Titre : Le reflet des pétales au creux de tes iris

Disclaimer : Tout est à JKR

Rating : M / NC 17

Paring : Harry/Draco

Résumé : UA. C'est une histoire de fleurs, une histoire entre deux hommes que rien ne destinait à se rencontrer. Mais la vie est faite de surprises. Agréables ou non, chacun les prend à sa manière. Alors quand Draco Malfoy décide de s'emparer de cette rencontre avec cet homme, Harry Potter, tandis que ce dernier est balancé entre son passé et l'avenir qui se dessine, il est bien difficile de savoir ce qu'il va se passer. Surtout quand l'un a tout pouvoir sur l'autre…


Reviews anonymes :

Guest : Merci pour ta review. Je suis ravie que ce premier chapitre t'ai plu et te donne envie d'en lire d'avantage. Sache que tu auras ta réponse dans ce qui suit.

Sinon, la prochaine fois, essaye de nettre un pseudo à ta review car sinon ça me met "guest". Alors là tu es le(la) seul(e), mais si plusieurs font la même chose, je me retrouve avec plusieurs reviews ayant pour pseudo "guest". Difficile de répondre individuelle dans ce cas.


Lys blanc

La cicatrice de ta pureté est encore visible

HARRY

Il y a une sonnerie qui résonne dans mes tympans. Ginny. C'est un appel de Ginny. Les yeux encore clos, je tends la main dans le vide à la recherche de mon portable. Je dois répondre. Sauf que mes doigts ne rencontrent qu'une surface lisse et froide, comme du verre. Depuis quand ma table de nuit est-elle ainsi ? Un peu perdu, j'entrouvre un œil et constate que je ne suis pas dans ma chambre, mais au salon, allongé dans le canapé. Aussitôt, les derniers évènements me reviennent. En une fraction de seconde je suis debout et cherche l'homme que j'ai ramené chez moi. Mais il n'y a aucune trace de sa présence. Seules les quelques petites gouttes qui luisent au sol m'informent que ce n'était pas un songe. Et puis il y a encore cette sonnerie qui commence sérieusement à m'agacer. Mais je dois répondre.

Alors je me mets à la recherche de mon téléphone et lorsque je finis par le retrouver, échoué au bord de l'évier dans la cuisine, l'appel de Ginny est déjà terminé. Sans réfléchir d'avantage, je la rappelle immédiatement.

- Harry ?

- Coucou mon cœur. Désolé, je ne retrouvais plus mon portable.

- Pas grave. Ça va ?

- Oui. Et toi ? Comment tu te sens ?

- Fatiguée. J'ai encore très mal dormi cette nuit. Et puis ma mère est… enfin, c'est ma mère.

Je rigole face à ses mots. Tout en retournant m'asseoir dans le canapé, je laisse mon regard dériver sur le fauteuil où se trouvait il y a peu un jeune homme blond mystérieux. Je me demande bien où il est parti.

- Dis.

- Hum ?

- Tu es sûr que tu ne veux pas venir ? Juste pour deux jours. Et puis on rentrerait ensemble après.

Ma tête retombe lourdement contre un coussin et un soupir franchit mes lèvres malgré moi.

- Tu as l'air fatigué. Viens te reposer ici. Ça te fera du bien un peu de calme.

- Ta famille est tout, sauf reposante.

- Roh ! Tu sais ce que je veux dire. Au moins ça te sortira de ton boulot, commence-t-elle à s'énerver. Et puis… tu me manques. Un peu, finit-elle plus calmement, avec une petite voix.

- Tu as peut-être raison, je capitule tout en passant ma main dans les cheveux.

- Tu viens !?

- Oui, je viens.

- A tout à l'heure.

- A tout à l'heure. Bisous.

- Bisous.

Je raccroche et secoue la tête en réalisant ce que je viens de faire. Je m'étais pourtant juré de ne pas céder cette fois-ci. Mais je n'arrive vraiment pas à tenir tête à Ginny. Il ne me reste plus qu'à préparer mes affaires et à prendre la voiture pour presque deux heures de route.

.

oOo

.

