Un grand pardon pour avoir tardé à poster ce dernier chapitre. J'ai peiné à l'écrire et malgré mes nombreuses relectures je ne suis toujours pas satisfaite.
Merci pour vos reviews encourageantes.
Bonne lecture!
Retour à la case départ.
Derek et Stiles étaient de nouveau plantés l'un en face de l'autre, tous deux plongés dans un silence pesant, chargé d'une tension quasi palpable. Les bras croisés sur la poitrine en signe d'impatience, Derek toisait de manière impassible l'humain qui semblait radicalement à l'ouest les yeux perdus dans le vague. Exaspéré par son manque d'éloquence, l'alpha se retenait de le plaquer à nouveau contre un mur ou toute paroi solide pour le menacer de ses crocs. Mais il craignait qu'en agissant de la sorte, Stiles ne se braque davantage se fermant comme une huitre. Ce qui était franchement paradoxal étant donné qu'en temps normal Derek ne supportait guère les babillages imbuvables et incessants de l'humain. Il se décida néanmoins à prendre son mal en patience et tant pis s'il devait pour cela s'enfoncer les griffes dans ses bras afin de s'empêcher de lui sauter à la gorge lui déchiquetant la jugulaire.
Muré dans un profond mutisme, Stiles sentait peser sur lui le regard belliqueux de Derek. Il entendait très clairement le son irascible de sa respiration exprimant son agacement et comprit qu'il serait laborieux de se confier. Pourtant, il devait le faire s'il ne voulait pas le perdre à jamais et s'assurer d'un avenir potentiel avec le loup. Prenant une grande inspiration, une pincée de courage et une grande dose de témérité, il releva la tête et ancra ses yeux chocolat dans les prunelles grisailles de l'alpha.
- Tout d'abord, pour ma défense, je dirai que je ne suis qu'un faible humain sans pouvoir alors que toi, tu es le grand méchant loup, le boss, l'alpha, le mec que tout le monde craint et qui est prêt à déchiqueter à grands coups de crocs tout ce qui bouge.
Il eut droit en guise de réponse à un froncement de sourcils disgracieux et un regard hautement inquisiteur. Derek ne pipa mot préférant attendre la suite. Ce début d'explication que venait de lui servir l'humain était tout bonnement ahurissant et complètement hors de propos.
- Ce que je veux dire, c'est que….
Stiles stoppa en plein milieu de sa phrase, avala sa salive, et dans un ton qui se voulait plein de représailles, lança à la volée des mots salvateurs pour son esprit.
- … T'ÉTAIS CARRÉMENT SUR LE POINT DE ME BOUFFER TOUT CRU.
Ce fut alors le prélude à une avalanche de phrases, plus ou moins contrôlées selon le ton qu'employait le jeune homme.
- Ok, j'avoue que je t'ai un peu cherché, voir peut-être même carrément chauffé, dans le style je suis une chatte en chaleur prend moi sur le champ avant que j'agonise, mais comment est-ce que j'aurai pu savoir que je te faisais autant d'effet ? Non, mais sérieux ! Qui aurait pu croire que le grand méchant loup pouvait avoir ce genre de penchant, et surtout, avoir envie de coucher avec moi, l'humain trop bavard et sarcastique à souhait. Tu m'as habitué à des menaces de mort menaçant de m'arracher la jugulaire, mais surement pas à des attentions perverses. Ca me parait insensé voir même carrément surréaliste. J'étais loin de m'imaginer que je t'inspirai autant de désir et je ne pensais pas que je réveillerai un loup en rut, prêt à dévorer sa proie. C'est complètement hallucinant, c'est juste du délire. Si j'avais su, j'aurai réfléchi à deux fois avant de me pointer chez toi et ça m'aurait évité de me faire plaquer contre un mur, quoi que ça j'ai l'habitude, mais ce que je veux dire, c'est que je me serai épargné un nouveau bleu et…
- Stiles ! Le coupa Derek d'une voix trahissant l'ennuie et l'irritation.
- Attends, j'ai pas fini. Donc je disais…
- Ca suffit ! Claqua le loup en s'approchant de lui. Si tu n'es pas capable d'être honnête avec toi-même, je te conseille fortement de rentrer chez toi si tu ne veux pas qu'il t'arrive des bricoles. Tu commences sérieusement à m'échauffer.
