Chapitre 7 Libre
Après m'être douché et habillé de manière plus décontractée et à l'aise, je redescendis dans le salon pour constater que mon père était toujours à la même place, mais que Peter avait quant à lui disparu. Il n'était nulle part pour être vu ou trouvé.
« Il est parti à la chasse… » Déclara mon père quand il vit mon trouble à l'absence de Peter.
« Tu ne lui as pas trop fait peur, j'espère ! » lui dis-je avec un sourcil relevé en connaissance de ce que mon père était capable de faire et encore plus quand il s'agissait de moi.
« C'est un bon gars… Il n'a même pas cillé une seule fois, même pas quand je l'ai menacé de le mettre en miettes s'il te faisait du mal. J'approuve complètement… » Déclara-t-il en souriant largement.
« Qui es-tu et qu'as-tu fait de mon père ? Tu sais l'homme qui ne laisse pas n'importe qui s'approcher de trop près de sa fille chérie… » Souris-je avec un ricanement.
« Moi ? Pas mon genre ! » Ria-t-il de bonne humeur. Ça faisait tellement plaisir à le voir ainsi.
Même si nous ne nous connaissions pas très bien et seulement depuis très peu de temps, je pouvais sentir l'absence de Peter à l'intérieur de moi. C'était un sentiment vraiment étrange et désagréable, je n'aimais pas ça du tout, mais il allait falloir que je m'y habitue et que je m'y fasse bien malgré moi. Sans le réaliser, je frottai ma poitrine comme pour soulager l'inconfort et la douleur que le sentiment de l'absence de Peter me procurait.
« Tu ressens le lien avec Peter… » Dit mon père plus dans une affirmation qu'autre chose quelques minutes après m'avoir observé longuement dans l'inquiétude, mais aussi la compréhension.
En réponse, je lui souris et m'assis à côté de lui sur le canapé.
« Tu sais… C'est étrange de te voir de cette façon. » Commentais-je tout en faisant un signe de ma main montrant son corps sans solidité.
Étrangement, pour un fantôme, mon père ressemblait à quelqu'un de vivant, mais sans corps physique. Enfin, ce que je voulais dire, c'était qu'il n'était pas transparent ou flattant dans les airs. Il ressemblait à ce qu'il était avant sa mort. Comme quoi mon idée avec la ressemblance d'un fantôme était bien fausse. Ou bien alors c'était simplement parce que c'était mon père et qu'il était unique en son genre, il était une exception.
C'était vrai quoi… Qui pouvait dire exactement avoir vécu ce genre de chose ? C'était complètement fou comme situation. Jamais dans mes rêves les plus dingues, j'aurais cru qu'un jour, il allait réapparaitre dans ma vie comme il l'avait toujours fait et surtout après sa mort. Il fallait toujours que ce genre de chose me tombe dessus ou m'arrive seulement à moi, mais en toute honnêteté, cette fois-ci, je ne m'en plaignais pas du tout. Bien au contraire en réalité. J'étais heureuse d'avoir une nouvelle fois mon père dans ma vie et qu'il ait une seconde chance à être avec moi. Bon, certes il n'avait pas de corps solide comme tout être humain et il était maintenant un fantôme, mais il était là et c'était tout ce qui comptait pour moi. En plus, ça n'avait pas l'air de le déranger plus que ça, il se plaisait à cette forme surtout quand il pouvait faire des farces ou bien faire peur aux gens.
Mon père était souvent un gamin. Pas étonnant que lui et Emmett s'entendaient si bien, ils se ressemblaient. Ils étaient tous les deux dans des corps d'adultes, mais avec des âmes d'enfants, d'ados.
Enfin, il était de retour dans ma vie et ça me procurait le plus grand bien, je ne pouvais ne pas être la plus heureuse des personnes qu'en ce moment précis.
« Tu m'as manqué, tu sais… » dis-je avec émotions dans ma voix tout en lui souriant d'un petit sourire et en le regardant avec des larmes dans mes yeux en lui laissant voir mon vrai moi et non pas le masque que je mettais en place avec les autres à part pour quelques exceptions, les personnes qui m'étais vraiment proches.
« Tu m'as aussi manqué, petite fille. J'étais toujours là, à tes côtés. Je ne t'ai jamais quitté. Je sais que ça a été très dur pour toi, pour surmonter tout ce qui s'est passé, mais j'étais heureux que tu n'étais pas seul. Tu t'es rapproché de Sue, de Billy, Phil, Seth et Leah, qui je dois dire était un grand exploit la connaissant. Je suis fier de toi, je suis fier que tu n'aies pas laissé tomber et je suis fier que malgré ta douleur, tu l'aies fait passer à l'arrière pour soutenir Leah. Votre lien s'est créé parce que tu n'as pas abandonné, tu la comprenais mieux que quiconque pour avoir vécu le même genre de choses qu'elle. Je ne t'ai jamais quitté et je ne le ferais jamais. Peut-être que tu ne pouvais pas me voir, mais j'étais là et j'étais là aussi quand tu te battais pour survivre. J'étais là tout le temps… » Dit-il avec un sourire triste.
« Alors tu sais que je ne pourrais jamais faire en sorte que la lignée Swan continue… » Dis-je amèrement avec quelques larmes m'échappant.
