Chapitre 8 Libre

Une fois dans le parking du centre commercial, je cherchai une place vide et je me garai sur celle-ci. Le moteur éteint, je sortis de la voiture en mettant mes clés dans la poche de mon jean et je pris la main de Peter dans la mienne dans un geste naturel et instinctif. Peter me regarda avec un petit sourire puis vers l'immense bâtiment avec des yeux dubitatifs.

« Je ne suis pas si sûr de cela tout compte fait, de devoir entrer à l'intérieur… » Dit-il innocemment.

« Eh bien, Monsieur Withlock... vous allez quand même venir avec moi... en plus, j'ai besoin de mains supplémentaires. Lorsque ça sera fini, tu iras chasser pendant que je vais parler à Jenks. Je sais qu'il travaille aussi avec les Cullen... » Expliquais-je avec un petit sourire en connaissance de cause à ce qu'il tentait de faire.

« Mais -… » Commença-t-il avec une moue de chien battu très convaincante je devais dire.

« … Connais cette moue pour l'utiliser moi-même et je peux t'assurer que ça ne fonctionne pas sur moi. Tu viens avec moi point final ! » Dis-je fermement lui montrant qu'il n'avait aucun choix en la matière.

« Même pas juste… Je suis ton compagnon, je ne devrais pas être forcé de faire cette tâche ingrate qu'est le shopping… Tu es une vraie tortionnaire… » Bouda-t-il en plaçant sa main libre dans sa poche arrière.

« Crois-moi, ce n'est pas par plaisir que je le fais aussi, mais j'ai absolument besoin d'acheter une nouvelle garde-robe complète, car je n'ai plus rien à me mettre. Tout est devenu trop petit. » Dis-je en secouant la tête.

En roulant des yeux et en riant de façon amusée à son comportement obstiné, je l'entrainai avec moi sans plus attendre et nous franchîmes très vite les portes du centre commercial gigantesque et bondé de monde.

« Rassure-toi… je sais où aller… » Le réconfortais-je d'une voix douce.

« Très bien. » Concéda-t-il avec défaite en croisant mes yeux avec les siens bruns boueux dus à ses contacts.

« Je serais heureuse quand tu te seras débarrassé de ceux-là… » Commentais-je en faisant un signe vers ses lentilles qu'il avait mis plus tôt dans la voiture afin d'empêcher les gens d'avoir des doutes sur sa nature. « Le rouge te vas mieux et prouve que tu es un vrai vampire qui ne nie pas ses instincts et sa nature comme les Cullen le font depuis toujours. Ils ont honte de ce qu'ils sont et c'est pourquoi ils se mélangent tant aux humains et aiment les utiliser comme bon leur semble. Ils s'en foutent des conséquences et des répercussions que leurs petits jeux peuvent engendrer. Au moins, Jasper s'il boit à partir d'animaux, c'est pour une bonne raison. À cause de son don, mais ce n'est pas pour autant qu'il ignore ce qu'il est réellement. Il ne se cache pas sous un faux semblant de vie. » Terminais-je pensivement.

« Une femme pleine de sagesse… J'aime ça ! Tu as tes propres idées et tu défends ce en quoi tu crois. Peu de gens sont capables de le faire comme toi. C'est une chose très admirable et courageuse. Tu es l'une des seules personnes qui croient vraiment au Major sans le juger et sans avoir peur de lui. Tu le vois pour ce qu'il est et tu l'aimes tout autant qu'un membre de ta famille. » Déclara-t-il avec un sourire rempli de contentement pour mon acceptation de Jasper.

Cela dit, nous parcourûmes les différents magasins où j'avais besoin de me rendre. Pour le plus grand plaisir de Peter, j'avais même mis les pieds dans une boutique de sous-vêtements et j'avais acheté quelques trucs intéressants. Bien entendu, j'avais aussi passé un bon moment dans une librairie pour mon plus grand plaisir à moi. Que serais-je sans livres ?

Finalement, au bout de quelques heures à magasiner, nous sortîmes de là avec un certain nombre de sacs dans nos mains. Une fois à l'extérieur, je poussai un soupir de soulagement d'être en dehors de cet enfer et nous mimes le tout dans le dos du camion. C'était décidé et évident, je n'aimerais jamais faire les boutiques.

« Tu es sûr que ça va aller toute seule ? Pas que je ne t'en crois pas capable, mais je sais qu'il y a un certain nombre de vampires dans la ville… » Dit-il rapidement afin d'éviter mes foudres et une réplique bien placée que j'avais déjà dans ma tête prête à sortir de ma bouche.

« Il ne se passera rien. En plus, maintenant, je sais me défendre au cas où… » Le rassurais-je comme je le pouvais.

Peter déposa un baiser sur ma joue, il enleva les lentilles de contact de ses yeux puis il se retourna et après s'être assuré que personne ne le regardait, il disparut dans un flou. Ah… vitesse vampire… En souriant pour moi-même, je montai dans ma voiture et je démarrai le moteur pour ensuite sortir du parking et conduire vers le bureau de Jenks, mon avocat, mais aussi celui entre autres des Cullen, mais aussi de Jasper.

« Tu sais… Tu n'as pas besoin d'aller jusqu'à Jenks pour connaitre la localisation des Cullen… » Murmura mon père me faisant sursauter de surprise après une vingtaine de minutes de conduite.

« Papa ! Tu m'as fait peur ! J'ai failli avoir une crise cardiaque ! Ma parole, tu veux me tuer ou quoi ! » M'exclamais-je en plaçant une main sur ma poitrine tout en essayant de calmer les battements frénétiques de mon cœur. « D'ailleurs, où sont-ils ? » demandais-je après quelques minutes à m'être calmé.

« En Alaska avec les Denali… » Déclara-t-il avec un petit sourire amusé pour ma réaction à son apparition soudaine dans ma voiture.

Il s'amusait vraiment trop avec son statut de fantôme et ça, je ne le sentais pas pour les gars du pack. Il allait s'en donner à cœur joie. Quand je disais qu'il pouvait être un vrai gamin des fois.

« Comment tu sais ça, au fait ? » demandais-je intrigué en gardant mes yeux sur la route.

« Être un fantôme à ses avantages… » Se contenta-t-il de répondre en regardant lui-même la route.

« Dis… Personne ne peut te voir ? Hein ? » M'assurais-je d'une voix anxieuse.

« Bien sûr que non, Bell's… » Me réconforta-t-il en tournant son regard sur moi.

Je me reconcentrai alors sur la route et continuai mon chemin vers le bureau d'avocat de Jenks tout en discutant avec mon père de tout et de rien comme nous le faisions la plupart du temps lorsqu'il était encore dans le monde des vivants. Que ça faisait du bien de l'avoir à nouveau à mes côtés. De toute façon, même si je ne devais pas demander à Jenks où étaient les Cullen, je devais tout de même lui parler et régler certaines choses.

