Bonjour tout le monde….
Non, baissez les tomates et autres légumes légèrement trop mur… Je suis vraiment désolé pour le retard… Si vous continuez à me menacer je vous raconte la fin du dernier livre d'Harry Potter… Bon ! Vous voyez vous pouvez être raisonnable… Brave petit lecteur. (lol) En parlant de Deathly Hallows…
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…ceux qui ne veulent vraiment rien savoir sur le dernier livre serait mieux de commencer à lire mon chapitre. Bon c'est pas grand chose, mais j'aime mieux vous avertir pour ne pas me faire décapité pour avoir oser écrire un spoiler du septième bouquin…
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je n'ai qu'une chose à dire… Scorpius… franchement elle avait fumé quoi pour trouver un nom aussi… hum… intéressant (lol) (j'avais dit que c'était pas grand chose (lol)) Au moins, elle est resté dans le royaume animal après le dragon, le scorpion. (lol) Imaginer comment un enfant peut se faire taquiner par les autres enfants avec un nom pareil… en espérant que son signe astrologique soit pas scorpion en plus (c'est le mieux par contre ) (lol)
Bon Chapitre à tous.
Nova
Chapitre VI
Extrait du journal d'Harry ParkerJ'ai parfois l'impression que tout ce qui m'est arrivé depuis trois semaines n'est en fait qu'un rêve. Est-ce que je suis vraiment un sorcier ? Et si oui, est-ce que je suis vraiment le survivant ? Parce que je n'ai pas l'impression que j'ai pu, à l'âge d'un an, faire disparaître un mage noir. Peut-être qu'en fait ils se sont trompés et que je suis une personne normale ! Enfin, aussi normale que je peux l'être.
Bientôt, je vais devoir appeler Lizzie pour lui dire que notre fille est une sorcière. Je ne sais pas comment lui annoncer. Comment peut-on annoncer cela sans se faire traîner dans l'asile le plus près ? Je sais que Lizzie est compréhensive, mais à ce point-là ! Remus et Sirius m'ont dit que normalement Lily devrait avoir commencé à faire de la magie. Pourtant, Lizzie ne m'a parlé de rien. Peut-être que Lizzie a peur de me parler des évènements bizarres que ma fille créée?
Sirius et Remus essaient de rattraper les années qu'ils n'ont pu être près de moi. Ils me racontent des anecdotes de leurs années d'études, des anecdotes sur mes parents biologiques. J'essaie de paraître intéressé par ce qu'ils me racontent. Leurs histoires sont drôles, mais James et Lily Potter ne m'intéressent pas vraiment. J'ai toujours su que je n'étais pas l'enfant légitime d'Élise, et je n'ai jamais été curieux de savoir qui étaient mes parents. Pour moi, mes véritables parents étaient Élise et Katia. Elles m'ont aimée comme si j'étais de leur sang. Je n'aurais voulu personne d'autre comme parent.
Lorsqu'ils ne me parlent pas de mes parents, Sirius et Remus me font découvrir le monde de la magie. Découvrir un monde qui m'était complètement inconnu m'exalte. Je n'arrive pas à croire que les sorciers vivent si près des moldus sans que ceux-ci se rendent compte de leur existence. Je n'arrive pas à croire qu'il y a quelques semaines je ne connaissais pas l'existence des sorciers, ni que j'en étais un.
Remus et Sirius m'ont emmené au chemin de Traverse quelques jours après mon arrivée à Poudlard. Le chemin de traverse est un quartier commerçant sorcier en plein cœur de Londres. J'ai dû y aller envelopper dans une cape pour éviter qu'une personne devine mon identité. Au début, je croyais que le fait de me cacher le visage allait attirer l'attention sur moi, mais en fait, je n'étais pas le seul. J'ai vu plusieurs sorciers qui portaient une cape qui cachait leur identité.
J'ai visité plusieurs commerces. J'ai vu des choses vraiment étranges. Sirius voulait m'acheter un balai. Remus a réussi à la convaincre d'attendre que j'apprenne à voler. S'il pense que je vais voler sur un bout de bois. Et puis, quoi encore, disparaître et réapparaître à des kilomètres !