C'était la chose la plus douloureuse avec la mort de mon père. Sachant que je ne pourrais jamais lui donner un petit-enfant.
« Ce n'est rien. Tout ce qui compte, c'est que tu ailles bien. En plus, il y a d'autres solutions… Tu pourras à l'avenir adopter ou même quand tu deviendras vampire transformer une personne et avoir un rôle de mère pour cette personne. Tu verras ce que tu feras à ce moment-là. Je serais tout autant satisfait comme ça. » Répondit-il d'une voix rassurante.
« C'est dingue… Je n'ai jamais envisagé de devenir mère un jour à cause du fait que Renée m'a enlevé mon enfance et que j'ai dû très vite être responsable à sa place, j'étais pratiquement une mère pour elle et je ne voulais plus revivre quelque chose comme ça, mais quand les médecins m'ont appris que je ne pourrais jamais créer la vie ou porter un enfant, ça m'a fait réaliser que peut-être j'aurais aimé être une mère un jour. Peut-être pas dans l'immédiat parce que j'étais jeune, mais un jour, j'aurais voulu tout de même avoir un enfant, même si je ne rencontrais pas l'homme de mes rêves ou qui m'était destiné, j'aurais peut-être fait une insémination ou un truc pareil pour créer la vie parce que c'est le plus beau cadeau qu'il puisse y avoir. La vie est trop précieuse, mais maintenant, je ne pourrais jamais avoir la chance… » Dis-je en sanglotant. « Je comprends mieux maintenant, en le vivant moi-même ce que Rosalie doit vivre quotidiennement surtout quand elle voit de jeunes mères avec des enfants. Carlisle lui a enlevé ce choix, mais dans un sens, s'il ne l'avait pas fait, elle n'aurait surement pas sauvé Em de cet ours et ils n'auraient pas connu l'amour ensemble. » Finis-je avec un triste sourire pas seulement pour moi, mais aussi pour mon Em et Rose.
Après ma petite déclaration, un silence confortable et rempli d'émotions non dites suivit. Silence où pas un seul bruit ne pouvait se faire entendre à l'exception du chant des oiseaux qui pouvait se faire entendre de l'extérieur et où nous profitions paisiblement du calme de la nature, mais aussi de la présence de l'autre. Cela avait toujours été ainsi avec mon père, nous n'avions jamais eu le besoin de dire grand-chose pour nous sentir bien dans la présence de l'autre ou bien pour nous comprendre. Nous avions toujours eu un très fort lien entre un père et une fille, mais depuis le départ des Cullen, il avait été renforcé pour le mieux.
Finalement, je me décidai d'essayer de faire quelque chose afin de tester la théorie de Vieux Quil au sujet de mon lien avec Sam. Je fermai donc les yeux et je me concentrai fortement en mettant tout à l'arrière de mon esprit afin que celui-ci soit complètement vide de pensées.
« Sam ? » tendais-je avec une note d'espoir.
« Bella ? Comment ? Pourquoi je t'entends dans ma tête ? Je suis devenu dingue… » Demanda-t-il dans l'incompréhension après un moment.
« Je pense que cela est dû à cause du lien que nous partageons et aussi grâce au rituel d'échange de sang… » Expliquais-je comme je le pouvais.
« Eh bien, merde alors ! C'est un peu comme avec les membres du pack sans devoir être dans ma forme de loup. Pratique… » Commenta-t-il d'une voix choquée et étonnée.
« Écoute… Peux-tu venir avec le pack ? Il y a eu de nouveaux évènements qui ont suivi le départ de Paul, j'ai besoin de vous voir pour en parler. Aussi… Mon compagnon s'est finalement montré… Ne t'en fais pas… Je lui ai dit d'aller chasser ailleurs que dans la Push ou dans Forks. Pour vous prévenir… il boit du sang humain, mais uniquement celui des criminels… mais au cas où, prépare les autres surtout Paul et Leah, je sais comment ils peuvent être face aux vampires en général et surtout quand ceux-ci boivent des humains. Je n'ai pas de crainte pour les autres parce que je sais qu'ils vont se contrôler tant qu'il ne se passe rien et que Seth est celui qui les tolère un peu plus. Je ne veux aucun combat dans ma maison et vous allez aussi avoir une bonne surprise en arrivant… » Dis-je d'une vois amusée à la fin de mon petit discours.
« OK… Je vais rassembler les troupes et nous arrivons dès que possible. Ça ne prendra pas très longtemps… » Déclara-t-il avant que je déconnecte notre lien mental.
Quand je revins à la réalité et que j'ouvris les yeux, c'était pour voir le visage concerné et curieux de mon père me regardant avec intérêt.
« Je devine que tu as parlé avec Sam alors ? » demanda-t-il curieusement et avec compréhension.
« Oui… Il arrive avec les autres dès que possible. » Répondis-je avec un petit sourire complice.
« J'ai remarqué ton magnifique piano… Tu n'as pas envie de jouer un morceau pour ton vieux père par hasard ? » Demanda-t-il avec envie en se tournant vers moi.
« Tu trouves que 40ans c'est vieux, toi ? » demandais-je avec un sourcil relevé de façon dubitatif. « Bon, d'accord… un morceau des Beatles ça te va, je suppose… » Suggérais-je avec un petit sourire en coin sachant que c'était l'un des groupes que mon père aimait plus particulièrement.