Une heure plus tard, je sortis du bureau de Jenks et je commençai à marcher vers où était stationnée ma voiture lorsque je sentis une odeur étrange avec mes nouveaux sens développés. Une odeur qui ne m'était pas désagréable en soi, mais qui n'était pas non plus agréable et alléchante. Je m'immobilisai dans mon élan et je humai l'air tout en fronçant les sourcils cherchant la provenance de la senteur. Un instant plus tard, je la suivis, trop curieuse de découvrir ce que c'était et à qui elle pouvait bien appartenir. Je savais que ce n'était pas très intelligent de le faire, car j'avais un sentiment que ce parfum appartenait à un vampire, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'aller vérifier. Je savais aussi que c'était probablement une mauvaise idée de le faire, mais mes instincts me disaient de m'occuper de ce problème. Le parfum me mena alors à quelques mètres d'où j'étais, elle était concentrée plus particulièrement dans une ruelle très sombre, même avec la lumière du jour.

« C'est Riley Biers… Il agresse une jeune fille, il a l'intention par la suite quand il en aura fini avec elle, de la transformer. » M'informa mon père en apparaissant à côté de moi.

« Riley, tu dis ? » souris-je diaboliquement tout e utilisant une voix très basse et rapide.

« Que vas-tu faire ? » demanda mon père avec curiosité et intérêt.

« Donner un avertissement à Victoria, lui signalant que je ne l'ai pas oublié et que je ne suis pas morte comme elle pense sans doute que je suis. Je pense qu'il est grand temps que la chienne paie pour ce qu'elle t'a fait ! » Dis-je sombrement avec la voix la plus glaciale que j'avais en ma possession.

« Fais attention… Il reste tout de même un vampire et nous ne savons pas encore si le venin de vampire peut être mortel ou non pour toi… sois prudente et essai de ne pas te faire mordre. » Déclara mon père avec inquiétude, même s'il savait que je pouvais prendre soin de moi.

Une fois que mon père me fit part de ses inquiétudes, je tournai le coin de la ruelle sans aucune hésitation et je marchai dans un pas confiant et assuré. À la vue devant moi, je commençai à trembler de rage et de colère, mais pas au point de me transformer dans une grosse boule de poils. Pourtant, malgré cette connaissance, je pouvais ressentir les effets d'une transformation possible. On dirait qu'après tout, je pourrais certainement devenir une louve comme Leah très prochainement.

Riley avait une jeune fille, qui avait 16ans à tout casser, contre un mur. D'une main, il la maintenait avec ses bras épinglés au-dessus de sa tête tandis que son autre main caressait le corps débattant de la jeune fille. Elle essayait comme elle le pouvait de se débattre et de sortir de là. Elle avait l'air si terrifier. Aussitôt, j'arrachai Riley d'elle d'un mouvement vif et l'envoyai voler en utilisant beaucoup de force à travers l'autre bout de la ruelle.

« COURS ! NE REVIENS JAMAIS PAR ICI ! NE PARLE JAMAIS DE CELA SI TU VEUX RESTER EN VIE ! C'EST TROP DANGEREUX POUR TOI… MAINTENANT… COURS LE PLUS VITE QUE TU LE PEUX ET RENTRES CHEZ TOI, BIEN À L'ABRI ! » Lui criais-je fermement lui montrant ainsi l'importance de mes dires et la gravité de la situation dans laquelle elle avait été plongée bien malgré elle.

La jeune fille hocha fébrilement la tête d'un air apeuré puis elle se remit sur ses pieds et elle courut aussi vite qu'elle le pouvait afin de sortir de la ruelle au plus vite. Eh bien… il était temps de tester ma nouvelle force et mes nouveaux réflexes.

« Je préviens Peter… » Murmura mon père avant de disparaitre.

« Apparemment, tu aimes toujours tenir les filles quand elles se débattent sous toi… Hein, Riley ? C'est ton truc ça… les maintenir contre un mur… » Ricanais-je sombrement en me relevant à la lumière.

« Qui es-tu ? » grogna-t-il en se relevant.

« Ça ne te dit rien comme rappel ? » demandais-je en traçant la cicatrice sur ma joue en guise de réponse.

Lorsqu'il la vit, il écarquilla les yeux et il recula de quelques pas dans la stupeur.

« Comment ? Victoria a dit que tu étais censé mourir de la perte de sang ! » Déclara-t-il avec une note de peur dans sa voix.

« Comme tu le vois, j'ai survécu. Peut-être que j'avais un ange gardien qui veillait sur moi et ne voulais pas que j'abandonne ma vie à cause d'une petite chienne qui réclamait vengeance pour une raison injustifiée… Par contre, mon père n'a pas survécu… Crois-moi, Victoria va payer pour ce fait, elle va regretter d'être venue au monde quand j'en aurais fini avec elle, mais d'abord, je vais lui donner un avertissement et un dernier souvenir… » Dis-je diaboliquement avec une voix mortelle avant de me précipiter vers lui à grande vitesse et de le prendre par la gorge en le plaquant contre un mur.

Riley essaya de retirer mon emprise, mais je ne lui laissai pas faire. Sans m'attarder, car il n'était qu'un dommage collatéral, je plaçai mes mains de chaque côté de sa tête et resserrai l'emprise que j'avais sur celle-ci. Avec force, je retirai sa tête de son corps d'un geste vif pour ensuite la relâcher et la faire tomber sur le sol négligemment. Ce fut à ce moment-là que Peter arriva avec panique dans ses yeux, mais quand il me vit et la tête de Riley manquante de son corps, un sourire de merde et de fierté se dessina sur son visage.

« Pas besoin de moi tout compte fait, à ce que je vois… » Commenta-t-il avec un sourire narquois en s'approchant d'où j'étais avec ses mains dans les poches de son jean.

« Bien sûr que si… aide-moi avec le reste afin de le mettre en morceaux. Après cela, j'aurais un colis à envoyer… » Déclarais-je avec un sourire béat pour ce dont j'avais comme idée. Je sentais que les Cullen allaient sentir durement passer ce coup-là. Il ne fallait pas me chercher ou m'énerver et là, ils avaient fait les deux.

« OK. Dis-moi à qui vas-tu les envoyer ? » Demanda-t-il en mettant le reste du corps de Riley en morceaux.

« Eh bien… Je vais laisser ici un souvenir afin que Victoria le trouve. Elle va surement être à la recherche de son jouet et animal de compagnie. Le torse ira aux Volturi afin qu'Aro puisse lire ses souvenirs. La tête au pack, ils en feront bon usage. Le reste dont je n'ai pas besoin va être brulé. » Me contentais-je de dire en haussant des épaules dans un geste désinvolte.

« Tu es sûr pour les Volturi ? » demanda-t-il avec inquiétude.

