Hello ! En cette période de vacances, les dieux de l'inspiration sont revenus me hanter donnant naissance à ce nouveau chapitre ! Tous les personnages appartiennent à J. et l'idée vient d'un défi bizarre de SEY-sama. Enjoy !
Poudlard, en 1944, ne respirait pas vraiment la joie de vivre. Dehors, la deuxième guerre mondiale faisait rage et chaque élève espérait que sa famille soit en sécurité. De temps en temps, une lettre avec une enveloppe noire arrivée et pendant une semaine, on ne parlait que de ces salauds de moldus et de leurs foutues bombes qu'ils osaient balancer sur des familles sorcières. Grindelwald, le plus grand mage noir de son époque, évitant avec soin de ne pas attaquer l'Angleterre, ne représentait qu'un danger mineur.
Dedans, un mal étrange frappait le château. En plus du conflit inter maisons habituel, chaque maison devait aussi faire face à un ennemi intérieur sournois et implacable…
Mais pour l'heure, tout était calme. Les professeurs, songeant rêveusement à leur prochain lieu de vacances « un endroit chaud, au bord de la mer, loin de la guerre,… Courage plus que sept mois ! », faisaient vaguement cours à des élèves complètement amorphes qui, eux, songeaient plutôt à ce qu'ils allaient manger le soir même.
Dans les couloirs, il n'y avait pas un chat. Enfin si, justement, il y en avait un : un vieux chat aigri qui rodait en permanence, l'air mauvais, dans tout Poudlard, à la recherche d'élèves récalcitrants aux bienfaits de l'éducation. Ce chat, répondant au doux nom de Mister Cholera était particulièrement moche. Il avait le poil rare et noir, un œil crevé, boitait de la jambe gauche, pelait par endroit et était plutôt rachitique. Cependant, il faisait la fierté de son maître qui le considérait quasiment comme la huitième merveille du monde (magique, cela va de soi). Mister Cholera, donc, qui avec sa démarche de gardien de prison, errait en ce moment même dans l'aile sud du château, au troisième étage précisément, tomba nez à nez avec un jeune homme endormi au beau milieu du couloir, et, comme tout maton se doit de faire en cas d'évènement bizarre, il fila prévenir son maître, Argus Rusard, qui était aussi le nouveau concierge de Poudlard.
Argus avait environs vingt ans et un physique plutôt avantageux. La plupart des étudiantes n'arrêtaient pas de le reluquer mais en respectant une distance de sécurité d'environs dix mètres. Car, Argus, cracmol de son état, prodigieusement agacé d'être un des centres d'intérêt des élèves, méprisait ouvertement les sorciers et les jalousait intérieurement. Il rêvait de pouvoir faire de la magie, lui qui était le seul de cette école pour qui c'était impossible et cette situation le rendait particulièrement irascible. Les élèves le fuyaient donc comme la peste. Alerté par son chat, Rusard se rendit au troisième étage de l'aile sud, maugréant contre ces foutus sorciers qui, en plus d'être de sacrés flemmards, poussaient le vice jusqu'à la narcolepsie.
Lorsqu'il arriva sur place, le garçon n'avait pas bougé. Allongé sur le dos, un filet de bave dégoulinant sur sa joue, il était habillé avec des vêtements moldus qui semblaient sortir d'une autre époque. Constatant ce fait, Argus soupira : encore un élève qui sortait de nulle part ramenant son lot d'histoires plus ou moins tragiques avec lui…. Un tas d'emmerdes en perspective. Et qui allait réparer les pots cassés ? C'était bibi ! Résigné, Argus se pencha vers la future catastrophe ambulante et la secoua un bon coup.
- Jeune homme, vous êtes allongé au milieu du couloir. Réveillez-vous ! Les élèves vont bientôt aller manger et vous bloquez le passage. Et puis, vous savez, une horde de jeunes affamés, c'est pires que des sauvages ces bêtes-là ! Vous allez vous faire piétiner !
Harry, car c'était bien Harry, ouvrit les yeux à moitié, chercha d'abord ses lunettes à tâtons. Puis, il réalisa qu'il ne voyait pas flou, qu'il était à Poudlard et qu'il n'avait rien à faire ici et enfin qu'un visage inconnu était penché vers lui. Il hurla :
- AAAAAAHHHH ! Mais vous êtes malade !
Cette scène lui laissa d'ailleurs une légère impression de déjà-vu… Et soudain, tout lui revint…
- Oh, le con! jura-t-il.
