(j'essaie vraiment vraiment de m'améliorer niveau anglicismes, j'espère que ce chapitre vous plaira !)
« Je suis de retour ! Je vous ai manqués ? Eh oh tout le monde ! »
Evan sauta sur le coté du lit où Blaine se trouvait et il recommença ses blagues de drague sans aucune subtilité, et Blaine y succcomba complètement, il y plongea même. Il rit et de manière joueuse lui donna une tape dans le bras. C'était infernal. Après un moment à prendre sur lui Sam ne put plus supporter leur attitude. Il se leva et à son tour se rendit à la salle de bain.
Une fois enfermé à l'intérieur il parvint à se calmer. Bon sang, il savait bien pourtant comment Evan était avec les garçons. Si Blaine souhaitait se mettre à flirter de la sorte c'était sa décision. Sam ne l'avait jamais vu avec un autre garçon que Kurt, c'était surement ça qui faisait que quelque chose clochait. Mais oui ! Dans son esprit Blaine appartenait exclusivement à Kurt. Certes Sam savait que les deux garçons n'étaient plus ensemble et que Kurt sortait à présent avec quelqu'un d'autre, mais il ne s'était jamais vraiment attardé à réfléchir là-dessus. Il restait des images d'eux deux gravées dans sa mémoire et cela expliquait tout.
Ce serait pas si mal en fin de compte, que Blaine se mette lui aussi à fréquenter quelqu'un d'autre.
Oui, conclut Sam.
Il sortit de la salle de bain. Mais alors qu'il était dans le couloir et approchait de la porte de sa chambre il entendit Blaine glousser. Attendez une minute. Oui. C'était les « gloussements-Kurt ». Et il y avait Evan, qui ne parlait pas. C'était plus qu'étrange, cela n'arrivait presque jamais, sauf lorsque...
Sam, sur la pointe des pieds, se rapprocha et silencieusement passa sa tête par l'entrebaillement de la porte. Il avait deviné juste les deux garçons étaient allongés sur le lit, et s'embrassaient à pleine bouche. Blaine reposait à moitié sur Evan dont une des mains était descendue sur la partie basse de son corps. Wow, cela avait été rapide. A quel point Blaine était-il désespéré ?
Sam n'avait pas pris le temps de trop y penser mais il était possible qu'en réalité il le soit bel et bien. Désespéré. Sa relation avec Kurt était finie depuis longtemps et cela faisait plusieurs mois qu'il était forcé de refouler son béguin pour Sam. Un autre mois était déjà passé depuis que Sam lui avait révélé qu'il avait tout compris. Blaine se comportait toujours en parfait gentleman, bien sur, mais cela devaitt forcément être difficile à vivre pour lui parfois, le fait qu'ils se cotoient à longueur de temps et que Sam lui... eh bien, n'émettait aucune objection à ce qu'ils se touchent, ou passent du temps seul à seul . Peut-être aurait-il du... ?
Blaine gloussa encore, et c'est à ce moment qu'il prononça son prénom. « Sam ». Il n'avait pas rêvé. Ce n'était pas celui d'Evan. Sam instinctivement recula dans le couloir et se convrit la bouche avec ses deux mains.
Mais malheureusement l'image de Evan et Blaine ne voulut pas disparaître. A quoi cela aurait-il ressemblé... si Sam avait choisi d'embrasser Blaine, comme son frère le faisait à présent ? Dieu seul savait combien Blaine lui aurait dit oui facilement. Ou bien s'il était si rapide avec Evan c'était justement parce qu'il était Evan, et non Sam, et qu'ils ne mettaient aucune amitié en danger en agissant ainsi ?
Sam ferma les yeux et se sentit douloureusement envahir par le regret. Le regret que Blaine ait craqué pour lui. Regret d'avoir laissé tomber son meilleur ami. Regret d'avoir secrètement envie de savoir quel effet cela ferait d'embrasser Blaine, d'un point de vue strictement physique.
D'habitude les garçons étaient le domaine de Evan. Sam avait choisi les filles. Cela n'avait jamais été une décision consciente mais juste ainsi que les choses étaient. Aujourd'hui Sam ne saurait même pas dire s'il se serait montré plus curieux avec les garçons, si depuis le début Evan n'avait pas complètement monopolisé le terrain. Ca ne l'empêchait pas toutefois de se sentir un peu curieux, forcément, comme l'était n'importe quel adolescent de son âge. Comment ne pas y songer quand votre meilleur ami vous regardait rêveusement à tellement d'occasions ?