« Oui… Ils verront ainsi ce que j'ai vécu depuis le départ des Cullen et comment ils n'ont pas respecté le marché que j'avais fait avec les Volturi. Ils vont voir que je n'ai pas eu le choix en la matière. Crois-moi, les Cullen vont payer le prix fort quand les Volturi vont les attraper et qu'ils vont mettre leurs mains sur eux. Ils avaient été avertis que les Volturi ne donnaient pas de secondes chances et honnêtement, Edward, Alice et Carlisle le méritent. Mon avis pour Esmé n'est pas encore sûr… Il y a quelque chose de pas clair dans tout cela… J'ai comme l'impression qu'elle n'avait pas le choix et qu'elle n'avait aucun contrôle dans cette situation. Je ne sais même pas si elle est au courant de toute l'histoire. Je pense même, qu'elle aussi a été manipulé par ces trois-là ou au moins Alice et Edward. Je ne suis pas si sûr que Carlisle soit maitre de ce qu'il fait. Je trouve ça bizarre. Je me rappelle que quand je l'ai revu après mon retour d'Italie, je l'ai trouvé changer. Il n'était pus lui-même. Il était là physiquement mais son esprit était comme hors de portée, comme s'il était emprisonné dans sa propre tête. Je me demande si ça n'a pas à voir avec ma supposition qu'Edward a un autre pouvoir que la lecture de l'esprit… Et s'il avait aussi la faculté de contrôler l'esprit des gens afin qu'ils fassent tout ce qu'il voulait. » Expliquais-je.

« Ce que tu dis là a vraiment de sens… Mais pourquoi dans ce cas faire usage de son pouvoir seulement maintenant ? » Demanda-t-il.

« Je me rappelle de Jasper me dire qu'un pouvoir ne se développait pas forcement tout de suite… Peut-être que son pouvoir s'est montré que récemment et qu'il a appris à le contrôler. Il l'a fait d'abord avec moi afin de s'exercer… Peut-être qu'il a un plus grand but… Je pense même que lorsque nous avons été en Italie, c'est pour cette raison qu'Aro n'a pas su voir dans ses souvenirs et pensées parce qu'Edward nous voulait pas qu'il le fasse. Il va falloir prévenir les Volturi à ce sujet. Ça peut être un pouvoir très dangereux… » Murmurais-je d'une voix réfléchie avec un regard perdu dans le vide et fixé sur l'un des murs de briques.

« Je sais maintenant de ne jamais te faire chier ou de te mettre en colère… Je n'ai pas vraiment envie de savoir ce que tu pourrais me faire si c'est le cas. » Dit-il avec des yeux méfiants et remplis de craintes au bout de quelques minutes.

« Oh, mais ce n'est rien à ce que j'ai prévu pour Victoria ! » dis-je en souriant béatement en voyant ses yeux s'agrandirent avec incrédulité, mais avec son passé, il ne devrait pas être si étonné que ça. « Elle va payer pour la mort de mon père, elle n'aurait jamais dû le toucher et s'attaquer à lui. Lorsqu'elle l'a fait, elle a signé son arrêt de mort surtout quand elle a posé un de ses sales doigts sur son corps. Personne ne le touche ! » Déclarais-je d'une voix glaciale en serrant mes poings sur mes côtés et en crispant ma mâchoire.

Quand tout fut réglé et que Peter s'était assuré de passer les morceaux du corps de Riley de façon incognito pour les humains en sautant sur le toit des immeubles et de les placer dans la voiture à vive allure, je le rejoignis, mais dans le côté passager.

Après cela, il conduisit vers un endroit isolé, dans un vieil entrepôt et là-bas, nous mimes le feu aux jambes ainsi qu'à l'un des bras de Riley, étant donné que j'avais laissé l'autre dans la benne à ordures se trouvant dans la ruelle en souvenir à Victoria. Il se passa encore ce truc étrange lorsque je fus en contact avec l'allumette. C'était comme si à l'intérieur de moi, je ressentais la chaleur du feu avant que celui-ci prenne vie et s'allume de lui-même sur l'allumette sans que je fasse un mouvement pour l'allumer. Quand Peter vit cela, il eut des yeux songeurs et perdus, mais il ne dit rien pour autant.

Une fois que nous fumes assuré que les jambes ainsi que le bras de Riley étaient bien en cendres, nous partîmes de là et Peter s'occupa de trouver des boites spéciales et assez résistantes au venin afin que nous puissions envoyer notre colis. Au bout d'un moment, il revint et enferma le torse dans une étrange boite recouverte de lattes en bois et j'y glissai la lettre que j'avais rédigée un peu plus tôt durant son absence.

Chers Volturi,

Par la présente lettre, je vous informe que la famille Cullen n'a pas tenu son accord au sujet de ma transformation, bien au contraire. En effet, après avoir refusé la demande en mariage d'Edward Cullen, celui-ci ainsi que toute sa famille ont quitté la ville pour disparaitre une bonne fois pour toutes, et cela, sans me laisser aucune adresse ou le moindre moyen de les contacter.

Départ, qui a provoqué le chaos dans ma vie, mais aussi la mort injustifiée de mon père par une véritable psychopathe. Ils m'ont laissé sans aucune protection en sachant très bien que j'avais une chienne folle derrière moi par vengeance pour la mort de son compagnon. Compagnon que les Cullen ont eux-mêmes tué afin de me protéger. Beaucoup de choses se sont produites après leur départ précipité et elles n'ont pas du tout été très agréables.

Afin de mieux vous expliquer, j'ai pensé à vous envoyer ce petit présent. Je suis sûr que vous vous ferez un plaisir de visionner chaque souvenir de ce bâtard. N'est-ce pas Seigneur Aro ? Enfin bref, dans ses souvenirs, vous verrez certainement son implication ainsi que les plans de l'armée de nouveau-nés faite par Victoria alias la chienne folle. Ne trouvez-vous pas étranges toutes ces disparitions mystérieuses et ces meurtres répétitifs se passant à Seattle ? Je présume que ce n'est pas un hasard et que c'est le travail des nouveau-nés étant sous les ordres de Victoria.

Concernant notre accord que nous avons fait lors de ma présence à Voltera pour sauver le cul pompeux, je vais être transformé très prochainement, et ça, dans peu de temps. Par un hasard des choses et par miracle, j'ai rencontré mon compagnon, mon véritable compagnon et non un connard qui se fait passer comme tel. Demandez donc au Seigneur Marcus, il vous le confirmera… Et pour vous Seigneur Caius, je sais pertinemment que vous avez qu'une envie, c'est de me voir morte parce que selon vous, je suis qu'une humaine ordinaire et banale sans beaucoup trop d'importance à vos yeux, mais sachez que depuis peu de temps, je ne suis plus si ordinaire que ça. Grâce à un rituel dont je ne vais pas entrer dans les détails, car ce sont des secrets et traditions Quileutes, j'ai du sang de métamorphe coulant dans mes veines. Ce qui signifie que j'ai leurs aptitudes spéciales. Partant de leurs sens accentué à leur auto guérison. Toutefois, je ne sais pas encore si j'aurais la faculté de me transformer dans une forme animale. À vrai dire, je n'ai pas encore essayé. Comme je vous l'ai dit, tout est si nouveau et je n'ai pas encore eu le temps de tester mon statut de métamorphe.

