Blabla de l'auteur:
Et voilà un nouveau chapitre bien plus long que les six précédents.
Chapitre 7 : Où la discorde apparaît et où Tara disparaît :
Moineaux, Fabrice et Fafnir étaient tous les trois assis sur un des lits de l'infirmerie et ils observaient les deux jeunes hommes allongeaient dans les lits en face d'eux.
Robin et Cal avaient beau avoir subi des reparus et ne plus présenter aucune trace de blessures les trois amis avaient encore en tête la vision de leur deux corps entremêlés, de leurs poings frappants et de leurs bouches hurlants. Il y avait encore quelque mois les deux jeunes hommes étaient amis mais depuis qu'ils s'étaient engagés dans une lutte pour le cœur de Tara leur relation c'était dégradée mais ne pouvait laisser présager qu'ils allaient en venir aux mains.
Fabrice se décida enfin à poser la question que tous avaient sur le bout des lèvres :
« Vous avez une idée de ce qui leur a pris ? Ils ne s'entendaient plus très bien d'accord mais pas au point de se battre.
-Je ne sais pas, murmura Moineau, Peut-être du nouveau dans leur relation avec Tara ? Elle a peut être choisi l'un deux.
-Ou alors c'est la faute de cette enfant, avança Fafnir, Elle n'apporte que des mauvaises nouvelles. »
Avant que quiconque ait pu répondre quoi que ce soit, l'effet de la potion donnée par le chaman se dissipa et Cal et Robin reprirent conscience en poussant un grognement. Après un moment de flottement ils se redressèrent, se regardèrent et durent juger que la personne en face d'eux ne représenter plus un danger immédiat car ils se rallongèrent au plus grand soulagement de Moineaux qui n'aimait pas les bagarres, enfin pas sous sa forme humaine.
« Ce n'est pas pour vous ennuyer mais es ce que ça vous dérangerez de nous dire ce qui vous a pris ? Interrogea Fafnir, qui, si elle aimait les grosses bagarres, aimait moins quand ses amis s'entretuaient.
-Ce n'est rien, répondit Robin sûr de lui, Juste Cal qui fait une montagne d'un rien.
-Un rien ? Un rien ? Tu as embrassé ma petite amie ! Tu l'as tripoté ! Tu l'as touché ! s'écria Cal, bouillonnant de colère.
-Et elle était parfaitement d'accord ! Je ne l'aie pas forcé, elle m'aime.
-La ferme ! Si tu l'approche encore une fois tu…
-Je…compléta Robin, Tu veux me faire quoi ? Je suis plus fort que toi et sûrement bien plus doué avec mes petites amies vu que Tara est venus chercher du réconfort dans mes bras. »
Cal bondit de son lit, Robin fit de même et ils auraient recommencé à s'étriper si Moineaux, sous sa forme de bête, ne les avaient brusquement écarté l'un de l'autre. Fabrice, sous sa forme de loup-garou eut la judicieuse idée proposer d'aller chercher Tara pour que ses prétendants règlent le problème avec elle. Ce n'était pas que les histoires de cœur de ses amis l'indifférait, non, juste que la sienne avait été tellement compliqué qu'il faisait désormais une sérieuse allergie aux problèmes de couple. C'est donc en courant qu'il sortit de l'infirmerie, laissant sa petite amie et Fafnir se débrouiller avec les deux jeunes hommes. Chose très courageuse de sa part.
De son côté Mara était un peu désemparée, en théorie elle savait s'occuper d'une enfant, mais en pratique… Que fallait-il faire quand une enfant lui demandait des nouvelles de personnes qu'elle ne connaissait pas ? Et que répondre à la question : « pourquoi maman elle est triste ? ».
Car Aria ne faisait que cela depuis un bon bout de temps, elle lui posait des questions, pleins de questions, toute sorte de question et à certaine Mara ne savait pas quoi répondre.
« Je…Ecoute Aria, je ne sais pas pourquoi j'ai hurlé sur le prince de…heu de je ne sais plus où, et ce en plein conseil des ministres, répondit Mara, excédé par une énième question, Tout cela se passe dans le futur et là nous sommes dans le présent, d'accord ? »
La fillette eut l'air un peu perdu mais finalement elle hocha affirmativement la tête et demanda une part de tarte à la pomme, avec de la chantilly et du caramel, comme lui faisait sa maman. Mara ne put s'empêcher de glousser en imaginant Tara aux fourneaux, aux ordres de sa fille de trois ans. Aria la dévisagea l'air de se dire « ils sont tous timbrés ses adultes ».
C'est le pas léger et le sourire aux lèvres et sa nièce dans les bras que Mara prit le chemin des cuisines. Cette enfant avait beau venir de loin et apporter de mauvaises nouvelles Mara commençait vraiment à l'apprécier, elle apportait une touche de candeur et de légèreté à ce palais devenus beaucoup trop sérieux.