Ces mots eurent sur Stiles l'effet d'une bombe gelée. Son ventre se noua sous l'impact du ton rude et froid, et son sang se glaça d'effroi. Une fois de plus, Derek l'avait percé à jour et remit à sa place. Décidément, ça commençait à faire beaucoup.
Ils se confrontèrent à nouveau dans un regard lourd de sens, puis, n'y tenant plus, prodigieusement horripilé par le comportement de Stiles, le loup se détourna préférant son lit à un gamin borné et exaspérant.
- Très bien ! Comme tu voudras. Casse-toi ! Je ne veux plus te voir.
Stiles observa Derek en silence, rongé par le remord et un profond ressenti. Jusqu'à quel point allait-il s'entêter de la sorte ? Pourquoi était-il si compliqué de dire la vérité ? Derek avait raison. Il se devait d'être honnête avec lui-même, mais surtout avec lui. Il le lui devait.
- Qu'est-ce que tu fais encore là ? Demanda l'alpha au bout d'un moment. Tu as besoin que je t'aide à foutre le camp plus vite ?
Dépité et blessé, Stiles préféra ignorer ses paroles et dans un élan de culpabilité s'approcha du lit. Il prit place sur le bord non loin de Derek qui le fixait de manière hargneuse et désapprobatrice. L'heure était venue de tout lui avouer même si cela signifiait sacrifier le peu de fierté qui lui restait.
- Je suis désolé, j'ai paniqué, commença le jeune homme sans oser le regarder.
Stiles débordait d'un trop plein d'émotions, perdu dans la crainte de faire des confidences, dans l'effroi de ses erreurs et l'impression de rester seule dans la méfiance. Il aurait eu grandement besoin qu'un tsunami déferle dans son corps et déblaye tout sur son passage afin qu'il puisse y voir plus clair.
- La nuit dernière, j'ai rêvé que tu perdais la vie. Ce n'était pas la première que cela m'arrivais, mais je crois que ce fut la fois de trop.
Il risqua un regard en direction de Derek. Ce dernier l'observait tranquillement, le dos appuyé au mur, les bras croisés sur la poitrine. Il avait toute son attention.
- Si au début, rêver de ta mort ne me touchait pas outre mesure, même si cela n'avait rien d'agréable pour autant, à la longue j'ai fini par réaliser que ce n'était pas franchement anodin et que cela signifiait forcément quelque chose. Je n'ai jamais fait part de ses cauchemars à quiconque, pas même à Scott. Je ne me voyais pas lui dire que je commençais à avoir des sentiments bizarres pour un certain loup garou, il n'aurait pas compris.
Stiles marqua une pause. Il était rudement malaisé de se dévoiler ainsi, et le regard brûlant de Derek posé sur lui n'aidait en rien.
- Quand j'ai finalement réalisé que j'étais peut-être amoureux de toi, ça m'a fait un choc, comme si j'étais passé sur une chaise électrique. Je pensais que je perdais la tête, que je devenais complètement fou. Ce n'était pas normal. Tu n'avais jamais eu pour moi que de la haine et du mépris, il était illogique que je puisse tomber amoureux de quelqu'un qui me déteste autant et qui prend un malin plaisir à me plaquer contre les murs juste pour me prouver qu'il est le plus fort. Je n'ai pas besoin de ça pour le savoir, sache-le.
En levant les yeux sur Derek, il rencontra un regard moqueur, un léger sourire au coin des lèvres. Il préféra l'ignorer, il n'avait guère envie de s'étendre sur ce sujet.
- J'ai alors compris qu'il était urgent de te faire part de mes sentiments avant qu'il ne soit trop tard. Comme ça, si jamais il devait t'arriver malheur, je ne regretterai rien. C'est pourquoi j'ai déboulé chez toi pour te hurler comme un crétin mes sentiments. Je n'ai pas réfléchi. Je pensais que tu me rejetterais en te moquant ouvertement de moi. Mais tu ne l'as pas fait. Alors je t'ai bêtement provoqué pensant jouer au plus malin, sans prendre le temps de réaliser que je n'étais pas prêt. J'ai agis comme un imbécile.