Après la découverte de plusieurs magasins, dont un de farce et attrape vraiment intéressant, Remus et Sirius m'ont traîner chez un fabriquant de baguette. Un homme vraiment étrange a essayé de trouver un bout de bois qui réagit à mon contact. Ce qui n'est pas arrivé, même si j'ai essayé toutes les putains de baguettes de son magasin. Ça ne lui était jamais arrivé de ne pas trouver une baguette pour un client.
J'ai commencé les cours de magie. Je ne vois pas à quoi ça va me servir d'apprendre des formules à utiliser avec une baguette lorsque je n'ai pas de baguette, mais Albus dit que ça va me servir. J'ai un cours par jour – sauf le dimanche où je suis de repos. À chaque journée, c'est une matière différente. Le lundi c'est des cours d'enchantement avec Sirius, le mardi, cours de défense avec Remus, le mercredi c'est la métamorphose avec Minerva, le jeudi, Neville m'enseigne la botanique, le vendredi c'est les potions avec Severus, et enfin, le samedi Hermione me donne une base en soin.
J'aime bien les cours de botanique et de potion. Neville est passionné par sa matière, ce qui la rend très intéressante. Je crois bien qu'il serait capable de rendre un cours sur la reproduction des vers de terre intéressant. Neville et moi avons le même âge. C'est étrange de penser que si j'aurais étudié à Poudlard, je serais peut-être devenu ami avec lui. Par contre, je n'aurais pas pu vivre ma sexualité aussi libre que je le suis. Neville m'a expliqué que les sorciers sont vraiment retardés pour ce qui est de l'acceptation de l'homosexualité. Les jeunes l'acceptent plutôt bien, mais les plus âgées ont encore la mentalité que les homosexuels sont des aberrations de la nature. Je comprends un peu mieux pourquoi Severus semble cacher son orientation. Je n'aurais pas aimé grandir en devant caché ce que je suis.
À la grande surprise de tout le monde, je m'entends très bien avec Severus. C'est un homme dur d'approche, mais une fois que vous avez gagné sa confiance il devient l'homme le plus intéressant que j'ai rencontré. Hermione et Neville m'ont raconté comment le professeur Snape agissait dans ses cours. J'ai trouvé cela très amusant, surtout que Severus avait essayé de faire la même chose avec moi. Je ne suis pas un étudiant de onze ans facilement influençable et impressionnable, alors l'agissement de Severus ne m'a pas fait réagir. Je crois que dans les premiers jours, Severus voyait le reflet de mon père en moi. Cette impression ne lui est pas restée longtemps, d'après la description que m'a faite Remus, je suis loin d'être comme James Potter.
Sirius ne comprend pas ce que j'aime dans la compagnie de Severus. Je crois bien que Snape ne comprend pas plus pourquoi je recherche sa compagnie. Mais j'aime tellement me payer sa tête avec mes allusions sur Sirius. C'est vraiment trop amusant de le voir essayer de me convaincre, qu'il est hétérosexuel, et SURTOUT, qu'il n'est pas intéressé par Black. Pourtant, il est tellement évidant que Sev est attiré par Sirius. Je me demande comment Sirius ne voit rien. C'est plus difficile de savoir ce que mon parrain ressent pour Severus. Mais j'ai ma petite idée pour que Sirius remarque Sev.
De mon côté, c'est le calme plat pour ce qui est de ma vie sexuelle. J'ai la possibilité de sortir de Poudlard, mais ça ne m'intéresse pas. À toutes les fois que je sors, je cherche une chevelure blonde. Je me demande si Draco est retourné au Queer ou s'il m'a déjà oublié. Pourquoi suis-je incapable de passer à un autre comme avant ? Est-ce que c'est cela qu'on appelle le coup de foudre ? Est-ce que je suis tombé amoureux de Draco Malfoy ?
-OoOoO-
Draco fixait les flammes du feu de foyer, seule lumière dans le salon. Il était à Montréal depuis deux semaines, et devait normalement repartir le lendemain.
Le jeune mangemort avait fait un semblant de recherche pour retrouver Harry.. Draco avait passé plusieurs soirées au Queer, à interroger les clients et les employés. Plusieurs rumeurs couraient sur le compte du propriétaire, la plupart d'ordre sexuel, ce qui avait fait sourire Draco. Une seule rumeur avait blessé le jeune homme : le bruit courait qu'Harry était marié et avait des enfants. Draco n'y avait pas trop cru, mais elle était revenu tellement souvent sur le tapis qu'il la prenait maintenant au sérieux. La rumeur disait que le couple était très libéré et que la femme d'Harry fermait les yeux devant les infidélités de son mari, allant voir d'autre homme elle aussi. Plusieurs disaient qu'ils leurs arrivaient même de partager le même homme.