Bien à vous et à très bientôt.

PS : Quand vous mettrez la main sur cette salope ne la tuer pas tout de suite, j'ai d'autres plans en perspectives pour elle et mon compagnon voudrait également s'amuser avec elle. Après tout, c'est notre droit de nous venger personnellement d'elle pour tout le chaos qu'elle a provoqué dans ma vie. Concernant les Cullen, faites-en ce que vous voulez lorsque vous mettez la main sur eux, mais laissez-moi donc Edward et Alice pour le Major. J'ai aussi une demande à vous faire, ne faites rien sur Rosalie et Emmett, ils ne sont pour rien dans cette affaire. D'ailleurs, la première fois, Rosalie voulait me tuer avec Jasper en pensant que j'étais une menace pour révéler la nature vampire. Emmett, lui, il s'est simplement attaché à moi comme un grand frère le ferait avec sa petite sœur. Il est mon âme sœur, mais seulement d'une manière fraternelle, un peu comme des jumeaux. Je vous demande cet unique service.

Isabella Marie Swan (dans l'avenir Withlock…)

En relisant la lettre, je souris doucement de satisfaction et avec malice en imaginant leurs réactions à mes dires. Je glissai alors la lettre à Peter qui la mit dans une enveloppe puis sans attendre, il la colla sur le couvercle de la boite et refermera celle-ci en clouant le couvercle.

« Je vais l'envoyé jusqu'à là-bas, chérie… Je connais quelqu'un qui va s'en occuper. Une personne de confiance qui va livrer ceci en mains propres des Volturi. » Me dit-il avec un sourire avant de disparaitre de ma vue en une seconde.

Je souris à sa retraite précipitée et je me mis au volant de mon camion afin de commencer à conduire dans la direction de la Push et de Forks. Afin de ne pas avoir de problèmes avec le pack de Jacob et parce que je n'étais pas d'humeur pour une nouvelle confrontation, je fis mon chemin vers l'épicerie de Forks. J'espérais seulement que je n'allais pas tomber sur Jessica ou bien Lauren.

À mi-parcours, Peter atterrit à l'arrière de mon camion et il se glissa par la portière du côté passager pour ensuite s'installer tranquillement.

« Voilà, chérie… C'est fait… » Déclara-t-il avec un sourire en me prenant la main qui n'était pas posée sur le volant.

Dans un silence paisible et naturel, nous profitâmes du reste de la route. Bien vite, nous nous arrêtâmes quelques instants à l'épicerie de Forks et je fis les courses des choses dont j'avais besoin. Malheureusement, nous croisâmes le chemin de Lauren Mallory à la caisse, mais avec un regard glacial de ma part la fit fermer la bouche.

« Qu'est-ce qu'il y a, Mallory ? Un problème peut-être ? » Demandais-je avec un sourcil relevé dans le défi et avec un air amusé.

Elle savait que trop bien la façon dont je pouvais devenir si elle me cherchait vraiment. En plus, je n'étais pas dans une bonne humeur pour avoir un combat verbal avec elle. Cela risquait de dégénérer et je pourrais finir par la frapper.

Nos paquets avec nous et posés dans le dos du Pick-up avec les autres sacs, Peter prit la place du côté conducteur et il fit son chemin vers ma propriété. Si ça avait été quelqu'un d'autre, je ne l'aurais pas laissé conduire un de mes bébés, mais je luis faisais étonnement confiance. J'étais moi-même choqué et surprise par ce fait, à la facilité que je le faisais. En temps normal, pour faire confiance à une personne, je mettais beaucoup de temps, mais là, ça coulait de source, ça semblait si naturel.

Un bon moment plus tard, nous franchîmes enfin le chemin de terre pour apercevoir le pack jouant au football. Peter arrêta le moteur et nous sortîmes de la voiture. Immédiatement, je marchai vers l'arrière du Pick-up et je pris la tête de Riley par les cheveux dans une main avant que je la lance vers les gars.

« J'ai pensé que vous voudriez peut-être un autre ballon pour jouer… » Dis-je avec un sourire narquois me moquant de leurs réactions.

« C'est quoi ce bordel ! » s'exclama Jared en sautant de surprise en arrière quand la tête de Riley roula près de lui.

« Ça, c'est Riley Biers… enfin, ses restes du moins… » Répondis-je en haussant des épaules lui montrant que ce n'était pas une grosse affaire et pas une chose très importante. « Les autres ont été brulés à part le torse qui va arriver dans les mains des Volturi et un bras qui a été laissé comme message à Victoria. » Ajoutais-je avant de faire mon chemin vers ma maison pour ensuite y entrer.

Quelques jours plus tard.

Italie, Voltera.

Trois hommes vêtus de vêtements sombres étaient installés dans des trônes d'un très vieux château. L'un d'entre eux portait une expression de tristesse et de chagrin, le deuxième avait l'air en colère et ses traits du visage étaient que mépris tandis que le dernier rayonnait d'excitation et de bonne humeur. Le silence régnait dans la grande salle où ils se trouvaient tous les trois.

Cependant, ce silence fut rompu par l'ouverture des grandes portes de la salle qui révélèrent un petit vampire aux cheveux blonds aux traits d'ange. Tous savaient qu'elle ne l'était pas, bien au contraire. Cette femelle vampire ne portait aucune expression sur son visage enfantin et une grosse boite était dans ses bras. Jane Volturi s'arrêta à quelques mètres des marches de l'estrade où se trouvaient les trois rois et elle déposa la boite sur le sol.

« Jane, ma chère, qu'est-ce donc ? » demanda Aro Volturi de son siège se trouvant un peu plus en avant des deux autres. Il avait ses doigts entrelacés ensemble avec ses coudes posés sur les deux bras du fauteuil tout en regardant Jane avec beaucoup d'attention et d'intrigue.

« Mes maitres… Ceci vient d'arriver il y a quelques minutes… J'ai pensé vous l'apporter en personne. Il est adressé à vous trois personnellement. » Répondit-elle en s'inclinant et en montrant une enveloppe dans sa main.

« Je vais la lire… » Murmura Marcus en surprenant tous les occupants de la pièce puisque qu'il était connu que Marcus Volturi ne parlait jamais sauf si nécessaire et par l'intermédiaire d'Aro ainsi que de son don.

« Très bien, mon frère… Fais donc cela… » Encouragea Aro Volturi d'une geste de la main.

Marcus Volturi resta à sa place, mais tendit la main vers Jane. Celle-ci hocha la tête solennellement et elle s'approcha en lui tendant la lettre avec ses yeux baissés sur le sol. L'instant suivant, Marcus prit la lettre et l'ouvrit sans attendre. Une odeur vaguement familière s'en échappa.

« Que dit la lettre, mon frère ? » demanda Caius Volturi d'un air faussement intéressé après quelques secondes de lecture pour Marcus.

