Libre.

Chapitre 11.

Point de vue externe:

Après longtemps à courir à travers les arbres, Bella et Peter débarquèrent sur la propriété de la jeune vampire. Là, ils furent accueillis par Sam. Il était le seul loup présent sur les lieux. Bella alla immédiatement dans ses bras, mais pas avant d'avoir jeté un coup d'œil à Peter, afin de vérifier si c'était correct avec lui. Étrangement, Peter ne ressentait aucune menace de cette relation, de cette approche entre Sam et Bella.

« Sam… Peux-tu rester un moment avec Bella et garder un œil sur elle ? J'ai besoin de me rendre quelque part, mais, pour ça, je ne veux rien risquer en la laissant seule. Elle parait très contrôler pour un nouveau-né, mais je préfère quand même rester sur mes gardes et prendre des précautions, juste au cas où. En attendant, chaton… Tu devrais en profiter pour essayer de te transformer en louve, afin de voir si tu sais encore le faire, étant maintenant un vampire. » Suggéra Peter, avant de déposer un chaste baiser sur les lèvres de sa compagne, lorsqu'elle se fut dégagée des bras de celui, qu'elle voyait comme un grand-frère, un meilleur ami.

Cela fait, Peter disparut dans un flou sans attendre la réponse du loup. Il savait que sa compagne avait une entière confiance en cet homme et si elle le faisait, Peter suivait son avis et ses choix.

« Je ne m'habituerais jamais à leur vitesse... Alors… Dis-moi, comment a été ta première chasse ? » Demanda Sam curieusement en trainant Bella avec lui le long du ponton, tout en jetant un bras sur ses petites épaules de façon désinvolte, sans se soucier de rien, ni du fait que Bella était à présent un vampire ou de ce qui les entourait.

« C'était plutôt bien et intéressant en réalité… Nous sommes tombés sur un groupe d'hommes qui voulaient violer une jeune fille. Heureusement, nous sommes arrivés juste à temps. Chasser des criminels, c'est un peu comme être une justicière… Tu sais, je pensais que ça allait me déranger, mais, non, pas du tout. Je n'ai ressenti aucun remords de me nourrir de leur source de vie. Cependant, durant la chasse, j'ai découvert deux pouvoirs… Je peux avoir des visions du passé des gens que je rencontre ou que j'ai déjà rencontrés. Il me suffit de penser à eux ou de les visualiser pour le faire. Il faut vraiment que je me concentre correctement et sans distraction sur une personne bien précise ou alors un objet qui le relie à elle… Je peux également utiliser le feu, mais je n'ai pas encore compris comment ça fonctionne réellement. Je pense que c'est relié à mon esprit, mais je ne suis pas sûr… » L'informa-t-elle en fronçant les sourcils dans la concentration et dans la recherche d'une réponse appropriée.

« Comment est-ce arrivé ? » Demanda Sam, essayant de trouver lui-même une réponse, afin de pouvoir aider Bella comme il le pouvait.

« Eh bien… En fait, je ne sais pas vraiment. Tout ce dont je me souviens, c'était que je venais de terminer ma chasse et que je regardais les corps des trois hommes étalés sur le sol, quand j'ai eu une pensée un peu folle en soit. Je me suis dit que ça serait bien s'ils brulaient d'eux-mêmes, ainsi nous ne devrions pas nettoyer les traces derrière nous et, tout d'un coup, de la fumée a commencé à émaner des corps sans que je comprenne comment ce fait était même possible, pour ensuite devenir des flammes d'un feu de joie. Pour finir, il ne restait plus rien à l'exception des cendres… Je ne comprends toujours pas, mais je pense que ça a à voir avec la fois où j'ai voulu que la carte de crédit, envoyé par les Cullen, prenne feu. Rappelle-toi, je t'en avais parlé… » Poursuivit Bella en jetant un coup d'œil furtif à Sam, pour ensuite observer l'eau du lac devant elle, faisant de légères vagues.

« Peut-être que ce gars-là, celui dont Peter a mentionné… Peut-être serait-il en mesure de te dire ce que sont tes pouvoirs ? » Proposa Sam en observant devant lui le lac avec ses mains dans les poches de son short déchiré.

« J'en sais rien… Et si on essayait de voir, si j'ai toujours les gênes de loup en moi. » Suggéra Bella au bout d'une bonne demi-heure de silence, en ayant été perdu dans ses pensées dans la réflexion.

« Très bien pour moi. Allons-y alors. » Approuva Sam d'un grand sourire, comme il savait si bien le faire avec sa petite sœur.

Pendant ce temps-là, Peter, de son côté, courait à travers les arbres, à travers la forêt. Il avait déjà passé la limite de Forks et de la Push depuis bien longtemps maintenant. Il était sur une mission et il restait plus qu'à se rendre là, où il voulait. Un endroit bien particulier, un lieu qui lui était bien familier et qui lui tenait à cœur.

Depuis que Peter s'était échappé de l'armée de Maria, il était devenu un nomade, mais il y avait eu quelques années de cela, il avait eu un de ses nombreux sentiments. Un sentiment qu'il devait construire une maison, une maison pour sa compagne et lui.

Pendant très longtemps, il avait voyagé à travers le monde à la recherche d'un lieu spécial et d'idyllique. Finalement, il l'avait trouvé au Texas où il avait grandi comme un gamin.

À partir de ce moment-là, il avait donc construit petit à petit cette maison au milieu de la forêt dans une magnifique clairière, sur laquelle il était immédiatement tombé sous le charme à la première vue et il savait, que sa compagne l'aimerait et tomerait amoureuse aussi de l'endroit.

Enfin, après de très longues heures de course, Peter atteignit sa destination en souriant joyeusement, lorsqu'il vit son petit paradis, qui allait être aussi celui de sa compagne.

La clairière n'avait rien de très grandiose, mais c'était un vaste terrain rectangulaire recouvert d'herbe verdoyante ainsi que des fleurs multicolores et sauvages. Le terrain était très coloré.