Sans attendre sa réponse, je me levai et je me dirigeai vers la fin de la pièce où se tenait fièrement le piano que je m'étais offert un peu après la mort de mon père. Avec un sourire plus heureux que j'avais eu récemment, je tirai le drap de protection recouvrant le piano d'un geste brusque et le laissa tomber à mes pieds. Lentement, je m'approchai de plus près de mon instrument et je touchai délicatement avec le bout de mes doigts le bois noir brillant du piano. Après un instant de contemplation, j'entendis le bruit de la porte s'ouvrir et se refermer, mais je ne fis pas attention. Ensuite, je me dirigeai vers le banc noir et m'y laissai tomber tout en touchant les touches doucement.
Avec une inspiration, je commençai à jouer en trainant mes doigts naturellement sur l'instrument. Je savais pour sûr que mon père allait surement me rejoindre, qu'il allait chanter avec moi. C'était une sorte de tradition pour nous, une merveilleuse tradition.
Let It Be – The Beatles.
When I find myself in times of trouble, Mother Mary comes to me
Speaking words of wisdom, let it be
And in my hour of darkness she is standing right in front of me
Speaking words of wisdom, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
And when the broken hearted people living in the world agree
There will be an answer, let it be
For though they may be parted, there is still a chance that they will see
There will be an answer, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
Let it be, let it be, let it be, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
And when the night is cloudy there is still a light that shines on me
Shine until tomorrow, let it be
I wake up to sound of music, Mother Mary comforts me
Speaking words of wisdom, let it be
Let it be, let it be, let it be, yeah, let it be
There will be an answer, let it be
Let it be, let it be, let it be, yeah, let it be
Whisper words of wisdom, let it be
Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé depuis que je m'étais perdu dans la musique, mais je sus qu'il n'y avait pas seulement mon père présent dans la pièce.
En effet, quand je me retournai, je pus remarquer la présence non seulement de Peter qui était revenu de sa chasse, mais aussi celle du pack au complet à l'exception de la petite Claire bien sûr.
En voyant la scène se jouant devant mes yeux, je me levai très rapidement et me précipitai sans tarder vers le milieu de la pièce en me plaçant au milieu des deux camps c'est-à-dire entre Peter et les membres du pack. J'aurais dû mieux savoir que d'espérer que tout se passe tranquillement et paisiblement sans combat ou confrontation. Paul et Peter se grognaient dessus tandis que les autres ne savaient pas quoi faire ou comment réagir.
« Vous deux… ça suffit et maintenant ! » ordonnais-je d'une voix ferme et autoritaire en tendant mes bras de chaque côté de la pièce tentant de les dissuader de faire un pas de plus vers l'autre.
Je regardai Peter pour le voir avec les bras croisés, un sourire mauvais et un sourcil relevé dans le défi fixant Paul avec amusement et impatience. Je savais ce qu'il faisait, il attendait que Paul fasse le premier pas, il avait deviné comment ce dernier pouvait être. Paul n'était pas mieux que lui, il portait une expression de mépris et de dédain avec ses poings serrés à ses côtés et son visage relevé dans la provocation. Sam et Jared avaient tous les deux une main sur chaque épaule de Paul afin de le maintenir en place et de l'empêcher de faire une connerie monumentale comme je savais qu'il voulait le faire.
À mon intervention, Paul sembla se ressaisir rapidement et il me regarda avec une moue adorable sur son visage, on aurait dit un chiot. D'ailleurs, les autres du pack se moquèrent de lui en voyant sa tentative lamentable à me faire céder même s'il savait que ça n'allait pas fonctionner, je n'étais pas de ce genre-là et il le savait très bien.
Cette interaction silencieuse avec Paul valut un grognement mécontent et possessif de Peter. En réponse et pour le rassurer, je mis une main sur l'un de ses avant-bras, mais en gardant tout de même mes yeux sur Paul avec un sourcil relevé.
« Inutile d'essayer, Paul… Tu ne mettras pas Peter en morceaux même si je sais que ça n'arrivera pas de sitôt avec celui qui l'a former. Je t'ai déjà dit de ne rien tenter… à moins peut-être que tu veuilles que je disparaisse complètement de ta vie et que je me mette vraiment en colère… Je sais que tu as une irrésistible envie, mais c'est non ! » Dis-je fermement avec des yeux plissés.
« Qui la former ? » demanda Quil.
« Le dieu de la guerre lui-même ou si tu préfères le mec aux cicatrices comme vous, membres du pack, l'appeler. Le blond qui faisait partie des Cullen… eh bien, c'est lui. » Répondis-je sans quitter Paul des yeux.
« Merde ! » s'exclama Quil.
« Mais il est une -… » Tenta Paul avec des yeux suppliants.
« J'ai dit non ! » répliquais-je d'une voix plus forte et plus froide que d'habitude, mais merde là, il allait trop loin.
Je savais que je l'aimais et que nous nous aimions, mais lui et moi avions déjà eu cette conversation et à vrai dire, je ne voulais pas l'avoir une nouvelle fois. En plus, devant les autres. Je pensais qu'il avait compris cette situation et qu'il avait accepté, mais apparemment, je me trompais. J'allais attendre et voir s'il y avait un changement sinon je devrais une fois de plus lui parler afin de lui faire comprendre que c'était comme ça et pas autrement.