Derek entendait le souffle court de Stiles, son cœur battait de remord et de chagrin. Il s'en voulait, il le savait. Oui il n'était qu'un parfait imbécile, un enfant immature et perdu dans un océan d'émotions. Il n'avait pas pris le temps de méditer, de réfléchir à la meilleure façon d'agir. Il s'était laissé guider par son impulsivité du moment sans penser aux conséquences. Mais cela n'avait désormais plus d'importance. Stiles n'en demeurait moins adorable pour autant. Dans un élan de clémence et d'affection, un sourire énigmatique au coin des lèvres, Derek se rapprocha de l'humain posant une main sur son épaule. Il n'avait nullement besoin d'en entendre plus. Il avait compris.
- Stiles ! Souffla le loup dans son cou.
Stiles trembla en sentant les doigts du loup glisser le long de sa nuque. Il se tourna légèrement et posa une main sur la poitrine de Derek empêchant ce dernier de s'approcher davantage.
- Attends, je n'ai pas fini.
- J'en ai assez entendu.
- Non, je tiens à aller jusqu'au bout.
Le loup s'écarta à regret.
- Je t'écoute !
Stiles lui adressa un sourire contrit. Puisqu'il avait commencé, il allait terminer. Se confier lui avait demandé un courage extraordinaire, autant aller jusqu'au bout.
- J'aurai dû te faire confiance, avoua le jeune homme. Mais j'ai paniqué, comme un débutant. J'ai été surpris par ton impétuosité. Après tout, je n'ai jamais eu de penchant tendancieux pour un homme, alors pour ma première fois je ne tiens pas vraiment à me faire avaler comme un rien. Mais ce qui m'effraie le plus, c'est l'idée que pour toi tout ceci ne soit qu'un jeu, un vulgaire passe-temps, une manière de me punir pour toutes les emmerdes que je t'ai causées.
- Je ne joue pas, le coupa Derek d'une voix sucrée.
- Je ne sais pas, répondit Stiles en haussant les épaules
- Stiles ! Souffla le loup. Aie confiance en moi !
Derek captura le menton du jeune homme entre son index et son pouce l'obligeant à le regarder.
- Je ne joue pas ! Répéta-til.
Une caresse, lente et envoûtante, un baiser léger comme une plume, une passion naissante, la flamme d'un nouveau désir. Stiles soupira, son cœur palpitant de soulagement quand les mains de Derek se posèrent sur lui dans un geste tendre et protecteur. L'envie de le toucher en retour était comme une délicieuse torture, un besoin si intense qu'il se laissa emporter dans la brise du bonheur d'être pardonné, planant dans une plénitude totale.
Fort peu désireux d'effrayer à nouveau l'humain, Derek s'écarta le laissant seul maitre de son destin. Il fut bien vite rattraper par les mains d'un Stiles déterminé ses doigts fragiles s'agrippant à son bras. Leurs regards se croisèrent, s'accrochèrent, l'émeraude d'un instant se perdant dans la pureté d'un chocolat tendre. Le loup ne bougea pas permettant à son frêle amant le choix de prendre sa décision. Il l'observa longuement alors que ce dernier se perdait dans son regard, son corps tremblant d'émotion, son cœur battant de manière irrégulière. Au bout de ce qui leur parut une éternité, Stiles posa une main sur la cuisse de Derek au plus près de sa fierté, s'arrêtant de respirer.
- Qu'est-ce que tu fais ? Interrogea le loup surprit par ce geste audacieux.
- Je fais un choix, répondit Stiles approchant ses lèvres des siennes.
- Tu es sur ?
- Oui, souffla l'humain avant de poser sa bouche sur celle de son loup.
Un sourire ravi s'épanouit sur les traits de l'alpha une lueur animale rodant dans son regard. Il répondit au baiser de Stiles lui rendant son étreinte au centuple. Le goût de ses lèvres. Son loup prenant promptement le dessus, il entoura le jeune homme de ses bras le plaquant contre son torse pour approfondir leur baiser dans une pleine effervescence de désir bien trop longtemps contenue. D'instinct, Stiles enroula ses bras autour du cou de Derek qui le porta pour le poser à califourchon sur lui.
- C'est le moment où tu me rends fou sous tes baisers ?
