Chapitre 5 Libre
Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé quand je me réveillai dans un état second en entendant le bruit de chuchotements se trouvant à proximité et près de moi.
« Pourquoi l'avez-vous laissé faire un truc pareil ? Elle aurait très bien pu y rester et pour de bon ! » Déclara une voix en colère qui m'étais plutôt familière.
« Tu crois que nous le savons pas ça ? Je sais ce que tu penses, Sam, c'est exactement ce que je lui ai dit, mais tu l'as connait mieux que personne. Elle est si têtue et quand elle a une idée en tête, il est impossible de lui faire changer d'avis… » Répliqua Paul d'une voix faible.
« OK. Savez-vous ce qui s'est passé cette nuit-là ? Comment a-t-elle eu cette cicatrice sur son visage ? Vous a-t-elle parlé de cela ? » Demanda la voix que je reconnus maintenant comme celle appartenant à Sam.
« Nous n'avons rien découvert à ce sujet et qui pourrait nous indiquer ce qui s'est réellement passé ce jour-là ainsi de comment le chef a été tué. J'ai essayé de lui en parler afin qu'elle se confie à nous, mais quand j'ai abordé le sujet, elle a commencé à paniquer et à faire une crise d'angoisse. Je ne l'avais jamais vu ainsi avant et ça m'inquiétait plus qu'autre chose. Donc, j'ai finalement décidé de laisser tomber le sujet, elle était si terrifiée… Je ne savais pas quoi faire d'autre… » Murmura Paul d'une voix troublée.
« Ce que Paul oublie de te dire, Sam, c'est qu'il n'a pas vraiment fait preuve de sensibilité avec elle en le lui demandant non plus. Il est allé droit au but comme il le fait toujours, il a ignoré comment elle pourrait réagir… Merde quoi Paul ! Tu parlais quand même du jour de la mort de son père en sachant très bien qu'elle et le chef s'étaient rapprochés et étaient pratiquement inséparables depuis le premier départ des sangsues ! » Murmura Jared avec une voix remplie de reproches.
« Parfois, je me demande ce que tu as vraiment dans la tête… » Murmura Sam dans un soupir et dans la désapprobation.
En ayant marre qu'ils parlent dans mon dos comme ça et comme si je n'étais pas là, j'ouvris subitement les yeux pour remarquer et réaliser qu'il n'y avait personne dans la chambre où je me trouvais. Je me redressai brusquement confus de ce fait. Pourquoi avais-je entendu la conversation à mon sujet de Jared, Paul et Sam s'ils n'étaient même pas dans la même pièce que moi ? Je regardai ensuite autour de moi pour vérifier s'il n'y avait vraiment personne, mais rien. Pourtant, malgré le manque de Jared, Paul ou Sam, j'aurais juré qu'ils étaient là et près de moi, mais apparemment je me trompais. C'était vraiment très étrange… Soudain, venant de nulle part, ce que le Vieux Quil m'avait dit au sujet des effets que le sang de Sam pourrait me faire me revint à l'esprit.
« Je ne suis pas certain que tu vas te transformer en louve, mais ce qui est sur… c'est que tu auras surement les sens plus accentués… »
Donc, si je comprenais convenablement les choses sur ce qui était en train de se passer pour moi, j'avais reçu une quantité du sang de Sam, une quantité assez suffisante pour terminer le lien qui nous unissait déjà et lui avait reçu le mien. Avec son sang, certaines choses avaient certainement changé à l'intérieur de moi, mais aussi probablement de façon extérieure et physique. À grande vitesse, je sortis du lit et me levai tout aussi soudainement. Quelque chose d'encore plus étrange était le fait que j'étais devenue plus gracieuse qu'avant. Si j'aurais fait un tel mouvement et dans une telle rapidité dans le passé ou il y a encore quelques jours, je serais certainement tombé à cause de ma maladresse et ma jambe handicapée. J'étais à présent plus gracieuse et plus agile, c'était un véritable changement, un bon changement.
Une fois debout, je soulevai la blouse qui était en fait une chemise de Sam et je vérifiai ma peau au niveau de ma hanche droite à la recherche de ma cicatrice qui je savais devrais être là et bien visible. Rien, il n'y avait absolument rien… Plus de cicatrice… Et quand je bougeais, je ne ressentais aucune douleur, aucune gêne ou aucun inconfort. Je laissai un soupir de soulagement sortir de mes lèvres et souris largement dans la joie et dans le bonheur. Après avoir laissé retomber la chemise de Sam à sa place initiale, je me précipitai par la porte pour sortir de la chambre puis aussi vite et dans un flou, je descendis les escaliers en sautillant joyeusement. À mon entrée, les têtes des trois hommes présents dans la pièce se retournèrent vers moi.
« Vous savez… » Commençais-je d'une voix trainante en m'appuyant sur le mur à la fin de la cage d'escaliers aves mes bras croisés sur ma poitrine et mes chevilles également croisées dans une posture désinvolte et décontractée. « C'est plutôt impoli de parler des gens quand ils ne sont pas présents dans la même pièce. Si vous avez quelque chose à dire ou qui vous dérange à mon sujet… Dites-le-moi en face au lieu de chuchoter entre vous comme des vieilles mamies ayant besoin de commérages sur ce qui se passe dans le voisinage ou non encore pire… Jessica Stanley la reine des rumeurs dans Forks… » Déclarais-je avec des yeux plissés.
Après avoir dit ce que je pensais, je ne me préoccupai pas de leur réaction et je me dirigeai vers un miroir situé à l'autre bout de la pièce qui était accroché près de la porte d'entrée de la maison de Sam parce que oui, apparemment, c'était là que je me trouvais.
« Merde beauté ! Leah et Seth nous avaient dit que tu étais devenue une chienne, mais là c'est encore pire de ce que je pensais. Tu étais déjà comme ça avant, mais là, tu ne te laisses vraiment plus faire et tu ne prends plus la merde de personne. J'aime encore plus ce que coté de toi, c'est très fougueux… » Déclara Paul en remuant ses sourcils de façon suggestive.
« Si tu étais à ma place, Paul et que tu aurais vécu la moitié de ce que j'ai vécu depuis que je suis arrivé à Forks, tu serais vite devenu une garce et une chienne comme tu me décris si bien. Mais pour être tout à fait franche… C'est surtout la mort de mon père qui a causé ce changement. Je commençais à changer après le deuxième départ des Cullen grâce à quelques conseils d'une personne qui est devenue en peu de temps comme une grande sœur et une autre qui était déjà ma sœur à part pour le sang. Toutes les trois, nous avons un énorme point de commun… Nous avons chacune été blessés au moins une fois par un homme, importe la manière que ça a été… » Dis-je sans le regarder et en regardant dans le miroir.
« Je ne comprends pas… » Murmurais-je à moi-même après quelques minutes à observer mon reflet dans le miroir tout en touchant doucement la longue cicatrice traversant ma joue droite du bout des doigts.
En le faisant, j'avais les sourcils froncés dans la confusion parce que je ne comprenais vraiment pas pourquoi ce rappelle constant de Victoria et de ce qu'elle avait fait n'avait pas disparue. Pourquoi avais-je gardé cette marque quand l'autre cicatrice sur ma hanche avait elle disparut ?