Mais c'était aussi ça le problème. Son meilleur ami. Sam ne ferait jamais rien qui pourrait faire du mal à Blaine. Alors il avait dévelopé une technique qui consistait à chasser toute curiosité, et il agissait simplement de manière normale en laissant se faire les choses, comme si de rien n'était...
Sam sortit de ses pensées et se reconcentra sur la porte, toujours à moitié close. Evan parlait, à voix trop basse pour que ce soit intelligible mais c'était suffisant pour qu'il sache qu'il pouvait maintenant entrer. Alors il le fit.
Le visage de Blaine était encore un peu rouge. Mis à part cela il n'y avait aucun indice laissant sous-entendre ce qui s'était passé Lui et Evan étaient assis et regardaient attentivement l'écran de l'ordinateur.
Sam s'assit à côté de Blaine. Il se racla la gorge.
« Alors... vous avez vu des bellles photos ? »
« Hm, oui, tout à fait », bafouilla Blaine.
Sam releva son regard afin de croiser celui d'Evan, et il sut immédiatement qu'il savait. Il haussa les épaules en un sileucieux « peu importe » et Evan sourit joyeusement. Peut-être en tant que « Merci » ou alors pour lui dire « Blaine embrasse super bien !». Sam ne tenait pas à savoir.
« Bien ! C'est parti pour vendredi soir. Qu'est-ce que vous avez prévu ? Une sortie avec vos amis ? Vous faites quoi tous les deux en temps normal le week-end ? » demanda Evan en fermant l'ordinateur.
Sam caressait d'un air absent le sien, qui était posé sur son oreiller.
« Euh... on ne sort pas très souvent », expliqua-t-il évasivement.
« Oui, on aime bien rester chez nous et regarder des films », ajouta Blaine.
« Qui c'est « on » ? Vous voulez dire que tous les deux ? »
Sam échangea un rapide regard avec Blaine, qui acquiesça en direction de Evan. Celui-ci leva ses sourcils l'air de dire « tiens tiens» et Sam haussa encore discrètement les épaules. Qu'importe à partir de maintenant ce que venait à croire son frère et son cerveau tordu, ce n'était pas vrai.
« Moins il y a de gens et plus c'est silencieux, renchérit Blaine, ne réalisant pas la communication silencieuse des jumeaux. Après une semaine de cours mouvementée j'apprécie vraiment de passer un peu de temps au calme ».
« Et bien, pas ce soir ! Pas ce soir ! Nous sortons ! s'exclama Evan qui fit claquer ses mains et se leva d'un bond. Tu veux me présenter à tes amis qui pensent que je n'existe pas, pas vrai ? »
« Oui... » dit Sam d'un ton hésitant.
« Eh bien sors ton portable et demande où la fête a lieu ce soir ! »
Toujours réticent Sam s'exécuta. Il jeta un rapide coup d'oeil à Blaine et Evan tout en envoyant un texto à Ryder. Ryder n'était jamais au courant de rien de toute manière, alors il lui répondrait qu'il n'y avait rien au programme ce soir et si le sort était en sa faveur ils n'auraient pas à sortir.
Lorsque Sam releva la tête la fois suivante Evan était de nouveau assis sur le lit et disait des mots doux à Blaine, un bras passé autour de son épaule. Mais à cet instant Blaine rencontra le regard de Sam et il s'écarta en piquant un fard (sérieusement Sam ne l'avait jamais vu autant rougir de sa vie, est-ce qu'il était malade ?).
« Hey, pas de malaise. Sam n'a aucun problème avec deux gars qui flirtent. Il m'a vu faire toute mon enfance et ma jeunesse ».
« Et je suis encore traumatisé », répliqua Sam.
« Je... je », commença Blaine avant de fermer sa bouche.
Il adressa un regard d'excuse à Sam.
« C'était une blague. Ca ne me dérange pas », s'empressa de corriger Sam, ne désirant pas que son meilleur ami en déduise que les choses gays le faisaient flipper.
Son téléphone vibra et Sam fut content d'avoir à se concentrer sur autre chose.
« Sammy jaky & marley son la est-ce que vou et blainey venai aussi ? »
« Est-ce que t'es bourré » lui répondit Sam.
« kommen tu l as su »
« Tu me déçois » écrivit Sam, seulement parce que c'était Ryder et que Ryder n'était jamais offensé par rien.
Qunize minutes plus tard ils se tenaient devant la maison de Ryder. Evan insista pour qu'ils fassent une autre farce de jumeaux et il voulut se cacher derrière la porte.
« C'est alors que lui vint une autre idée ».