« Des choses très intéressantes révélant la violation de la loi encore une fois par les Cullen… Jane, peux-tu s'il te plait ouvrir cette caisse afin de révéler son contenu. C'est apparemment un cadeau que nous fait la charmante Isabella Swan… » Répondit Marcus en gardant ses yeux sur la lettre dans ses mains.

« Isabella Swan… » Murmura Aro interloqué et intéressé.

Depuis le premier jour de sa rencontre avec la jeune femme, il s'était pris d'affection pour elle et il la trouvait très fascinante et envoutante. S'il n'avait pas su mieux, il aurait dit qu'Isabella Swan était une succube.

« Elle-même. » Confirma Marcus avant de lire la lettre à voix haute tout comme Jane ouvrit la boite pour découvrir le buste d'un vampire à l'intérieur.

« Chers Volturi,

Par la présente lettre, je vous informe que la famille Cullen n'a pas tenu son accord au sujet de ma transformation, bien au contraire. En effet, après avoir refusé la demande en mariage d'Edward Cullen, celui-ci ainsi que toute sa famille ont quitté la ville pour disparaitre une bonne fois pour toutes, et cela, sans me laisser aucune adresse ou le moindre moyen de les contacter.

Départ, qui a provoqué le chaos dans ma vie, mais aussi la mort injustifiée de mon père par une véritable psychopathe. Ils m'ont laissé sans aucune protection en sachant très bien que j'avais une chienne folle derrière moi par vengeance pour la mort de son compagnon. Compagnon que les Cullen ont eux-mêmes tué afin de me protéger. Beaucoup de choses se sont produites après leur départ précipité et elles n'ont pas du tout été très agréables.

Afin de mieux vous expliquer, j'ai pensé à vous envoyer ce petit présent. Je suis sûr que vous vous ferez un plaisir de visionner chaque souvenir de ce bâtard. N'est-ce pas seigneur Aro ? Enfin bref, dans ses souvenirs, vous verrez certainement son implication ainsi que les plans de l'armée de nouveau-nés faite par Victoria alias la chienne folle. Ne trouvez-vous pas étranges toutes ces disparitions mystérieuses et ces meurtres répétitifs se passant à Seattle ? Je présume que ce n'est pas un hasard et que c'est le travail des nouveau-nés étant sous les ordres de Victoria.

Concernant notre accord que nous avons fait lors de ma présence à Voltera pour sauver le cul pompeux, je vais être transformé très prochainement, et ça, dans peu de temps. Par un hasard des choses et par miracle, j'ai rencontré mon compagnon, mon véritable compagnon et non un connard qui se fait passer comme tel. Demandez donc au Seigneur Marcus, il vous le confirmera… Et pour vous Seigneur Caius, je sais pertinemment que vous avez qu'une envie, c'est de me voir morte parce que selon vous, je suis qu'une humaine ordinaire et banale sans beaucoup trop d'importance à vos yeux, mais sachez que depuis peu de temps, je ne suis plus si ordinaire que ça. Grâce à un rituel dont je ne vais pas entrer dans les détails, car ce sont des secrets et traditions Quileutes, j'ai du sang de métamorphe coulant dans mes veines. Ce qui signifie que j'ai leurs aptitudes spéciales. Partant de leurs sens accentué à leur auto guérison. Toutefois, je ne sais pas encore si j'aurais la faculté de me transformer dans une forme animale. À vrai dire, je n'ai pas encore essayé. Comme je vous l'ai dit, tout est si nouveau et je n'ai pas encore eu le temps de tester mon statut de métamorphe.

Bien à vous et à très bientôt.

PS : Quand vous mettrez la main sur cette salope ne la tuer pas tout de suite, j'ai d'autres plans en perspectives pour elle et mon compagnon voudrait également s'amuser avec elle. Après tout, c'est notre droit de nous venger personnellement d'elle pour tout le chaos qu'elle a provoqué dans ma vie. Concernant les Cullen, faites-en ce que vous voulez lorsque vous mettez la main sur eux, mais laissez-moi donc Edward et Alice pour le Major. J'ai aussi une demande à vous faire, ne faites rien sur Rosalie et Emmett, ils ne sont pour rien dans cette affaire. D'ailleurs, la première fois, Rosalie voulait me tuer avec Jasper en pensant que j'étais une menace pour révéler la nature vampire. Emmett, lui, il s'est simplement attaché à moi comme un grand frère le ferait avec sa petite sœur. Il est mon âme sœur, mais seulement d'une manière fraternelle, un peu comme des jumeaux. Je vous demande cette demande et unique service.

Isabella Marie Swan (dans l'avenir Withlock…) » lut-il d'une voix calme, mais où l'on pouvait tout de même entendre une note de colère à chaque mot qu'il prononçait.

Après la lecture de la lettre, il y eut un silence pendant quelques minutes avant qu'Aro se lève de son siège, descende les quelques marches de l'estrade et qu'il s'accroupisse face au buste pour ensuite poser le bout de ses doigts d'une main sur la peau de granit du vampire.

« Pauvre enfant… » Murmura Aro en se relevant et en allant se réinstaller à sa place lorsqu'il eut terminé de visualiser les souvenirs de Riley Biers.

« Qu'as-tu vu, mon frère ? » demanda Caius avec un air renfrogné.

« Isabella a dû assister à la mort de son père sans pouvoir l'empêcher. Elle ne pouvait rien faire, car elle était retenue par ce vampire. Cependant, elle n'en s'est pas sorti indemne. Cette Victoria lui a laissé des cicatrices importantes, mais elle l'a aussi poignardé pensant qu'Isabella allait mourir en se vidant de son sang. Il faut envoyer une équipe à Seattle afin de nous charger nous-mêmes de cette Victoria, elle devient de plus en plus incontrôlable. Le nombre de nouveau-nés ne cesse pas de croitre et elle n'a aucun contrôle sur eux. Elle fait cette armée dans le but de détruire les Cullen. Il faut aussi les trouver absolument afin qu'ils subissent une peine pour une deuxième violation. J'ai laissé passer la première fois, mais je ne ferais pas la même erreur cette fois-ci. » Informa Aro très sérieusement.

« Qu'allons-nous faire avec Isabella Swan ? Elle aussi doit être traitée ! » Demanda Caius avec colère.

« Nous allons la laisser tranquille et la laisser être… Je pense qu'elle a assez vécu comme ça. Nous allons laisser un peu de temps afin qu'elle soit transformée par son compagnon, car je sais qu'il ne va pas tarder à le faire. Ensuite, après cela, nous irons vérifier sur elle et sur son état de vampire. Si elle est toujours humaine… elle sera transformée par nous-mêmes. Ça serait un gâchis de la tuer. » Répondit Aro fermement.

« Mais -… » Se plaignit Caius.

