Et non, vous n'êtes pas en train de rêver, c'est bien un nouveau chapitre. De plus, je suis impardonnable, ça doit faire trois jours que j'ai fini de le taper. Désolé (lol)
Je vous souhaite une BONNE ANNÉE 2007.
Bonne lecture à tous !
Chapitre 5
Remus avait les mains cramponnées à sa portière. Lorsqu'il avait parlé du portoloin qu'ils devaient prendre à Harry, le jeune homme n'avait rien voulu entendre. D'après lui, il allait voir assez de choses étranges, il n'était pas question qu'il commence tout de suite. Harry lui avait demandé s'il y avait un moyen de s'y rendre en voiture. Après avoir trouvé une carte routière et trouver le village moldu le plus près de Pré-au-lard, Remus avait accepté de se rendre à Poudlard en voiture.
Le loup-garou avait déjà été dans une voiture. James adorait ce moyen de transport moldu, ce n'était pas surprenant de retrouver cet amour chez son fils. Par contre, James n'allait pas très vite, contrairement à Harry. Depuis qu'ils étaient sur l'autoroute, la voiture filait à vive allure, et Remus se cramponnait à sa portière – comme si cette action allait le sauver en cas d'accident. La vitesse semblait être l'élément d'Harry.
La route entre Londres et Pré-au-lard prit presque la moitié du temps tellement Harry allait vite. Leur arrivée dans le village sorcier ne passa pas inaperçue, la plupart des sorciers n'ayant presque jamais vu personne arriver par la route. Harry sortit de la voiture et étira ses muscles ankylosés par la longue route. Remus essaya de sortir le plus dignement possible, c'est-à-dire sans s'étaler sur le sol.
Les sorciers commencèrent à sortir de leur commerce pour voir ce qui faisait ce raffut. Il n'y avait que très peu de monde dans le village. L'école n'avait commencé que depuis une semaine, donc les étudiants n'avaient pas encore de sortie. De plus, il était trop tôt pour les clients habituels des deux pubs.
« Vous vous êtes perdus ? » demanda finalement une sorcière
Harry se retourna vers elle et lui fit un sourire. La sorcière rougit devant ce magnifique jeune homme.
« Nous ne sommes pas perdus, Rosemerta » dit Remus qui avait réussi à reprendre contenance et avait fait le tour de l'automobile pour rejoindre Harry.
« Remus, ça fait longtemps que l'on ne t'a pas vu dans le coin. Comment va Sirius ? »
« Il va bien. »
« J'ai tellement été choquée quand j'ai su qu'il n'était pas coupable. Quatorze ans à Azkaban, je ne sais pas comment il a fait pour ne pas perdre la tête. Juste à penser aux détraqueurs, j'ai des frissons… »
Harry regarda les deux sorciers sans vraiment comprendre de quoi ils parlaient. La seule chose qu'il comprit était que le beau brun, qu'il avait vu quatre jours plus tôt, avait été enfermé dans un endroit qui se nommait Azkaban. Il n'avait par contre pas la moindre idée d'où c'était et même de ce que c'était : une prison ou un asile!
« Et vous êtes ? » demanda Rosemerta en scrutant Harry «Je ne crois pas vous avoir déjà vu, pourtant j'oublie rarement un étudiant. »
« Harry Parker, je viens de Vancouver. »
« Vous avez dû étudier à Toronto, on en dit beaucoup de bien. »
« C'est une très bonne école, mais rien comparer à Poudlard. » répondit Harry en souriant
« Vous voulez quelques choses à boire, je vous l'offre » dit Rosemerta en rougissant sous le regard d'Harry.
« Nous sommes attendus par Albus » dit Remus
« Vous viendrais bien me voir avant de partir. » dit Rosemerta en ne regarda qu'Harry.
« Je n'y manquerais pas » dit Harry avant de suivre Remus
Les deux se dirigèrent lentement vers Poudlard. Remus jetait des regards amusés vers Harry. Celui-ci finit par se rendre compte du comportement de l'autre homme.