Le paysage défile devant moi à une allure constante. Par chance, il y a peu de monde sur la route. Du coup, je prends mon temps. Pas que je ne veuille pas revoir Ginny, mais c'est plutôt l'idée de passer deux jours entiers chez ses parents qui ne me presse pas. Et puis, depuis que j'ai quitté le centre-ville, je n'arrête pas de penser à cet homme, Draco. J'ai encore l'impression que ce qu'il s'est passé ce matin n'est qu'un songe. Pourtant les traces de sang dans mon appartement ne le sont pas. Mais alors qui était-il ? Que lui était-il arrivé ? Pourquoi ne pas vouloir aller dans un hôpital ? Sa blessure était vraiment étrange. Et j'ai beau chercher dans mes souvenirs d'étudiant, je ne reconnais pas ce type de contusion. Mais bon, la reconnaissance des différents types de plaies n'était pas mon fort.

Je mets mon clignotant et tourne en direction du Blackwall Tunnel. Des champs à perte de vue s'étendent devant moi, me replongeant dans mes questions. Pourquoi est-il parti sans un mot ? Est-ce qu'il va bien ? Est-ce qu'il a quelqu'un chez lui pour s'occuper de lui ? Et s'il est tout seul, va-t-il s'en sortir ? En plus je n'ai même pas pu vérifier les points de suture et l'état de la plaie. Si ça se trouve il est rouvert et saigne encore. Ou alors il y a une infection. Peut-être de la fièvre. Je n'ai pas examiné ce détail ce matin. Si seulement il avait été là lorsque je me suis réveillé… J'aurais pu vérifier tout cela et arrêter de m'inquiéter pour rien. Et puis, si ça se trouve, il va très bien et est déjà en train d'oublier toute cette histoire.

Je secoue vivement la tête alors que je passe à proximité de Strood. Ce n'est pas le moment de me perdre dans mes pensées, mais plutôt celui d'être attentif à la route et surtout à l'itinéraire. C'est régulier que je me trompe de chemin par ici.

Un quart d'heure plus tard, j'arrive enfin à destination, dans le village de High Halstow. Quelques virages dans les rues étroites et me voila garé devant la maison de mes beaux-parents. Je n'ai même pas le temps de sortir de ma voiture que je vois une tornade de roux sortir en trombe en poussant des cris de joie. Eh bien, quel accueil !

- Tu en as mis du temps à arriver, dit Ginny tout en se jetant dans mes bras.

- Désolé, il y avait du monde sur la route.

Mensonge. Mais je sens que ce qu'il s'est passé ce matin doit rester secret. Et puis je ne veux pas l'ennuyer avec cette histoire. Elle a d'autres soucis en tête. Comme l'arrivée imminente de notre enfant.

Tout en passant une main sur son ventre bien rond, je dépose un léger baiser sur ses lèvres.

- Comment tu vas ? Et le petit ?

- On va bien tous les deux, me sourit-elle.

- Rentrez au chaud ! nous ordonne la mère de Ginny.

Nous nous exécutons et une fois à l'intérieur de la maison, c'est une flopée de tignasses rousses qui m'embrasse sur les joues et me donne des tapes dans le dos. J'aime bien ma belle-famille. Ils sont chaleureux, vivants, généreux, mais parfois un peu trop. Surtout depuis que Ginny est enceinte et que nous sommes fiancés en fait. Je crois que ses parents n'attendaient que ça. En même temps, Ginny est leur unique fille sur leurs sept enfants et qui plus, la petite dernière. Alors quand nous leur avons annoncé que nous nous fiancions et même pas deux mois après, que nous allions avoir un enfant, ce fut les grandes eaux pour tout le monde. Ses parents et ses frères la couvent comme si elle était un objet précieux et ne plus pouvoir profiter d'elle, comme bon me semble, me frustre un peu. Disons que notre intimité est mise à rude épreuve dernièrement. Mais je ne peux pas fuir ma belle-famille éternellement. Alors de temps en temps, je supporte tout ça.

- Bon alors, quoi de beau à la capitale ? me demande Ron, un des frères de Ginny et meilleur ami au passage.

- La routine. Les bouchons, la pollution et le bruit. Rien de bien nouveau en fait.