Moi, contrairement à lui, je ne pouvais pas me battre contre l'accouplement, ce n'était pas un choix, ça m'était destiné depuis que j'avais été conçu. L'accouplement était beaucoup plus fort et plus intense que cette foutue imprégnation. L'imprégnation était simplement faite que pour rendre les protecteurs plus forts et de donner une autre lignée de protecteurs tandis que l'accouplement, c'était le reliment de deux morceaux d'âmes, deux âmes qui se complétaient et qui se rassemblaient.
Paul écarquilla les yeux quand il vit mes yeux noirs de colère, je fis un pas en avant de façon menaçante lui montrant bien qu'il n'avait pas intérêt à jouer ou à toucher Peter de n'importe quelle manière.
« Maintenant, tu choisis… Soit tu continues ta merde, soit tu me perds une bonne fois pour toutes… Je n'hésiterais pas dans mon choix. Arrête avant qu'il ne soit trop tard, ne fais pas un truc de stupide que tu regretteras plus tard ou ne me fais pas faire quelque chose que je regretterais moi-même. Je n'ai pas envie de te perdre de ma vie, tu es trop important. Alors… s'il te plait, arrête tout de suite. » L'implorais-je, mais toujours avec colère dans ma voix.
« OK, OK… j'ai compris. Pas touche à ton précieux compagnon, mais s'il te fait du mal, je me ferais un plaisir de le mettre en morceaux et en cendres… » Dit-il avec ses mains relevées en signe de reddition tout en portant un sourire narquois et d'excitation sur son visage.
« Paul Lahote… » Menaçais-je faussement avant de me précipiter et de le frapper durement à l'arrière de sa tête puis en retournant à ma place aussi rapidement.
« Aie ! » glapit-il.
Examinant un long moment Paul afin de vérifier qu'il n'y avait plus de menace de combat entre les deux hommes, je me détendis et regardai autour de moi afin de mieux voir les personnes dans la pièce.
« Tu n'as pas amené Claire… » Déclarais-je tristement à Quil.
« Je suis désolé, mais je -… » Commença-t-il avec un sourire d'excuse tout en grattant nerveusement l'arrière de son cou.
« Je comprends. » Dis-je avec un petit sourire qui n'atteint pas mes yeux. « J'ai besoin de prendre l'air… je reviens. » Informais-je en marchant vers la porte.
« Que lui arrive-t-il ? » demanda la voix inquiète de Peter.
« Je vais aller voir… » Dit subitement Leah et je l'entendis également sortir de la maison et venir sur le perron de la terrasse où je me trouvais moi-même en observant de loin le lac. Un instant suivant, elle me prit dans ses bras.
« Je suis désolé, Belle. » Murmura-t-elle dans mes cheveux.
Je ne répondis rien à la place, j'écoutai le bruit de la nature, mais aussi ce qui se passait à l'intérieur.
« Je ne sais pas si elle t'a expliqué en détail ce qui s'est passé lorsque Victoria l'a attaqué avec Charlie, mais quand je l'ai trouvé, je l'ai emmené directement à l'hôpital. Là, les médecins l'ont pris immédiatement en charge. Durant qu'ils l'opéraient, elle a failli mourir plusieurs fois, mais ils ont réussi à la garder en vie. En plein milieu de l'opération, elle a eu une hémorragie interne très sérieuse et ils ont vraiment failli la perdre. Ils ont tenté tout ce qu'ils pouvaient pour la garder en vie, mais ce n'était pas sans conséquence. Quand Bell's s'est réveillé, c'était pour apprendre qu'elle ne pourrait jamais avoir d'enfant. Les médecins ont dû la rendre stérile pour la sauver, ils n'avaient pas d'autres choix… Si je vois cette chienne rousse, elle va souffrir pour avoir provoqué une telle chose à ma sœur… » Déclara Seth avec émotions dans sa voix. « Elle n'avait jamais imaginé un jour devenir mère à cause de Renée, car les rôles étaient inversés. Bella était plus une mère qu'un enfant, mais quand les médecins lui ont annoncé cette terrible nouvelle… Elle a été anéantie et dévastée… » Termina-t-il avec tristesse surement en se souvenant de la réaction violente et dévastatrice que j'avais eue lors de cette annonce. Leah, Billy, Sue et lui étaient présents quand ça avait eu lieu.
« Merde ! » murmura Peter, mais avec mon audience nouvellement acquise, je pus facilement l'entendre. « Et maintenant qu'elle va devenir vampire dans l'avenir… » Commenta-t-il sans continuer sa phrase.
« Non, ce n'est pas ça parce qu'à cause des Cullen, elle portait un arrêt de mort sur sa tête à cause de l'accord qu'elle avait fait avec ces crétins de Volturi. C'était soit elle était transformée ou alors tuée… » Informa Sam même si j'en avais parlé un peu à Peter.
