Blabla de l'auteur:

Et voici le dernier chapitre qui à tant tardé. Vous allez enfin avoir des réponses. Qui est vraiment Aria? Qu'elle est le plan diabolique de Magister? Réponse dans ce chapitre!

Merci pour les reviews, n'hésitez pas à m'en laisser d'autre et bonne lecture!


Chapitre 13 :

« Madame M'angil ? Monsieur M'angil ? Hou hou, ya quelqu'un ? hasarda Mara, mais seul l'écho de sa voix lui répondit. »

La lumière de l'entrée était éteinte, la maison semblait vide, Mara s'apprêtait à partir vers leur seconde maison, au Lancovit quand elle entendit un sanglot venant d'en haut, puis un cri :

« Dégagez de chez moi ! Et ne remettez jamais plus les pieds ici ou je vous étripe ! Et emportez cette enfant du diable ! »

Hum, ça c'était T'andilus M'angil, et il avait l'air furieux. Comme quoi la réputation des elfes était à la hauteur. Des pas précipités se firent entendre puis Mara vit surgir trois gardes et un chaman teant Aria dans ses bras. Ils avaient l'ai terrorisés, les pauvres.

« Votre…Votre Altesse, si j'étais vous je ne resterais pas là. Maître M'angil est furieux. Ne montez pas, vous allez être blessé. »

La jeune fille balaya de la main ces conseils et s'engagea dans l'escalier mais dès que le père de Robin il lui hurla de fiche le camp. Tout de suite. Ce qu'elle fit, elle n'était pas assez folle pour défier un elfe en colère. Mara arracha Aria des mains du chaman et fila vers Omois.

Physiquement Tara n'avait pas changée, elle avait toujours les mêmes cheveux blonds noircis par la suie, les mêmes yeux bleus marines mais ils avaient perdus leur éclat, la même beauté d'ange, mais désormais elle était si triste que c'était une beauté d'ange déchu.

Ces trois amis ne savaient que faire, que dire. Face à la colère, à la peur, à la frustration ils savaient comment réagir mais là c'était un mur d'indifférence qui se dressait devant eux. A l'intérieur elle était triste, bien sûr, mais opposé au monde un masque de froideur.

« Tara, c'est moi, Moineaux. Fabrice et Fafnir sont là aussi. Tu m'entends? Mara est allé chercher ta fille chez Robin, elle… »

Au nom de son ancien amour la statue prit vie, ses traits devinrent fous, ses yeux se révulsèrent, sa bouche se tordit en un rictus et laissa échapper un hurlement de bête. Moineaux, qui se tenait près d'elle, sauta vers l'arrière, s'éloignant de sa meilleure amie, la peur au ventre. Fabrice réagi de manière instinctive en se plaçant devant sa petite amie. Et il eut honte, Tara n'était pas dangereuse, c'était son amie, sa meilleure amie. Fafnir, plus pragmatique, appuya sur le bouton pour appeler le chaman et essaya de faire comme si Tara n'avait pas l'air d'une folle furieuse.

Le chaman arriva à la vitesse de l'éclair, analysa la situation en un clin d'œil et jeta un sort tranquillisant. Aussitôt Tara retomba sur le lit, poupée de chiffon molle, on aurait dit une marionnette à laquelle on aurait coupé les fils.

« Je ne voudrais paraître insensible en vous disant ça mais il faudrait peut-être songer à qui va lui succéder sur le trône car l'empire ne va pas se gouverner tout seul, dit le chaman d'une voix très professionnelle. »

Les trois amis, ivres de chagrin, se regardèrent, ils n'avaient pas pensé à cela, en fait, ils s'en fichaient comme de leur première chaussette. Leurs amis étaient morts, Tara était, d'une certaine manière, mortes elles aussi, alors ils se moquaient de qui monterait sur le trône.

« Désolé, je n'aurais pas dû vous demander ça. Elle va mettre un certain temps à se réveiller, voulez-vous que je vous emmène voir les autres. Pour que vous puissiez leur dire au revoir. Proposa le chaman, tout de même sensible à la détresse humaine. »

Moineaux essuya son nez avec sa manche (oui, cela manquait totalement de classe et de savoir-vivre mais elle sans fichait) et acquiesça même si elle ne savait pas si elle allait tenir le coup. Fabrice et Fafnir hochèrent également la tête et, après avoir embrassé Tara, la petite troupe se mit en route, direction la morgue.

La naine rousse frissonna, elle détestait cet endroit, tout était trop blanc, trop étincelant, trop mort. Cela ressemblait à un autre monde. Elle passa nerveuse sa main dans la fourrure de son familier qui était de son avis, cet endroit lui fichait le bourbon.

Sur deux tables en inox, deux silhouettes recouvertes d'un même drap blanc, l'une un peu plus grand que l'autre. Solennellement, le chaman releva le drap et découvrit les deux corps jusqu'à mi- poitrine.

Les deux jeunes hommes étaient les mêmes que dans leur souvenir, même leurs teints étaient identique et ils portaient leur plus beau atout. L'embaumeur avait vraiment fait un beau, et rapide, travail.

Durant près d'une demi-heure, il y eut une effusion de larmes de la part de tous, même de Fafnir. Ils parlèrent au Voleur et au demi-elfe comme s'ils étaient toujours là, comme s'ils n'étaient jamais morts. Fabrice se surprit même à supplier les deux cadavres de revenir. A bout de force, les yeux secs et rouges, le loup, la naine et la Bête finirent par remonter, leurs cœurs blessés à jamais.