- Vu la mine que tu tires, je veux bien te croire. Tu devrais venir passer plus de temps à la campagne.

S'il savait que mes traits tirés ne sont dû qu'à la courte nuit que je viens de passer.

- Tu sais que ma maison t'est toujours ouverte. Tu peux…

- Je sais, Ron, je le coupe. C'est très gentil à Hermione et à toi, mais tu sais très bien qu'avec mon travail je ne peux pas me permettre de m'absenter à chacun de mes repos. En plus je n'ai qu'un week-end par mois.

Il hausse des épaules et se lève pour aller rejoindre les jumeaux qui sont en train de rire à gorge déployée. Aussitôt la place libre, Ginny se glisse à mes côtés et j'entoure ses épaules de mon bras. Sentir son corps chaud et son odeur sucrée me font plus de bien que je ne le pensais. Je crois qu'elle me manquait au fond. Et la retrouver rend cette journée juste parfaite… malgré ce qu'il s'est passé ce matin.

- Harry chéri ?

Je me tourne vers ma belle-mère qui continue à me donner ce surnom, bien que les années passent.

- J'ai prévu un ragout de bœuf en plat et un fondant au chocolat en dessert. Ça te va ?

- Oui Madame Weasley. Faites comme d'habitude.

Puis elle s'éloigne et l'excitation de mon arrivée se tasse quelque peu. Je crois qu'ils ont compris que Ginny et moi avions besoin de nous retrouver aussi.

- Elle a passé l'après-midi en cuisine, me murmure Ginny.

- Comme à chaque fois que je viens ici, non ?

- Oui. Elle t'aime vraiment beaucoup.

- Je crois que j'avais remarqué, je souris.

- En même temps, tu passais tout ton temps libre ici quand tu étais jeune.

- Eh ! Dis que je suis vieux aussi !

Elle me tire la langue et me lance son sourire taquin qui me donne envie de l'aimer encore plus fort.

- N'empêche… je reprends rêveur, ça remonte à un bon moment cette époque. Quand j'ai rencontré Ron au collège. Ta famille était si différente de la mienne.

- Harry, gémit Ginny en secouant doucement la tête.

- Tu sais, j'ai fait un trait sur tout ça. Sur mon oncle et ma tante qui me maltraitaient. Sur ce passé dégoutant. Maintenant j'ai une nouvelle famille, notre enfant et toi. Et toute cette bande de rouquins délurés, je finis en éclatant de rire car George vient de se coincer le doigt dans une porte à cause de ses pitreries.

Je me lève et passe une main dans mes cheveux, chassant ces souvenirs qui m'assaillent encore parfois. Les cris de ma tante, ses mots durs et tranchants. La main de mon oncle, les bleus et le sang. Les fugues, les vols. Tom.

- Montre-moi ça, je dis à George en tendant la main en sa direction.

Tom.

- Un peu plus et tu finissais à l'hosto, espèce d'imbécile ! je le sermonne.

Encore Tom. Merde ! Je ne dois plus penser à lui. Je ne dois pas penser à tout ça. Mon passé est derrière moi et il doit y rester. Les cicatrices de cette enfance perdue n'ont plus leur place dans mon présent. Aujourd'hui tout est différent. J'aime Ginny. J'aime sa famille. Je vais avoir un fils. Et dans un an nous allons nous marier. Ma vie est très bien ainsi et je n'ai pas besoin que les démons du passé reviennent me hanter. Et puis d'ailleurs… pourquoi j'y pense ? Il me suffit de focaliser toute mon attention sur ce qu'il se passe en ce moment même autour de moi et j'oublierai tout.

- Va mettre de la glace dessus, j'ordonne à George, tandis que le visage de Tom s'efface dans les ténèbres, emportant avec lui ces images qui me répugnent.

- Heureusement qu'on a un médecin avec nous ! lance mon beau-père.

- Et heureusement qu'il y a des idiots comme George ou Fred pour leur donner du travail, réplique Bill, l'aîné de la famille, provoquant un fou-rire général.

Le présent doit rester tel qu'il est.

.

oOo

.