Draco s'était senti trahi par Harry en entendant la rumeur. Pourtant, il n'avait aucun droit sur le survivant, et celui-ci ne lui avait rien promis sauf une bonne baise. Mais malgré tout, Draco espérait avoir touché Harry autant que le survivant l'avait touché. Mais à chaque fois que Draco espérait qu'Harry quitte sa femme pour lui, il se rappelait qu'aucune relation n'était possible entre le survivant et un mangemort.
Le craquement d'une bûche dans l'antre ramena Draco au présent. Il se trouvait chez Elizabeth. Draco s'était rapidement rapproché de la Montréalaise, sans qu'aucune attirance sexuelle vienne compliquer leur relation. Lizzie lui avait déjà dit qu'elle s'entendait mieux avec les gais que tous les hétéros qu'elle avait rencontrés.
« Tu me sembles bien songeur ce soir » dit justement la jeune femme en s'assoyant à côté de Draco sur le sofa.
« Je n'arrive pas à croire que c'est ma dernière soirée. J'aimerais ne pas avoir à repartir. »
« Tu ne peux pas rallonger ton voyage. »
« Je sais pertinemment que je ne trouverais pas ici la personne que l'on m'a demandé de retrouver. »
« Tu ne m'as jamais dit qui tu devais retrouver. »
« Est-ce que tu connais la situation en Angleterre ? »
« Un peu ! »
Draco avait été surpris de voir que si peu de sorciers connaissaient le seigneur des ténèbres à Montréal. Bien sûr, les Canadiens étaient au courant qu'il y avait une guerre en Angleterre, mais comme ils n'étaient pas touchés ça ne les intéressait que très peu. Comme tout le reste de l'Amérique d'ailleurs. Les personnes, qui avaient vu sa marque des ténèbres, avaient pensé que c'était un tatouage morbide.
« Il y a en Angleterre un sorcier qui se fait appeler Voldemort ou le seigneur des ténèbres qui croit que les moldus et les nés-de-moldus sont des êtres inférieurs. Il croit en la supériorité des sangs-purs. Plusieurs sorciers croient en ses idées, ils sont appelés les mangemorts. »
« Je crois que je vois le genre. Nous avons eu ce type d'illuminé il y a une centaine d'années. »
« Le seigneur des ténèbres a été arrêté une première fois, il y a vingt-quatre ans par un bébé. Ce bambin a disparu quelques semaines plus tard. C'est cet enfant, Harry Potter, que l'on m'a demandé de retrouver. »
« Pourquoi le chercher ici ? »
« Un informateur a contacté le seigneur pour lui dire qu'il avait vu un homme qui était le portrait de James Potter, le père d'Harry. »
« Mais comment sais-tu que tu ne le trouveras pas à Montréal ? »
« Parce que je l'ai trouvé par pur hasard il y a trois semaines. »
« Pourquoi ne pas l'avoir dit alors ? »
Draco poussa un soupir et appuya sa tête sur le sofa, le regard fixé sur le plafond.
« Pour mon père être gai, c'est la même chose qu'être moldu : inacceptable. Donc, ça fait des années que je cache mes préférences sexuelles. Mes amis par contre, l'ont deviné et m'ont traîné dans un bar qui fêtait son ouverture le Queer. »
Élizabeth sursauta, mais Draco ne s'en rendit pas compte puisqu'il regardait toujours le plafond.
« Aussitôt entré. Blaise et Pansy m'ont abandonné et je me suis retrouvé seul dans un bar gai. Je n'avais jamais vu un endroit comme cela et je ne savais pas trop quoi faire. Quelques personnes m'ont approché, mais personne de vraiment intéressant, jusqu'à ce qu'il vienne me voir. »
Draco tourna la tête vers Elizabeth, les yeux brillants.
« Oh Lizzie, si tu l'avais vu ! Il était tout simplement magnifique. Je n'avais jamais vu d'homme si parfait. Je l'aurais suivi n'importe où. »
Draco tourna son regard vers la cheminée, hypnotisée par les flammes, revoyant Harry comme s'il était devant lui.