Dans sa suite Tara était réveillée, son corps avait retrouvé un peu de sa tonicité mais son expression rester vide, elle ne bougeait pas, ne pensait pas… Elle n'était qu'une coquille vide, son esprit battant définitivement la campagne.

Elle ne vit même pas ses meilleurs amis rentrer, elle ne senti pas l'arôme du chocolat, du pain et des autres denrées qui composaient le petit déjeuner apporté par le chaman. Elle ne réagit pas lorsque Moineaux la prit dans ses bras. Elle était là mais sans l'être vraiment.

Lorsque Mara entra dans le box individuel de Tara elle eut un choc et son esprit refusa d'y croire, elle était dans un cauchemar, c'était obligé. Cette poupée sans vie ne pouvait être sa sœur et ses trois zombis tristes comme la pierre et fatigué comme le monde ne pouvaient être Fabrice, Moineaux et Fafnir, c'était impossible, ça ne pouvait pas se terminer comme ça.

Ce fut finalement Aria qui brisa le silence et ramena la vie dans la petite pièce en sautant des bras de sa tante et en se jetant dans ceux de sa mère.

« Maman ! »

Ce cri suffit à faire revivre Tara, elle prit sa fille dans ses bras et, d'une voix vide, mécanique, lui demanda si ça aller. S'en suivi alors un dialogue entre une Aria enjoué et une Tara qui aurait pu passer pour un robot.

La jeune fille parlait, bougeait, mais ces amies et sa sœur n'étaient pas dupe, ce n'était pas, et ce ne serait jamais plus la vraie Tara. Elle était perdue, à jamais.

Soudain Mara senti quelque chose se manifestait au fond d'elle et sa bouche s'ouvrit presque sans son autorisation :

« Je vais monter sur le trône. C'est ce qu'Aria a dit qu'il se passerait dans le futur et je suis la seule candidate, Jar n'est plus trop chaud pour le poste, trop dangereux d'après lui. Je serais donc l'Impératrice d'Omois !»

Si Magister n'avait pas été lui, il aurait probablement entamée une danse de la joie, mais comme il était l'impassible Magister il se contenta d'un sourire. Un sourire caché sous son masque, bien sûr.

Ça n'avait pas été simple, ça avait nécessité de longue année de préparation mais maintenant c'était fait, il était le maître d'Omois.

Il se remémora alors son plan, doucement, comme un gâteau qu'on déguste doucement.

D'abord il y avait eu ce changelin avide de contacte maternel (ce que Magister n'expliquait pas). Ensuite le début du plan et ses paroles mielleuses :

« Change-toi en une petite fille blonde, ressemblant assez à Tara Duncan pour que tu puisses passer pour sa fille. Obéi moi et, quand j'aurais gagné tu pourrais passer beaucoup de temps auprès d'elle, comme sa fille. Tu auras enfin une maman. »

Une fois la créature charmée, Magister avait inventé de toute pièce un passé vraisemblable mais sombre et avait ordonné au changelin de semer la zizanie dans le groupe : en préférant Cal, puis Robin, en annonçant de sinistres nouvelles… Ainsi il avait plongé L'Impératrice dans un sombre chagrin avant de faire assassiner son cher et tendre et son bébé dans une fausse manifestation. Le suicide, à ce moment-là, n'avait plus était qu'une question d'heure. Il s'était aussi arrangé pour que le loup et la Bête soit trop enfoncé dans leur bonheur d'avoir un enfant dans le futur pour qu'il ne remarque rien et ne réfléchisse pas trop. Enfin il avait fait en sorte que Robin se rapproche de Tara et que le Voleur les découvre au mauvais (ou bon de son point de vue) moment.

De l'amour, des suicides, une destinée qui rattrape les héros….Il aurait pu écrire des tragédies. Et maintenant…Maintenant Tara Duncan n'était plus un ennuie, ses amis non plus d'ailleurs et Mara…

Mara était sous son contrôle, le sort qu'il avait jeté lui permettant de voir par ses yeux, de parler par sa bouche…Elle était son pantin, pour le reste de sa vie. Il pourrait donc gouverner l'Empire à travers une gamine, sans se dévoiler ni craindre une révolution.

Magister se frotta les mains l'une contre l'autre. Pour la première fois depuis longtemps il se sentait joyeux.

Une semaine plus tard :

Habillé des couleurs d'Omois, belle et triste, Mara regardait la foule en face d'elle, ses sujets. Elle esquissa un sourire mais au fond delle elle pleurait. La jeune fille pensait à sa sœur, Tara, envoyait sur Terre, dans une jolie maison, près de Targon, où elle élevait désormais sa fille. Elle n'était pas redevenue normale, elle restait le même automate vide.

L'esprit ailleurs Mara prononça les paroles rituelles, jurant de veiller sur le peuple, de les protéger des dragons et patati et patata … Des paroles creusent, mais que le peuple souhaitait entendre. Il voulait être rassuré, il voulait croire que la mort de l'Impératrice et la disparition de l'Héritière n'était rien, et pour cela la jeune Mara devait devenir leur impératrice.

Mara senti une couronne se posait sur sa tête, ça y était, elle était l'Impératrice. La seule, l'unique. Devant elle, dans la foule, elle vit un homme sourire, d'un sourire victorieux.

FIN.


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