« Caius, mon frère… Je vais te donner un petit conseil dans ce cas-ci… Ne va surtout pas contre Isabella Swan ou ne tente pas de la tuer, car crois-moi, tu ne voudras pas faire chier son compagnon. Ce n'est pas le genre d'homme avec qui il faut plaisanter ou avec qui te voudra te retrouver face à face. » Répliqua Marcus avec un visage grave. « Non seulement tu auras affaire à son compagnon, mais je serais également dans ton chemin pour parvenir à tes fins. Tu es juste en colère avec elle parce qu'elle ne t'a pas accordé un moment de sa journée et que ton charme ne fonctionnait pas sur elle comme tu le voulais. » Ajouta-t-il plus sombrement. « Isabella Swan est hors de portée ! Que ça soit pour Caius ou l'un de vous ! » Termina-t-il d'une voix calme, mais mortelle en regardant chacun des gardes présents dans la salle, mais aussi en s'adressant à ceux qui étaient présents dans le château. « Faites passer le message aux autres… Vous n'aimerez pas les répercussions… » Finit-il.

« Qui est son compagnon ? » demanda curieusement Aro, mais aussi pour atténuer la tension qui s'était installée dans la salle.

« Tu as bien sûr entendu parler du Dieu de la guerre… Eh bien, le compagnon d'Isabella, c'est son Capitaine et son bras droit… Peter Withlock… » Répondit Marcus avec un petit sourire narquois et un ricanement lorsqu'il vit les yeux de Caius s'élargirent dans la crainte, mais aussi quand il remarqua les tremblements de peur et de terreur des vampires présents dans la pièce. « Il semble que notre chère Isabella ait également de très forts liens avec le Dieu de la guerre lui-même. » Ajouta-t-il innocemment en faisant un large sourire sur l'état de Caius qui devint encore plus pâle si c'était même encore possible.

Retour à Isabella Swan.

« Alors, Bell's… Tu voulais nous voir il me semble ? » Demanda Seth pour plus d'informations après que tout le monde eut fini de manger la délicieuse nourriture que j'avais préparée pour le repas.

« Je voulais vous raconter ce qui s'était réellement passé lors de la mort de mon père et comment j'avais obtenu cette cicatrice… » Répondis-je en regardant vers le lac.

Un silence pesant put lourdement se faire sentir lorsque ces mots sortirent de ma bouche. Peter, sentant mon inconfort et ma nervosité passa un bras sur mon épaule et me rapprocha de lui avant de m'installer sur ses genoux avec mon dos contre son torse. J'espérais seulement que mon père n'allait pas surgir pendant que je racontais l'histoire, car ça serait trop dur pour moi, mais je savais au fond de moi que c'était un vœu qui n'allait pas se réaliser parce que soudain, il apparut de nulle part en s'installant sur le banc à côté de Leah la faisant sursauter de surprise.

« Merde, Charlie ! Arrête de faire ça ! » S'exclama-t-elle en mettant une main sur son cœur et en lui envoyant un regard noir.

La pauvre… Depuis qu'elle s'était imprégnée de lui, mon père se faisait un malin plaisir de lui faire des farces de ce genre. D'ailleurs, c'était bien la seule interaction qu'il permettait avec elle. Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais j'avais peut-être un doute que mon père ne voulait pas cette imprégnation. C'était vrai que quand tu regardais et que tu te mettais à sa place, cela ne devait pas être facile à accepter. Après tout, Leah était quand même la fille de l'un de ses plus vieux amis et en plus, elle avait la moitié de son âge. J'espère que ça allait s'arranger et qu'ils auront au moins une relation amicale, car je connaissais que trop bien mon père pour savoir qu'il n'allait pas vouloir un autre type de relation avec elle surtout pas une romantique.

En réponse, mon père rit puis il vint s'installer sur mon côté en me faisant un clin d'œil encourageant me montrant qu'il était là avec moi. Je soupirai et je pris une profonde inspiration avant de commencer mon histoire.

« Je m'en rappelle très bien comme si c'était hier que ça s'est produit… » Commençais-je en posant ma tête sur l'épaule de Peter tout en fermant les yeux ne voulant pas voir la réaction de mon père. Je n'allais pas pouvoir le supporter surtout si je croisais ses yeux chocolat.

« Après la cérémonie de la remise des diplômes, nous sommes allés avec papa dans un restaurant à Seattle afin de fêter la fin de mes études lycéennes et le début de ma vie d'adulte puis nous sommes retournés à la maison. Papa venait seulement de fermer la porte d'entrée derrière nous lorsque celle-ci se ré ouvrit avec fracas pour révéler ensuite un garçon que je ne reconnaissais pas, mais qui me semblait familier quand même. Il s'agissait d'un vampire et un buveur d'humain. C'est papa qui l'a reconnu d'abord comme étant Riley Biers parce qu'il s'était occupé de son cas. Il avait été porté disparu depuis quelques mois et ses parents le recherchaient. Enfin bref, après cela, Victoria a annoncé sa présence. En l'entendant, je savais ce qu'elle voulait et disons que j'ai pris peur, mais pas pour moi. J'avais peur pour mon père. Il a suffi que Victoria commande Riley pour que je me retrouve plaquer contre un mur avec sa main autour de mon cou me soutenant à quelques mètres du sol avec mes jambes pendantes dans le vide. Bien entendu, j'ai essayé sans succès de me sortir de là… » Dis-je en devenant de plus en plus furieuse, je pouvais sentir mon corps trembler petit à petit.

Décidant que je ne voulais pas risquer de blesser Peter par inadvertance et si je venais à me transformer dans une grosse bête poilue, j'ouvris mes yeux et m'extirpai de ses bras pour commencer ensuite à marcher pour un peu m'éloigner de lui, mais aussi des autres. Je savais qu'un coup de griffes d'un loup pouvait causer de gros dégâts et je ne voulais pas ça pour mon compagnon. Tout en parlant, je plaçai mes mains dans le bas de mon dos, une habitude que j'avais prise de mon père quand je réfléchissais, et je commençai à faire les cent pas près de l'arbre où était toujours le sac de boxe de mon père.

« Victoria est alors allée vers papa, elle a mis son nez contre sa jugulaire et l'instant suivant mon père tombait à genoux sur le sol en se tenant le ventre. Au premier abord, je ne comprenais pas vraiment ce qui s'était passé, mais quand il a retiré une main de son ventre, j'ai bien vite compris en voyant qu'elle était recouverte de sang. Cette chienne l'avait poignardé sans scrupule. Elle voulait qu'il perde autant de sang que possible tout en s'assurant qu'il souffre en même temps dans le processus. Par la suite, elle l'a poignardé encore plusieurs fois, mais dans des coups plus profonds. Je ne sais pas combien de temps a passé depuis le début de cette torture, mais finalement, Victoria s'est lassé et elle a laissé papa sur le sol. Lorsque je l'ai regardé, j'ai vu qu'il respirait à peine… » Continuais-je avec une mâchoire serrée et des larmes contenues dans mes yeux en voyant la scène encore se dérouler dans ma tête.

Mon contrôle sur moi-même était à la limite de craquer, à la limite de se briser. Je sentais mes muscles endoloris et mon corps était en proie de flammes. Je n'allais pas pouvoir tenir une emprise sur lui encore très longtemps, mais il fallait que je réussisse à le faire un peu plus.