« Il m'a amené jusqu'à son loft. La nuit a été inqualifiable. Pour ma première fois, je ne pouvais rêver mieux. Ce n'est que le lendemain matin que j'ai vu sa cicatrice. »
« Sa cicatrice !!! »
« Voldemort a essayé de tuer Harry Potter lorsque celui-ci n'avait qu'un an. Le sort mortel n'a laissé qu'une marque sur son front. »
« Un éclair » dit Lizzie d'une voix atone.
Draco se retourna vers elle surpris. La jeune femme était blanche comme un drap.
« Oui, c'est cela. Un éclair. Comment le sais-tu ? »
Elizabeth sembla reprendre le contrôle d'elle-même. Elle regarda Draco dans les yeux.
« Je crois que je l'ai lu dans un livre il y a longtemps. » répondit-elle avec un mouvement de bras montrant que ça n'avait pas d'importance.
« Tout autre mangemort se serait dépêché d'aller voir le seigneur pour lui dire où se trouvait le survivant. » poursuivit Draco. « Je n'ai pas été capable. Je ne veux pas qu'il lui arrive quelque chose. »
Draco se tut quelques secondes, perdu dans ses pensées. Trois semaines étaient passées depuis sa rencontre avec Harry, il avait pourtant l'impression que c'était la veille. Il n'avait qu'à fermer les yeux pour revivre les sensations qu'Harry lui avait fait ressentir. En trois semaines, Draco avait connu d'autres hommes, essayant de revivre les mêmes sensations entre leurs bras. Mais à chaque fois il manquait quelque chose.
« Lizzie, comment sait-on que l'on est amoureux ? »
« Je ne le sais pas. Je n'ai jamais été amoureuse. »
« Tu crois que l'on peut être amoureux de quelqu'un que l'on n'a rencontré que quelques heures ? »
« Je crois que parfois il ne faut qu'une seconde ! »
« J'aimerais pouvoir mieux le connaître, mais c'est impossible. Je suis un mangemort, il est le survivant. Et puis, peut-être qu'il ne se souvient même plus de moi. Il m'a sûrement oublié aussitôt que je suis parti. »
« Ne dis pas cela. Peut-être que tu l'as autant marqué. »
Élizabeth ne croyait pas vraiment à ce qu'elle venait de dire. Depuis que Draco avait parlé de la cicatrice, Lizzie était persuadé qu'il parlait de son Harry. La jeune femme savait que depuis Lucas, Harry n'avait jamais été touché par un de ses amants. Elle ne verrait pas pourquoi celui-ci serait différent, même si elle adorait Draco et qu'elle croyait qu'il était parfait pour Harry. Une chose était sûre, elle avait hâte de reparler à Harry, elle avait bien des choses à lui dire.
Draco eut un rire amer après le commentaire d'Élizabeth.
« Lizzie, il doit rencontrer une dizaine d'hommes comme moi dans une semaine. Je ne vois pas pourquoi je l'aurais marqué ! De toute façon, il va falloir que je dise où le trouver à mon maître. »
« Tu peux très bien dire que tu n'as rien trouvé. »
« Le seigneur n'a aucune confiance en ses mangemorts. Si je reviens en disant que je n'ai rien trouvé, il va envoyer quelqu'un pour vérifier. Le nouveau mangemort envoyé va apprendre le premier jour qu'Harry est à Londres. »
Les deux restèrent silencieux pendant les minutes qui suivirent. Lizzie essayant de trouver une solution, ne voulant pas que le père de sa fille soit retrouvé par le mage noir.
« Et si tu disparaissais ? » dit-elle après cinq minutes de silence.
« Quoi ! »
« Si tu venais à disparaître, Voldemort penserait que c'est parce que tu as trouvé quelque chose, et il concentrerait les recherches ici. Même si un mangemort entend les rumeurs du nouveau bar, il n'y crorait pas puisque tu as disparu à Montréal. »
« Le maître me retrouvera facilement. Tous les mangemorts ont une marque des ténèbres, et grâce à celle-ci notre maître peut savoir où nous nous trouvons. »
Draco avait relevé sa manche gauche pour montrer sa marque qui avait une dizaine de centimètres de diamètre et se trouvait sur son poignet. Voldemort avait changé la marque des ténèbres pour la rendre plus petite, permettant ainsi à ses mangemorts de pouvoir la cacher plus facilement. Lizzie s'approcha et la caressa de la main.