« Bella ? » demanda la voix préoccupée de Sam en arrivant juste derrière moi.
Je me tournai vivement et lui souris largement tout en me jetant dans ses bras puissants et musclés, heureuse qu'il fût à nouveau dans sa forme humaine et qu'il fût à nouveau le Sam que je connaissais et que j'aimais tant comme un frère.
« Wow beauté ! Tu es encore plus chaude ! » S'exclama Paul avec admiration et envie.
« Je serais toi, Paul, je ferais attention à ce que je dis… Mon compagnon ne va pas tarder à se montrer et d'après ce que je sais… il doit certainement être très possessif. » Répliquais-je vivement en l'informant tout en tournant vers lui en portant un sourire narquois.
« Que veux-tu dire par là ? » demanda Jared d'où il était assis sur le canapé en me regardant avec un sourcil relevé dans l'intérêt tout en ayant ses bras croiser sur sa large poitrine musclée et dépourvue de vêtement.
Bon sang… Qu'est-ce que c'était ce truc avec ces gars-là à ne porter aucun vêtement à part pour un short ou bermuda en jeans ?
« Pendant mon voyage spirituel… » Commençais-je en allant m'asseoir moi-même sur le canapé en trainant Sam avec moi. « Je n'ai pas eu affaire aux esprits, à vos ancêtres comme il l'était prévu. Ils ont décidé à la place de me faire profiter d'un moment avec une personne qui m'était chère et qui était spéciale à mes yeux. Cette personne était en fait mon père… » Dis-je d'une voix rauque et étouffée. « Il m'a dit que mon compagnon me cherchait depuis un bon moment maintenant et qu'il était même en chemin. Je dois vous avertir cependant d'une chose très importante son sujet… heu... Voilà la chose… Vous savez comment Paul m'a toujours appelé amant à sangsue quand nous nous sommes rencontrés… Eh bien, il se peut qu'après tout ce soit vrai parce qu'apparemment et d'après mon père… Mon compagnon est un vampire… » Lâchais-je avec précaution et dans un souffle tout en essayant d'éviter leurs yeux quand je prononçai les derniers mots tant redouter.
Je vis Paul serrer les poings puis il se retourna et frappa le mur qui se trouvait juste derrière lui avec force, ce qui créer une fissure assez visible de se créer dans celui-ci. Il se retourna une nouvelle fois et je ne pus décrire ce qu'il ressentait en ce moment même tellement d'émotions traversaient ses yeux et son visage, mais toutefois il y en avait deux que je pus avec certitude déceler très facilement parce que je les connaissais que trop bien pour moi-même les ressentir. La tristesse mais aussi la douleur. Elles étaient dominantes. Je savais ce qu'il devait ressentir, j'étais dans le même état d'esprit, mais nous savions tous les deux qu'un jour ou l'autre cela allait arriver. Que ce soit pour lui ou pour moi. Nous savions que nous ne pourrions jamais être ensemble comme nous le voulions tant, le destin avait d'autres plans pour nous, le destin avait des plans différents pour chacun de nous, le destin voulait juste nous baiser et compliquer encore plus notre vie. Je le regardai en connaissance de cause et avec des yeux significatifs lui montrant ainsi que nous parlerions de tout cela plus tard et en privé.
Un silence inconfortable et rempli de tension s'installa dès que cette dernière information sortit de mes lèvres. Les connaissant comme je le faisais ainsi que leurs préjugés sur les vampires, ils n'allaient certainement pas prendre les nouvelles avec joie ou bonne humeur surtout avec le fait que l'un de leurs ennemis jurés était mon compagnon réel. Je ne fus vraiment pas surprise avec la réaction de Paul, il était en colère voir furieux. S'il y en avait bien un qui avait des problèmes avec les vampires c'était lui, mais dans cette situation c'était encore pire parce que j'étais concerné. Paul avait les poings serrés hermétiquement sur ses côtés et sa mâchoire était crispé en montrant ainsi qu'il serrait les dents, il contrôlait aussi à peine ses tremblements. Paul vibrait de rage et de fureur. En le voyant ainsi me fis réaliser qu'il était sur le point de se transformer en une grosse bête poilue au milieu de la maison de Sam. Aussitôt, ce dernier se leva d'un bond et se plaça devant moi dans une position tendue et semi-accroupie me bloquant ainsi de la vue de Paul qui avait ses yeux concentrés sur moi. Je secouai la tête à cela, je savais que Paul ou son loup ne me ferait jamais rien de mal pour me blesser intentionnellement, mais les accidents pouvaient toujours arrivés même si je savais au fond de moi que Paul préférerait se tuer que de me causer du mal.
J'avais envie de crier, de hurler à l'injustice, mais aussi à cause de ces putains d'esprit et de ce putain de monde surnaturel. Je devais me retenir difficilement de ne pas pleurer tellement toute cette histoire, tellement tout ce que m'avait révélé mon père m'était atrocement douloureux. J'avais l'impression de recevoir un poignard en plein cœur, j'avais l'impression en quelque sorte de trahir Paul, mais je n'avais pas le choix… C'était ainsi qu'était faite la vie, c'était ainsi qu'était faite ma vie…
« Paul, ça suffit maintenant ! Dehors ! » Ordonna Sam d'une voix puissante ainsi que de sa voix d'alpha.
Aussi rapidement, le corps de Paul s'affaissa et sa tête retomba vers le bas dans un geste de soumission. Sans plus tarder, il se retourna, marcha vers la porte et il sortit de la maison une bonne fois pour toutes afin d'aller se calmer. Tout cela, je l'observai d'un œil très attentif et je remarquai que Paul agissait comme un robot, une marionnette, comme s'il n'avait pas d'autre choix que d'obéir aux ordres de Sam, comme s'il ne contrôlait pas son corps ou ses mouvements et qu'il était en pilote automatique.
En voyant cela, me rappelai brièvement ma période de dépression lors du premier départ des Cullen, j'avais agis comme un rabot, un zombie en marche. Pendant un certain temps, je n'avais plus eu le gout de vivre, j'avais eu l'impression que ma vie était terminée avec leur départ ainsi que cette impression que mon cœur avait été arraché de ma poitrine et qu'il était douloureusement vide. En pensant vraiment à cette époque, je me rendis compte que j'en avais fait voir de toutes les couleurs à mon père pendant cette triste période de ma vie et que ce fut grâce à lui ainsi que Sam que je m'en étais sortis. Heureusement qu'il avait mis son pied à terre.
Je me souviens encore du jour où mon père en avait eu ras le bol de la situation dans laquelle je m'étais mise et il me l'avait clairement dit ainsi que fait savoir à sa propre manière.