« Quoi ? »
« Ça ne t'a pas pris longtemps pour mettre Rosemerta dans ta poche. C'est la première fois que je la vois rougir. Et pourtant, James et Sirius étaient bons pour entourlouper les femmes. »
« On m'a élevé en m'apprenant comment plaire. La séduction a toujours fait parti intégrante de ma vie. C'est ce que ça donne d'avoir été élevé dans un bordel. »
« Dans un quoi ? »
Harry lui jeta un regard surpris.
« Un bordel, une maison close, une maison de passe. Un endroit où l'on retrouve plusieurs prostitués. »
« Oh ! »
« Vous ne connaissiez pas ? »
« Les sorciers ne se prostituent pas. C'est un concept complètement moldu. Lily m'avait déjà parlé des prostitués, mais je ne savais pas qu'elles pouvaient se retrouver dans un endroit spécifique. Tu as été élevé dans ce genre d'endroit ! »
« Hum hum… Ma mère adoptive était une prostituée. C'est en se faisant jeté dehors d'une de ses passes qu'elle m'a trouvée. »
« Ce n'est pas un peu malsain d'être élevé dans ce genre d'endroit. »
« Pourquoi ? J'avais une dizaine de femmes qui me traitaient comme leur petit prince. J'ai été aimé et cajolé toute mon enfance. J'ai vu des enfants élevés par leurs parents qui n'ont jamais eu la moitié de ce que j'ai eu. Alors, je crois que ce ne fut pas malsain! »
« Je ne voulais pas t'insulter en disant cela » dit Remus pour calmer Harry qui s'était arrêté et le regardait en colère. « C'est simplement que j'aurais voulu que tu ne disparaisses pas. »
« Je suis parfaitement heureux de ma vie jusqu'à maintenant. J'ai eu une mère qui m'a donné tout l'amour qu'elle avait, des taties à profusion qui m'ont gâtée, des amis fidèles, des amants à profusion et une merveilleuse petite fille. »
« Tu as une fille ! » dit Remus surpris
« Oui, une soirée un peu trop arrosé. Elle s'appelle Lily. »
Harry sortit la photographie qu'il avait dans son portefeuille. Remus la regarda en souriant. La fillette était magnifique.
« Elle a hérité des yeux de sa grand-mère. Elle est magnifique. J'espère que je pourrais la rencontrer. »
« Elle viendra sûrement me voir cet été si je suis encore ici. »
Les deux hommes arrivèrent au détour du chemin et ils purent enfin voir Poudlard qui se dressait devant eux. Harry resta figé devant le spectacle, le château était magnifique.
« Et voici Poudlard. »
-OoOoO-
Draco fut surpris en sortant de l'aéroport. Lorsque l'avion était arrivé à Montréal, il neigeait un peu. Maintenant, c'était une véritable tempête. Draco n'arrivait pas à voir à plus d'un mètre devant lui. Il s'engouffra dans le taxi le plus près de lui et donna l'adresse du seul hôtel sorcier de Montréal.
Le taxi fila dans la tempête, et Draco crut à de nombreuses reprises que l'homme allait perdre le contrôle de son véhicule. Le mangemort fut soulagé lorsqu'il vit la silhouette de son hôtel.
L'hôtel se trouvait dans un bâtiment d'une cinquantaine d'étages. L'immeuble semblait en piteux état et des cartons bloquaient certaines fenêtres. On avait l'impression que l'immeuble pouvait tomber avec un seul coup de vent. Draco fut très impressionné par l'illusion. Le chauffeur de taxi beaucoup moins. Il jeta un regard inquiet dans son rétroviseur pour regarder son client.
« Vous êtes certain de m'avoir donné la bonne adresse Monsieur. Parce que je peux vous trouver un hôtel mieux que celui-là. »
« C'est très bien. J'ai une réservation. »
« Vous avez réservé dans cet hôtel ! Je ne comprends pas monsieur, vous semblez en moyen, pourquoi vous payer un hôtel miteux. »
« L'intérieur est surprenant. »
Draco ouvrit la porte du taxi, la neige s'engouffra aussitôt. Draco fut heureux d'avoir eu la bonne idée de rapetisser ses bagages. Il paya le chauffeur et entra dans l'hôtel.