Sur le côté gauche de la clairière se tenait un grand chalet rustique avec une immense terrasse où se trouvait une belle balancelle en fer forgé peint en blanc. Dans la maison, il n'y avait pas vraiment de porte d'entrée, si ce n'était pour les grandes portes fenêtres, recouvrant toute la surface de la façade avant. De l'extérieur, on ne pouvait pas entrapercevoir l'intérieur du chalet, mais on pouvait facilement voir en dehors, lorsqu'on était à l'intérieur, parce que les vitres étaient tintées

Finalement, après sa longue observation du chalet, Peter se décida à entrer et il commença à nettoyer, ainsi qu'à le préparer pour la venue prochaine de sa compagne

Lorsque l'on entrait à l'intérieur du chalet, il y avait un salon sur la gauche et une salle à manger sur la droite, ainsi qu'une cuisine, se trouvant à l'arrière du chalet dans une pièce isolée.

Peter s'était d'ailleurs toujours demandé pourquoi il avait dû en installer une, mais, à présent, il avait sa réponse.

Au premier étage se trouvaient cinq chambres avec salles de bain attenantes, et au deuxième étage, cinq autres très spacieuses. Elles étaient toutes avec une salle de bain attenante, afin d'éviter tout type de dérangement pour les invités. Au troisième étage, qui était aussi le dernier étage du haut, étaient les quartiers principaux avec une chambre, une salle de bain, une étude, contenant une très grande bibliothèque, et un coin détente. Au sous-sol, il y avait une salle de sport et une salle de jeux, ainsi qu'une salle entièrement vide, qui deviendra très certainement une salle de musique. Sur le côté du chalet se tenait collé à lui, un immense garage avec plusieurs voitures de différents modèles et aussi différentes motos.

Se reprenant, Peter commença son travail en faisant plusieurs allées et retours à la ville la plus proche.

Au bout de deux bonnes heures supplémentaires de travail, Peter sortit enfin du chalet avec un sourire satisfait et fier sur son visage. Avant de repartir à sa belle brune, il observa autour de lui une dernière fois.

Sur le côté gauche du chalet, à son opposé, était un grand étang où se jetait une cascade d'eau. L'étang était entouré de rochers de toutes les grandeurs et de galets de toutes les tailles, ainsi que de diverses couleurs, passant du gris, du beige au blanc. La clairière était entourée d'arbres et elle était introuvable à l'œil humain. Pour y arriver, c'était un véritable parcours du combattant.

Peter était simplement heureux que son cocon et paradis était autant isolé de la population, surtout avec sa nature de vampire.

Finalement, Peter marcha sur le chemin de galets, allant du bas de l'unique marche du chalet, jusqu'à la sortie de la clairière où se regroupaient plusieurs arbres, faisant avec leurs branches une sorte de barrage.

Très vite, il commença une course et il se dirigea de retour vers Forks, impatient d'emmener sa compagne avec lui dans cet endroit de rêve où ils allaient passés de nombreux moments de leur éternité. Cela allait faire que commencer.

Point de vue de Bella:

Cela faisait maintenant des heures que Peter avait disparu, me laissant dans la compagnie de Sam. Plus le temps passait, plus je devenais agitée, impatiente et nerveuse. Je commençais à devenir vraiment inquiète pour Peter. J'avais peur qu'il lui arrive quelque chose. Pourtant, je savais très bien que Peter pouvait prendre soin de lui sans aucune aide ou difficulté, mais je ne pouvais pas m'en empêcher, surtout avec mes instincts d'accouplement, qui s'étaient développés et renforcés avec ma transformation en vampire. J'étais vraiment très agité et je ressentais son absence au plus profond de moi, comme si une partie de moi manquait, mais pas seulement, j'avais cette gêne, cette douleur dans la poitrine, qui ne voulait pas s'en aller et disparaitre. C'était gérable, mais aussi insupportable comme sensation et très gênant. Ce fut d'ailleurs en ressentant toutes ces choses déplaisantes que je me rendis compte qu'Edward m'avait bien joué à l'époque où j'étais avec lui.

Sam essayait tant bien que mal de m'aider en me changeant les idées, comme il le pouvait, mais cela ne se produisait pas comme désirer. Il n'y avait rien à faire.

Je fus interrompu de mes pensées par un bruit, venant de quelque part dans les bois près de ma maison.

Je regardai alors Sam avec inquiétude durant un instant, avant de humer profondément l'air, m'entourant et de me concentrer également sur mon ouïe. Ce n'était certainement pas Peter. Soit j'aurais pu sentir son odeur distincte ou alors, je n'aurais rien pu sentir avec le fait qu'il la cachait la plupart du temps avec son don.

« Pas Peter… » Murmurais-je très bas à Sam en lui jetant un coup d'œil sur le côté.

« Le pack de Jacob. » M'informa-t-il en guise de réponse.

« Je vais le massacrer et lui arracher la tête ! » Grognais-je d'irritation en fulminant.

En réponse, Sam hocha la tête et nous attendîmes patiemment leur venue. Je n'allais surement pas aller à eux. J'allais attendre qu'ils franchissent mes terres, mon territoire.

Sam se mit un peu en avant de moi dans une position tendue avec ses bras croisés en montrant sa force et son rôle d'alpha. Malgré cela, sa posture faisait penser à une position semblable à une de protection.

Je ne dis rien sur le fait que j'étais un vampire mélangé avec un métamorphe, parce que je savais, que ça ne servait à rien de le faire. Lorsque Sam avait une idée précise en tête ou un but, il était autant borné et têtu que moi.

Un instant après notre attente, trois loups immergèrent de l'orée des bois en marchant lentement dans notre direction en gardant une formation préparée. Un devant et les deux autres derrière lui. Il y avait un loup roux, que je reconnus facilement, un loup chocolat et un gris avec des taches noires sur le dos.

À la vue du premier loup, je grognai de façon menaçante et en signe d'avertissement.

Quel culot cet imbécile avait de franchir mes terres, surtout avec la dernière fois où je l'avais plus que prévenu !

« Que faites-vous, tous les trois, sur mes terres, Black ? » Sifflais-je sombrement avec mes poings serrés sur mes côtés en faisant un pas en avant, mais Sam m'arrêta en me poussant derrière lui.

Si ce vaut rien savait ce qui était le mieux pour lui, mais aussi pour les membres de son pack, il arrêterait ses mouvements immédiatement, mais, non, il était bien trop d'un imbécile et borné pour faire une telle chose.

À une cinquantaine de mètres de Sam et de moi-même, il s'arrêta et se transforma dans une forme plus humaine.

« Le traité a été brisé ! » Déclara-t-il froidement.