« Je ne pouvais pas supporter de voir mon père dans cet état donc ce fut pourquoi j'ai fermé les yeux un instant, un instant me remémorant les yeux pétillants de bonheur et le beau sourire contagieux de mon père. Bien vite, je fus obligé de les rouvrir parce que je savais que Victoria allait s'occuper de moi. En la voyant, je savais que je n'allais peut-être pas mourir en fin de compte, elle n'avait pas pour but de me tuer, je pouvais le voir dans ses yeux. Elle voulait quelque chose de bien pire que la mort. Elle voulait que je subisse ce qu'elle vivait de l'absence de son compagnon. Pour elle, je devais vivre sans les personnes que j'aimais le plus et qui m'étaient chères. Elle a alors demandé à Riley de me maintenir en place et tranquille. Vitoria m'a taquiné pendant quelques minutes avec la lame du couteau tout en contournant chaque centimètre de peau de mon visage. Ensuite, elle a tracé le long de ma joue un chemin avec la lame et avec lenteur comme pour savourer le moment, mais même avec cela, je ne lui ai pas donné la satisfaction de voir ma peur. D'un geste vif et brutal, elle a tranché ma joue. À la douleur que j'ai ressentie, je savais qu'elle avait causé une plaie assez profonde pour y laisser une cicatrice. En faisant cela, elle voulait que les hommes en général me regardent avec dégout. Elle voulait aussi que je passe ma vie seule et sans amour. Un moment plus tard, elle m'a poignardé une nouvelle fois, mais dans mon côté et assez profondément. J'ai dû retenir mon hurlement d'agonie avec beaucoup de difficulté tellement c'était douloureux. Lorsqu'elle fut satisfaite, elle est partie avec Riley. » Dis-je avec colère en serrant mes poings et les dents essayant de contenir la rage que je ressentais envers Victoria.

« Laisse-le aller, Bella ! » me dit fermement mon père apparaissant sur mon côté.

Sans plus tarder, je laissai tomber mon contrôle et la seconde suivante, je m'effondrai sur mes genoux sur le sol en criant de douleur. J'avais l'impression d'avoir des centaines de lames tranchantes de couteaux me poignardant tout mon corps mais aussi que des centaines d'aiguilles étaient plantées dans ma peau. Je jetai alors ma tête en arrière en hurlant puis je retombai avec mes mains posées sur le sol tout en fermant les yeux. Quand je les ouvris, ce fut lorsque je ne ressentis plus aucune douleur traversant mon corps. Je n'eus pas la surprise de voir des pattes blanches au lieu de mes mains puisque je m'attendais un peu à ce que ça se produise.

« Putain de merde ! » s'exclama Peter en se levant et en sortant de la portée de Sam ainsi que de Seth qui le retenait puis il vint vers moi de sa démarche décontractée et il se mit à genoux devant moi en glissant une main dans ma fourrure blanche comme la neige.

Lentement, je relevai les yeux et je croisai les siens. En le regardant, je sus qu'il y avait que lui qui comptait pour moi et dans ma vie. Il était l'autre partie de moi, la partie manquante de mon cœur, ma destinée.

« Beauté… Est-ce que ça va ? Est-ce que tout va bien ? » M'interrompit Paul dans ma tête me sortant de ma transe.

« Oui… Un peu choqué et désorienté mais à part ça, ça va. Que vient-il de se passer avec Peter ? »Demandais-je en confirmation, même si je savais très bien ce qui venait de se produire il y avait un instant.

« Eh bien... Il semblerait que tu te sois imprégné de la sangsue !» Grogna-t-il dans la déception et dans la tristesse, mais en le respectant.

« Euhm… Comment puis-je être à nouveau dans une forme humaine ? » Demandais-je en ignorant la réaction de Paul.

Je ne voulais pas entrer dans cela maintenant. À présent, nous avions la confirmation que nous n'étions pas faits pour l'autre. Dans le cas contraire, il se serait imprégné de moi et j'en aurais fait autant avec lui. Ce n'était tout simplement pas censé être.

« Tu dois penser à des choses heureuses et visualiser ta forme humaine… Je vais demander des vêtements à Leah en attendant, car tu as mis ceux que tu portes en miettes. Quoique ça ne serait pas à mon déplaisir de te voir nue au contraire en fait, mais je ne pense pas que ton compagnon approuverait de voir les autres te reluquer… » Dit Paul d'une voix moqueuse.

« Vas me chercher des vêtements, Lahote avant que je refasse ton joli minois ! » grognais-je d'agacement à ses petits jeux dans le but de me chercher. Ça avait toujours été son truc.

« Bien, chef… » S'amusa-t-il avant de disparaitre et de couper notre connexion mentale.

Un instant plus tard, Leah sortit de la maison avec un short en jean ainsi qu'un débardeur blanc et elle vint me les apporter tout en affichant un petit sourire. Je pris les vêtements dans ma gueule et je me dirigeai vers l'arrière de ma maison dans les bois. Je ne voulais pas non plus prendre le risque de me voir reluquer par les yeux pervers de Paul. Heureusement que Quil s'était imprégné de Claire sinon j'aurais aussi eu affaire à lui.

Quelques minutes passèrent quand je réussis à me transformer dans une forme humaine une nouvelle fois. Rapidement, j'enfilai le shorty blanc en dentelle que Leah avait glissé avec les autres vêtements puis je m'habillai du short et du débardeur. Passant une main dans mes cheveux, je soupirai. Il allait falloir que je les coupe, ils étaient devenus vraiment trop longs, mais je n'allais certainement pas les couper aussi court que ce qu'avait fait Leah avec les siens.

Finalement, je sortis de l'arrière de la maison et je me dirigeai tout de suite dans les bras en attente de Peter tout en mettant ma tête dans son cou afin de le fouiner dans le confort.

« Tu viens avec moi ? J'ai besoin de me défouler un bon coup… » Dis-je avec un sourire narquois en m'écartant un peu de lui, mais en étant toujours dans ses bras.

« Et qu'as-tu à l'esprit, belle petite dame ? » demanda-t-il avec un sourcil relevé.

« Tu verras quand tu y seras… » Me contentais-je de répondre en haussant les épaules tout en me dégageant de ses bras et en lui prenant sa main.

« Bell's… N'oublie pas que tu devras venir sur la Push afin de faire le tatouage Quilleute. » M'informa Sam en se levant et en venant vers moi.

« Très bien… Je viendrais lorsque j'ai un moment de libre. De toute façon, je dois rendre visite à Vieux Quil. » Répondis-je avant de déposer un baiser sur sa joue dans l'affection pour ensuite entrainer Peter avec moi.