Flash-back :
J'étais recroquevillé sur ma chaise berçante en regardant par la fenêtre de ma chambre le paysage hivernal de Forks en ce mois de janvier. Une de mes jambes était étendue sur la tablette du rebord de la fenêtre tandis que l'autre était repliée contre ma poitrine. La forêt semblait si calme, si paisible, mais elle semblait également si triste. Ou peut-être était-ce juste moi qui étais triste et déprimé ? Je ne savais pas, je ne savais plus quoi penser ou ressentir. Que devais-je ressentir réellement suite au départ d'une famille que je pensais comme la mienne ? Que devais-je ressentir suite à sa trahison et à ses manipulations ? Que devais-je faire pour aller mieux et pour me sortir de cet état de semi-vie ? Ce n'était pas moi ça… Pourquoi agissais-je ainsi ? À l'extérieur de cette chambre, je plantais un faux sourire joyeux et je répondais quand je devais le faire. Je ne voulais pas que mon père voit le mal dans lequel j'étais vraiment, je ne pouvais pas lui faire ça, lui qui avait déjà vécu beaucoup de choses dans sa vie. Alors c'était pourquoi je faisais semblant d'aller bien, mais à l'intérieur j'allais mal. Je me sentais vide et terne, c'était comme si quelque chose était mort à l'intérieur de mon corps et de mon esprit. Pourtant, je sentais une bataille faire rage au plus profond de moi… J'étais si confus et si perdu…
La porte de ma chambre s'ouvrit brusquement et claqua violemment sur le mur dans un bruit sonore et fracassant, cela eut le don d'attirer mon attention et de regarder la source de ce bruit. Mon père se tenait dans une position raide et tendue avec chaque poing fermé à ses côtés et en ayant une respiration difficile, laborieuse et haletante. Je pouvais le voir au fait que son torse se soulevait très rapidement et se rabaissait à la même vitesse.
« Ça suffit Bella ! J'en ai plus que marre de voir te morfondre pour un petit con arrogant qui ne pense qu'à lui et qui ne vaut même pas que tu gaspilles ton temps sur lui, il n'en vaut pas la peine et il ne te mérite pas, Bell' s. Je t'en supplie… Il y en a d'autres que lui et beaucoup mieux qui pourront te rendre vraiment heureuse. Dans cette ville ou même à la Push, il y a des personnes qui se soucient vraiment et profondément pour toi et que tu inquiètes en agissant de la sorte. Moi, y compris… Je veux revoir ma petite fille et pas la coquille d'elle-même. Il est temps que tu t'exprimes bon sang même si c'est pour crier ou me hurler dessus, je m'en fou. Tout ce qui compte c'est que ma Bella me revienne… Où est passée ma belle petite fille qui a une joie naturelle de vivre ? Où est passé la personne qui se fou royalement de ce que le monde pense d'elle ? Où est passée la personne qui défend ses proches et ceux qu'elle aime avec hargne ? Je ne veux pas te perdre et surtout pas à cause d'un connard merdique… Tu m'es trop précieuse pour que je te perde… Alors maintenant je vais te dire une chose… Assez, c'est assez ! » S'exclama-t-il avec fougue et une note en colère dans sa voix.
En le voyant ainsi, j'écarquillai les yeux parce que je n'avais jamais vu de ma vie mon père se mettre dans un état pareil, dans une telle colère et dans une telle rage.
« Que t'a-t-il dit dans ces bois quand il t'a quitté avant que Sam Uley te retrouve à moitié congeler et inconsciente ? Et ne me dis surtout pas qu'il ne t'a rien dit parce que je ne te croirais pas du tout… » demanda-t-il après quelques minutes de silence tout en refermant la porte et en s'adossant contre celle-ci avec ses bras croisés sur son large torse musclé me montrant clairement de cette façon qu'il n'avait pas l'intention de quitter cette chambre de sitôt et surtout pas sans réponse de ma part.
« Il m'a dit… » Commençais-je d'une voix plate. « … qu'il ne m'a jamais aimé et que ce n'était qu'un jeu pour lui. Apparemment, sa famille parfaite était dans le coup. Pour lui, depuis le début, j'étais le nouveau jouet et le nouveau centre d'attention de la ville, je l'intriguais et il s'ennuyait alors c'est pourquoi il a décidé de se divertir comme il le pouvait et avec les moyens du bord. Qui de mieux que la personne qui vient d'arriver en ville et qui en plus est la fille du chef de police ? Il a donc décidé de se divertir en m'utilisant et en me manipulant comme il l'a si bien fait sans que je m'en rende compte, il était vraiment un maitre en la matière… ça, je dois l'avouer… selon lui, dans un premier temps c'était divertissant, mais ensuite, il est devenu vite ennuyé et las de tout cela… » Répondis-je dans un murmure monotone, je ne reconnaissais même pas ma propre voix, elle me semblait si étrangère… Ce n'était pas moi, il fallait absolument que je me ressaisisse.
« Espèce de petit avorton et de salopard ! » s'exclama mon père en devenant de plus en plus rouge.
À cette vue, je savais qu'il aurait bien voulu frapper droit dans le visage du responsable de ma douleur. Après cela, mon père prit plusieurs profondes inspirations et il commença à se calmer petit à petit. Une fois fait, il vint s'asseoir près de moi sur le rebord de la fenêtre pour que nous nous regardions fixement dans les yeux. Avec un doux et un sourire en coin, mais où je pouvais tout de même y déceler une note de tristesse, il remit une mèche de mes cheveux derrière mon oreille dans un geste affectueux puis il caressa tendrement ma joue avec la même main pour enfin poser sa grosse main sur mon genou plié.
« Ce garçon ne te mérite vraiment pas et surtout pas tes larmes, tu es trop bien pour lui. Il ne pourra jamais complètement te comprendre et t'aimer pour qui tu es, vous êtes beaucoup trop différent l'un et l'autre. Sur le peu de temps que vous avez été ensemble et que j'ai pu vous observer, j'ai remarqué quelques petites choses et si je dois tout à fait être honnête avec toi… Ce ne sont pas des choses qui m'ont plus et que j'ai aimé particulièrement. Il t'a fait changer ton style vestimentaire et les manières de te comporter, mais aussi, il est allé jusqu'à choisir avec qui tu pouvais et ne pouvais pas être amis, ce qui voulait dire en clair personne à part les membres de sa précieuse famille. Bon Dieu Bell's ! Il avait aussi le pouvoir sur ton alimentation ! Tu peux un peu me dire qui fait ça. Pas quelqu'un sain d'esprit en tout cas… C'est un psychopathe ayant une obsession pour le contrôle… » Déclara-t-il avec des larmes aux yeux et ceux-ci remplis d'inquiétude, de peur et de tristesse.
« Je suis tellement désolé, papa… » Sanglotais-je en me jetant dans ses bras tout en comprenant à quel point je lui avais fait du mal sans m'en apercevoir.
« Je sais ma chérie, mais je veux que tu viennes me voir si tu as besoin de parler, et cela pour n'importe quoi. Je serais toujours là pour toi et prêt à t'écouter. Crois-moi, je sais ce que tu traverses en ce moment et je sais aussi comment ça peut être difficile d'avancer ainsi que de passer à autre chose, mais avec le temps, tu le feras. Tu le feras aussi avec l'aide de tes amis et des personnes sur qui tu peux vraiment compter. Je serais toujours là pour toi et il en va de même pour Billy. Je suis passé comme toi par là quand ta mère est partie et t'a pris avec elle, mais maintenant, je vais mieux. Si ce n'était pas pour l'appui de Billy ainsi que d'Harry et certaines autres personnes, je ne sais pas ce qu'il serait arrivé. Le plus dur pour moi ça a été parce que ta mère m'a enlevé la chose qui était la plus importante dans ma vie, la chose la plus précieuse dans mon cœur. Toi. Fort heureusement, j'ai mis tout cela derrière moi et je vais mieux. » Me réconforta mon père en resserrant mon genou pour me montrer qu'il était là quand je me fus dégagé de lui.