L'illusion de la réception était aussi réussie que l'extérieur. Les murs étaient ternes et crasseux, et plusieurs toiles d'araignée étaient visibles dans les coins.Draco vit un rat courir le long du mur. Le bureau de la réception était derrière une vitre antiballe… percée. Le réceptionniste se leva en voyant Draco. Il était aussi propre que les murs derrière lui. Ses vêtements étaient sales et troués, et lorsqu'il sourit à Draco, ses dents étaient presque toutes pourries.
« Vous avez une réservation? » demanda-t-il en crachant dans un bol au sol.
« Oui au nom de John Smith. »
Le réceptionniste tapa le nom d'emprunt de Draco sur un ordinateur qui semblait étrangement propre dans un tel endroit.
« Bienvenue à Montréal M. Smith. J'espère que vous passerez un bon séjour. Vous n'avez qu'à passer la porte pour avoir tous les renseignements de votre chambre.
Draco fit un signe de tête à l'homme et passa la porte qui était apparue à sa gauche. Une fois celle-ci passé le décor changeait du tout au tout.
La véritable réception de l'hôtel était devant Draco. Le bureau était devant le blond, derrière se trouvait deux réceptionnistes qui semblaient très occupés. L'un était au téléphone pendant que l'autre parlait avec une tête qui sortait d'une cheminée. Les ascenseurs se trouvaient à droite de Draco, et une immense cheminée se trouvait à gauche. Un corridor se trouvait à côté de la cheminée.
Draco se dirigea vers le bureau. Le réceptionniste qui était au téléphone raccrochait au moment où Draco se trouva devant lui. L'homme lui fit un immense sourire professionnel.
« Monsieur Smith bienvenue à Montréal. J'espère que vous aurez un bon séjour parmi nous. Vous avez la chambre 1535 qui se trouve au dixième étage. Vous n'avez qu'à apposer votre main ici.. »
Le réceptionniste avait sorti une plaque qu'il avait mise devant Draco. Celui-ci apposa sa main droite, il sentit une légère chaleur.
« Vous n'avez qu'à apposer votre main sur votre porte de chambre pour qu'elle s'ouvre. Voulez-vous que quelqu'un monte vos bagages ? »
« Non, ça va aller. Est-ce qu'il y a un bar ici ? »
« Bien sûr, vous n'avez qu'à prendre le corridor à votre gauche. Je peux faire autre chose pour vous ? »
« Quelqu'un devrait venir me voir demain matin. Envoyez-le dans ma chambre. »
« Bien sûr M. Smith. »
Draco se dirigea vers le bar. Celui-ci ressemblait à tous les autres bars que le mangemort avait vus. Rien de vraiment extraordinaire. Une femme se tenait derrière le comptoir, regardant Draco se diriger vers elle. Elle était plutôt mignonne, blonde aux yeux bleus. Elle n'avait rien de spécial, mais devait avoir quelques succès auprès des hommes. Il y avait une aura de gentillesse autour d'elle, une aura comme Draco en avait que très rarement sentit, la même que celle de Dumbledore.
La barmaid sourit à Draco, et celui-ci lui retourna. Le bar était vide, Draco était le seul client. Ce qui n'était pas surprenant puisqu'il était presque trois heures du matin.
« Bonsoir, je vous sers quelque chose? » demanda la femme d'une voix douce comme la soie.
« Un whiskey pur-feu. »
La femme lui tendit un verre, et Draco but la moitié d'une première gorgée, grimaçant sous la brûlure de l'alcool. Il n'avait pas l'habitude de la boisson. Le voyage, mais surtout la raison de celui-ci, le rendait nerveux et il avait besoin d'un remontant. La barmaid sourit quand elle le vit grimacer.