« Je pensais que tu étais con et ignorant à la base, mais c'est pire, que ce que je pensais… Laisse-moi te rafraîchir la mémoire et illuminer tes lanternes, afin que tu comprennes mieux les choses… » Dis-je d'une voix douceâtre comme si je m'adressais à un enfant. « Les Cullen ont fait le traité écrit et verbal, pas moi. Ce n'est pas un membre des Cullen qui m'a mordu de toute façon, du con, c'est mon compagnon qui l'a fait et ne tente, surtout rien avec lui, parce qu'il y aura des représailles. Non seulement, il est très vieux et a de l'expérience, mais je te ferais souffrir de martyr, si tu poses une de tes sales pattes sur lui. Souviens-toi une chose… Ces terres ne font, ni partie de la Push, ni de Forks. C'est un territoire neutre. Tu n'as rien à faire sur mon territoire. Donc, au nom de notre ancienne amitié, je vais être gentille et je vais te demander de quitter ma propriété sans tarder… Si tu ne le fais pas dans les trente secondes qui arrivent, je ne serais pas prise pour responsable de mes actes et de ce qui arrive à ton joli petit minois… » Fis-je avec un sourire narquois. « En clair, si tu n'as pas encore compris… Tu n'es pas le bienvenu ! Fou le camp de chez moi ! » M'exclamais-je à la fin en perdant peu à peu mon sang froid.

« Est-ce une menace ? » Demanda-t-il en bombant le torse et en croisant ses bras, se croyant intimidants, ne prenant pas en compte mon avertissement et, me faisant perdre patience.

Soit, il était fou ou tout simplement un imbécile pour ne pas prendre en compte mon avertissement et me chercher, surtout, lorsque j'étais encore un nouveau-né. Je n'avais qu'une hâte, lui arracher la tête, mais je n'allais pas le faire par respect pour Billy. J'allais, certes, lui faire quelques dommages physiques s'il ne dégageait pas au plus vite, mais rien de trop permanent. Quoique je pourrais lui briser une jambe ou un bras…

« Non, pas une menace… Je dirais plutôt une promesse, que je vais vraiment tenir et réaliser si tu ne dégages pas… Cette fois-ci, Sam ne pourra rien faire pour m'arrêter, car j'ai été assez patiente jusqu'ici. » Répondis-je d'une voix glaciale et des yeux rétrécis dans des fentes, tout en retenant le grondement, qui voulait m'échapper.

« Tu n'oserais pas ! Je suis ton meilleur ami ! » Dit-il avec un sourire moqueur en me mettant au défi et en utilisant une voix trop confiante.

« Oh ! Tu veux parier ? » Dis-je ironiquement. « Sam ! » Déclarais-je fermement, avant de me précipiter vers Jacob, après que Sam se fut dégagé de la voie.

À cela, Jacob eut les yeux écarquillés, mais, bien vite, il se transforma en loup en se lançant à moi. Je l'attrapai facilement et je le repoussai en le jetant dans les airs et loin de moi.

Quelques secondes plus tard, il s'écrasa lourdement contre un arbre, tout en émettant un gémissement de douleur. Cependant, il se releva rapidement et il refit une nouvelle attaque en fonçant à toute vitesse sur moi.

Lorsqu'il fut assez proche, je l'esquivai et dans un flou, j'apparus juste derrière lui, pour ensuite le tirer durement par la queue, et de le faire voler dans les airs.

Quelques minutes plus tard, nous nous tournions autour de l'autre. Lui, retroussant ses babines en montrant dangereusement ses dents pointues et, moi, retroussant mes lèvres dans un grognement et un visage menaçant, tout en ayant une posture semi-accroupie, prête à l'attaquer à tout moment.

« Tu sais… Tu es vraiment pathétique… Prétendre que nous sommes encore les meilleurs amis du monde, après tout ce qui s'est passé, après que tu as personnellement refusé de m'aider pour la protection de mon père. Je dois aussi dire, que pour un alpha, tu suces et tu es lamentable. » Le narguais-je consciemment en attendant son attaque prochaine avec impatience.

Je savais, que pour qu'il fasse une erreur, je devais frapper dans son égo. Ça avait toujours été sa faiblesse, comme la plupart des hommes d'ailleurs. Pour preuve, mes propos ne lui plurent pas, parce qu'il m'attaqua sans réfléchir en me sautant dessus et en essayant de me griffer, tout en essayant aussi de me mordre.

Après quelques instants à me débattre avec lui, je lui envoyai un coup de poing dans l'estomac, qui le fit reculer sur quelques mètres, avant que j'apparaisse devant lui et que je le repousse avec mes mains à l'aide d'assez de force pour qu'il s'écrase lourdement sur le ponton.

Lorsqu'il se rua une nouvelle fois vers moi et qu'il sauta dans les airs afin de m'atteindre, je me transformai, sans attendre, en louve, tout en faisant exploser mes vêtements, qui tombèrent autour de moi en lambeaux.

Malheureusement pour moi, avant que je puisse l'attaquer, un grognement féroce, primal et des plus sombres à faire trembler de peur le plus courageux des hommes, nous parvint, nous faisant nous immobiliser, après notre collision.

Je regardai par-dessus l'épaule du loup de Jacob pour voir Peter émerger des arbres de derrière ma maison et marcher vers nous en de grandes enjambées avec un air très menaçant, en colère, voir meurtrier sur son visage. Je déglutis difficilement en comprenant que ce n'était pas Peter.

Ça, ça n'allait pas être bon, mais pas du tout…

Avant qu'il puisse atteindre Jacob, celui-ci détala comme un lâche et un trouillard avec les deux loups, l'accompagnant, à sa suite. Du coin de l'œil, je vis Sam hocher la tête dans ma direction, pour ensuite disparaitre de la vue.

« Isabella… Il est temps d'y aller, ma merveilleuse compagne… » Murmura le Capitaine avec malice dans la voix en se rapprochant de plus en plus de moi d'une démarche prédatrice et de chasseur.

Au son de la voix du Capitaine, à la façon qu'il se tenait et se comportait, mais aussi de la manière, dont il s'adressait à moi, je savais avec certitude que ce n'était pas Peter, qui était face à moi, mais plutôt le Capitaine. Je ne l'avais jamais vu jusqu'à présent ou bien rencontré. Deux personnes différentes dans un seul corps. Jasper m'avait prévenu que ce genre de situation pourrait arriver, surtout si je venais à être menacé de n'importe quelle manière ou que ma vie en dépendait. C'était son côté sombre et dominant qui ressortait.