Harry se tourna alors vers l'homme qui venait de le réveiller et qui le regardait d'un air ébahi :
- Excusez-moi, qui êtes-vous? Et je peux savoir quel jour on est ?, lui demanda-t-il.
- Je suis Argus Rusard, le concierge. Nous sommes le 3 Novembre 1944 et vous êtes actuellement à Poudlard… répondit laconiquement Argus.
Harry le regarda, horrifiait :
- Quoi ?!Il faut à tout prix que je parle au professeur…
- Dumbledore… Oui, je sais, vous voulez tous parler au professeur Dumbledore qui, en plus d'être une tapette, n'est que le professeur de métamorphose. Mais non, à chaque fois j'ai le droit à vos « il faut à tout prix que je vois Dumbledore ». Et jamais le professeur Dippet ! Pourtant, lui au moins, c'est un homme respectable. Et il n'hésite pas à partager ses bouteilles de Whisky Pur Feu avec moi! Vous n'êtes qu'une bande de petits ingrats tous autant que vous êtes !
- Ah… Désolé monsieur… Mais, qui ça nous ?
- Vous ! Les sales petits cancrelats squatteurs de ton espèce ! Vous débarquez de je ne veux pas savoir où sous prétexte de vouloir changer le passé pour éviter des catastrophes naturelles, des guerres, des massacres, ou par vengeance ! Vous détraquez tout sous votre passage, vous vous pavanez comme si vous étiez Merlin lui-même et, pire : vous vous goinfrez comme des porcs parce que « vous comprenez mais quand j'étais petit, je mangeais jamais à ma faim alors du coup… » et tout plein d'autres raisons tire-larme pour justifier que vous êtes qu'une bande de crados mal-éduqués. Et en attendant, c'est qui qui lave ? Hein ? C'est qui qui lave ?
- C'est Kiki la grenouille… répondit Harry par habitude.
- Quoi ? Et en plus tu te moques de moi ? Tout ça parce que je suis un cracmol, hein ? Avoue ! Petit enfoiré ! Déjection de smourbiff ! ESPECE DE….
- C'est bon, c'est bon, j'ai compris… Je voulais juste…
- Voir le professeur Dumbledore ? répondit une fille aux cheveux violets et aux étonnants yeux jaunes qui avait l'uniforme des gryffondors. Je suis Peggy Sue, enchantée. Et je suis une voyageuse temporelle comme toi.
Elle prit la main d'Harry et la secoua énergiquement, très énergiquement
- Euh…Enchanté… Tu pourrais me lâcher maintenant s'il te plaît ? Tu es en train de me broyer la main là….
- Ah oui, excuse-moi…
Elle relâcha la main toute rouge d'Harry qui s'empressa de la récupérer et entreprit de se masser les doigts.
- Dites le-moi si je vous dérange ! rugit Rusard, furieux
- Cours !
Et Peggy Sue attrapa le bras d'Harry, l'entrainant dans le dédale de couloirs de Poudlard et le faisant valdinguer à chaque tournant. Derrière eux, Rusard les poursuivait, son balai à la main, en vociférant mille menaces de morts extrêmement lentes et douloureuses, Mister Choléra trottinant à ses pieds. Au bout de dix minutes, Peggy s'arrêta de courir, regarda à droite et à gauche du couloir, huma l'air et se gratta l'oreille avec sa jambe gauche avant de se tourner vers un Harry éberlué qui se promettait intérieurement d'arrêter de consommer tout produit illicite se terminant en –ine parce que là, ça commençait vraiment à devenir bizarre.
- Bon, je reprends, je suis Peggy Sue Silverwolf, descendante de Serpentard et princesse des loups-garous. J'habitais dans la forêt de Brocéliande depuis ma naissance, Merlin lui-même m'a appris la magie et mon petit copain est le descendant de Lancelot ! On s'est rencontré il y a trois ans, il était à la recherche d'un loup-garou maléfique : Oupouaout Le Nécromancien, et est tombé dans un piège mortel ! Alors, je l'ai sauvé et on a détruit ensemble Oupouaout, au premier regard, j'ai su que c'était l'homme de ma vie, tu comprends ? Lancelav est si parfait, il est doux, puissant, attentionné, mon papa nous a d'ailleurs autoriser à nous marier plus tard, d'ailleurs en parlant de papa… Il est mort ! L'année dernière, par une froide nuit de novembre, l'ignoble Tom Jedusor est venu proposer une alliance à mon clan, mon papa a refusé alors il les a tous massacrés, moi avec ma force phénoménale, j'ai essayé de les protéger mais Lancelav, voulant me sauver d'une mort certaine m'a assommé et m'a caché dans la forêt, quand j'ai repris connaissance, les miens étaient tous morts alors j'ai décidé de me venger et avec Lancelav et mes superpouvoirs, on a fabriqué un retourneur de temps géant afin que je puisse assassiner l'immonde Jedusor. Et toi, tu es ? Non, attends, ne me le dit pas ! Il faut que je t'explique les règles des voyageurs temporels ! Tiens, voici la brochure !