« Ça va ? »
« Oui, oui ! Je déteste ce voyage. Je préférerais être chez moi. »
« Alors, ce n'est pas un voyage d'agrément. »
« Non, je n'ai jamais fait de voyage pour le plaisir. »
« Vous me faites penser à un de mes amis, lorsqu'il voyage c'est toujours pour le travail. Vous ne savez pas ce que vous manquez. »
« J'ai une rencontre demain et après je vous promets de visiter votre ville. »
« Si vous avez besoin d'une guide » dit la jeune femme avec le sourire.
« Vous essayez de vous faire un peu plus d'argent, vous n'êtes pas assez payé ici ? » dit Draco en souriant.
« Je ne travaille pas ici vraiment, je ne fais qu'aider mon père qui est le propriétaire de l'hôtel. En fait, je suis professeure. »
« Oh ! Alors, je comprends mieux que vous voulez arrondir vos fins de mois. »
« Hey ! Je suis très bien payée comme institutrice » s'indigna la jeune femme. « Et puis, je ne vous ai jamais demandé de me payer. »
« Alors pourquoi vous voulez me servir de guide ? »
« Parce que vous m'êtes sympathique ! »
Draco secoua la tête, comment pouvait-il lui être sympathique après une minute ? Cette jeune femme faisait confiance trop facilement aux autres. Par contre, il était tenté d'accepter la proposition. Peut-être que ça le détendrait et lui ferait oublier Harry pour quelques heures.
« D'accord, j'accepte. »
La jeune femme sourit et lui tendit la main.
« Au fait, je m'appelle Elizabeth. »
« Draco, mais pendant que je suis à Montréal c'est John Smith. »
« Vraiment très original comme nom d'emprunt » dit sarcastiquement Elizabeth
« Hey, je ne l'ai pas choisi ! »
-OoOoO-
Harry suivait Remus dans les corridors de Poudlard. Il faisait tout pour rester de marbre devant les objets étranges qu'ils rencontraient : des tableaux qui bougeaient, des fantômes… Harry avait même vu une statue lui faire un clin d'œil. En voyant tous ses phénomènes étranges, Harry n'avait plus vraiment le choix de croire à la magie. Aucune technologie n'aurait pu faire cela, et puis dans quel bus, faire peur à Harry !
Depuis la visite des trois hommes dans son bar, Harry s'était rappelé des évènements de sa jeunesse. Des évènements étranges qui arrivaient parfois : sa porte de chambre qui devenait barrée lorsqu'Harry était en colère contre sa mère, les jarres à biscuits qui tombaient du haut de l'armoire pour atterrir dans les bras du garçon, etc. Puis tous les phénomènes avaient soudainement pris fin et Harry n'y avait plus jamais repensé.
Harry vit devant lui se dresser deux immenses portes. Remus les poussa et Harry découvrit, pour la première fois, la Grande Salle de Poudlard.
La première chose qu'il vit fut quatre tables parallèles remplies de jeune. Ils portaient tous une robe, et regardaient tous Harry, ce qui était plutôt intimidant, même pour le jeune homme d'affaires. Harry remarqua rapidement Colin, assis à la table la plus à droite, qui lui faisait un petit signe. Le brun lui fit un signe de tête et suivit Remus qui avançait. Avant de suivre Remus, Harry eut le temps de remarquer une rouquine qui sauta littéralement sur Colin pour avoir des explications.
Harry tourna son attention vers l'avant où il remarqua les professeurs. La première personne qu'il remarqua fut un homme très grand. Harry n'avait jamais vu une personne si grande. Le plus drôle était qu'il se tenait à côté d'un nain, ce qui le faisait paraître encore plus impressionnant. Ensuite venait l'homme taciturne qu'Harry avait déjà rencontrer, Severus Snape si sa mémoire était bonne. À côté de lui se trouvait une femme étrange, ses lunettes lui donnaient des yeux d'insecte. L'homme qui se trouvait au centre de la table ressemblait au Père Noël avec ses cheveux et sa longue barbe blanche. Il souriait en regardant Harry s'approcher. Une femme à l'allure sévère était à sa gauche. Quand ses yeux se posèrent sur Harry, celui-ci vit les yeux de la femme s'écarquiller de surprise et elle murmura son nom. Harry fut touché par son émotion. Les quatre autres personnes qui terminaient la table – trois femmes et un homme — n'avaient rien de spécial, elles semblaient tout à fait normales.