Cela va paraître méchant, mais je suis content de rentrer chez nous. Deux jours en compagnie de ma belle-famille me suffisent amplement. Et je crois même que Ginny n'est pas contre l'idée de se retrouver un peu seule. Surtout qu'elle, elle y est depuis une bonne semaine.

- Tu pourrais aller moins vite s'il te plait.

Je relâche l'accélérateur et pose ma main sur son ventre rebondi. Un petit coup contre ma paume me rassure. Le bébé bouge, tout va bien.

- Au fait, avant d'aller à la maison, je passerai m'acheter le journal. Tu as besoin de quelque chose ?

- Non merci. Je veux juste rentrer chez nous et me poser.

- Je te coulerai un bain en rentrant si tu veux.

- Merci mon cœur.

Puis je me reconcentre sur la route alors que nous parlons de choses et d'autres, sans grand intérêt.

Lorsque nous arrivons enfin chez nous, une soudaine panique s'empare de moi. Ai-je bien nettoyé tout le sang ? Est-ce qu'il ne reste plus une seule trace de ce qu'il s'est passé il y a deux jours ? Pourvu que oui, pourvu que j'évite les questions.

- Harry ! me fait sursauter la voix de Ginny qui semble en colère. Tu avances trop vite.

- Désolé, je marmonne tout en l'attendant.

- Ben maintenant que t'es devant l'ascenseur, appelle-le !

Je m'exécute et fais comme si son ton rempli de reproches ne m'avait pas atteint. En temps normal elle n'est pas comme ça, mais depuis un bon mois, elle est plus facilement irritable. Une des joies de la grossesse, je pense avec ironie.

Quand nous arrivons enfin chez nous, Ginny se laisse tomber dans le canapé en poussant un énorme soupir. Je jette mon journal sur la table basse et en profite pour scanner rapidement la pièce. Rien de suspect. Maintenant je dois inspecter la cuisine et après, normalement, tout est bon. J'espère qu'il n'a pas profité de mon sommeil pour mettre la zizanie dans les autres pièces. Je devrais peut-être vérifier…

Alors que je sors de notre chambre, j'entends Ginny me parler.

- Il fait encore parler de lui ! me crie-t-elle.

- Qui ça ?

- Dans le journal. Ce voleur. La rose noire. Apparemment il aurait volé un collier en or serti de diamants et de rubis dans la galerie d'art Gagosian.

- Celle près de la gare King's Cross ?

- Oui. Et une fois de plus il leur a filé sous le nez. Avec son butin évidemment. A se demander ce que fait la police !

- Elle fait ce qu'elle peut, je réponds en inspectant les WC.

- Ils disent que le vol a été commis dans la nuit de lundi à mardi, sans effraction. Le voleur est rentré dans la galerie en déjouant tous les pièges de la sécurité, jusqu'à ce qu'il déclenche une alarme lorsqu'il a retiré le collier de son socle. Mais le temps que le garde et la police n'arrivent et il n'était plus là. Comme à chaque fois, il a juste laissé une rose noire à la place de l'objet volé. Il est vraiment pas net ce type.

- Qui te dit que c'est un homme ? C'est peut-être une femme.

- Ouai, ben c'est pareil !

- Tu veux toujours ton bain ? je demande alors que je termine de vérifier la salle de bain.

- Oh oui ! J'ai le dos en compote et les muscles qui me tirent. Le bébé n'a pas arrêté de bouger pendant le trajet.

C'est donc en tant que bon futur père que je fais couler un bain pour la mère de mon fils. Tout ça juste après avoir vérifié qu'il n'y ait aucune trace du passage de ce jeune homme, deux jours plus tôt.

.

oOo

.

Je suis bien. Je suis dans mon élément.

Ici, c'est comme ma deuxième maison.

Service de Néphrologie, troisième étage, couloir sud. Au moins on a souvent le soleil qui vient nous réchauffer. Et je suis persuadé que cela joue beaucoup sur le moral des patients.