Finalement, je rentrai dans la maison avec Leah à ma suite, mais à mi- marche, je m'arrêtai, car je sentis Leah se stopper soudainement. Je me tournai et mon regard se stoppa sur Leah. Je fronçai les sourcils dans la confusion quand je vis son expression. Elle avait la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés fixant un endroit derrière moi. Elle avait plutôt intérêt à ne pas s'être imprégné sur mon compagnon sinon j'allais la tuer, je ne partageais pas, même si c'était une personne que je considérais comme ma sœur. Il y avait quand même des limites dans certaines choses et ça, ça n'en faisait pas partie. Toujours en fronçant des sourcils, je me retournai afin de voir ce qui clochait avec elle. En observant mieux, je vis mon père un peu derrière Peter ayant la même posture que Peter. Je tournai une nouvelle fois la tête vers Leah et la fixai moi-même avec des yeux écarquillés en réalisant et en comprenant ce qui se passait avec elle. Oh putain ! Si je m'attendais à ça par contre…
« Leah… Viens-tu seulement de -… » Balbutiais-je d'une voix aigüe dans la surprise, une chose qui n'était pas moi du tout, mais là… c'était quelque chose à quoi je ne m'attendais pas du tout.
Elle ne me répondit pas audiblement, mais en hochant la tête d'un air absent à la place. Comment était-ce même possible ? D'abord, elle a déjà rencontré mon père à plusieurs reprises et ensuite, mon père est mort… enfin fantôme, mais bon c'était du pareil. Je ne comprenais vraiment plus rien. Cette journée m'épuisait…
Me sentant tout d'un coup épuisé et las plus que jamais, je me laissai tombé sur le sol et je mis ma tête dans mes mains en essayant de trouver une réponse, voir une explication plausible à ce phénomène et à cette situation. Bon Dieu ! Pourquoi ma vie devait-elle être aussi compliquée ?
« Comment ? » demandais-je en relevant la tête quelques minutes plus tard et en la regardant tout en la suppliant du regard de me donner une réponse qui pourrait m'aider à mieux comprendre.
« Je ne sais pas moi-même, belle. Je n'ai aucune explication valable. Merde quoi ! Je ne peux pas dire que je ne l'ai jamais rencontré avant depuis que je suis une louve. Je veux dire… allez… J'ai été souvent trainé chez toi après le premier départ des sangsues végétariennes… Peut-être que je n'ai jamais vraiment regardé dans ses yeux… Je ne sais pas, je n'en sais rien… » Répondit-elle avec un regard perdu et des yeux plissés dans la concentration en tirant ses cheveux dans la frustration.
« Que se passe-t-il ? De quoi parlez-vous toutes les deux ? On ne vous dérange pas trop, j'espère… » S'exclama Quil en fixant alternativement entre Leah et moi.
Je ne lui répondis pas, trop occupé à réfléchir. Voyant mon état perturbé, Peter s'abaissa à mon niveau, me pris dans ses bras et il alla nous assoir dans un des canapés. Il commença alors un mouvement apaisant et relaxant dans le bas de mon dos avec une main tout en caressant mes cheveux de l'autre.
« Tu vas bien, chérie ? » demanda-t-il avec préoccupation de son accent du sud.
« Oui. Juste choqué… J'ai juste besoin de quelques minutes pour assimiler et digérer tout cela… » Dis-je doucement avec un petit sourire en essayant de la rassurer.
« Je suis désolé, belle… si désolé, tu n'imagines pas à quel point… » Se lamenta Leah en s'asseyant elle-même, mais dans le canapé en face de celui dans lequel je me trouvais. « Je ne sais pas comment ça se fait que j'ai pu -… » Dit-elle sans terminer.
« Ce n'est pas de ta faute et tu le sais autant que moi. À vrai dire, je ne suis pas fâché, je suis plutôt contente en fait que ça soit toi et pas une folle comme ta chère cousine, mais si tu viens seulement à lui faire le moindre mal et de n'importe quelle manière, tu auras affaire à moi… Que je te vois comme une sœur ou non ne change rien… est-ce bien clair ? » Dis-je en la réconfortant même si dans ma voix il y avait une note de gravité et de menace. « Mais… peut-être qu'après tout devrais-je t'appeler maman à présent ? » ajoutais-je avec un sourire narquois et des yeux brillants avec diverses émotions, dont l'amusement.
Cette remarque valut à ce qu'elle me balance un coussin qui était dans le fauteuil avec elle, mais je l'évitais facilement et il alla s'écraser contre le mur derrière Peter et moi.
« Bon… Qu'est-ce qui se passe entre vous deux à la fin ? Je n'y comprends rien… » Demanda Quil avec impatience et frustration, mais aussi agacement.
Effectivement, Quil n'était pas le plus patient des hommes…
« Eh bien… » Commença Leah avec hésitation et pas sure d'elle avant de prendre une profonde inspiration encourageante. « J'ai -… J'ai -… Comment dire… Je me suis imprégné de Charlie… » Lâcha-t-elle rapidement sous son souffle.
« Qu'est-ce ? Mais il est mort ! » S'exclama Paul sans réfléchir, ce qui me provoqua de tressaillir sans le vouloir et d'avoir des larmes aux yeux, je dû déglutir et les empêcher de s'écouler.
Quand Peter remarqua cela, il tourna sa tête et grogna sur Paul.
« Eh bien mon garçon, c'est très gentil à toi de clarifier ce fait pour moi, je ne le savais pas… » Déclara mon père avec ironie en s'avançant avec un visage moqueur.
« OH PUTAIN ! Je N'Y CROIS PAS ! » Cria Paul avec de grands yeux en allant se mettre ensuite derrière Sam pour se cacher comme si ce dernier pouvait le protéger de mon père.