Un Fabrice essoufflé surgit soudain devant elle et elle n'eut pas le temps de lui demander où il courrait qu'il l'avait saisi par les épaules et lui avait dit de filer à l'infirmerie et presto, que lui aller chercher Tara.
Un peu surprise par l'urgence dans la voix du loup Mara expliqua à sa nièce que l'opération tarte aux pommes était reportée à plus tard, qu'elles devaient d'abord aller voir des gens à l'infirmerie. La fillette fit la moue et durant un instant Mara craignit qu'elle se mette à pleurer mais il n'en fut rien, elle se contenta de bouder tout le reste du chemin. Lorsque que la jeune femme poussa la porte de l'infirmerie, elle s'attendait l'impression de débarquer en zone de guerre, mais non, la pièce était calme, trop calme.
Elle vit Cal et Robin, chacun assit sur un lit, qui affichaient une mine entre la bouderie et la colère tandis que Moineaux leur parlait et que Fafnir les observait. Mara eut un léger raclement de gorge, ce qui eut pour effet de faire sursauter toute les personnes présentes dans la pièce, à croire qu'elle avait joué d'un gros instrument très bruyant.
« Heu…Salut, lança Mara qui avait la sensation d'arriver comme un cheveu sur la soupe, Fabrice m'a dit qu'il y avait eu un problème. Vous avez été blessé ? demanda-t-elle à l'adresse des deux jeunes hommes même si elle avait une petite idée de ce qui se passait.
-Je ne sais pas moi, cracha Cal, Tu n'as qu'à demander à Robin !
-A parce que maintenant c'est de ma faute, gronda le demi elfe, Ce n'est pourtant pas moi qui a porté le premier coup.
-Normal tu es trop valeureux pour cela, ou trop lâche selon le point de vu. »
Robin s'étouffa de rage et répondit par une autre pique bien senti puis Cal fit de même, et Robin recommença etc…etc… Cela aurait pu durer très longtemps si Aria ne s'était pas sauvé des bras de sa tante pour se planter devant Robin, les mains sur les hanches :
« Pourquoi Cal il a dit que tu mangeais la bouche de maman ? C'est pas bien de manger les autres et les taper non plus c'est pas bien. Pourquoi Cal il a dit que tu voulais la taper (enfin Cal avait dit se la taper, mais bon c'est une enfant, elle ne comprend pas tout) ? Tu as voulu faire du mal à maman, je t'aime plus ! »
Et sur ces paroles elle sauta sur Cal et lui fit un câlin parce qu'il ne devait pas être triste que sa maman allait bien. Fafnir réprima un rire et se dit que, finalement, cette enfant n'était peut-être pas maléfique. Moineaux aussi laissa planer un sourire sur ses lèvres et Cal avait la bouche fendu d'une oreille à l'autre. Lui 1 Robin 0. Ce dernier aurait bien voulu expliquer à l'enfant que manger la bouche voulais dire embrasser mais que dire pour taper ? Il se voyait mal expliquer à cette gosse que ce ne sont pas les cigognes qui apportent les bébés. Il poussa un grognement. Mara n'était pas plus joyeuse, si l'enfant appréciait Cal, cela signifiait qu'il allait se rapprocher de Tara et donc s'éloigner d'elle. Bon autant tenter le tout pour le tout.
Mara se rapprocha de Cal et passa un bras autour de ses épaules en disant d'une voix compatissante et pleine de regret:
« Je crois que notre resto tombe à l'eau. C'est dommage mais il faut que tu te reposes. »
« Et je suis volontaire pour te faire tout plein de bisous magiques, ajouta-t-elle en pensée. »
Et elle lova sa tête dans le coup du Voleur qui la prit dans ses bras, enfin dans son bras car l'autre était occupé par Aria. La même petite voix qui lui avait fait remarquer que Mara était désirable refie surface et lui murmura que la jeune fille était vraiment tactile, et que son corps présentait des courbes merveilleuses ainsi que…
« Qu'es ce que tu m'as fait ? Hurla Cal, en s'éloignant aussi vite qu'il put de Mara, Tu as utilisé un sort d'attirance c'est ça ? Ou une potion ? Répond moi ? »
Le jeune homme saisit Mara par les épaules et la secoua comme un prunier en lui hurlant de défaire de le sort, qu'elle était aussi attirante qu'une plante en pot, qu'il aimait Tara et qu'elle devait défaire le sort (quoi, il l'a déjà dit ?).
Stupéfait le MagicGang observaient Cal en se disant que ce dernier avait vraiment pété les plombs puis Robin vint en aide à Mara qui semblait vraiment sous le choc.
« Laisse la Cal, elle n'a rien à voir avec ça.
-Ah oui ? Et comment tu le sais ? Tu…Tu l'as aidé, c'est ça ? C'est une autre de tes conquêtes ?
-Cal, protesta Moineaux, Robin a beau être un elfe il ne saute pas sur tout ce qui bouge, tu le sais très bien.