Ici, je suis le docteur Potter, le dernier arrivé, le petit jeunot. Et en même temps tout le monde me respecte car je me trompe rarement de diagnostic. Un peu comme avec ce jeune homme, presque encore un enfant, qui est arrivé il y a deux jours en raison de l'état déplorable de ses reins. Et tout ça du jour au lendemain. D'ailleurs, je suis en train de regarder ses résultats sanguins et urinaires et je suis quasi sûr du mal qui le ronge. Seule une prise de sang avec analyse génétique pourra me le confirmer.

- Olivier, vous pourriez me préparer le formulaire rouge 4b s'il vous plait. C'est pour ce patient, je lui indique en montrant les papiers que j'ai en main.

- Je le transmets tout de suite aux infirmières ?

- Non, pas la peine de se presser. Le prélèvement ne se fera que demain matin.

- Ok.

Puis je reporte mon attention sur les autres analyses, courriers et papiers divers qui manquent de déborder de mon casier. Voila ce qu'il se passe à chaque fois que j'ai mes repos en plein milieu de semaine. Je déteste ça !

- Docteur Potter !

Je me retourne et vois une des infirmières, Anny, me faire un signe de main pour que je la rejoigne. Je pose les résultats que je viens de recevoir dans le dossier du patient et me dirige vers elle.

- Bonjour Anny.

- Bonjour. Vous allez bien ?

- Oui, je lui souris.

Tout va toujours très bien.

- Vous avez reçu un paquet ce matin.

- Ah bon ?

- Oui, ricane-t-elle, les yeux plein de malice. Un bouquet de fleurs.

Je me penche sur le côté pour mieux regarder à l'intérieur de la salle de repos. Et en effet, j'y vois un magnifique bouquet. De grands lys blancs trônent fièrement au centre de la table. Mais ce qui me dérange le plus, c'est la couleur et les autres petites fleurs qui l'entourent. Violettes.

Aussitôt, le visage de cet inconnu blond secouru il y a trois jours surgit devant moi. Je vois ses lèvres s'entrouvrirent et murmurer le nom de ces fleurs, de cette couleur. Violette. C'est comme un souffle chaud qui caresse ma nuque et me fait frémir. Telle une brise qui soulève à peine un voile et ne dévoile qu'une infime partie de ce qu'il cache.

- Qui a livré ça ? je demande d'un ton sec.

- Un livreur, me répond Anny en haussant les épaules. Mais je crois qu'il y a une carte.

Comme un fou, pris d'une pulsion soudaine, je me rue sur les fleurs et cherche frénétiquement ladite carte. Une fois en main, je l'ouvre d'un geste vif. Il y a des mots écrits à la main, des lettres bien dessinées et magnifiquement liées. Pourtant ce que je lis ne me donne pas envie de sourire.

" En y réfléchissant bien, je pense que les violettes ne sont là que pour masquer les impuretés des lys blancs. Mais, dans un sens, elles les rendent encore plus purs également.

Comme chez vous.

Draco"

Je serre les dents et me retiens d'envoyer valser le bouquet. Comment sait-il qui je suis ? A-t-il fouillé dans l'appartement ? Que sait-il d'autre de moi ? Et puis que signifient ces mots étranges ?

- Alors qui est-ce ? me demande Anny, toute curieuse.

Un inconnu qui me chamboule bien trop, j'aurai envie de lui répondre.

- Oh une patiente qui nous remercie pour notre travail.

- C'est gentil. Je vais les mettre dans un vase alors.

Et c'est à cet instant que je me rends compte de l'erreur de mon mensonge. Je vais devoir affronter ces horribles fleurs pendant des jours. A moins de fuir la salle de repos. Et je crois que c'est ce que je vais faire, je me dis tout en écrasant la carte entre mes doigts et en la fourrant dans la poche de mon pantalon.


A suivre...


Voila un chapitre plus centré sur Harry. On en apprend un peu sur sa vie, mais il reste encore des zones d'ombres. je n'allais pas tout vous dévoiler d'un seul coup quand même.

Est-ce que ça vous plait toujours ? Le Harry que vous découvrez vous plait-il ?

Oh ! Et les titres avec la petite phrase dessous qui donne le ton, vous plaisent-ils ? Parce que je peux vous dire que je me creuse les méninges pour ça !

La suite dans une semaine