« Je vais faire des efforts pour aller mieux, papa… Je te le promets… ça ira mieux à partir de maintenant. » Répondis-je fermement et avec assurance.
« Je sais cela… » Répondit-il à son tour en me prenant dans ses bras pour une étreinte serrée et paternelle. « Sam Uley est en bas, il est venu voir comment tu te sentais. C'est lui qui t'a trouvé dans les bois. Allez… Viens, tu dois manger quelque chose de consistant et de nourrissant, tu as perdu beaucoup trop de poids à mon gout… » Me dit-il dans une note de désapprobation et de reproche en me tirant dans une position debout.
Fin du flash-back.
Sam regarda un petit instant la porte par laquelle Paul venait de disparaitre avant qu'il ne se retourne vers moi et qu'il m'observe intensément avec beaucoup d'attention cherchant sans aucun doute une mauvaise réaction de ma part. Il y a avait seulement des larmes contenues dans mes yeux et elles menaçaient de tomber à tout moment. Voir Paul dans un état pareil me chagrinait et me peinait comme jamais. Je l'aimais profondément, mais hélas cela n'était pas écrit pour nous. Avec ce monde surnaturel, notre amour était impossible de grandir. Sam posa ensuite ses deux mains sur chaque épaule et m'examina attentivement avec inquiétude dans les yeux afin de déceler la moindre émotion négative, mais il n'en trouva aucune à l'exception de ma tristesse. Puis il me scruta de haut en bas et de bas en haut à la recherche de blessures graves ou mineurs. Je le laissai faire sans aucune retenue ou problème parce qu'au fond de moi, j'avais ce sentiment que Sam avait besoin de faire cela pour s'assurer que j'allais bien et que j'étais protégé.
« Incroyable… » Murmura avec émerveillement Jared d'où il se tenait appuyer sur le mur entre la porte d'entrée et une des fenêtres de la maison.
Endroit où il était allé quand Paul était sorti de la maison afin de s'assurer que ce dernier avait tout sous contrôle.
« Qu'est-ce qui est incroyable ? » demandais-je toujours les yeux fixés sur Sam qui était en train de me vérifier méticuleusement.
« Votre lien bien sûr ! » répondit-il avec fascination et enthousiasme.
Je tournai légèrement ma tête vers lui et le regarda avec un sourcil relevé afin qu'il développe son train de pensées.
« C'est un genre d'imprégnation, mais sans en être une pour autant et sans le côté romantique. Vous avez une relation platonique, mais c'est encore toutefois en plus puissant que la relation normale entre un loup et son imprégnée. Regarde Quil et Claire par exemple, si Claire se blesse, Quil va agir comme Sam le fait en ce moment sauf que Quil va le faire seulement pendant quelques secondes tandis que Sam le fait depuis un petit moment maintenant. Contrairement à Claire et Quil, toi, tu auras besoin de le rassurer pour le faire comprendre que tu es vraiment bien… » Expliqua-t-il avec un sourire communicatif que je ne pus m'empêcher de lui rendre.
« Sam… » Dis-je en me retournant vers le dénommé et en mettant une de mes mains sur sa joue tout en commençant à la caresser tendrement et avec affection. « Je vais bien, Paul ne m'a pas blessé et il ne le fera jamais de toute façon. En plus, tu étais là pour me protéger si les choses dérapaient… Tu vois, je n'ai aucun bobo… » Dis-je avec un sourire amusé à la fin.
À ma petite plaisanterie pour apaiser les choses, Jared éclata de rire tout en secouant la tête à mes singeries.
« Je me demande comment il va réagir et comment il va se comporter avec toi quand ton compagnon va se présenter… » Murmura Jared avec des yeux dans le vide et une voix songeuse.
S'il y avait bien une personne sur qui je pouvais compter et qui me soutiendrait avec cette histoire au sujet de mon compagnon d'être un vampire, c'était lui et Seth. Tous les deux n'avaient pas autant de préjugés comme les autres au sujet des vampires. Jared en avait bien entendu, mais il respectait le fait que c'était comme ça et qu'il ne pouvait rien faire pour changer ce fait. Je savais que je n'aurais pas de problème avec Seth, car tant que j'étais heureuse c'était tout ce qui comptait pour lui. En plus, je savais pour sûr qu'il allait faire sortir son mode frère et agir menaçant au premier abord à cause de cela, même si dans un sens il était mon petit frère. La réaction de Leah par contre, je l'ignorais. Elle pourrait soit l'accepter comme son frère ou alors être une véritable chienne. Cela pourrait aussi dépendre de son humeur de la journée quand elle rencontrera mon compagnon. Paul… Eh bien, je savais que ça allait être un problème… Sam n'allait rien dire ou faire pour me contrarier, s'il l'acceptait ce serait à contrecœur tout en ayant une autre opinion à l'intérieur de lui, mais il agira aussi en mode alpha afin de démontrer qu'il me protégeait et qu'il n'aurait aucun remord à mettre en pièces mon compagnon si jamais il venait à me faire du mal.
« Lui, mais aussi Paul… Mon père m'a averti qu'il ne fallait pas trop faire chier mon compagnon. Apparemment, c'est quelqu'un de puissant et de renommé dans le monde des vampires. Je dois également parler à Paul à ce sujet, car si je ne calme pas les choses, il pourrait y avoir un véritable carnage et un bain de sang… » Dis-je d'une voix inquiète et réfléchie. « … Mais on verra bien à ce moment-là pour Sam… » Murmurais-je avec une petite note d'anxiété tout de même dans ma voix.
« Bon… Qui a faim ? » Demandais-je après un moment pour changer de sujet et assez fort pour que Paul l'entende.
Même pas une seconde plus tard, Paul franchit la porte avec un grand sourire envieux dessiné sur son visage bronzé puis il alla directement s'asseoir à la table de la cuisine sans attendre. Je secouai la tête en roulant des yeux. Parmi tout le pack, c'était bien lui et Quil qui avaient les plus grands appétits.
Avec un sourire doux pour Sam et un clin d'œil pour Jared, je me démêlai des bras de mon protecteur et me dirigeai vers les armoires et le frigo à la recherche de nourriture afin de rassasier ces trois hommes avec des estomacs sans fond. Vraiment… Je me demandais où allait bien toute la nourriture qu'ils ingurgitaient et où il l'a mettait, car il fallait dire, ils mangeaient tous comme des ogres affamés.
Une demi-heure plus tard environ, j'installai sur la table plusieurs assiettes contenant divers sandwichs, il y en avait de toutes sortes. Comme cela, on aurait dit que j'avais préparé un festin pour au moins une dizaine de personnes et non trois, mais en connaissant ces trois-là comme je le faisais, il valait mieux en avoir plus que pas assez.