-Ce n'est pas un elfe, cracha Cal, ce n'est qu'un demi ! Et tu peux parler madame qui c'est fiancée sous le coup de l'alcool. »
Moineaux vira au rouge tant sous l'effet de la honte que de la colère et se transforma en Bête, tandis que Robin et Cal continuaient de s'insulter et que Fafnir et Mara tentaient tant bien que mal de calmer tout le monde. Aucun des jeunes adultes ne faisaient attention à Aria, sinon ils auraient remarqué son sourie un brin machiavélique.
Fabrice, inconscient des évènements de l'infirmerie, se précipita dans la salle principale de la suite de son amie et cria son nom. Aucune réponse. Il fit donc le tour de chaque pièce, fouilla chaques recoins et du se rendre à l'évidence. Tara n'était pas là, elle avait (encore) disparue. Il allait sortir de la suite quand il aperçut un morceau de papier sous la table basse. Curieux, il s'en saisit et lut le texte qui y était inscrit.
« Oh mon dieu, murmura-t-il, les yeux pleins d'anxiété, Faite qu'elle ne soit pas… »
Sans finir sa phrase, il fila hors de la suite et arriva à l'infirmerie en même temps que l'Impératrice qui avait encore l'air en pétard.
Cette dernière en avait marre, de son poste, de son ventre plat, des démons, de tout. Depuis la déclaration d'Aria elle n'avait pas eu une minute de répit, à chaque instant son esprit était empoisonné par des images de son bébé mort. Serrant les dents, elle fit signe au jeune loup d'entrer en premier puis le suivit.
Le seul mot qui pouvait décrire l'infirmerie était : champ de bataille. Devant leurs yeux effarés l'Impératrice et Fabrice virent Mara giflait Moineaux avec force tandis que Fafnir, Robin et Cal se hurlaient dessus et qu'Aria sanglotait, roulé en boule par terre les mains sur les oreilles.
« Stop ! Hurla l'Impératrice, Mais par Gélisor qu'es ce qui vous prend tous ? D'abord le ministre des finances avec sa campagne de pub loufoque, ensuite les cuisiniers et leur plat exotique et immangeables et maintenant vous ! Mais dites-moi que je rêve ? »
Le MagicGang (moins Fabrice) regarda l'Impératrice, puis ils se regardèrent, un peu comme s'ils ne comprenaient pas vraiment ce qu'il venait de se passer. Et c'était la vérité, ils ne comprenaient pas, d'habitude quand ils se disputaient entre eux il y en avait toujours un pour désamorcer le conflit mais là ils s'étaient monté les uns contre les autres.
« Alors, s'impatienta la tante de Tara, J'attends. Que s'est-il passé ? »
Tous se regardèrent, cherchant un moyen d'expliquer quand soudain un reniflement s'éleva dans le silence et qu'une petite voix parla. Aria, ils l'avaient tous complètement oublié.
« C'est Robin et Cal. Cal il a tapé Robin parce que Robin il a mangé maman et il a voulu la taper. Et après Tata Mara elle a fait un câlin à Cal et il a crié que Tata Mara lui avait jeté un sort. Et il a dit que Robin n'était qu'un demi et que Tata Moineaux s'était fiancée parce qu'elle était saoule. Et après tout le monde à crier. »
L'enfant termina ce discours par un autre reniflement et un poignant « je veux ma maman. ». Aussitôt Moineaux la prit dans ses bras et lui dit que sa maman allait bientôt être la que Fabrice était allé la chercher.
« Heu, bah justement, il semblerait qu'il y ai un problème. »
Et sans un mot il tendit la lettre à sa petite amie, qui la passa à Fafnir qui la passa à Robin qui la passa à Mara, qui lui dit qu'elle l'avait lu. La lettre termina donc entre les mains de l'Impératrice qui hoqueta de surprise en la lisant.
« Ce n'est pas possible. D'abord moi et ensuite Tara, un sanglot monta dans sa gorge mais elle le réprima, après tout elle était l'Impératrice, elle devait être forte, Il faut absolument la retrouver avant…
-Justement, je pense savoir ou la trouver, assura Fabrice, mais il va falloir que nous allions sur Terre, à Targon. »
Tout le monde le regarda, surprit puis hocha la tête, après tout, personne ne savait où elle pouvait bien être alors autant suivre Fabrice. S'en suivit alors un lourd silence rompu encore une fois par Aria :
« Tata Mara, je pourrais avoir ma tarte aux pommes maintenant ? »
Targon, Terre :
Assise sur un rocher surplombant un torrent, une jeune femme aux longs cheveux blonds laissait pendre ses jambes dans le vide, les balançant de manière mécanique. Son regard était absorbé par l'eau en contrebas tandis que son buste s'inclinait de plus en plus.
Sauter ou ne pas sauter, telle est la question.
Alors? Sautera ou sautera pas? A t-on perdu notre Tara? N'hésitez pas à me laisser votre avis, ça ne coûte rien. Comme se sont les vacances je posterais surement deux chapitres par semaines. Voila, à la semaines prochaine!