Je déglutis nerveusement et je hochai la tête dans la compréhension, avant de faire mon chemin vers lui.

Lorsque je l'atteignis, je léchai une de ses mains en essayant de le calmer tant bien que mal. Une tache pas évidente et facile à réaliser dans l'état dans lequel il était.

Quand je fus satisfaite qu'il fût plus détendu et plus calme, je marchai vers ma maison et je m'arrêtai devant le perron en l'attendant.

Peter sourit en étant redevenu lui-même et il entra dans la maison pour en ressortir quelques minutes plus tard, avec des vêtements dans ses mains.

Sans attendre, je les pris dans ma grande gueule et j'allai derrière la maison afin de m'habiller.

Une fois fait, j'allai rejoindre Peter en étant habillé d'un short très court et de couleur noire, d'une chemise sans manches de couleur rouge avec des carreaux blancs et en étant pieds nus.

En me voyant, Peter me prit dans ses bras, puis il m'examina de la tête aux pieds, pour ensuite m'embrasser intensément et passionnément, voulant en redemander plus.

Quand le baiser prit fin, je me blottis dans ses bras en fermant les yeux de contentement et de soulagement, quant au fait qu'il était de retour avec moi. J'inspirai également son odeur épicée, afin de me détendre, car il avait désactivé le pouvoir lié à son odeur. Il le faisait uniquement avec moi.

« Ça va ? Tu n'as rien ? Ce connard ne t'a pas touché d'une quelconque manière ? » Demanda-t-il en s'écartant un peu de moi, afin de mieux m'examiner.

« Non. En fait, je pense que si tu ne t'étais pas montré, je lui aurais donné une bonne raclée bien méritée pour avoir osé franchir ma propriété. En plus, Sam était là au cas où les choses dégénéraient… » Le rassurais-je d'une voix douce et apaisante en caressant sa joue avec mon pouce.

« Je sais… » Admit-il. « Mais maintenant que tu es un vampire, mes instincts sont sortis de plein fouet et ils sont encore plus forts qu'avant. C'est pourquoi nous devons être isolés des autres et des hommes, plus particulièrement, jusqu'à ce que notre accouplement soit finalisé et que ta période de nouveau-né soit terminée aussi… Es-tu prête à y aller ? » Demanda-t-il en changeant de sujet à la fin.

« Bien sûr, Cow-boy… Dois-je prendre quelque chose avec ? » Le questionnais-je. « Où allons-nous d'ailleurs ? » Demandais-je avec curiosité.

« Quand je suis allé chercher des vêtements, je t'ai emballé quelques trucs dans un sac. Nous achèterons ce qu'il te faut plus tard. Nous sommes en direction du Texas, un endroit que j'ai trouvé il y a quelques années de cela. Je suppose que nous prenons le Pick-Up ? » M'informa-t-il.

« Bien sûr… Qu'en est-il de ma guitare ? » Demandais-je.

« Je vais aller les chercher toutes les deux… Je sais à quel point elles sont importantes pour toi… » Murmura-t-il avec un sourire entendu, sachant que je ne partirais pas sans la guitare de mon père. J'y étais tellement attaché.

« Laisse-moi fermer le tout… Durant notre absence, Sam et les autres vont garder un œil sur la maison, ainsi que sur mes terres. Ils nous contacteront en cas de problème. » Déclarais-je, avant de me tourner et d'entrer dans la maison, pour ensuite en ressortir avec ma boite, contenant tout ce que j'avais eu lors de ma remise de diplôme et d'autres souvenirs importants.

Pendant le temps que je réfléchissais, si je n'avais pas oublié quelque chose, Peter était allé à l'étage, afin d'aller chercher mes deux guitares et mes affaires, ainsi que les siennes, qu'il avait assemblées depuis que nous nous connaissions.

Plusieurs minutes passèrent, lorsque Peter sortit de la maison avec mes guitares dans leur valise respective, ainsi que deux bagages remplis. Peter me suivit quelques instants suivants avec les deux sacs remplis de vêtements et les étuis, contenant mes guitares.

Jetant un dernier regard à l'intérieur de la maison, je fermai la porte d'entrée, après avoir eu longuement mes yeux, s'attardant sur mon précieux piano. Dieu, il allait me manquer celui-là, mais c'était le temps pour moi, que Peter me forme à combattre et à me défendre au cas où je le devrais, mais aussi c'était le temps, que je m'adapte à ma nouvelle condition, à ma nouvelle vie, en tant que vampire, ainsi que sa compagne.

J'avais besoin de temps seul avec lui afin d'apprendre encore plus à le connaitre, mais aussi pour que notre lien se développe dans quelque chose de plus. Pour cela, il ne devait pas avoir de dérangement de qui que ce soit et je ne voulais pas faire subir cela à Paul. Il ne le méritait pas.

Avalant la boule, qui s'était installée dans ma gorge à l'évocation de Paul, je pris la télécommande de sécurité de la maison et j'enclenchai la fermeture de volets de protection.

Cela fait, nous allâmes tous les deux dans le garage et Peter mit mes affaires dans le dos du camion, pour ensuite monter du côté conducteur en n'oubliant pas de mettre sur sa tête son chapeau de cow-boy et sur la mienne, celui qu'il m'avait acheté.

Quand cela fut fait et qu'il se fut assuré que tout était en ordre, Peter démarra la voiture, sortit du garage et il commença à conduire lentement, tout en sortant de l'allée principale, avant d'accélérer sa vitesse, une fois que nous fumes sur la route.

Quelques heures plus tard, de très longues même, Peter stoppa la voiture dans un chemin de terre, entouré par des arbres. Si je ne savais pas mieux, j'aurais dit que nous nous trouvions quelque part au milieu d'une forêt. Peter me jeta un coup d'œil accompagné d'un sourire narquois, avant de prendre une télécommande de l'une des poches avant de son jean et d'appuyer sur un bouton d'activation.

Un instant plus tard, ce que je croyais être un barrage, fait de feuillage et de branchage, se glissa sur le côté gauche, tout en coulissant vers l'arrière.

En regardant mieux, je pus voir une barrière en bois, recouverte de lierre entre autres avec des branchages et feuillages, afin de dissimuler, ainsi que cacher l'endroit aux indésirables très probablement.