Étrangement, mon appétit était un peu plus grand et plus développé que d'habitude, je me sentais bien pour une fois depuis très longtemps, je me sentais en forme et je me sentais moi. Peut-être maintenant que j'avais les caractéristiques d'un loup et je n'aurais pas pour autant le devoir de me transformer dans un ?
« Quoi ? » demandais-je à Paul et à Jared quand je les vis me regarder comme si une nouvelle tête m'était poussée.
« Oh rien… » Dit Paul nonchalant en se frottant le ventre après qu'il ait fini de manger ses nombreux sandwichs, enfin devrais-je dire englouti.
« Ce que Paul veut dire, et cela dans son langage d'homme des cavernes… Tu es chaude, tu es bonne et tu es une bombe. Bien sûr, tu l'étais déjà avant et à ta façon, mais maintenant, tu l'es encore plus… » Expliqua Jared en haussant des épaules et en faisant un geste avec son pouce vers Paul quand il vit mon regard noir et meurtrier.
« Eh bien dans ce cas, je vais également utiliser un semblant de langage de la sorte… » Fis-je avec un petit sourire narquois sur le bout de mes lèvres. « Pour la énième fois Paul Lahote… Tu peux essayer tout ce que tu veux et tes méthodes à la noix pour me mettre dans ton lit et me baiser comme bon te semblent, mais franchement, rien ne fonctionnera comme tu le veux tant ! Quand je ne dis rien, je veux vraiment le dire. Crois-moi, s'il n'y avait pas eu la nouvelle de mon compagnon à venir ou la menace de l'imprégnation, je me serais fait un plaisir d'avoir ma mauvaise voie avec toi, mon cher… » Dis-je en riant à la fin en voyant sa moue boudeuse et son air renfrogné.
« Rien ? » tenta-t-il une nouvelle fois en utilisant un ton insistant.
« Rien… Crois-moi, si c'était dans une autre situation, je t'aurais accordé ton souhait le plus cher volontairement et tu le sais très bien. Si ce n'était pas pour cette merde surnaturelle, je t'aurais sauté dessus la première fois que je t'ai vu. Enfin après que je t'ai frappé et que tu t'es retrouvé à poil devant moi après t'être retransformé dans une forme humaine bien entendu. Mais en sachant d'un que mon compagnon est proche et qu'il va bientôt se montrer, ce n'est pas possible. De deux… » Dis-je en prenant la main de Sam dans la mienne dans un geste semblable à un de réconfort parce que je savais d'avance que j'étais sur le point de lui faire du mal sans le vouloir en mentionnant ce que j'allais dire. « … Et de deux… Un jour ou l'autre, tu vas probablement t'imprégner et ce jour-là… Qu'est-ce que moi je vais devenir ? Tu vas simplement m'oublier comme si je n'avais jamais existé à tes yeux, tout ne sera plus le même entre nous… Je ne veux certainement pas recommencer un désastre comme il s'est produit avec Sam, Emily et Leah. Je ne veux pas subir cela et je ne veux pas souffrir comme Leah l'a fait. Tu te rends compte que si Leah est devenue une telle chienne c'est à cause de cela, à cause de la douleur et la trahison qu'elle a vécue. Je ne veux pas causer à mon cœur de devenir froid et dur comme de la pierre, mais aussi je ne veux pas devenir une chienne même si je le suis déjà. Je ne veux plus souffrir, j'ai déjà assez souffert pour une vie comme ça… » Terminais-je d'une voix étranglée avec des larmes aux yeux en regardant fixement Paul dans les yeux pour ensuite jeter un coup d'œil à Sam en resserrant mon emprise sur lui.
Sam me répondit en resserrant la mienne m'informant ainsi qu'il ne m'en voulait pas pour avoir mentionné tout cela.
« J'aurais bien voulu m'imprégner de toi en tout cas. » Répondit tristement Paul de façon très sérieuse.
« Et j'aurais été heureuse si tu l'avais fait… » Commentais-je avec un doux sourire pour lui. « Je ne suis plus l'amant à sangsue ? » Répliquais-je avec un sourire et un sourcil relevé à la fin.
« C'était avant… » Répondit-il avec un visage penaud tout en se grattant l'arrière du cou de manière mal à l'aise.
« Avant quoi ? Avant quand tu me détestais et que tu me haïssais plus que tout ? » Fis-je remarquer avec un sourire amusé à ses dépens pour son malaise évident.
« Ce n'est pas que je te détestais toi… C'est le fait que tu as fréquenté Cullen ainsi que sa famille et qu'il faisait tout ce qu'il voulait avec toi. Tu te laissais faire comme une conne, tu ne voyais pas son petit jeu tellement tu étais axé sur lui, il n'y avait que lui et sa précieuse famille de merde qui comptait à tes yeux, sans le savoir tu faisais du mal aux personnes qui t'aimaient. Tu étais sa marionnette ainsi qu'à sa famille, il avait un contrôle complet sur toi. Quand je regarde en arrière et que je te vois maintenant, je vois deux personnes totalement différentes même si c'est le même corps qui partage ces deux personnes… d'après ce que je sais de Billy et de ce que m'a dit ton père, tu n'étais pas cette personne soumise et qui n'osait pas répliquer quand elle n'était pas d'accord. Selon eux, tu étais tout le contraire. Je ne comprends toujours pas comment tu as pu changer de telle sorte et de manière drastique, mais avouons-le, je préfère nettement la Bella que j'ai appris à connaitre après qu'elle m'a giflé et celle qui est assise en face de moi en ce moment… » Expliqua-t-il en glissant plusieurs fois sa main dans ses cheveux courts, mais indisciplinés tout en me faisant un petit sourire en coin et en se balançant sur les pieds de sa chaise.
Je n'avais qu'une envie, c'était qu'il tombe à la renverse, car je savais qu'il allait moins faire le malin et aussi parce que je voulais voir sa tête à ce moment-là. Ça serait trop hilarant…
« Je m'en rends compte maintenant et crois-moi, je regrette mon comportement et le fait d'avoir blessé ou fais mal aux personnes qui me sont chères, mais si je m'en suis sortis quand ils ont tous quitté, c'est grâce à mon père. Il m'a ouvert les yeux sur la relation que j'ai entretenue avec Edward, il m'a démontré son point de vue et comment notre relation était malsaine et anormale. Il m'a aussi fait voir les vraies couleurs d'Edward ainsi que certains Cullen, car ils ne sont pas tous mauvais. Emmett, Jasper et Rosalie ne sont pas comme eux, ils étaient authentiques avec moi. Par contre pour Esmé, je ne suis pas sur si elle si mauvaise qu'on le pense ou qu'elle est simplement sous l'emprise de Carlisle en étant sa compagne. Je te promets… Enfin, je vous promets que quand je me sentirais complètement prête, je vous parlerais de qui s'est passé quand mon père est mort. Tu sais Paul, tu dis que j'étais comme une marionnette en présence de ce salopard et de sa famille, mais j'ai réfléchi longuement à ce sujet et je pense que j'ai une explication toute trouvée… » L'informais-je simplement.