- Je veux t'entendre me supplier, murmura le loup empoignant le jeune homme par la nuque.
Il harponna ses lèvres pour un baiser passionné sa main libre tirant ses vêtements dans un geste pressé. Se fichant pas mal de son accord, il attrapa le bas de son pull et du tee-shirt et les fit passer par-dessus sa tête découvrant un torse à la peau laiteuse bien trop tentante à son goût. Les yeux de Stiles se voilèrent quand Derek captura un téton le léchant avec vénération, le titillant, le mordant délicatement de sa bouche experte. Des ondes de passion parcoururent l'échine de sa victime, déclenchant dans son bas ventre un feu si ardent qu'il était impossible de ne pas se griser de concupiscence. Ce n'était que le début des préliminaires et tous deux étaient déjà au point de non retour. Ils plongeraient inexorablement dans les tourments d'une passion dévorante qui les rendraient ivre de plaisir les laissant à jamais torturés.
Sans quitter Stiles de ses insolents yeux brillant de luxure et d'appétence, Derek le renversa sur le lit. Il s'installa au-dessus de lui, glissant ses doigts entreprenants à l'intérieur de son jean. Face à tant d'aplomb, Stiles laissa échapper une lamentation qui résonna délicieusement aux oreilles du loup. Derek fit sauter le bouton de son jean mais avant de baisser la braguette, il laissa ses doigts vagabonder et suivre son érection au travers de la toile de tissu. Ses mains se déplaçaient avec une lenteur extrême. Il se pencha pour déposer un baiser sur les lèvres entrouvertes de son amant faisant courir son nez le long de sa mâchoire, sur sa gorge, sur sa poitrine tout en l'embrassant avec délice. Il aspira à nouveau un téton le faisant durcir sous ses coups de langue suave. Stiles se laissa emporter dans un gémissement sensuel et son corps se cambra. Les mains de Derek cheminèrent jusqu'à sa taille, ses longs doigts agiles créant de délicieux frisson au creux de son ventre.
Gêné par tant d'attention érotique, Stiles aurait voulu se dérober, détourner les yeux, bouger, faire n'importe quoi. Le regard fiévreux de Derek posé sur lui était comme un onguent brûlant son âme, le transperçant de part en part. Absorbé, se noyant dans les prunelles fauves qui oscillaient dangereusement entre l'azur et le rouge sang, il était comme prisonnier, incapable de réfléchir. Il sentit la main de l'alpha descendre la fermeture de son jean puis ses doigts hardis courir dans les poils de son pubis jusqu'à son érection qu'il empoigna fermement le faisant sursauter. Derek cessa de bouger, attrapa de son autre main le menton de Stiles, ancra son regard au plus profond de ses yeux, et lui offrit un sourire carnassier qui ne rassura pas le moins du monde son amant.
- Supplie-moi !
Ce n'était rien d'autre qu'un douloureux appel à la luxure.
Stiles pouvait sentir un brasier incandescent le consumer lentement. Les mots de Derek le marquerait à jamais, l'obséderait nuit et jour. La main de l'alpha enroulée autour de son membre douloureux ne bougerait que s'il l'implorait. Comment ne pas mourir de honte en prononçant ces mots ? Son cœur battait de plus en plus fort, sa respiration était irrégulière, sa gorge était sèche, un feu ardent le brûlait, son bas ventre lui hurlant des désirs accrus. Il crevait d'envie d'être possédé, que Derek le délivre de sa souffrance. Alors, dans un souffle, dans une plainte à peine audible, il murmura les mots tant attendus.
- Je t'en…su…pplie.
Derek sourit. Sa main se mit alors en mouvement entamant un va et vient d'une lenteur outrancière lui faisant frôler l'apoplexie. C'était d'une cruauté excessive. Stiles vrillait totalement, perdant pied doucement. Le loup le soumettait à la pire des tortures qu'il soit se délectant de sa souffrance.
Stiles voulait le toucher, sentir sa peau sous ses doigts, mais Derek emprisonna ses poignets d'une seule main et accéléra le rythme lui arrachant des râles de plaisir. Il savourait les expressions qui défilaient sur le visage de Stiles, ses pommettes rougissant, une fine pellicule de sueur perlant sur son épiderme ravagé de frissons. L'effluve de sa peau n'était qu'une cruelle tentation pour le loup, il pouvait sentir la luxure, le désir, la passion posséder le corps de son jeune amant. Sa main se faisait de plus en plus active autour de l'érection, le corps de Stiles se cambrait, se tendait dans des spasmes de plaisir.