Elle balança un petit livret rose bonbon qu'Harry se prit en pleine tête.
- Tiens ! Lis-le à haute voix, comme ça, si tu ne comprends pas quelque chose, je pourrai t'expliquer. Tu vois, comme je suis trop sympa, mon papa me la toujours dit ! Il venait me voir parfois, quand je m'entrainais à la magie sans baguette sur des sorts extrêmement puissant et puis il me caressait les cheveux en me disant : « Peggy, Peggy, ma princesse, tu es une perle », sauf que maintenant il est mort… Comme ma maman, d'ailleurs, c'était une moldue, mon papa l'aimait à la folie mais le clan ne voulait pas de mariage avec des moldus alors ils se sont mariés clandestinement et je suis née et ma maman est morte donc ça fait que maintenant je suis orpheline. Au fait, t'es un sang pur, toi ?
-Euh oui… répondit Harry qui, laissant la louve qui a un nom de cochon déblatérer sur sa vie personnelle, lisait le petit 3 des 20 commandements de « La Voyageuse Temporelle parfaite » à savoir : ne jamais révéler ses vraies origines.
- Quoi ? Et dire que je pensais que tu étais quelqu'un de bien ? Tu me déçois beaucoup, tout le monde sait que les sangs purs ne sont que des gros psychopathes en puissance, ils pervertissent le monde magique, tuent des innocents, déclenchent des guerres, embêtent les pauvres moldus,…
- Euh, oui, désolé… Tu pourrais quand m'amener voir Dumbledore s'il te plait ?
- Non, je viens de dire que t'étais un méchant, débrouille toi tout seul !
Et elle planta Harry au milieu du couloir. Du coup, il chercha le bureau de Dumbledore au petit bonheur, la chance, ne le trouva pas et se résigna à aller voir le directeur. Harry n'avait plus l'habitude des escaliers magiques et il avait tourné en rond une heure ou deux sans rencontrer personne ce qui lui avait semblé étrange. Puis, il avait commencé à sérieusement désespérer et, alors qu'il passait devant une grande fenêtre en songeant à sauter dans le vide ce qui abrégerait une bonne fois pour toute son errance infinie tout en ne lui faisant aucun mal vu que normalement, il mourrait de crise cardiaque avant même de toucher le sol, il vit se refléter dans la vitre un espèce d'oiseau doré particulièrement hideux. Harry se demanda qui lui en voulait à ce point pour vouloir à tout prix l'empêcher de se suicider et il s'avança vers la gargouille qui servait de porte au bureau du directeur.
- Suçacide ! Fizwizbiz !
Et en voyant que la statue ne bougeait pas d'un pouce, Harry se rappela qu'à cette époque, ce n'était pas Dumbledore le directeur. Il se remémora sa conversation avec Rusard et décida de tenter le tout pour le tout :
- Whisky Pur Feu ?
La gargouille disparut laissant un Harry songeur devant un trou béant. Lorsqu'il eut fini de peser le pour et le contre sur l'utilité qu'un alcoolique soit le directeur de Poudlard, Harry se décida enfin à entrer dans le bureau.
-Bonjour monsieur le directeur, excusez-moi de vous déranger mais…
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une tornade rousse entra dans le bureau en le bousculant au passage.
- Armando ! J'ai besoin de vous ! Gellert m'a encore envoyé une lettre mais je n'en saisis pas toutes les subtilités... Si je vous dis « je te surveille et au moindre de tes faux pas, je suis prêt à bondir » que comprenez-vous?
- Sérieusement Albus ? J'en ai aucune idée…
- Ah… dépité, le grand Albus Dumbledore se tourna vers Harry. Et vous jeune homme, comment le prendriez-vous ?
- Par derrière je suppose…
Dumbledore eut, soudain, un air lointain…
- Ah oui, ce serait pas mal tiens ! En plus, ça fait longtemps…
- A mon avis, il vous l'enfoncera très profondément… renchérit Harry.
C'est en voyant Dumbledore faire un drôle de petit sourire et Dippet, un bonhomme chauve et maigrichon avec un nez rouge, se cogner la tête contre les murs que Harry prit conscience du double sens de ses paroles.