Je me laissai tomber en arrière contre le dossier de la chaise dans laquelle j'étais assise tout en glissant une main dans mes longs cheveux, un geste que je faisais en général quand j'étais perdu dans mes pensées ou que je cherchais une réponse à un fait qui me trottait dans la tête. En parcourant avec mes doigts la longueur de mes cheveux, je fronçais les sourcils. Mes cheveux étaient devenus beaucoup plus longs qu'à la normale, ils étaient aussi plus brillants et plus soyeux ainsi que plus épais. Je m'aperçus également qu'ils avaient pris une teinte plus foncée, ils étaient encore d'une couleur brune, mais allant plus vers le noir, mais j'avais quand même gardé mon reflet acajou.
« Quoi ça ? » demanda Paul en me sortant de ma contemplation et de mon émerveillement.
« Hein ? » dis-je d'un air hébété avant de me reprendre rapidement. « Oh oui ! D'après ce que j'ai appris sur les vampires de quand je trainais avec les Cullen et sur ce que j'ai entendu quand ils parlaient entre eux… Ils ont un truc qu'ils appellent le glamour, c'est normalement utilisé pour attirer leurs victimes et proies quand ils chassent, mais je pense qu'Edward l'a utilisé sur moi tout au long de notre relation pour ses propres fins. Je pense que c'est même la raison pour laquelle j'ai réagi ainsi quand il m'a quitté. Peut-être un effet secondaire d'avoir joué avec mon esprit de la sorte je ne sais pas vraiment avec certitude, je n'ai que mes suppositions et mes doutes ou peut-être je ne sais quoi d'autre… Quand ils sont revenus, il n'a pas réussi ses manipulations et son petit manège parce que je pense qu'inconsciemment mon esprit a reconnu la menace que j'étais en danger et donc il m'a donné dans une certaine mesure une protection contre les attaques qu'Edward pourrait faire. Tu sais, Edward n'a jamais été capable de lire mes pensées ou d'entrer parfaitement dans mon esprit pour voir ce qui se passait dedans, il a toujours dit que c'était comme s'il y avait un mur qui l'empêchait de le faire. Carlisle ainsi que Jasper ont toujours supposé que si un jour j'étais transformé en vampire, je serais certainement un bouclier mental et que je serais capable d'arrêter tous les pouvoirs qui se concentrent sur le mental. Et si… Carlisle s'était trompé et que j'avais également un bouclier physique qui se manifeste quand je suis vraiment en grand danger ? Jasper, lui a toujours dit qu'il y avait autre chose que je pourrais avoir qu'un simple bouclier mental, mais il ne savait pas quoi. Maintenant que je mentionne cela, ça me rappelle d'un truc bizarre qui s'est produit le jour de mon diplôme. Carlisle et Esmé m'avaient envoyé une carte de crédit. En la voyant, je n'avais qu'une envie c'était qu'elle prenne feu. La seconde d'après, mon père l'a relâché parce que selon lui et de ce qu'il m'a dit, elle devenait de plus en plus chaude. J'ai même aperçu un peu de fumé s'échappant de la carte. » Dis-je en réfléchissant grandement sur le sujet me demandant encore ce qui s'était réellement passé.
« Ça a certainement du sens… Peut-être que maintenant que tu as le sang de Sam en toi, tes capacités spéciales vont se développer et se montrer. As-tu remarqué un changement pour les autres choses ? » Demanda Jared en me scrutant avec curiosité et attention.
« Mes sens sont plus accentués qu'avant et ma maladresse légendaire a complètement disparu pour mon plus grand soulagement. Je dois dire qu'elle s'était améliorée depuis le premier départ des Cullen parce que j'avais commencé à faire des exercices pour avoir un meilleur équilibre et ça s'améliorait, mais après l'accident… Eh bien, je ne pouvais pas le faire avec la condition de ma jambe à cause de ma hanche. Enfin bon… Je suis plus adroite, plus agile et plus gracieuse, mais mes réflexes sont aussi beaucoup plus rapides. Quand je marche, j'ai l'impression de glisser sur le sol et mes mouvements sont fluides. Ma cicatrice sur ma hanche a disparu, il n'en reste pas une trace. Mon aspect physique comme vous pouvez le voir a aussi changé. Par contre, je ne comprends pas pourquoi ma cicatrice sur ma joue est restée… Elle aurait dû disparaitre comme celle de ma hanche. Là, je suis perdue… » Dis-je en fronçant des sourcils de façon perturbée pour la dernière partie.
« Comment l'as-tu eu ? » demanda Sam avec son attention concentrée sur moi mais en restant tout de même prudent sur la façon que je pourrais réagir.
« Victoria l'a faite avec la lame d'un couteau… » Murmurais-je entre mes dents sans pouvoir m'en empêcher et en devenant de plus en plus en colère quand je visualisai son visage de diablesse.
« Apparemment, ton tempérament a aussi pris de l'ampleur… plus qu'avant. » Commença Jared. « Il pourrait être égal à celui de Paul. » Termina-t-il en souriant avec espièglerie.
À son commentaire, je lui donnai un coup de pied sur son tibia sous la table en utilisant assez de force pour lui faire mal, mais pas assez pour causer des dommages physiques à sa jambe. Jared glapit de surprise et de douleur en laissant échapper un juron, mais à part cela, il ne dit rien d'autre à l'exception de me lancer un regard noir. En réponse, je lui fis un sourire narquois attendant avec impatience qu'il réagisse ou qu'il fasse quelque chose pour se venger. Que j'aimais le chercher de la sorte. Depuis ma rencontre avec lui, ça avait toujours été comme ça entre nous. Nous avions toujours eu ce plaisir à nous taquiner pour un rien. Dans un sens, Jared était un peu comme mon frère jumeau mais aussi un meilleur ami quand il fallait qu'il le soit. Ensemble, nous nous comportions comme de vrais gosses…
« As-tu vu si elle l'avait recouvert avec son venin avant de faire la coupe ? » demanda Sam en ignorant mon altercation avec Jared car il était habitué quand je trainais avec le pack pendant la période avant la catastrophe qui avait eu lieu avec mon saut de la falaise, ma course en Italie pour sauver le cul de mélodrame et ma confrontation assez brutale ainsi que violente avec Jacob.
« Bah disons que j'étais un peu occupé en essayant de me débattre et de sortir de la grosse brute qui me maintenait par la gorge et m'avait collé au mur pour faire vraiment attention… » Dis-je avec sarcasme. « … mais il me semble qu'une fois qu'elle en a eu fini avec mon père, elle a un peu trop trainé près de lui à mon gout avec son dos tourné à moi. Mais alors dans ce cas… Pourquoi la marque de ma hanche est partie ? Victoria l'a fait après celle de mon visage…. » Demandais-je sans comprendre.
« Peut-être quand effet, elle a recouvert la lame avec son venin, mais qu'elle n'en a pas mis assez pour qu'il soit utilisé plusieurs fois. » Suggéra Sam dans une voix réfléchie.
« Tu as sans doute raison à ce sujet… Sinon pourquoi la cicatrice de ma hanche ne serait plus là et que celle de sur mon visage ainsi que celle que m'a laissé ce bâtard de James ont séjourné sur ma peau même avec les gênes de loup et l'auto guérison. Après tout, c'est bien l'une des seules choses qui peuvent vous tuer… » Murmurais-je en concédant à l'avis de Sam.