- Derek…Derek… arrête…
Le souffle court, Stiles tentait de s'extraire. Il ne tenait plus, il allait venir, il ne voulait pas. Pas comme ça.
- Derek…
Mais Derek n'entendait pas, n'écoutait pas. Il attendait encore une fois que Stiles le supplie.
- S'il te plait, je ne tiens plus. Derek…
Derek se recula soudain, se leva et se débarrassa de son tee-shirt, de son jean et de son boxer dans un mouvement rapide et souple dévoilant un corps parfait, musclé, halé, à damner un Saint. Il était vraiment beau à regarder, pensait Stiles dévorant des yeux le corps de l'alpha. Avec ou sans vêtements il était carrément sexy. Chaque centimètre carré de sa peau était sublime, c'était un crime. D'un simple regard, le loup indiqua à Stiles de se déshabiller ce qu'il entreprit bien vite au vue de ses prunelles grièvement lubriques.
Le souffle lui manqua quand Derek s'allongea sur lui de tout son long ses lèvres descendant en piqué sur sa bouche entrouverte. Il l'embrassa, violemment. Leurs dents s'entrechoquèrent brièvement puis sa langue pénétra sa bouche. Le désir explosa dans tout son corps et Stiles lui rendit son baiser, se mettant au diapason de sa ferveur. Derek grogna, un râle venant du plus fond de sa gorge, bas et sexy qui résonna en lui tandis que sa main descendait le long de son corps jusqu'en haut de sa cuisse ses doigts s'enfonçant dans sa chair.
Peau contre peau, la bouche affamée de Derek réclamait la langue de Stiles avec voracité et emportement. Il tentait de dominer les débordements de son corps et de retrouver un équilibre mais l'odeur de l'humain, sa sueur, sa débauche, le parfum de son sexe, tout en lui respirait le désir impétueux d'être possédé.
Alors que les mains de Stiles s'enroulaient autour de la taille de l'alpha, ce dernier se redressa puis glissa le long de son corps, sa tête finissant sa course dans l'entrejambe de sa victime.
- Hein ? Derek, non attends, qu'est-ce que tu fais ? Demanda anxieusement Stiles posant ses mains sur la tête du loup pour l'arrêter.
- Arrête de gigoter, gronda l'alpha lui écartant les cuisses.
- Je suis pas sur que…aaahh !
Sans l'écouter Derek empoigna fermement son sexe, déposa un baiser sur le gland gorgé de sang, le lapa furieusement et le prit dans sa bouche faisant tourner sa langue autour de sa verge avant de la sucer franchement. Dans une convulsion indomptable, Stiles gémit et avança d'instinct le bassin pour s'enfoncer davantage entre ses lèvres. Bordel que c'était bon ! Jamais auparavant il n'avait connu un tel moment d'exaltation. La réalité s'effaça le condamnant à la seule pensée de la langue du loup léchant et avalant sa fierté. Il n'était plus qu'une boule de nerf, gémissant et se tortillant sous les assauts de Derek. Il le suçait tant et si bien, ses mains griffant ses cuisses laissant des trainées de sang, qu'il perdait la tête. Il soupirait, répétant inlassablement le nom de son loup dans un halètement qui faisait bouillir le sang de Derek le poussant à le sucer toujours plus fort. Il titilla ses boules d'une main, les malaxa pendant qu'il passait son autre main sous ses fesses afin d'introduire un doigt dans l'anneau de chair. Surpris par ce corps étranger, Stiles chercha à s'extraire mais le grognement de Derek l'en dissuada. Encouragé par les coups de langue destructeurs sur son membre endolori de plaisir, il accepta très vite la présence de ce doigt plongé en lui.
Le corps de Stiles se préparait, empêtré dans un mélange enivrant d'anticipation folle et d'excitation. Derek introduisit un second doigt décrivant des cercles dans une lenteur exquise. Il le taquina longuement jouant sur les deux tableaux. Les mains de l'humain s'agrippèrent aux draps gémissant comme un damné, sa tête roulant de chaque côté, ses jambes s'enroulant autour des fesses du loup.