Une fois que nous fumes dans les bois, nous commençâmes à courir dans une allure très rapide, mais pas non plus à une vitesse ultra-rapide. Je souris de satisfaction et de contentement en sentant le soleil ainsi que la brise fraiche que procurait le léger vent de l'été sur mon visage et dans mes cheveux. Dieu… Que ça m'avait manqué. C'était un sentiment très agréable ainsi que de liberté, je me sentais si libre…

Au bout d'un nombre incalculable de temps, nous franchîmes les terres des Cullen dans Forks. Enfin, nous nous arrêtâmes devant la maison blanche dans laquelle je n'avais pas mis les pieds depuis bien longtemps, depuis quelques jours après le départ de Jasper et avant celui des Cullen.

« Maintenant… Je sais ce que tu as à l'esprit. Une petite vengeance personnelle de tes propres. » Commenta Peter en mettant une main dans la poche arrière de son pantalon déchiré par endroits.

Il allait vraiment falloir lui trouver des vêtements. En espérant que Jasper avait laissé quelques vêtements à lui dans son étude en attendant que Peter s'en rachète.

« Comment as-tu deviné que je n'étais pas là pour une visite de routine ou pour me permettre d'avoir une certaine fermeture… » Commençais-je.

« J'ai comme tu pourrais l'appeler un don qui n'est pas vraiment un don non plus. Je sais simplement les choses. En fait, c'est un peu comme la capacité de voyance sans pour autant avoir les images… Contrairement au nain manipulateur, ça n'a pas à voir avec les décisions qu'une personne prend. J'ai des renseignements sur les faits qui se passent ou qui vont se passer prochainement. Parfois, j'ai des informations complètes tandis que d'autres, je n'ai que des éléments partiels. En clair, c'est un don complexe et parfois très frustrant. Tellement que parfois, j'ai qu'une envie, c'est de me frapper la tête dans un arbre. Ça peut aussi être très exaspérant surtout quand je n'ai qu'une partie d'information. » Expliqua-t-il du mieux qu'il le pouvait avec un froncement de sourcils.

Je ne dis rien et ne prononçai aucun mot… J'avais confiance en son jugement.

Enfin, j'entrai dans la maison par la porte qui n'avait même pas été fermée à clé puis je me dirigeai tout de suite vers la chambre de Rosalie et d'Emmett, où je savais se trouvait ce dont j'avais besoin. Prenant la batte de baseball en aluminium, je marchai jusqu'au bout du couloir et j'ouvris la porte sans me soucier de ma nouvelle force. Avant autre chose, je traçai avec le bout de mes doigts le dos des divers cd installés sur les nombreuses étagères avant de balancer la batte afin de les frapper et les briser en morceau. Je savais qu'il suffirait à Edward d'en racheter de nouveau, mais c'était mon plaisir d'imaginer son visage lorsqu'il verrait le résultat de ce que j'avais fait afin d'évacuer ma colère envers lui.

« As-tu un couteau par hasard ? » demandais-je avec un petit sourire rempli de méfaits.

Peter fouilla dans sa poche et en sortit un canif. Devrait faire l'affaire… Je donnai la batte à Peter et j'allai vers le placard de notre cher Edward. Ouvrant les portes en grand, je souris largement de satisfaction et je commençai à déchirer ainsi qu'à éventrer et à trouer les vêtements précieux d'Edward avec l'aide du couteau.

Une dizaine de minutes plus tard et une fois satisfaite des vêtements en lambeaux sur le sol, je tirai les deux boites se trouvant sur une planche en hauteur. Boites dans lesquelles étaient logés de vieux vinyles très importants pour Edward. Avec un sourire carnassier, je brisai les vinyles en plusieurs morceaux et je les laissai tomber sur le sol en les éparpillant un peu partout dans la chambre.

Me retournant vers Peter, je remarquai qu'il avait lui-même détruit quelques petites choses et qu'il avait saccagé la chambre. Avec un tendre sourire pour lui, je m'avançai vers lui tout en prenant au passage le cadre photo se trouvant sur le bureau d'Edward.

Avec un dernier regard sur la photo, je l'enlevai du cadre, je frappai celui-ci sur le sol et je déchirai la photo en dizaine de morceaux. Contente de moi, je trainai Peter avec moi et je nous dirigeai vers le garage portant toujours la batte de baseball avec moi et un sourire diabolique sur mon visage. Edward aurait dû savoir mieux que de me faire chier et cela n'était que le commencement. Son éternité allait commencer à être un enfer…

Une fois dans le garage, j'allai droit vers sa précieuse Volvo et je me déchainai avec plaisir dessus ainsi que sur son Aston Martin et la Porsche bien aimée d'Alice. Souriant avec fierté du résultat dû à mon œuvre, je sortis du garage et je marchai avec excitation vers le salon. Là, se trouvait le bébé le plus précieux et le plus important d'Edward. Son cher piano. Sans hésitation ou remord, je lui fis subir le même sort qu'avec les voitures. Dommage… C'était un bel instrument…

« Peter… Tu n'aurais pas vu quelque part dans cette maison des bombes de peinture par hasard ? » Demandais-je avec enthousiasme et un sourire malicieux.

Sans dire un mot, Peter disparut dans un flou et il revint quelques instants plus tard avec les bras chargés de plusieurs bombes de couleurs. Me dirigeant vers la peinture se trouvant accrochée sur le mur au-dessus de la cheminée, je bombai les visages souriants d'Edward, Alice, Esmé et Carlisle avec une bombe tandis que Peter s'amusait à dessiner des graffitis de tous genres sur les autres murs et les vitres. À côté du tableau, j'y laissai un petit message très agréable pour eux.

« Vous parlez d'une putain de famille ! Une vraie famille n'abandonne pas l'un des leurs quel que soit la situation. Nous nous reverrons… Je peux vous l'assurer. ! »

Cela fait et satisfaite que le message allait bien passé, je laissai tomber la bombe de couleur sur le sol et dans un bruit sonore puis je me tournai vers Peter qui avait les bras croisés et il portait un grand sourire fier et content. En regardant derrière lui, j'écarquillai les yeux de quelque peu puisque que les murs étaient recouverts du sol au plafond de dessins et graffitis. Il n'y avait pas une place où il n'y en avait pas. Peter s'était vraiment déchainé.

« Je ne les ai jamais aimés de toute façon… Si je ne disais rien, c'était pour le Major et seulement par respect pour lui. J'ai toujours trouvé qu'Eddy était un âne pompeux, qu'Alice avait un bâton dans le cul et les deux autres me donnaient l'envie de vomir avec leurs manières parentales à la noix… » Commenta-t-il en haussant des épaules avant que nous sortions de la maison main dans la main et sans un regard en arrière.

Les Cullen étaient maintenant mon passé sauf pour Rosalie et Emmett. Je ne comptais pas Jasper parce qu'il n'était plus un Cullen. Je savais qu'un jour, j'allais revoir les Cullen, mais pour l'instant, j'allais trouver un moyen de faire mon père revenir parmi nous et lui faire retrouver son corps, mais j'allais aussi profiter du temps qu'il m'était accordé avant ma transformation pour le passer avec Peter, mon compagnon, mon imprégné.