« C'est un tatouage ? »
« Oui »
« Il n'a vraiment rien de spécial ? »
« Il est fait avec le sang du maître. C'est pour cela qu'il peut nous appeler et nous retrouver. »
« Mais s'il est détruit, il ne pourra plus fonctionner. »
« Pas la moindre idée. Mais comment veux-tu détruire un tatouage ? »
Élizabeth ne répondit pas. Elle se leva et alla dans la cuisine. Elle revient avec une bouteille de vodka qu'elle donna à Draco.
« Est-ce que tu veux vraiment être libéré? » demanda la jeune femme.
Draco la fixa pendant quelques secondes. Voulait-il vraiment quitter les mangemorts ? Voulait-il vraiment tourner le dos à tout ce qu'on lui avait appris ? Tourner le dos à son père ? Puis il se rappela le sourire d'Harry, ses yeux verts qui scintillaient. Harry ne serait jamais à lui, mais il n'était pas question qu'il meure par sa faute.
« Oui » murmura-t-il en regardant Lizzie qui sourit à sa réponse
« Bois la vodka. Je suis nul pour les sorts d'anesthésie, et comme tu ne peux pas d'auto-anestésier, nous allons utiliser les moyens du bord. Tu vas te souler. »
Lizzie alla mettre le tisonnier dans la cheminée.
-OoOoO-
Harry éminçait les huit pattes d'araignée qu'il devait mettre dans la potion que Severus lui avait demandé de préparer. Lorsqu'il les rajouta à la préparation, une odeur nauséabonde s'éleva du chaudron. Un mélange d'œuf pourri et de moufette. Avec tous les ingrédients étranges qu'il avait mis dans le chaudron, c'était surprenant que ça ne sente pas plus mauvais. Harry n'osait pas imaginer ce que ça pouvait goûter.
Severus s'approcha doucement de son élève. Le maître des potions était surpris par la facilité qu'avait Harry en potion. Depuis les premiers cours qu'il avait donné à Potter, celui-ci n'avait raté aucune potion. Severus lui avait pourtant donné des potions difficiles à faire, comme celle qu'il faisait aujourd'hui.
« Tout va bien ? »
« Parfaitement. J'ai l'impression de cuisine. »
« De cuisiner ! »
« Ben oui ! Faire une potion, c'est la même chose que préparer un repas. Tu prépares les ingrédients demandés et tu suis scrupuleusement la recette. »
Severus sourit, chose extrêmement rare chez lui. Cela faisait maintenant un mois qu'Harry était à Poudlard, et le maître des potions avait compris que le survivant n'avait que l'apparence de son père. Le survivant n'avait jamais connu sa condition de héros du monde sorcier, donc il n'avait pas la suffisance d'une vedette. Il semblait même ne pas aimer l'attention que lui donnait le statut de héros. Il n'y avait qu'à voir les soupirs qu'Harry poussait lorsque Colin venait le voir. En fait, à sa grande surprise, Severus appréciait beaucoup le jeune homme. Il commençait même à aimer son humour à deux balles.
« On peut voir cela comme ça » dit Severus. « Et si tu veux devenir un pro en potion, c'est la même chose qu'en cuisine, il faut que tu comprennes ce que produisent les ingrédients. Il faut… »
Severus ne termina pas sa phrase et crispa sa main sur son bras gauche. Harry remarqua qu'il se passait quelque chose d'anormal.
« Qu'est-ce que se passe ? »
« Rien. » répondit Severus, mais sa voix démentait l'affirmation.
« Severus, je suis loin d'être idiot. Depuis une heure, tu crispes ta main sur ton bras gauche toutes les quinze minutes. Alors, ne vient pas me dire qu'il n'y a rien, et surtout que tu ne souffres pas. »
Severus soupira et éteignit le feu sous le chaudron d'Harry. Le professeur tira une chaise vers lui pour s'asseoir près du jeune homme.