- J'en peux plus…
Son corps se tordait, se crispait.
- Bon sang, arrête, c'est trop, arrête !
Il allait exploser, jouir dans bouche. Dans une dernière aspiration lente et savoureuse, Derek abandonna le membre martyrisé retirant ses doigts. Silencieux, dominant, il parcourra de ses yeux sauvages le corps luisant et torturé de Stiles qui prenait la couleur d'une pivoine bien mûre. Inconsciemment, il se lécha les lèvres comme une invitation à toujours plus de luxure. Le regard du loup posé sur lui le rendait fou, incroyablement désirable. Il n'était plus que chair frémissante demandant à être mangé, consumé, maltraité.
- Derek !
Sa voix était suppliante, tremblante. Elle quémandait la présence de ce corps tentateur à ses côtés, le besoin de ses mains sur lui, de sa langue dans sa bouche, de sa fierté en lui, le prenant, le possédant, le déchirant, lui arrachant des hurlements de volupté dans un mélange de débauche et d'ivresse.
L'alpha lui attrapa les mains et le tira à lui le faisant s'asseoir. Le souffle court, Stiles s'accrocha à ses bras pendant que Derek prenait sa tête entre ses mains pour l'embrasser fougueusement comme s'il lui adressait sa dernière prière, son dernier serment. Un baiser étourdissant dévoilant ses futures intentions.
- Maintenant, je vais te prendre, susurra le loup à son oreille.
Stiles ne répondit pas tout de suite, bouleversé. Il prit une grande inspiration puis ancra son regard dans les pupilles luxuriantes de Derek.
- Je suis prêt.
- Allonge-toi !
Stiles s'exécuta regardant avec appréhension et excitation Derek enduire ses doigts de salive. Il les porta à l'entrée de ses fesses qu'il écarta doucement l'obligeant à accepter ce corps étranger. Il les bougea d'abord doucement attentif aux moindres réactions de son amant, puis les enfonçant au plus profond de lui, leur fit entamer une danse connue de lui seule qui savait mettre Stiles dans tous ses états. De son autre main, il caressait sa fierté détournant son attention de la douleur.
- J'ai envie de te toucher, implora le jeune homme.
- Pas encore.
Subir les savoureuses tortures infligées par les mains expertes de Derek était une chose, mais il ressentait cet impétueux et persécuteur désir de le palper à son tour, de rouler ses doigts sur sa peau, le griffer, faire courir ses lèvres sur son torse, emprisonner son corps dans ses bras.
- Prend-moi ! Derek, prend-moi !
Guidé par la voix chevrotante et mendiante de l'humain, Derek retira ses doigts et plaça son érection contre l'entrée dilatée, consciencieusement préparée. Il brûlait d'impatience de le posséder, de le faire sien, mais il avait besoin de toute sa concentration pour se maitriser, pour ne pas le déchirer. Son loup cherchait à la dominer, il grognait de mécontentement, mais il se refusait à infliger une douleur sans précédent à Stiles qui le contemplait de ses yeux emplis de crainte.
- Je vais entrer, l'avertit Derek. Tu pourrais avoir mal.
Stiles inspira puis expira.
- D'accord. Fais-le !
Lentement, délicatement, légèrement, il s'enfonça par petits à coups, se pencha pour déposer un baiser sur la poitrine de l'humain puis s'empara de ses lèvres, désireux de détourner son attention. Les bras de Stiles s'enroulèrent autour de sa nuque approfondissant leur baiser. Il ne ressentait aucune douleur, Derek était si doux. C'était incroyable ! Lui qui n'était que force et puissance, cachant une bête endormie, il pouvait se montrer étonnamment tendre.
Derek s'introduisait lentement, le remplissant tout entier. Quand il fut totalement entré, il cessa de bouger un instant laissant à Stiles le temps de s'y faire puis attrapant fermement ses hanches, il se retira et s'enfonça à nouveau brutalement. Stiles cria, Derek s'immobilisa un moment.
- Encore ?