« Je suis heureux que vous soyez venu M. Parker » dit l'homme du centre.
« Je n'avais rien de prévu pour les prochains jours. Et puis, je voulais justement visiter l'Écosse. »
« Remus, emmène notre invité à mon bureau. Si vous avez faim, arrêtez-vous au cuisine. Je vous rejoins dans quelques minutes. »
Remus acquiesça et les deux hommes sortirent de la Grande Salle, toujours suivit par les regards des étudiants. Harry entendit avant de sortir une voix désagréable.
« Mon troisième oeil me l'avait dit que nous aurions de la visite. Cet homme n'apportera que malheur et désolation, moi je vous le dis. »
-OoOoO-
Ça faisait maintenant quinze minutes qu'Harry attendait dans le bureau d'Albus Dumbledore. Des personnes se trouvaient déjà dans le bureau lorsque Harry et Remus y étaient entrés. Il s'agissait de Sirius et de deux étudiants – enfin, ils semblaient plus jeunes qu'Harry. Les deux plus jeunes – un rouquin très baraqué et une brunette – regardaient Harry avec curiosité. Celui-ci leur sourit, faisant rougir la brunette sous le regard vert intense de l'homme d'affaires.
Harry explora le bureau du regard. Il était vraiment bizarre, il y avait des objets qui n'arrêtaient pas de bouger, plusieurs tableaux avec des personnages semblant être importants, puis un drôle d'animal qui examinait Harry depuis qu'il était entré dans la pièce.
Albus arriva dans son bureau, suivi par Severus, la femme à l'allure sévère et un homme qui se trouvait aussi dans la Grande Salle tout à l'heure. Le directeur alla s'asseoir derrière son bureau.
« Je suppose que je vais commencer par présenter tout le monde. Harry, je crois que tu te rappelles de Sirus et Severus, »
« Oui, très bien. »
« Alors, le rouquin s'appelle Ronald Weasley, la jeune femme à côté de lui est Hermione Granger. La dame se nomme Minerva MacGonagall et est professeur de Métamorphose. Et le dernier est Neville Londubat, qui est lui aussi professeur ici. »
Harry leur fit un signe de tête à chacun pour les saluer.
« Pour ceux qui n'avaient pas compris, voici Harry Potter. »
Les trois plus jeunes le regardèrent avec les yeux ronds. Harry détesta leurs regards admiratifs. Il ne comprenait pas pourquoi il était autant admirer, surtout qu'il avait quitté le monde magique a un an. Qu'est-ce qu'un enfant d'un an peut faire pour que tout le monde l'admire vingt-quatre ans plus tard.
« J'avoue que je vous attendais plus tôt aujourd'hui » continua Albus en regardant Remus et Harry
« Harry n'a pas voulu prendre le portoloin, nous sommes venus en voiture. »
« Il commence déjà à vouloir que l'on comble tous ses désirs. » marmonna Severus assez fort pour être entendu de tous.
« Si vous voulez Severus, j'ai des désirs d'une tout autre nature qui voudraient être comblés, j'ai remarqué que vous préfériez les bruns. » dit Harry
Les réactions à la phrase d'Harry furent diverses. Les trois plus jeunes – qui se rappelaient tous les horribles cours de potion – jetèrent des regards apeurés vers Severus. Sirius étouffa son rire sous une toux, appréciant l'humour de son filleul. Severus gay, il allait pleuvoir des veracrasses lorsque ça arriverait. Remus, Albus et Minerva sourirent devant la réaction de Severus.
Le maître des potions n'avait ni étranglé ni avacadisé le survivant. Il rougissait, chose qui ne lui arrivait jamais. Il n'arrivait pas à croire ce que Potter avait osé dire. Ce fils de pute n'avait pas le droit de deviner ce que Severus évertuait à cacher depuis ses seize ans. Le maître des potions savait que Potter parlait de Black, mais avant qu'il n'avoue que l'animagus lui plaisait, Voldemort allait danser en tutu devant Dumbledore.