« Dis-moi, Bell's… Ne peut-il pas être moins -… » Ajouta-t-il sans trouver le bon qualificatif.
« Con… Abruti… Irréfléchie… » Me moquais-je en tournant un regard noir vers Paul.
« Hey ! » s'offusqua Paul avec des yeux remplis de reproches.
« Whoa ! Le grand méchant loup, Paul Lahote, a peur d'un fantôme ! » Ricanais-je avec un visage amusé et moqueur avant d'éclater hystériquement de rire et je fus rejointe par mon père.
À cela, Paul me lança un regard noir pour mon commentaire, mais garda des yeux méfiants fixer sur mon père. Je soupirai à cela.
« Comment ? » demanda Sam en entrant dans le vif du sujet et en regardant mon père avec curiosité.
« Les esprits, vos ancêtres ont décidé de me faire revenir dans le monde des vivants pour ce qu'à apporter Bell's pour la tribu et pour le sacrifice qu'elle a fait pour te faire revenir à ton état normal. Ils ont été très conscients du fait qu'en faisant un tel acte, un tel rituel et ce voyage spirituel, elle aurait très bien pu y rester et mourir, mais qu'elle était prête à le faire pour te sauver. Ils étaient étonnés et choqués qu'un visage pâle puisse faire un tel acte, un tel sacrifice afin de sauver l'un des leurs. Ils savaient que ça demandait beaucoup de courage et de volonté, mais aussi d'amour… » Expliqua mon père avant que je puisse moi-même répondre.
« Actuellement, ils cherchent un moyen pour redonner à mon père, un corps… » Ajoutais-je toujours avec confusion et en me demandant ce qui allait se passer une fois qu'il en aurait un.
Mon père ne pourra certainement pas se balader comme bon lui semblait dans Forks et comme si de rien n'était, vu qu'il était censé être mort. Il allait devoir se cacher pendant un certain temps en attendant que nous trouvions une solution pour cette situation plus qu'étrange.
« Si nous laissions cela sur le côté pour un peu… » Murmurais-je en me levant des genoux de Peter et en lui prenant la main afin qu'il se tienne avec moi. Je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir un contact physique avec lui. « Avant de commencer la longue conversation que je sais, va avoir lieu prochainement… Qui a faim parmi ceux qui mangent de la nourriture ? » Demandais-je avec un sourire en sachant que j'allais très vite recevoir des exclamations et des réactions vives.
En effet, comme je le disais, je n'eus pas à attendre longtemps pour qu'il y ait des mains levées et des cris enthousiastes. Quelle bande d'affamés ceux-là !
Je secouai la tête de façon amusée en voyant cela. Peter eut un sourire moqueur à leur comportement impatient et cela pourquoi ? De la nourriture rien de moins…
« Bon… puisqu'il fait beau dehors autant profiter du beau temps… J'ai besoin d'hommes forts pour sortir la grande table de la cuisine et l'installer à l'extérieur… Ensuite, faites ce que vous voulez… En attendant, moi, je dois aller faire quelques courses pour vous nourrir bandes de goinfres… » Dis-je d'une voix ferme. « Veux-tu venir avec moi, Leah ? » demandais-je afin qu'elle ne se retrouve pas toute seule avec ces hommes de cavernes.
« Non, belle… Je vais aller patrouiller le temps que tu partes. J'ai besoin de me vider la tête de toute façon… » Dit-elle avec un visage perdu.
En réponse, j'hochai la tête dans la compréhension puis avec un dernier regard sur mon père, elle disparut par la porte en courant pour ensuite se transformer dans sa forme de louve une fois qu'elle eut atteint la dernière marche de la terrasse. La pauvre… il fallait qu'une chose pareille lui tombe dessus. Elle, qui avait juré de ne jamais s'imprégner. À mon avis, une petite visite au Vieux Quil était à l'ordre du jour et pourra probablement m'aider à obtenir les réponses dont j'avais besoin. Peut-être que les esprits lui avaient parlé… Qui sait avec lui…
« Ne détruisez surtout pas mon trésor pendant mon absence où je vous jure que je vous tue chacun à tour de rôle. Que je ne vois pas une griffure ou une fissure dans ma maison sinon ça va aller très mal pour vos culs… Ceux qui sont fatigués, il y a des chambres d'amis à l'étage et s'il vous plait… ne mettez pas le bordel… » murmurais-je avec fermeté avant de me tourner et d'entrainer Peter avec moi tout en faisant un sourire complice à mon père qui regardait Quil et Seth déjà occuper à argumenter sur quelque chose et à se chamailler comme des enfants de 4ans. « Oh ! Si je trouve un seul objet ainsi qu'un meuble casser ou endommager de n'importe quelle façon… vous serez priver de nourriture ou peut-être bien que je vous causerais des dommages corporels… Qui sait… Sam, Jared et Paul, vous devriez savoir que j'en suis capable maintenant surtout toi Paul avec l'état dans lequel j'ai laissé Jacob et Emily. » Finis-je en me retournant complètement afin de sortir de la maison.
Cela fut accueilli par le rire de mon père. Ça me faisait tellement plaisir de l'entendre à nouveau. Il y avait bien longtemps que je n'avais plus entendu ce son merveilleux et mélodique. Mon père avait un rire contagieux qui donnait aux gens envie de rire avec lui.