- Oui… ça va
Un gémissement rauque s'échappa de sa gorge, il se retira encore une fois, puis s'enfonça à nouveau, répétant ce mouvement encore et encore, lentement, volontairement, à un rythme éprouvant, brutal, divin. Il prenait enfin son corps, le possédant totalement et Stiles ne pensait plus qu'à lui. Sa magie était puissante et toxique. Il était comme le papillon prit dans ses filets, incapable de quoi que ce soit et ne désirant pas s'échapper. Ses mains glissaient le long du dos de l'alpha, le griffant inconsciemment, son érection frottant contre son ventre alors que Derek l'emmenait toujours plus loin dans les méandres du désir, l'embrassant follement. Il mordillait la peau de son cou, le suçotait, le marquant de sa bouche alors qu'il passait une main sous ses fesses pour le surélever l'obligeant à recevoir des coups de rein de plus en plus secs, rapprochés et brutaux. Il n'avait plus aucun contrôle, il était dominé par sa passion, son désir, par la force impérieuse de le dévorer.
Ses yeux intenses et électriques brulaient d'appétence et d'une folie furieuse.
- Putain Stiles, mais qu'est-ce que tu me fais ? Chuchota le loup affamé plongeant à nouveau sa langue dans sa bouche.
Stiles répondit à son baiser, ivre de la sensation délicieuse de le sentir au plus profond de lui.
- Je t'aime Derek !
Le loup gémit comme si ses mots chuchotés lui faisaient mal.
Le silence était uniquement troublé par leurs souffles mêlés tandis que Derek reprenait le contrôle, son bassin ondulant dans un mouvement contrôlé, délicieux. Sa main s'enroula à nouveau autour de l'érection de Stiles lui accordant le même rythme, le même châtiment, le torturant de ses doigts fermes et habiles.
Au bout ce qui leur parut une éternité de bonheur, Stiles capitula et explosa dans un orgasme puissant à vous emporter l'âme, le laissant vidé et s'en force. Il fut vaguement conscient que Derek jouissait lui aussi, ses doigts s'enfonçant dans ses hanches. Puis il s'immobilisa et s'écroula sur lui dans un dernier baiser.
Dans un silence chaleureux et apprécié, soulagés, grisés de bonheur, leur deux corps en extase, Derek et Stiles essayaient de reprendre leur souffle, serrés l'un contre l'autre. Ils avaient vaguement conscience de la réalité, enfermés dans une bulle de torpeur, le temps s'écoulant à une vitesse molle.
Dans une dernière étreinte, Derek se retira et roula sur le côté emportant l'humain avec lui. Ce dernier posa sa tête sur le torse humide de sueur de son loup, un doux sourire flottant sur ses lèvres. Stiles aurait voulu parler, dire quelque chose, n'importe quoi mais il craignait de mettre l'alpha en colère et de rompre la magie. Alors, il ferma les yeux, ivre de félicité repoussant très loin de lui l'ombre qui planait au dessus de sa tête se refusant à y penser.
Ce fut Derek qui brisa le silence répondant ainsi à ses peurs inavouées.
- Ne pense pas que j'en ai fini avec toi, menaça le loup de sa voix grave. Tu paieras pour le restant de ta vie le fait de m'avoir réveillé à sept heures du mat.
Stiles se raidit contre son torse et Derek resserra son étreinte. Était-ce une menace, une promesse ?
- Tes lèvres ont le goût du fruit défendu, maintenant que j'y ai gouté, je ne pourrais plus jamais m'en passer.
Derek sourit en entendant le cœur de l'humain s'emballer, se lançant dans une série de pirouettes acrobatiques. Il se redressa, releva la tête de Stiles et posa ses lèvres sur les siennes déclenchant un nouveau désir. Quand il ancra ses prunelles dans la couleur chocolat, il y lut la plus belle des réponses.
- Je t'aime Derek !
Le loup ferma les yeux s'imprégnant de ses aveux, de ses mots doux. Il n'avait aucune idée du chemin qu'il empruntait, mais il était certain que ce serait une route semée d'embuches et de dangers. Mais il protégerait l'humain au péril de sa vie, toujours.
Un bonheur tortueux les attendait, mais qu'importait, le loup avait trouvé son compagnon.
J'avoue que la conclusion est très rapide voir peut-être bâclée, mais ne m'en voulait pas trop SVP.