« Arrêter de dire des âneries Potter. » dit Severus avec un regard noir.
« Parker ! »
« Quoi ? » dit Severus avec surprise.
« Mon nom est Parker depuis 24 ans, alors arrêtez de m'appeler Potter. Et puis comment pouvez-vous être sûr que je suis vraiment le Harry que vous recherchez? »
« Vous ressembler tellement à votre père. » dit Minerva « J'ai cru revoir James quand vous êtes entré dans la Grande Salle. »
« Et puis, il y a votre cicatrice au front. » dit Ron en fixant justement celle-ci
« Je peux m'être fait ça autrement… Au fait, comment je suis supposer m'être fait cette cicatrice. »
Albus s'approcha d'Harry et posa une main sur l'épaule du jeune homme qui commençait à s'énerver.
« Harry calme-toi. Je te promets que tout te sera expliqué. Je peux te certifier par contre que tu es vraiment le fils de James et Lily Potter. Sûrement, le sorcier le plus puissant de sa génération. »
Harry regarda les personnes qui se trouvaient dans le bureau. Harry ne venait pas du même monde qu'eux. Et pourtant, ils semblaient attendre de grandes choses de sa part. Que pouvait-ils attendre d'un propriétaire de bar gai ?
« Je ne comprends pas comment vous pouvez dire que je suis un sorcier puissant. Je ne fais pas de magie. »
« Un enfant sorcier commence à faire de la magie pendant sa petite enfance » commença à expliquer Minerva. « S'il ne reste pas avec d'autres sorciers pour apprendre comment utiliser et maîtriser sa magie, à l'adolescence, le sorcier enfermera sa magie pour qu'elle ne se manifeste plus. »
« Cela arrivait souvent il y a quelques siècles » continua Albus « lorsque les nés de moldus n'étaient pas tous trouvé pour les amener ici. Le problème est qu'une fois à l'âge adulte, leur magie peut se libérer soudainement et causez beaucoup de ravage sous le coup d'une émotion forte. Parfois, elle peut même causer la mort du sorcier. »
« Si je comprends bien, je suis une véritable bombe humaine qui peut éclater n'importe quand. Je ferais bien de ne pas tomber amoureux ! »
« De ce que j'ai pu comprendre de ce que nous a dit votre ami, vous n'êtes pas du genre à tomber amoureux. » dit Severus
« Vous me brisez le cœur, moi qui voulais vous dire que depuis la première fois que je vous ai vu, je ne pense qu'à vous. »
Sirius éclata de rire devant l'air tragique de son filleul, et surtout l'air agacé de Snivelus. En seulement cinq minutes, Harry avait réussi à faire réagir Snape aussi bien que lui pouvait le faire. Sirius était si fière de son filleul, un vrai Potter.
« Nous allons tout faire pour éviter tout danger à cause de votre magie. » dit Albus pour ramener le sérieux.
« Comment? En évitant que j'aie des émotions trop fortes! » dit Harry en reportant son attention sur le vieil homme.
« Non. En te donnant des cours sur comment utiliser ta magie. »
« Vous voulez me donner des cours à propos de quelque chose que je ne peux utiliser. Et comment cela est supposer m'aider ? »
« Tu baigneras dans la magie et tu apprendras à l'utiliser. En espérant que cela te permettra de contrôler ta magie lorsqu'elle se manifestera. »
« Parce que vous ne savez pas si cela va fonctionner ? »
« On ne peut être sûr de rien. »
« Et où comptez-vous me donner les cours ? »
« Ici même, tu auras des cours avec des professeurs que je t'aurais choisis. »
« Il faut que je réfléchisse, »
Harry sortit du bureau dans laisser personne l'arrêter. Il avait besoin d'être seul. Albus le regarda partir en espérant qu'il allait prendre la bonne décision.
« Si Harry décide de rester avec nous je veux que vous lui donniez des cours » dit Albus « Minerva vous vous occuperez de la métamorphose, Severus les potions, Remus la Défense contre les forces du mal, Sirius les enchantements et Neville de la botanique. Mlle Granger, j'aimerais que vous lui donniez une base en soin magique les fins de semaine. »
Chacune des personnes concernées acquiescèrent d'un signe de tête. Albus se tourna ensuite vers la seule personne qu'il n'avait pas nommée.
