la bonne famille, » répond-il lentement. « Mais si tu veux le savoir, j'aimais mes parents. Jusqu'au jour où mon père m'a jeté mon premier Doloris et que m'a mère m'a aimablement fouetté le dos jusqu'aux os. A huit ans. »
Je m'écarte soudainement de lui pour le regarder.
« Tu ne m'avais jamais dit ça ! » fais-je, stupéfait.
Il hausse les épaules en regardant ailleurs.
« Ce ne sont pas des souvenirs dont j'aime parler, » me répond-il faiblement. « Et depuis que nous sommes ensemble, tes bras étaient le seul moyen pour moi d'oublier, alors je n'y pensais plus. »
Je prends une de ses mains dans la mienne.
« Est-ce que ça a un rapport plus ou moins direct à ce qui t'a bouleversé tout à l'heure ? » dis-je doucement, ne voulant pas le braquer.
Il crispe ses paupières une seconde.
« C'est possible, mais ne me demande rien, pas maintenant, » me répond-il en me regardant finalement avec abattement. « S'il te plait. »
Ces secrets me tuent de plus en plus mais je souffle longuement avant de hocher la tête. Il essaye de me prendre une nouvelle fois dans ses bras mais je n'y reste qu'une seconde, me détachant de lui pour le regarder sérieusement.
« Il faut qu'on y aille, » dis-je.
Il soupire tristement et acquiesce. Nous regagnons nos appartements, un mur solide tombé entre nous. Tout ce que je peux espérer, c'est qu'il ne se rétractera pas à nouveau une fois chez nous…
Hello tout le monde !
et non, nouveau chapitre mais toujours pas de révélations... peut-être le prochain ? ou pas... hihihihi
bon, à part ça, qu'est-ce que vous en pensez ?
le prochain chap n'arrivera peut-être pas le week-end prochain mais peut-être plutot vers le milieu de la semaine suivante... ce sera un POV Drago : Un Mini Malefoy au Maximum Meurtri
voilà.
gros gros bisous à tous, et bonne semaine
speedy