« Ingénieux et rusé… » Souris-je en regardant la barrière avec de grands yeux.

« Tout pour ma Dame… » Se contenta-t-il de dire, avant de redémarrer la voiture en appuyant sur la pédale de gaz et de conduire sur le chemin de terre.

Plusieurs minutes plus tard, nous arrivâmes sur un grand terrain.

En observant autour de moi, après que je fus sorti du Pick-Up, je réalisai que cet endroit allait être très spécial pour moi. Il était paradisiaque, mais il avait aussi une certaine magie en lui. C'était si merveilleux, si paisible et si calme. C'était tout simplement parfait.

Je regardai alors Peter avec ma bouche bée et des yeux rêveurs. Peter se contenta de rire et de me mener vers la maison en empruntant un chemin de galets, pour ensuite entrer dans le chalet, afin de découvrir notre nouvel habitat, qui le sera pendant un très long moment.

Deux semaines plus tard.

Depuis notre arrivée dans ce beau chalet, le temps passait à vitesse accélérée. Je ne faisais plus la différence entre les jours et les nuits, tellement je ne voyais pas le temps passé. De jour en jour, Peter m'apprenait à contrôler ma force, mes humeurs, la façon d'agir plus humaine et moins comme une statue, mais il m'apprenait également et à contrôler mes instincts.

Dans les premiers jours de notre arrivée, c'était un vrai désastre, mais, finalement, je commençais à atteindre mon but petit à petit et en essayant de ne pas perdre patience en utilisant toute la patience, que je ne pouvais avoir en ma possession. Ce fut probablement lors de l'une de mes humeurs massacrantes et frustrantes, que je découvris un autre pouvoir. Un pouvoir hors du commun.

Je ne savais pas vraiment ce que c'était exactement, mais quand je m'étais mise en colère une fois, un vase avait littéralement explosé, lorsque j'avais jeté mes mains en l'air dans la frustration, l'exaspération et l'irritation.

Peter et moi en avions parlé longuement et calmement, afin de ne pas tenter le diable et, que je finisse par détruire la maison. Nous avions alors décidé qu'au bout de ma phase de nouveau-né, nous irions ensemble rendre visite à Éléazar et à sa famille, afin qu'il m'en dise plus sur le sujet. J'espérais qu'il pourrait m'aider. Le problème, c'était que je craignais, qu'il en parle aux Cullen, étant donné qu'ils étaient proches, d'après ce que je savais. Ils étaient comme une famille élargie, des cousins. Je n'avais pas peur de faire face à mon ancienne seconde famille, mais plutôt à la réaction, que je pourrais avoir ou bien celle que Peter pourrait avoir lui-même, surtout en voyant Edward.

Depuis mon arrivée dans ce merveilleux paradis, je n'avais pas encore touché ma précieuse guitare, parce que j'avais peur de la détruire. J'avais peur de l'abimer par m'égard ou pire la briser en l'utilisant avec trop de force. Donc, je préférais encore attendre un peu, même si ça me démangeait d'en jouer.

Peter avait également commencé ma formation à combattre et il m'aidait aussi, afin que je puisse maitriser mon bouclier, mais ce n'était pas si facile et évident que ça, car, ça me prenait beaucoup d'énergie et de force mentale. C'était pour cette raison, que je m'entrainais quotidiennement. Je le faisais durant plusieurs heures chaque jour. Ma formation était très intense et difficile, mais c'était pour le mieux. Malgré toutes mes difficultés, j'avais vite assimilé les choses et, très vite, je pus tenir un combat, même si je devais dire, que Peter était un combattant hors normes et qu'il retenait sa force.

Bien sûr, je savais les raisons pour lesquelles il le faisait, mais j'aurais mieux aimé qu'il ne le fasse pas. Entre autres, il ne voulait pas me blesser involontairement. Il m'apprenait donc les grandes bases, ainsi que les différentes tactiques et différents types de combat.

« Allez, cow-boy… C'est tout ce que tu as ? » Le narguais-je avec un sourire moqueur, lorsque j'esquivai encore une fois son attaque.

« Ne me cherche pas, chérie… » Grogna-t-il ludiquement en signe d'avertissement.

« Ou quoi ? » Le poussais-je innocemment. « Tu sais… Je pourrais m'exercer avec mes pouvoirs sur toi… » Ricanais-je avec des yeux brillants de malice et un air songeur, comme si je réfléchissais vraiment à cette option.

« Tu n'oserais pas ! » S'indigna-t-il en faisant une attaque-surprise où j'eus juste le temps de l'esquiver et de sauter sur Peter, ce qui nous fit, tous les deux, tombé sur le sol.

« Teste-moi… » Dis-je avec un sourire effronté en murmurant, tout en le regardant droit dans les yeux en le chevauchant avec mes mains sur ses pectoraux.

À cela, il écarquilla les yeux, mais, bien vite, un sourire mauvais, rempli de méfaits, apparut sur son visage. Je le fixai un instant d'un air douteux et méfiant avec des yeux plissés, parce qu'avec Peter, on se savait jamais à quoi s'attendre.

Mes pensées sortirent de ma tête, lorsqu'il écrasa violemment ses lèvres sur les miennes dans un baiser urgent et difficile, avant de nous rouler, afin que je me retrouve le dos couché sur le sol.

Quand le baiser prit fin quelques minutes plus tard, il nous leva, me prit dans ses bras musclés dans un style de mariée et il commença à marcher, tout en m'embrassant à nouveau passionnément et fougueusement.

Un instant plus tard, je m'écartai de lui lorsque je sentis mon corps être englouti par de l'eau et que mes vêtements devinrent trempés. Je le fixai abasourdi, qu'il nous eût tout simplement menés dans l'étang. Heureusement que j'étais un vampire et métamorphe, car l'eau était complètement glacée. Malheureusement, je ne pus répliquer quelque chose, parce qu'il me relâcha en me faisant perdre pied et me faire sombrer dans l'eau avec ma tête sous la surface de celle-ci.

Quand je refis surface en jetant un regard noir, rempli de reproches, ce fut pour constater Peter, enlevant le t-shirt qu'il portait.

À cela, je déglutis difficilement avec mes yeux trainants sur son corps dans l'émerveillement, mais aussi dans la luxure. Je léchai du bout de ma langue mes lèvres dans l'envie et dans la faim, tout en fixant encore plus le haut de son corps musclé et tonique.