« Mr Weasley, j'attends de vous que vous soyez nos yeux et nos oreilles à la gazette. Je ne veux pas que la nouvelle de la réapparition d'Harry soit découverte. »
« Oui monsieur. »
-OoOoO-
Remus trouva Harry près du lac, celui-ci lançait des pierres dans le lac qui n'était pas encore gelé malgré la température froide. Le lycanthrope ne l'avait pas vraiment cherché, mais il l'avait vu lorsqu'il était passé devant une fenêtre. Il semblait si triste, si seul, si loin de ce que semblait être sa personnalité. Alors, Remus avait écouté son instinct et était allé rejoindre le survivant.
Harry sembla entendre le loup-garou arriver puisqu'il tourna la tête vers lui quand il arriva à son côté.
« Je suppose que vous voulez savoir si je vais rester ! »
« En fait, non ! Je suis juste venu voir si tu allais bien. »
« Ça peut aller. »
Harry lança une dernière pierre dans le lac, puis se tourna vers Remus.
« Je peux savoir une chose ? » demanda Harry
« Bien sûr. »
« Pourquoi tout le monde me regarde-t-il comme si j'étais un dieu. Lorsqu'Élise m'a trouvée, j'avais un peu plus d'un an… Ce n'est pas normal cette fascination. »
Remus tourna son regard vers le lac, semblant se retrouver à des milliers de kilomètres de Poudlard.
« Il y a bientôt trente-cinq ans, un sorcier a mal tourné. Il a commencé à dire qu'il n'y avait que les sorciers sang-purs qui devaient aller à Poudlard, que les moldus devraient être à nos pieds, des trucs comme cela. Des sorciers ont commencé à approuver ses discours et des moldus se sont fait assassiner. Puis, les sorciers qui n'approuvaient pas Voldemort disparaissaient. Ce fut des années sombres. Albus rassembla des personnes pour se battre contre le mage noir. Tes parents en faisaient parti.
Puis, il y a maintenant 24 ans, une prophétie fut dite. Celle-ci annonçait l'arrivée d'un enfant qui avait le pouvoir de battre Voldemort. Deux enfants correspondaient, Neville Londubat et toi. »
« Voldemort fut mis au courant pour la prophétie » continua Sirius qui était arrivé sans que Remus et Harry l'entendent. « Il fallait mettre les enfants en sûreté. Les Londubat étaient des aurors et leur maison était déjà bien protégée. Pour tes parents, il fut décidé de faire appel à un sort de fidélilas. Nous savions qu'une personne dans l'entourage de tes parents était avec Voldemort. Stupidement, j'ai cru qu'il pouvait sagir de Remus. Donc, j'ai fait croire à tout le monde que j'étais le gardien du secret, mais en fait c'était Peter qui l'était. Le soir même, Peter allait donner la cachette de tes parents à Voldemort. Aussitôt qu'il apprit où se trouvait James et Lily, Voldemort y alla avec l'intention de te tuer.»
« Tes parents ont tout fait pour te protéger, mais Voldemort les tue. Puis, il lança le sort mortel contre toi. »
« Que s'est-il passé ? Comment j'ai survécu ? » demanda Harry.
« Personne ne le sait. Tout ce que nous savons, c'est que le sort à rebondi sur toi, ne te laissant que cette cicatrice. » dit Remus en touchant l'éclair sur le front du jeune homme. « Cette nuit-là, Voldemort a disparu pendant 18 ans, c'est pour cela que tout le monde te regarde comme cela. Tu es un héros pour le monde sorcier. Et depuis le retour de Voldemort, les sorciers espèrent que tu vas refaire ton exploit. »
Harry regarda les deux hommes qui étaient devant lui pour savoir s'ils étaient vraiment sérieux.