« Non, tu sais quoi, tu te caches ! Sam tu me dois bien ça ! »
« Quoi ? Je ne te dois rien du tout ! »
« Si tu as une dette ! Noël dernier je n'ai rien dit à maman pour ton mariage avec ta petite amie ».
« Oh ! Mais... c'était il y a une éternité », dit Sam d'un ton bougon.
Mais il s'éclipsa sur le côté et se cacha derrière un buisson. Il regarda Evan sonner à la porte depuis sa cachette. Son jumeau laissa son bras entourer la taille de Blaine et il lui murmura quelque chose dans l'oreille. Pour l'amour de Dieu, est-ce qu'ils avaient besoin de – !
La porte s'ouvrit en grand juste au moment où Blaine se laissait plus aller contre Evan et gloussait (« Kurt-gloussements » putain).
« O-M-G ! Vous avez finalement craqué ! Je le savais, je le savais, Sam, je savais que tu avais ça en toi ! »
L'écho de la voix surexcitée de Ryder se répercutait dans toute la rue.
« Et toutes ces cachotteries que vous faisiez, hm nan, c'était trop évident. On le savait ! Depuis combien de temps ça dure ? Au moins deux mois pas vrai ? ».
C'en était assez. Sam se leva et surgit devant Blaine et son frère, faisant face à Ryder.
« Excuse-moi ? Qu'est-ce que tu savais? Je ne suis pas gay, du tout ! »
Ryder s'interrompit dans son délire et tout d'un coup il devint pâle. Derrière lui apparut Marley, sans doute alertée par ses cris.
« Oh, salut Sam et – qui est-ce ? »
« Oui oui, c'est Evan, mon frère jumeau », dit Sam en faisant un geste vers lui, écourtant les présentations. Il fit son chemin dans la maison sans regarder Ryder. Pourquoi avait-il été si convaincu que lui et Blaine formaient en couple, depuis des mois ? A quoi diable pouvait-il penser lorsqu'il était avec eux en cours dans la journée ?
Jake, Unique et son petit ami (d'après la façon dont il était assis parmi eux avec un bras passé autour d'elle) étaient dans le séjour. Sam fit un rapide bonjour général et alla se prendre un gobelet rouge. Il avait besoin de boire.
« Tu as un putain de frère jumeau », dit encore Ryder, pour ce qui semblait être la centième fois de la soirée.
« Meec, je le sais, je suis né avec lui je te rappelle. Malheureusement en deuxième », grimaça Sam.
Lui et Ryder, la dernière personne ayant un peu de bon sens ici après que Sam l'ait pardonné pour ses commentaires déplacés (ça il l'avait fait après son troisième verre de ponche) avaient trouvé refuge dans la cuisine. Sam redoutait un peu de retourner dans le séjour. Evan et Blaine devenaient de plus en plus à mesure que la soirée s'avançait et ils atteindraient bientôt le point où cela deviendrait intolérable.
C'était tout simplement affreux. Sam n'aurait jamais du permettre que cela arrive.
« Et il veut se faire Blaine. Putain. Blaine ne doit plus toucher terre... » songea tout haut Ryder.
Il regarda Sam, l'air curieux : « Tu n'es pas jaloux ? »
« Mec ! Pour la centième fois je te répète : je ne suis pas gay. Je n'ai pa envie de baiser avec Blaine. Et puis d'ailleurs, tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu ne faisais que crier « j'le savais j'le savais ! » lorsque tu les as vus avec Evan ».
« Euh ». Ryder but une longue gorgée de son verre, qui eut le don de rendre Sam suspicieux. Il rota et haussa les épaules :
« Tout le monde sait que Blaine t'aime bien. Et toi tu ne le rejettes pas. Tu l'encourages plutôt ».
« Je – quoi ? ».
« Quand il reste près de toi tu ne le repousses pas. C'est comme... »
Ryder se rapprocha de Sam et envahit sciemment son espace vital. Son visage n'était qu'à quelques centimètres et Sam pouvant sentir son haleine chargée d'alcool. Instinctivement il le fit s'écarter un peu.
« Tu ne peux pas me le dire d'ici ? »
Mais Ryder se mit à sourire :
« Tu vois ? C'est un réflexe normal. Si Blaine était venu vers toi comme je l'ai fait tu aurais passé tes bras autour de lui et l'aurais rapproché de toi. C'est ce que tu fais tout le temps".
« Eh bien, Blaine est mon meilleur ami. Toi tu es mon ami seulement, c'est pas pareil ».