- Je parlais du couteau dans le dos bien sûr… se rattrapa Harry.
- Bien sûr, acquiesça Dippet.
Dumbledore sortit immédiatement de sa rêverie.
- Oui, oui, bien sûr ! Remarque, si ça avait été autre chose, ça ne m'aurez absolument pas dérangé…
- Albus ! Je vous prierai d'arrêter vos sous-entendus graveleux ! C'est dégoutant ! Et vous, jeune homme, qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?
- Je suis Harry Po… Pou… Pe… bafouilla Harry qui venait juste de se rappeler de la règle 3 des voyageurs temporels.
- Oui mon garçon ? l'encouragea Dumbledore.
- Harry Prewett ! Et, je crois que j'ai eu un petit problème de changement d'époque…
- Tiens, pour changer ! Remarque, au moins tu as un nom de famille normal… Quand tu as commencé à bredouiller tes « Po… Pou… Pe » j'ai cru que t'allais dire Peverell ou Poufsouffle. Ce qui aurait été un comble vu que les deux lignées sont éteintes depuis longtemps… Mais ce qui ne semble absolument pas gêner tous ces hurluberlus qui se pointent dans mon bureau avec la bouche en cœur, se disant descendants des plus grands sorciers de tous les temps et voulant sauver le monde. Bon, c'est bien tout ça, mais comment tu es arrivé ici ?
- Je me suis fait avoir par un magicien…
- Ce n'est pas banal ça… Et comment il s'appelle ton magicien ? demanda Albus, hilare.
- Thomar Nacker…
- Thomar Nacker ?! s'étrangla Dippet qui, buvant un verre de whisky pur feu, venait de s'étouffer.
Albus s'esclaffa de plus belle pendant que Dippet recrachait son whisky par le nez et essayait de respirer.
- Donc, tu t'es fait avoir par ce génie de pacotille… conclut Dumbledore qui ne riait plus que par intermittence. Je ne te demanderai même pas comment, tu risquerais de me faire mourir de rire. Bon autrement, quel âge as-tu ?
- Dix-neuf ans…
- Ah… Bah c'est dommage, mais t'es trop vieux pour qu'on te fasse intégrer une classe… Remarque, vu que tu t'es fait arnaquer par Thomar, tu ne dois pas être très malin… T'as eu tes ASPIC ?
- Non, répondit piteusement Harry. Je n'ai pas pu faire ma septième année.
- Tu as un travail ?
- Non…
- D'un côté, c'est normal! Sans ASPIC, personne ne voudra te toi ! renchérit Dippet. Bon, voilà ce qu'on va faire : tu vas faire ta septième année ici et tu passes tes ASPIC, le temps qu'on trouve un moyen de te ramener chez toi. Comme ça, tu te trouveras un bouleau correct et tu t'amuseras plus à remonter le temps pour embêter tout le monde. Compris ?
- Oui monsieur…
- Bon, maintenant, voyons dans quelle maison je vais te mettre. Poufsouffle aurait été pas mal vu ta grande vivacité d'esprit mais, pour des raisons que je ne t'expliquerais pas, rejoindre cette maison est momentanément impossible. Pareil pour Serdaigle d'ailleurs, mais tu n'es nullement concerné… Reste Gryffondor ou Serpentard. Albus, qu'en penses-tu ?
Dumbledore ne répondit pas, trop occupé à relire pensivement la lettre que Grindelwald lui avait écrite.
- Je préférerai aller à Gryffondor, moi.
- On ne t'a pas demandé ton avis… Bon, on ne va pas déranger le Choixpeau pour ça… Je vais tirer à pile ou face. Si le gallion que j'ai dans la main tombe sur face, tu iras à Serpentard, si c'est pile, ce sera Gryffondor.
Dippet lança la pièce en l'air qui atterrit sur la tranche et se mit à rouler sans cesser de tourner. Au bout de cinq minutes, Dippet, à bout de patience, arrêta le gallion d'une pichenette qui tomba enfin sur le côté.
- Bon, et bien dommage pour toi jeune homme, mais c'est face. Bienvenue à Serpentard !
Et Harry se dit, qu'à son stade, on ne pouvait même plus parler de mauvais karma.
Wow, presque 3000 mots… Record battu ! Je vous remercie encore pour les rewiews du chapitre précédent. Vu que Thomar a été plutôt apprécié, je vais essayer de le faire revenir un moment ou un autre dans cette histoire. J'espère que vous avez aimé et que je mettrai la suite dans pas trop de temps ! A bientôt !
Z.