« Bon… » Changeai-je de sujet. « Je pense que je vais rentrer chez moi et aller faire une petite visite à Billy, je vais en profiter pour lui apporter un bon petit repas parce que le connaissant, il est certainement en train de se nourrir avec des pizzas ou autres cochonneries… » Dis-je en souriant et en roulant des yeux aux gouts communs de Billy et de mon père.
« Si tu vas chez Billy, je veux que tu prennes Jared ou Paul au cas où Jacob est là-bas. » Dit fermement Sam en se levant et en commençant à débarrasser la table.
À cela, je plissai les yeux, mais je n'argumentai pas. S'il fallait que j'aie un garde du corps pour le soulager et qu'il se sente mieux ainsi que plus à l'aise, ainsi soit-il et je le ferais pour lui faire plaisir même si ça ne m'allait pas du tout. Je pouvais être sûr de dire que la protection de Sam avait amplifié depuis la finalisation de notre lien par le rituel de sang.
« Je vais avec ! » déclara Paul avec excitation et un sourire mauvais dessiné sur son visage qui ne présageait rien de bon tout en se levant.
« Ne fais rien si tu n'es pas provoqué ! » lui dit fermement Sam d'un ton alpha et un visage grave.
« Moi ? Je ne suis pas de ce genre… Je ne sais pas de quoi tu parles, patron… » Répondit Paul innocemment avec ses mains levées en signe de reddition.
« C'est sûr, Paul… Tu es un ange ! » Répliquais-je sarcastiquement en roulant des yeux. « Oh regarde… Il y a des ailes qui te poussent dans le dos, idiot ! » Me moquais-je avant de déposer un baiser sur la joue de Sam.
Après cela, je fis un clin d'œil complice à Jared en le voyant se retenant de rire au visage déconfit et boudeur de Paul puis je sortis par la porte d'entrée de la maison afin de me diriger vers ma propre maison. Je me foutais que j'étais seulement en sous-vêtements et avec la chemise de Sam. Cependant, je ne sus allé trop loin parce qu'après quelques mètres de marche, je fus attrapé par la taille et je fus balancer dans les bras chauds de ce que je devinais facilement étaient ceux de Paul. En tournant ma tête sur le côté, je réalisai que j'avais parfaitement raison sur le propriétaire de ces bras toniques et musclés.
« Tu sais, je ne suis plus handicapé avec ma jambe. Je peux très bien marcher sur mon propre sans l'aide d'un monsieur musclor, je ne suis pas un bébé… » Ronchonnais-je en lui lançant un regard noir faussement en colère.
« Oh je pensais que tu étais un bébé… » Dit-il ironiquement ce qui lui valut une frappe sur son épaule. « Non, franchement, je sais tout ça, mais où est l'amusement alors ? » demanda-t-il à personne en particulier. « En plus, je peux sentir ton corps chaud tout contre le mien qui est aussi une occasion en or. » Ajouta-t-il avec un clin d'œil.
Sans tarder, Paul se mit alors à courir à travers la forêt avec moi dans ses bras. Nous arrivâmes très vite à destination. Paul me déposa au sol seulement quand nous atteignîmes le perron de ma maison. Facilement, j'entrai à l'intérieur et me dirigeai vers la cuisine puis je commençai à préparer un bon petit plat pour Billy. Je n'allais certainement pas lui apporter ce que j'avais déjà fait avant vu que plus d'une semaine avait passé depuis la dernière fois que j'avais cuisiné. Finalement, je me décidai avec un morceau de poulet assez généreux connaissant l'appétit de Billy, une sauce au curry et à la ciboulette et je terminai avec une portion de riz. Pendant que mon poulet cuisait et mijotait, je préparai quelques muffins au chocolat, une des gourmandises de Billy. Une fois fait, j'en mis quelques-uns de coté en déposai plusieurs devant Paul sur l'ilot où il était installé. Rapidement, il s'en empara sans cérémonie et j'allai continuer de mon côté la préparation du poulet. Au bout d'un long moment, je mis le tout dans un plat et mis plusieurs muffins dans une boite de conservation et les déposai sur le comptoir.
Ensuite, je laissai Paul à sa dégustation et allai à l'étage afin de prendre une douche et de me changer. Après ma douche qui me détendis à l'extrême, je retournai vers ma chambre avec une serviette entourée autour de mon corps puis je m'habillai d'une jupe s'arrêtant un peu plus haut que mes genoux, une chemise à carreaux rouges et blancs que je nouai un peu au-dessus de mon nombril et je me chaussai d'une paire de bottes noires à petits talons tout en attachant mes cheveux dans un chignon lâche et bâclé. Une fois terminer, je descendis et je me rendis dans la cuisine rejoindre Paul puis allai prendre les plats sur le comptoir. Cela fait, je les pris et sortis de la cuisine avec Paul à ma suite.
« Paul… Arrête d'avoir tes yeux fixés sur mon cul ! » Lui reprochais-je ludiquement en me retournant vers lui avec un sourcil relevé quand nous atteignîmes le salon parce que je pouvais parfaitement sentir ses yeux sur mon corps tout le long du chemin depuis que nous avions quitté la cuisine.
« Et que vas-tu faire pour m'en empêcher ? » demanda-t-il avec un sourire narquois.
« Tu veux vraiment jouer à ce petit jeu avec moi, Lahote ? » rétorquais-je avec malice dans mes yeux. « Bien… Si c'est ce que tu veux… Je pourrais peut-être faire en sorte que Sam te donne des patrouilles supplémentaires… » Chantonnais-je joyeusement et béatement.
« Sam ne ferait jamais ça ! » répliqua-t-il en toute confiance.
« Oh… Vraiment ? Tu veux qu'on le teste ? Tu sais comment mon lien était avec Sam avant tout ce drame avec Jacob, tu sais à quel point il peut être très protecteur avec moi ? Eh bien… Je pourrais très bien l'utiliser à mon avantage… en plus, maintenant notre lien est encore plus fort. » Dis-je simplement en regardant mes ongles tout en réprimant un sourire.
« Tu n'es pas sérieuse ? Tu ne me ferais pas un truc comme ça ? Pas à moi, ton loup préféré… » Déclara-t-il d'un ton indigné et incrédule. « J'abandonne… Tu es une vraie diablesse… » Ajouta-t-il après quelques secondes en soupirant lourdement dans la défaite.
« Qui te dit que tu es mon loup préféré parmi le pack ? Mais tu sais que j'obtiens toujours ce que je veux… » Dis-je béatement.
Quand nous fumes près de la porte après notre petite querelle ludique, je pris un trousseau de clés accroché au mur.
« Tu sais qu'on peut aussi aller sous ma forme de loup, ça sera beaucoup plus rapide… » Commenta Paul en me voyant prendre les clés dans ma main.
« Je sais très bien, mais si Jacob est là-bas aussi, je veux tout faire en mon possible pour le faire chier et l'emmerder comme je le peux… » Dis-je avec un sourire malicieux.
« Et qu'as-tu à l'esprit ? » demanda-t-il avec intérêt et un sourcil relevé.
« Tu connais la passion dévorante et sans limites de Jacob pour les voitures, les belles voitures ? » demandais-je en jouant avec le trousseau de clés tout en le fixant avec un sourire diabolique.