« Vous avez aussi d'assez longs et intenses échanges de regard. Parfois on a l'impression de ne plus exister lorsqu'on se trouve à côté de vous. Et vous passez toujours vos soirées du weekend ensemble, que ce soit avec ou sans nous. Personne ne demande plus « est-ce que Sam vient ? » ce sera« est-ce que Sam et Blaine seront là ?». Comme si vous formiez un couple », expliqua Ryder avant d'hausser les épaules.
Sam se mordit la lèvre. En colère il remua la tête .
« Qui c'est ce « on » ? Qui pense ça aussi ? »
« Eh bien, principalement Jake et Marley... »
« Idiots », pesta Sam.
Il prit une gorgée de son verre.
« Oh allez, tu ne vas pas me dire que tu ne t'es jamais demandé quel effet ça ferait d'embrasser un garçon, tout le monde se l'est déjà demandé ».
« Oh vraiment ? Et qui voudrais-tu embrasser ? Jake peut-être ? »
Ryder but à son gobelet, encore. Plus la gorgée s'éternisait et plus les yeux de Sam devinrent ronds.
« Impossible ! » s'écria-t-il.
« Ne lui dis pas, ne lui répète jamais ! »
Ryder leva un doigt sous le nez de Sam. Bizarrement cela le fit rire. Il se sentait immensément soulagé. Alors c'était normal !
« Ok c'est promis. Et oui, oui c'est vrai que je me demande souvent ce que ça ferait. Mais ce n'est pas pas trop important finalement. Parce que jamais je pourrais faire ça à Blaine, je ne veux pas lui faire de la peine ».
« Sauf que tu te mets des barrières, et ça ça le fait souffrir ».
« Non. Mettre des barrières sert à le protéger, parce que je sais que je ne pourrai jamais l'aimer en retour ».
« Sauf que c'est déjà le cas ».
Sam rit de bon cœur et secoua la tête. Sur ce point Ryder avait tort. Tellement tort.
« Est-ce qu'on retourne voir nos amis ou bien ? » demanda Ryder.
Sam secoua la tête :
« Pas si Evan et Blaine continuent ».
« Oh, tu t'habitueras à ça, tu sais ».
Ryder porta son verra à sa bouche, les yeux fixés dans le vide. Bien que Sam ait un peu bu il pouvait toujours penser et parvenir à certaines conclusions.
« Ryder ? Est-ce que... est-ce que tu as du t'habituer à quelqu'un qui embrasse quelqu'un d'autre que toi ? »
« Mh. Peut-être », marmonna Ryder.
Sam essaya de ne pas le regarder fixement, mais clairement il échoua.
« Tu es sérieux ? Est-ce que c'est, toujours de Jake dont on parle ? »
« Ne lui dis pas », fut l'unique réponse de Ryder.
Avec empathie Sam posa une main sur son épaule, ne pouvant rien faire d'autre. Il voulut demander quand est-ce que Ryder l'avait réalisé, quand cela avait commencé, est-ce qu'il avait eu des sentiments pour Marley tout ce temps ? Mais les mots ne sortirent pas de sa bouche.
« Je ne le savais pas », dit-il à la place.
« C'est pour ça que toi et Blaine vous devez marcher, geignit Ryder. Que le béguin d'un de nous deux au moins mène à quelque chose ! »
« Ryder, j'étais sérieux tout à l'heure, je n'ai aucun sentiment pour Blaine ! Tout ce que j'ai dit c'était seulement sur le fait d'embrasser un autre garçon ».
Ryder le regarda d'un air peu convaincu, et Sam se sentit obligé d'ajouter :
« Je pourrais tout aussi bien t'embrasser toi. Et puis là on ne ferait de mal à personne pas vrai ? »
« Tu serais très déçu je ne suis pas Blaine ».
Sam rit. Tout ça était tellement ridicule. Pourquoi Ryder était-il si persuadé que Sam en pinçait pour Blaine ? Juste parce que il craquait pour son meilleur ami et ne pouvait pas lui révéler ?
Afin de lui prouver qu'il avait tout faux Sam posa avec détermination son verre sur le plan de travail, et se dirigea vers lui sans réfléchir. Et oui, on pouvait indubitablement mettre ses actes su le compte de l'alcool qui encore une fois faisait ce qu'il savait le mieux faire : rendre les choses sans dessus-dessous.
Les lèvres s'écrasèrent l'une contre l'autre, chaudes et humides. Sam sentit le goût de sucre à la franboise du ponche et une saveur plus générale de garçon. C'est que, embrasser les filles étaient toujours dans une douceur écoeurante, même sans boisson arômatisée aidant. Ryder était le mâle, il avait plus le goût de cèdre, c'était étrange, réellement.