Putain ! Il voulait certainement me tuer…

Mon homme était un véritable sex-appeal, mais il était aussi chasse gardée.

Certes, il n'était pas aussi musclé qu'Emmy, mais il était certainement un peu plus que Jasper. Il était le juste milieu. Il était bien bâti et dessiné. Je devais avouer que moi, ça me convenait parfaitement.

« Tu sais, chaton… Tu es une véritable allumeuse… Te promener dans toutes ces tenues… Enfin, si tu peux appeler ça des vêtements… Tu me rends dingue… » Se plaignit-il en me regardant avec des yeux foncés de convoitise.

« Que veux-tu dire par là ? » Demandais-je innocemment en sachant parfaitement de quoi il parlait.

Puis à son commentaire, je souris largement, satisfaite que mon plan ait fonctionné, comme prévu. Je savais qu'il ne pourrait pas me résister bien longtemps. C'était impossible de le faire, surtout pour un couple nouvellement uni et le fait que j'étais encore un nouveau-né. Mon odeur était plus forte, ainsi que plus puissante pour lui en particulier, donc, ça n'arrangeait pas les choses.

Plusieurs fois, depuis mon réveil, je l'avais surprise en m'observant avec des yeux sombres, voir complètement noirs, et d'autres fois, il se tortillait de façon mal à l'aise, essayant de cacher de moi son grand problème.

Étant donné qu'il ne s'était pas décidé à me réclamer, comme il le voulait et, que je le voulais aussi, j'avais concocté un plan, afin de le rendre fou de désir et de le faire craquer dans l'intervalle.

« Oh, tu peux parler toi ! Avec ton chapeau maudit de cow-boy, tes bottes ou bien quand tu te promènes seulement avec un jean sur les hanches et rien d'autre ! Mais… Il me semble que malgré mon manque de vêtements évident pour toi, je ne t'ai pas une seule fois entendu te plaindre. Donc… Corrige-moi si je me trompe, mais il me semblerait, cow-boy, que le spectacle t'a plu, plus que tu le prétends… » Rétorquais-je avec suffisance et en le raillant pour ses remarques, tout en le toisant avec un sourcil relevé.

« Mais -… » Se plaignit-il, avant de changer d'avis et de se jeter sur moi, afin de dévorer ma bouche de la sienne avec gourmandise et faim, ce qui me dérangea pas le moins du monde, bien au contraire.

Très vite, notre baiser devint plus chauffé et urgent. Je pus d'ailleurs sentir à l'intérieur, mes instincts bestiaux prendre peu à peu le relai et se mettre en avant-garde. Je n'avais qu'une envie, c'était que Peter me réclame, comme il se le devait et me faire la sienne dans tous les sens du terme. Je voulais sa marque encrée sur ma peau, afin de démontrer aux autres, que j'étais la sienne et rien qu'à lui.

Un bruit de déchirure se fit soudainement entendre et me fit sortir de ma transe.

Je regardai vers le bas pour remarquer que mon débardeur était manquant et que ses morceaux flottaient à présent sur l'eau autour de nous. Je fixai Peter avec un sourcil relevé encore une fois et celui-ci se contenta de sourire avec malice.

Avant que je ne sache ce qui se passa, Peter plongea sa tête vers mon cou et il lécha un long chemin le long de la peau de celui-ci, puis il le grignota. Très vite, il me prit par les fesses et il me souleva vers le haut, afin que je me retrouve avec mes jambes autour de sa taille. J'eus le souffle coupé à la sensation de nos deux corps si proches de l'autre, de toutes ces agréables frictions et sensations que ça me procurait. Peter serra fermement mes fesses avec ses mains, pour ensuite commencer à marcher et faire son chemin vers la cascade, entourée de rochers et de galets.

« Peter… Je n'en peux plus de tes petits jeux… S'il te plait… J'en peux plus… » Me plaignis-je dans un gémissement, lorsqu'il nous fit entrer sous la cascade et qu'il me plaque contre le mur de roches où plusieurs filets d'eau s'écoulaient sur nous.

J'avais un besoin urgent, bestial et incontrôlable. Je perdais patience. Je perdais le contrôle de mes instincts les plus primaires. J'avais un besoin de lui et de son corps. J'avais ce besoin de n'être plus qu'un avec lui.

« Comme vous le voulez, Madame… » Déclara-t-il avec son accent su sud, sortant fortement de par ses lèvres.

L'instant suivant, Peter arracha le restant de mes vêtements et il se débarrassa également des siens.

Quand nous fumes tous les deux nus, il me regarda avec faim, luxure, mais aussi avec doute et hésitation.

« Je ne veux pas que tu te retiennes… Je veux ceci… Il y aura d'autres occasions pour me faire l'amour, pour être doux et tendre… Je te veux, maintenant… Tu m'as assez torturé comme ça. Lâche -… Lâche le Capitaine… Je n'ai pas peur… Il ne me fera pas de mal, je le sais… » Le rassurais-je sincèrement avec fermeté dans ma voix, lui montrant que je lui disais la vérité et rien que cela.

Je voulais être marqué. Je voulais faire qu'un avec mon compagnon. Pour ce faire, je savais que je devais, non seulement, me faire réclamer par Peter, mais aussi par le Capitaine.

Depuis que nous nous connaissions, Peter m'avait raconté beaucoup d'histoires sur le Capitaine et je pouvais facilement deviner comment il était vraiment, mais je ne voulais pas avoir peur de lui ou le craindre. Je refusais de lui montrer, que j'étais faible et, donc, pas assez digne pour être avec lui. Je voulais lui montrer que je ne le craignais pas. Je voulais être son égal dans tous les sens. C'était en lui montrant que je n'avais pas peur et que je voulais qu'il me respecte en tant que compagne, que ça se ferait. Je voulais me prouver à lui en quelque sorte en tant que femme, mais aussi en lui démontrant, que j'étais digne de lui, mais aussi, je voulais lui montrer à quel point, il était important pour moi, comme l'était Peter.

Après un moment à me perdre dans mes pensées et réflexions, je levai doucement mes yeux vers Peter pour le voir prendre une profonde inspiration, puis je vis le changement de personnalité s'opérer et se faire.