« Putain ! Elle est un vrai tirant… encore pire qu'avant ! » Maugréa Quil dans sa barbe.
« J'ai entendu ça… Fais attention à ce que tu dis, mon cher Quilly sinon tu n'auras pas un bon petit plat dans ton assiette tout à l'heure, mais de la pâté pour chien ! » Répliquais-je sans me retourner et toujours en marchant vers la porte.
« Quilly ? » demanda Peter dans un murmure avec une note de moquerie et d'amusement pour le choix du surnom.
« C'est le surnom que lui donne son imprégnée… c'est encore une enfant. » Répondis-je en haussant des épaules. « Je te raconterais ça une autre fois. » Ajoutais-je quand je vis ses yeux curieux et intrigués.
Une fois que je fus sorti de la maison une bonne fois pour toutes, je me dirigeai avec Peter à mes côtés vers mon garage où étaient mes bébés. Dedans, je ne m'attardai pas et allai droit vers mon Pick-up noir.
Nous entrâmes ensemble dans le camion, avec moi du côté conducteur. Peter remit son chapeau de cow-boy et il eut un sourire appréciateur pour mon choix de voiture.
« Belle bête ! » complimenta-t-il en s'installant dans le siège passager en regardant l'intérieur avec attention. « Alors… Où allons-nous ? » Demanda-t-il curieusement en me regardant avec intérêt.
« Je dois me racheter de nouveaux vêtements et tenues, car avec le rituel que j'ai fait avec Sam et étant donné qu'à présent, j'ai des gênes métamorphes, j'ai, disons eu quelques changements physiques et améliorations. Nous allons d'abord vers Seattle, puis nous passerons vers l'épicerie en rentrant afin que je nourrisse cette bande de gloutons. Sur la route, je te raconterais pourquoi j'ai dû faire un rituel de liaison de sang avec Sam, mais aussi d'autres choses que je dois te mentionner. Je ne veux rien te cacher et je veux être honnête. S'il y a bien une chose que mon père m'a apprise pour qu'une relation fonctionne importe le type, c'est de démarrer avec un bon départ et quoi de mieux que la confiance et l'honnêteté… » L'informais-je en tournant la clé du moteur afin de démarrer la voiture. « Pour te dire la vérité, je n'aime pas le mensonge, ni la tromperie… autant t'avertir que c'est quelque chose que je ne peux pas accepter ou pardonner… » Ajoutais-je.
« Ton père a tout à fait raison et toi aussi. Je pense de même en fait, c'est quelque chose que je ne supporte pas. Enfin, ça me va comme programmes même si je n'aime pas trop le shopping. » Commenta-t-il.
« Crois-moi, je n'aime pas non plus, je ne l'ai jamais fait. Je fais partie des rares qui ne l'aiment pas, mais je n'ai presque plus rien à me mettre. Mes vêtements sont devenus trop petits. Je ne pense pas que tu serais heureux avec les autres si je me promenais complètement nue ou sans soutien-gorge parce que les miens sont trop petits, même si je suis sûr que ça ne te dérangerait pas, toi… » Dis-je avec sarcasme. Je savais qu'il pèterait un câble si c'était le cas.
« Certainement pas ! Il en est hors de question que tu te promènes complètement à poil quand d'autres hommes peuvent te voir et te détailler à leur guise ! Maintenant que je t'ai trouvé, tu es rien qu'à moi et à moi seul ! Enfin, pour cet aspect du moins puisque tu es ta propre personne tout de même… » S'exclama-t-il aussitôt ce qui me provoqua de rire à ses dépens.
« Possessif à ce que je vois… » Murmurais-je avant de décoller du garage sans hésitation dans ma conduite. « Ne t'en fais pas… Je sais que je suis à toi et rien qu'à toi. Aucun homme, autre que toi ne me touchera. Avec Paul, il ne s'est jamais rien passé romantiquement parlant. De toute façon, il sait qu'il ne m'aura pas, j'ai été très clair avec lui à ce sujet et ça depuis le début que je le connais. Il ne fera rien. Tout ce qui risque d'arriver, c'est qu'il me sorte des remarques, mais c'est seulement pour m'emmerder et me taquiner, mais rassure-toi, je ne pense pas qu'il le fera avec toi présent. Je pense qu'il a compris le message. En plus, mon père sera derrière. Tu es bien le seul homme que mon père approuve et qu'il autorise sans problème près de moi. Enfin bref, toutes les remarques que Paul peut dire, c'est pour plaisanter ou te chercher afin de te mettre à bout. Il est comme ça, il faut s'y habituer. D'ailleurs, la première fois que je l'ai rencontré, il m'avait tellement mise en colère que je l'ai frappé droit en plein visage avec mon poing. Pourtant à l'époque, je n'étais pas ce genre de fille, enfin ce que je veux dire, c'est qu'à ce moment-là, j'étais encore sous l'emprise de l'influence des Cullen et d'Edward, je n'étais pas moi-même. Tu t'habitueras très vite à Paul et à ses humeurs, ce n'est pas un mauvais gars. C'est juste qu'il est comme dire… Chieur et merdeux… » Dis-je en essayant de le réconforter en mettant une main sur sa cuisse apparemment bien musclée. Dieu ! Il était fait que de muscles ou quoi !