« Oui… » Répondit-il d'une voix trainante en me regardant attentivement de la même façon qu'il l'avait fait plus tôt.
« Eh bien… il se trouve que le jour de mon diplôme, j'ai reçu plusieurs cadeaux de diverses personnes, dont certains, de la part de Phil, l'ex-mari de ma chère mère, Renée, avec qui j'ai toujours des contacts d'ailleurs. Il m'a beaucoup aidé après la mort de mon père et il a été très présent pour moi pendant cette période. Enfin bref, il se trouve qu'il m'a offert une très belle moto ainsi qu'une magnifique voiture qui sont toutes les deux dans mon garage actuellement. Je ne les utilise pas beaucoup pour diverses raisons, mais la principale est que la voiture est, disons un peu tape-à-l'œil. J'en utilise en général une autre à la place, une autre que j'ai acheté un peu après la mort de mon père parce que crois-moi ou non, j'ai appris après sa mort que j'étais même plus riche que les Cullen. Apparemment, ma famille est très ancienne. Enfin bon, ce n'est pas de ça que nous parlons. » L'informais-je malicieusement.
« C'est quoi comme voiture ? » demanda-t-il avec excitation dans sa voix.
« Une Porsche sportive. Elle n'est pas inaperçue loin de là en fait… elle est d'une couleur rouge avec deux bandes noires sur le capot. » Dis-je fièrement. J'adorais vraiment cette voiture, c'était l'un de mes bébés.
« Je peux la conduire ? » demanda-t-il avec envie.
« Dans tes rêves, Lahote ! Peut-être au retour… » Dis-je d'une voix trainante à la fin. « Enfin… Si tu te comportes comme un bon chien de garde et que tu es sage, bien entendu…. » Ajoutais-je en souriant de satisfaction quand je vis son visage abattu.
« Très bien, très bien… mais ce n'est pas du jeu et ce n'est pas gentil…. » Marmonna-t-il dans sa barbe.
Avec un grand sourire sur mon visage en réponse et en installant mes plats dans les bras de Paul avec un regard significatif lui interdisant formellement de toucher à quoi que ce soit, je sortis de la maison avec Paul marmonnant diverses choses toujours dans sa barbe. À l'extérieur, je me dirigeai vers le côté droit de la maison où était construit un grand garage collé à la maison. J'ouvris les doubles portes avec les clés et les fis glisser sur le côté pour révéler mes bijoux.
« Putain ! » s'exclama Paul avec de grands yeux quand il vit mes bébés.
Sans attendre, j'ouvris les portières de la voiture avec la télécommande et me glissai du côté conducteur tout en attendant que Paul se remette de ses émotions et monte également dans la voiture.
« Attends un peu que je regarde mieux… Tu as une Porsche, un Pick-up gigantesque et une mini, mais aussi une moto sportive ? » Demanda-t-il avec incrédulité dans sa voix et dans ses yeux.
« Ouais. Mon ancienne voiture et la moto que le bâtard a faites sont à la maison de Forks. Je n'arrive pas à me séparer du camion…. » Dis-je simplement. « Si tu veux tu peux avoir la moto, je me fou de ce qui lui arrive. » Ajoutais-je en le regardant de côté.
« Sérieusement ? » demanda Paul avec un large sourire.
« Bien sûr ! Tu es l'une des personnes les plus importantes dans ma vie… En plus, ça fera enrager Jacob de savoir que c'est toi qui as la moto. Dis-moi, qui avec moi maintenant, il déteste le plus ? » Demandais-je avec un grand sourire de merde en connaissance de cause.
« Moi ! » répondit-il en se vantant.
« Exactement ! » riais-je en allumant le lecteur Cd et en y insérant ma clé USB pour ensuite démarrer le moteur de la voiture au son de la musique qui passait.
Une fois que le moteur prit vie et que j'eus sélectionné ma playlist de Muse, j'appuyai sur la pédale de gaz et avança la voiture vers l'extérieur du garage. Avant d'accélérer, je fermai les portes grâce à la télécommande. Assuré que tout était clôturé, j'accélérai et dirigea la voiture vers la Push à très grande vitesse. Nous arrivâmes au bout de ¾ d'heure de route devant la maison de Billy.
Une fois-là, je me stoppai avec un dérapage sonore qui je savais allait attirer l'attention du voisinage. J'eus raison, car un instant plus tard, je vis Jacob, Embry et cette salope d'Emily sortirent du garage. Avant qu'ils ne puissent dire quoi que ce soit ou venir vers nous, je fis un clin d'œil à Paul et ensemble, nous sortîmes de la voiture avec une extrême lenteur.
Sans frapper à la porte de la petite maison rouge dans laquelle j'avais dans mon enfance passé d'excellents moments avec Billy, papa, Rachel et Rebecca, mais aussi Jacob, j'entrai avec Paul me suivant et lui pris les plats de ses grandes mains. En entendant la porte s'ouvrir, Billy leva les yeux de sa gazette qu'il était en train de lire à la table de la cuisine. En me voyant, Billy eut les yeux écarquillés de surprise.
« Bonjour Billy… » Chantonnais-je joyeusement en guise de salutation tout en souriant largement.
« Bella ? » demanda-t-il choqué avec toujours ses yeux écarquillés, mais cette fois il regarda avec attention mon aspect physique tout en remarquant les changements que mon corps avait eus.
« Bien sûr que c'est moi, Billy… Qui veux-tu que ce soit d'autre ? Il me semble qu'il n'y a que moi qui t'apporte de bons petits plats préparer ainsi que faits maison et pas ces crasses que tu aimes tant manger. » Commentais-je avec un sourcil relevé l'osant de dire que ces conneries n'étaient pas dégoutantes.
Billy ne dit rien, mais prit un air renfrogné à ma remarque. Dès lors, Paul et moi nous entrâmes plus profondément dans la maison tout en riant aux dépends de Billy. Pendant le temps que Paul allait s'asseoir à la table avec Billy, j'allai réchauffer de quelque peu son plat puis le mis dans une assiette et je revins avec elle en la plaçant ensuite devant Billy.
« Il ne fallait vraiment pas Bella… Tu ne devrais pas perdre ton temps avec un vieux comme moi. » Dis Billy avec un sourire tout en commençant à manger.
« 4O ans n'est pas vieux ! » répliquais-je en roulant des yeux. « Je sais que je ne suis pas obligé de le faire, mais vu que tu es comme papa, tu te contenterais de commander des plats et des pizzas. Je ne veux pas te voir crever de faim non plus. » Lui reprochais-je avec un doux sourire.
« Tu as sans doute raison… Combien de fois ton père a fait les louanges de ta merveilleuse cuisine à chaque fois qu'on se voyait ? Je ne sais même pas les compter… » Affirme-t-il avec un hochement de tête.
Cela dit, nous commençâmes à discuter et je lui révélai tout ce qui s'était passé dernièrement avec l'état de Sam et ce que j'avais dû faire afin d'empêcher que Sam reste dans une forme de loup.
Plusieurs heures plus tard, Paul et moi, nous quittâmes la maison de Billy avec une promesse de ma part de venir plus souvent et de très prochainement lui rendre visite car je n'avais plus l'excuse de la construction et la restauration de ma maison.