Non seulement je le vis dans ses yeux, qui devinrent complètement noirs, mais aussi dans la façon, dont soudainement sa posture changea. Il était beaucoup plus raide et tendu qu'à l'accoutumée, mais il se tenait aussi fièrement avec la tête haute.

En le voyant ainsi, je retins mon souffle, même si je n'en avais pas besoin, et j'attendis patiemment, mais tout de même avec impatience et excitation.

Quelques minutes plus tard, l'homme, se tenant face à moi ferma les yeux, prit une profonde inspiration en inhalant toutes les odeurs et senteurs, l'entourant, puis, enfin, il ré ouvrit ses yeux.

Avec un grognement possessif et primal, il écrasa ses lèvres sur les miennes avec force dans un baiser dominant et rempli de besoin, ainsi que nécessité.

Après le baiser, il me regarda avec une faim urgente et animale, mais aussi avec désir et luxure.

« Isabella… » Grogna-t-il. « Tu es à moi et à personne d'autre ! Je ne permettrais pas à un autre de te toucher, sauf si c'est un membre de la famille ! » Déclara-t-il avec fermeté, puissance et autorité.

Je hochai la tête, lui montrant mon consentement silencieux, ainsi que ma compréhension à ses dires et, avant que je m'en aperçoive, il me serra dans une étreinte, puis il se mit à courir avec moi toujours dans ses bras.

Quand mon dos atterrit sur une surface douce et moelleuse, j'en fus étonné et surprise, car, normalement, selon Peter, le Capitaine agissait sur ses instincts purs et uniquement cela. Il prenait ou faisait ce qu'il voulait. Apparemment, sous la surface de cet homme dur, impitoyable et froid se trouvait tout de même un peu de douceur et de tendresse.

« Je vais te faire la mienne, et, ça, dans les plus brefs délais. Tu peux en être certaine. Tu as assez joué avec Peter et moi… Il est temps que tu sois à moi et que tu portes ma marque… » Grogna-t-il bestialement près de mon oreille.

Il se mit, donc, rapidement au travail en faisant cela.

Pendant de très longues minutes, il me taquina de toutes les manières et il me tortura en le faisant sans merci, malgré mes multiples suppliques, me faisant également presque regretter de l'avoir autant cherché et allumer. Peut-être qu'après tout, je n'aurais pas dû autant l'allumer…

Finalement, au bout d'un très long moment, le Capitaine passa aux choses sérieuses et il enterra sa tête blonde dans mon cœur enflammé, qui n'attendait que ses touchés et ses attentions.

Jamais de ma vie, humaine ou vampire, je n'avais ressenti de telles choses merveilleuses. C'était si intense, si troublant, si puissant comme sensation.

Tout comme le Capitaine travaillait méticuleusement sur sa tâche, j'apprenais aussi en même temps à mieux connaitre mon corps, mais aussi à le découvrir.

Si j'avais su que j'aurais pu vivre une telle expérience extraordinaire, je l'aurais fait bien avant et j'aurais certainement pris l'offre généreusement de Paul, afin de vivre ce plaisir mielleux, infini et hors du commun.

Au bout de je ne savais combien de temps et dans une brume de pur plaisir, mon orgasme me frappa violemment et de plein fouet, me faisant hurler de plaisir, tellement il était puissant. Je n'avais jamais vécu un truc pareil.

Eh bien… Si tous mes orgasmes allaient être comme celui-ci, j'allais certainement faire en sorte, que ça recommence, et cela, au plus vite.

« Putain, Capitaine… C'était -… Je ne sais même pas comment le décrire. Je n'arrive pas à trouver le bon mot. Pour une première expérience de ce genre, c'était, surtout génial et merveilleux… » Dis-je à bout de souffle, quand je repris le contrôle de mon corps.

« Ohhh… mais je n'en ai pas encore terminé avec toi… Crois-moi, quand j'en aurai fini, tu ne sauras même plus marcher ou comment tu t'appelles… » Déclara-t-il sombrement avec malice, arrogance et suffisance en grimpant vers mon corps, afin que son visage se retrouve à quelques centimètres du mien.

Le Capitaine me fit un sourire narquois, avant qu'il m'embrasse passionnément, tout en caressant mon corps divinement, comme si c'était une seconde nature de le faire pour lui, comme s'il le connaissait par cœur et sur le bout des doigts. Très vite, le baiser devint de plus en plus urgent et difficile. Mes mains partirent alors en exploration dans ses cheveux, tout en veillant bien à gratter avec mes ongles son cuir chevelu, lui provoquant de ronronner dans le contentement et la satisfaction.

Enfin, il s'arracha du baiser passionné et il fouina mon cou en le mordillant, mais pas assez profondément pour percer la peau de celui-ci. Après cela, il lécha un chemin de mon cou, jusqu'à ma clavicule, pour ensuite déposer une myriade de baisers bouche ouverte dans la vallée de mes seins.

Le Capitaine me taquina durant de très longues minutes en jouant avec sa bouche et en étant assez proche de ma poitrine, sans pour autant s'occuper d'elle, comme je le voulais et le désirais tant.

Finalement, il stoppa ses taquineries, après un certain temps, et il se mit à sucer, mordiller, ainsi que lécher mes seins avec délectation.

« Capitaine… » Gémis-je le souffle coupé en voutant mon dos et en fermant les yeux dans le plaisir, tellement la sensation de sa bouche et de sa langue sur ma peau à cet endroit si sensible était bonne et agréable.

C'était certes une sensation nouvelle pour moi, mais elle était vachement bonne.

Bien sûr, j'avais déjà eu des orgasmes, quand je prenais moi-même soin de mes problèmes hormonaux et de frustrations, mais ce n'était rien comparé à ce que ce vampire me faisait ressentir par ses paroles, ses mains sensuelles ou sa merveilleuse bouche expérimentée.

Je savais que depuis qu'il était devenu un vampire, qu'il avait connu et avait été avec beaucoup de femmes, mais, malgré ce fait, cela ne me dérangeait pas tant que ça, parce que c'était dans le passé et avant de me rencontrer. En plus, franchement, il avait eu une autre vie avec cette chienne de Maria et son armée de nouveau-nés. Pas vraiment une vie calme et pacifique. Elle était plutôt concentrée sur le sexe, le sang et la violence.