« Entre Paul et moi, c'était juste quelque chose d'émotionnel. Certes, c'était un lien fort que nous avons eu jusqu'à présent, mais je savais que rien ne pourrait jamais arriver entre nous, je ne voulais pas prendre le risque de me retrouver une nouvelle fois avec un cœur brisé parce que je savais que je ne m'en remettrais pas. Donc, c'est pourquoi nous n'avons rien tenté et Paul le comprenait. Depuis le jour où il m'a mis en rogne et que je l'ai frappé en plein visage, nous avons eu un lien spécial, je ne sais pas le décrire, mais rassure-toi, il ne s'est jamais rien passé entre nous. Tout ce qu'il y a eu entre nous, c'était du flirt et de la taquinerie, mais rien de plus. Nous savions très bien où se trouvait la limite dans notre amitié et nous ne voulions pas la dépasser, pas même une seule fois au risque de briser le lien que nous entretenons encore aujourd'hui. De toute façon, je savais le risque dès le départ à cause de l'imprégnation, je savais que trop de gens avaient souffert surtout Leah ainsi que Sam et je ne voulais pas vivre une histoire pareille. L'imprégnation, c'est le phénomène qui vient de se produire entre mon père et Leah. Je ne voulais pas avoir une nouvelle fois mon cœur brisé comme je l'ai eu avec Edward. Je te raconterai plus tard en détail ce qui s'est passé entre Leah et Sam parce que c'est très long et très compliqué, mais je te raconterais aussi l'histoire de Paul Lahote et de Bella Swan. » Dis-je de façon spectaculaire à la fin.
« À propose de Paul… Je sais qu'il le fait pour me chercher et pour te faire chier, mais je n'aime pas la façon dont il te regarde à chaque fois qu'il le fait, je ne peux pas m'empêcher de m'imaginer en train de lui tordre le cou ou de lui arracher la tête » maugréa-t-il dans un grognement possessif.
« Comme je l'ai dit, je suis à toi. En plus, je serais qu'à toi et ça, dans tous les sens du terme… » Déclarais-je en gardant mes yeux sur la route pendant que je conduisais vers Seattle.
« Que veux-tu dire par là ? » demanda-t-il clairement confus en tournant ses yeux envoutants sur moi.
« Eh bien… Pour clarifier les choses… Je n'ai jamais été avec un homme tout simplement de près comme de loin. » Répondis-je en tournant mes yeux brièvement sur lui pour les reconcentrer aussi rapidement sur la route.
« Mais il me semblait que tu avais été avec Eddy ? » demanda-t-il avec un ricanement pour le surnom le plus détesté d'Edward.
« En effet, j'ai été avec lui, mais je ne t'ai pas dit pour autant, que j'avais eu des relations sexuelles avec lui. Je suis toujours vierge vois-tu… » Me contentais-je de répondre avec un haussement d'épaules.
« Vierge ! » s'exclama-t-il avec de grands yeux, mais bien vite un sourire de merde et de satisfaction se dessina sur son visage. « Eh bien… Dans ce cas, c'est encore mieux alors puisque je serais ton premier et le dernier… » Commenta-t-il niaisement.
Je secouai la tête dans l'incrédulité. Les hommes vraiment… On ne pourra jamais les changer…
« Au fait… » Commençais-je pas sûr de vouloir entendre la réponse à ce qui suivait. « Je sais que je suis ta compagne, je peux le sentir au plus profond de moi, mais… Jasper m'avait mentionné quand il m'a raconté son histoire que tu avais déjà une compagne de l'époque de l'armée de Maria… Charlotte, je crois ? » Demandais-je avec hésitation.
« Oh ! La chienne n'était certainement pas ma compagne, mais elle était mon seul moyen de sortie de Maria. Crois-moi, je n'ai pas aimé mentir au Major comme je l'ai fait, mais à l'époque, c'était la seule solution. Ma capacité me disait d'utiliser Charlotte comme moyen de sortie afin de réussir à me casser de là. Après cela, j'ai planté Charlotte et je ne l'ai plus revu depuis. Ça vaut mieux ainsi de toute façon, je ne la supportais pas. » Dit-il en prenant ma main dans la sienne afin de me rassurer. « J'espère ne jamais la revoir de mon existence, d'ailleurs ! » ajouta-t-il.
Je soupirai de soulagement et repris mon attention sur la route.
Le reste du chemin se passa dans un silence relativement calme et paisible, il n'y avait pas de tension. Nous continuâmes à discuter tout au long afin d'apprendre à mieux nous connaitre que ce soit sur nos gouts ou bien autres choses. Pendant nos échanges, je me rendis compte que j'avais beaucoup en commun avec lui tout comme avec Jasper, mais cela ne m'étonnait guère étant donné qu'ils étaient faits de la même façon, à part pour quelques différences tout de même. De temps en temps, le silence était interrompu par des questions plus personnelles sur l'un comme sur l'autre, car nous ne voulions rien nous cacher. Je commençais doucement à avoir une idée sûr quel type d'homme était réellement Peter… Le genre d'homme que j'appréciais. Enfin, après un très long moment à conduire, nous arrivâmes dans Seattle.
Que le calvaire et le déplaisir commencent… Que ma torture personnelle démarre…