« Attendez ! Vous voulez dire que tout le monde croit que je vais réapparaître et tuer votre Voldemort. Tout cela avec des pouvoirs magiques qui sont, si j'ai bien compris Albus tout à l'heure, enfermés en moi et qui risquent de causer beaucoup de dégât à la moindre émotion. Vous pouvez m'expliquer pourquoi vous m'avez cherché ? Je l'aimais ma vie sans toutes ses complications. »
« Harry, je sais que nous te demandons beaucoup de sacrifice » dit doucement Sirius. « Mais Remus et moi tout ce que nous voulons c'est apprendre à connaître le fils de notre meilleur ami. C'est certain que je voudrais que tu suives les cours. Pas pour être prêt pour Voldemort, mais parce que je veux que tu sois capable de contrôler ta magie lorsque celle-ci fera son apparition. »
Harry laissa son regard se perdre sur le lac. Le paysage était si beau, si féerique. Harry se dit qu'il pourrait essayer de rester à Poudlard pour voir comment tout allait se passer. Et puis, personne n'avait besoin de lui, ses clubs marchaient parfaitement sans lui. Et Harry était curieux de découvrir ce nouveau monde pour lui.
« Bon d'accord, je reste. »
Remus et Sirius eurent un soupir de soulagement.
« Mais j'y pense, si je suis un sorcier, est-ce que ça veut dire que ma fille est une sorcière ?
-OoOoO-
Draco avait donné rendez-vous à Elizabeth dans le hall de l'hôtel. Il avait par contre, une demi-heure de retard. L'homme qu'il devait rencontrer ne s'était jamais présenté. Il avait envoyé un article d'une revue moldu où l'on parlait du propriétaire du bar gay le plus branché de Montréal : Harry Parker. L'article était accompagné d'une superbe photo d'Harry. Draco avait eu un pincement au cœur en voyant le survivant. Il était époustouflant. Le blond n'avait qu'à refermer les yeux pour se souvenir de la sensation de ses bras autour de lui. Il espérait un jour ne plus avoir aussi mal en pensant qu'il ne le reverrait jamais.
Le hall grouillait d'activité. Des sorciers qui laissaient leur chambre, d'autre qui arrivaient. Et au milieu de toutes ses arrivées et ses départs se tenait Lizzie. En la regardant, Draco se dit qu'il aurait aimé être hétéro et tomber amoureux d'elle. La jeune femme sourit lorsqu''elle remarqua Draco. Presque aussitôt, une fillette courra vers Elizabeth et tira sur son manteau pour lui montrer quelque chose. La petite avait la même couleur de cheveux que Lizzie, et ressemblait à la jeune femme, ce qui laissa à penser au mangemort qu'elles étaient de la même famille.
Draco arriva bientôt auprès des deux femmes.
« Prêt à visiter toute la ville. » dit Elizabeth
« Bien sûr ! » répondit Draco le regard sur la fillette
« Je te présente ma fille Lily. »
La fillette s'était cachée derrière sa mère et regardait timidement le jeune homme. Draco eut un serrement au cœur en rencontrant les yeux émeraude qui lui rappelaient étrangement Harry.
« Ma puce, je te présente Draco » continua Lizzie.
« Bonjour Lily » dit Draco
« B'jour ! »
Draco fut conquis par la petite voix de la fillette. Elle était si mignonne. Les trois partirent rapidement pour la visite de Montréal. Lily finit par perdre sa timidité au cours de la journée. Draco adora sa journée passée avec les deux femmes, et des liens d'amitié se tissèrent avec Lizzie.
-OoOoO-
J'espère que le chapitre vous a plu. J'en suis que moyennement satisfaite, mais si j'attends d'être complètement satisfaite, je crois que vous ne l'aurez eu que dans deux ans (lol) Je ne sais pas quand le prochain chapitre va arriver. Je déménage dans les prochaines jours, Samedi en fait. Je n'ai pas encore fait la moitié de mes boîtes. (Au Secours) En plus, je ne sais pas quand mon ordinateur sera rebranché à internet. Comme je dois changer de fournisseur, ça devrait être un peu plus long. Je vous promets de faire le plus vite possible… du moins, je vais essayer.