« S'il te plait, Capitaine… J'ai tant besoin de toi… Je te veux à l'intérieur de moi… Tu me tues là… » Le suppliais-je en rejetant ma tête en arrière sur l'oreiller dans le plaisir, que me procuraient ses caresses, mais aussi dans la frustration et l'agacement de ses petits jeux maudits.

Je savais ce qu'il était en train de faire. Il voulait me voir le prier et le supplier, comme l'homme dominant qu'il était.

Ma bête intérieure se battait pour sortir, afin de lui montrer et de lui donner une leçon pour ce qu'il était en train de me faire subir, mais j'avais d'autres plans pour plus tard. Il allait regretter d'avoir autant joué et taquiner une Swan. J'allais laisser libre cours à ma bête dès que je saurais que le Capitaine en avait terminé. Au moment où sa faim et son besoin seront rassasiés, j'allais la laisser sortir, afin qu'elle joue à son tour et se venge de toutes ses taquineries, tout en le réclamant comme le mien.

Avec un grognement satisfait et enthousiaste à me donner ce que je voulais, après l'avoir mendié pendant encore un bon moment en pleurnichant presque, le Capitaine se repositionna convenablement en planant au-dessus de moi, tout en se soutenant avec ses bras de chaque côté de ma tête. Ensuite, avec un sourire excité et diabolique, il traça un chemin avec un doigt de la vallée de mes seins, jusqu'à mon nombril, me faisait frissonner et me tortiller. Il descendit ce même doigt, jusqu'à l'entrée de mon antre humide, puis il prit son érection dressée fièrement et plus que généreuse dans sa main, avant de se caresser quelques fois, tout en me regardant dans les yeux avec des yeux complètement noirs de faim et de luxure. Certainement… Il voulait ma mort… C'était certain maintenant…

« Capitaine ! » Grognais-je en guise d'avertissement, ignorant que c'était un mâle dominant, car je perdais peu à peu patience. Il allait vraiment le payer.

Il fit un sourire fier de lui pour me mettre dans cet état, pour ensuite placer son gland à mon entrée et de pénétrer l'intérieur de ma féminité en douceur, jusqu'à ma barrière, ce qui me surprit de quelque peu, parce que j'aurais pensé qu'il n'aurait pas pris la peine de faire attention à mon état virginal.

Avec un dernier regard quelque peu prudent, il s'inséra complètement en moi, sans cérémonie ou retenue, et, cela, d'un mouvement brusque, me procurant un gémissement plaintif et douloureux. Je dus difficilement retenir mon cri de douleur, voulant m'échapper de ma bouche, en me mordant durement la lèvre inférieure.

Après que j'eus pris quelques inspirations calmantes, le Capitaine sortit de moi et il entera sa langue en moi en injectant du venin par la suite, afin de cicatriser la déchirure de ma barrière. Il devait impérativement le faire, car, sinon, ça serait aussi douloureux à chaque fois, que nous aurions des relations sexuelles, ça serait comme si j'étais encore vierge à chaque fois, même si j'avais des relations sexuelles entre temps et je ne voulais pas tenter l'expérience de façon répétitive.

Cela fait, il me pénétra une nouvelle fois, mais cette fois-ci, un peu plus durement et difficilement.

Lorsqu'il fut gainé à l'intérieur de moi, il s'immobilisa un court instant, avant que je fasse une poussée avec mon bassin vers l'avant, lui signalant que j'étais prête à continuer nos ébats, notre accouplement. Dès lors, le Capitaine poussa fougueusement et sauvagement en moi, tout comme je répondais à ses assauts avec autant d'intensité et de force, mais aussi en lui griffant énergiquement le dos et les fesses de mes ongles. Durant ce temps-là, j'avais une jambe autour de sa taille et un pied serré contre l'une de ses fesses.

Un moment plus tard, le Capitaine prit mes deux jambes et les plaça sur ses épaules, intensifiant ses coups de reins par la même occasion. J'eus le souffle court par cette nouvelle sensation de cette position-là. Les sensations étaient encore plus fortes et accentuées ainsi. C'était un pur bonheur et l'extase au plus haut niveau. C'était indescriptible comme sentiment, mais si merveilleux et paradisiaque.

Bientôt, après deux orgasmes, je me retrouvai sur les mains et les genoux avec le Capitaine, battant en moi de façon énergique, primale et frénétique, tout comme il s'occupait de mon clitoris. J'étais sur le bord de la jouissance. J'étais sur le point de venir dans mon orgasme à tout moment.

« Viens à moi, Isabella… » Gronda-t-il dans mon oreille d'un ton autoritaire avec force, pour ensuite dégager les cheveux de mon épaule et de mon cou sur le côté gauche.

Il n'en fallut pas plus, parce que la seconde d'après, je vins dans un cri d'extase et de délectation, pour ensuite sentir les dents de mon compagnon percer la peau de mon cou et s'insérer dans celui-ci. Je sifflai de douleur et d'inconfort, lorsque je sentis l'effet de la brulure du venin entrer en moi, dans mon système.

Quand le Capitaine fut satisfait de ma marque nouvellement acquise, je le sentis se dégager de mon cou et lécher ma plaie fraichement faite et encore douloureuse, pour qu'ensuite il se retire complètement de moi et se laisse tomber à côté de moi. Je fis le même que lui, puis je regardai ses yeux, qui étaient remplis de bonheur, d'amour et de tendresse.

En les voyants ainsi, je sus que le Capitaine avait disparu de la surface et qu'il avait laissé sa place à son autre personnalité pour l'instant.

« Peter… » Soufflais-je en me rapprochant de lui, tout en mettant ma tête sur son torse avec un bras, entourant sa taille, et une jambe emmêlée avec les siennes.

« Je t'aime… » Dit-il, après une heure ou deux à nous câliner dans cette position, avant de se démêler de moi et de me retourner sur mon dos pour planter un baiser passionné, mais rempli de tendresse sur mes lèvres. « Maintenant que le Capitaine t'a réclamé, comme il le voulait, je vais te faire l'amour dans un premier temps, comme tu le mérites, puis plus passionnément… Crois-moi, nous allons rester dans ce lit et dans cette chambre, tout le restant de la journée, mais aussi pendant toute la nuit et durant une bonne période. J'ai une femme à réclamer et à satisfaire, après tout, chaton ! » Murmura-t-il en léchant la marque sur mon cou, ce qui eut l'effet de m'éveiller très rapidement et pleinement.