« Je crois que Black et Lupin t'ont parlé du seigneur des ténèbres. »
« Voldemort ! »
« C'est cela » dit Severus en serrant les poings en entendant le nom du mage noir. « Lorsque j'étais adolescent, je n'avais aucun ami et j'étais vraiment mal dans ma peau. De plus, j'avais commencé à comprendre que je n'avais pas les mêmes attirances que les garçons de mon âge. »
Harry regarda Severus surpris, c'était la première fois qu'il avouait – à demi-mot – qu'il était homosexuel. Le professeur ne regardait surtout pas le jeune homme, il n'avait jamais avoué à aucun sorcier son orientation sexuelle.
« Puis, des garçons ont commencé à me parler. Pour la première fois de ma vie, des personnes semblaient intéressées par moi. C'était des septièmes années et je croyais tout ce qu'ils me disaient, ils étaient tellement plus vieux que moi. Après quelques mois, ils ont commencé à me parler de l'importance de la lignée et que les moldus nous étaient inférieurs. J'étais en accord complet avec eux. Je disais même des âneries comme quoi les moldus devaient être éradiqués. Pendant les vacances de Noël, ils m'ont fait rencontrer le seigneur. Un an plus tard, j'étais devenu un mangemort. »
Severus s'arrêta pour voir la réaction d'Harry. Celui-ci n'avait pas changé d'expression, attendant la suite.
« Quoi ? C'est tout ! » finit par dire Harry
« J'attends la crise. » répondit Severus
« Quelle crise ? Parce que tu viens de dire que tu es un mangemort. Dumbledore semble avoir confiance en toi, alors j'attends les explications. »
« Tu n'es vraiment pas comme ton père. »
« C'est un compliment ? »
« Bien sûr. » répondit en souriant Severus. « Donc, je suis devenu un mangemort à 16 ans. »
« Tu étais jeune. »
« Et surtout très influençable. Une fois que tu deviens mangemort, tu ne peux plus en sortir sauf les pieds devant. Lorsque j'ai finalement compris la gaffe que j'avais fait, je suis allé voir Albus. Il a fait de moi un espion. »
« Qu'est-ce que tout cela à avoir avec le fait que tu as mal aujourd'hui ? »
« Lorsque l'on devient mangemort, le seigneur nous marque. Cette marque permet au seigneur de nous appeler lorsqu'il veut nous voir. »
Severus avait relevé sa manche gauche pour dévoiler la marque des ténèbres à Harry. Celui-ci fronça les sourcils en la voyant.
« Tous les mangemorts ont ce tatouage ? » demanda Harry
« Oui. »
« Seulement les mangemorts ? »
« Je ne vois pas pourquoi quelqu'un d'autre s'amuserait à se tatouer la marque des ténèbres. Tout sorcier vu avec cette marque est arrêté sur le champs. »
« Est-ce que cette marque peut être plus petite ? »
« Oui, la marque des jeunes mangemorts est plus… »
L'espion s'arrêta soudainement et regarda étonner le survivant.
«Tu as déjà vu une marque comme la mienne ? Quand cela ?!
« La veille de notre rencontre. »
« Tu es certain que c'était la même marque. »
« Oui, je suis certain. Elle m'intriguait, alors je l'ai bien observé, pendant qu'il dormait. »
Severus ouvrit les yeux en grand.
« Tu veux dire que c'est un de tes amants qui avaient la marque des ténèbres ! »
« Qu'est-ce qu'il y a de surprenant à cela ? Est-ce que tous les jeunes mangemorts sont d'une laideur repoussante ? »
« Ce n'est pas qu'ils soient laids, il y en a des magnifiques. Mais ce sont des sang-purs, l'homosexualité est très mal vue. La seule jeune recrue qui est connue pour sa bisexualité c'est Blaise, les autres ont tous une fiancée. Est-ce que c'était Blaise ? »
« Ce n'est pas le nom qu'il m'a donné. Est-ce que tous les autres sont vraiment fiancés? » demanda Harry en essayant de prendre un ton indifférent qui ne trompa pas Severus.
« Ils sont fiancés pour la plupart avec une mangemort. Il n'y a que l'héritier Malfoy qui a refusé toutes les candidates. »
Les yeux d'Harry brillèrent en attendant le nom de Malfoy, phénomène qui ne passa pas inaperçu au regard de Severus. Des plus jeunes mangemorts, Draco était la dernière personne à laquelle, il aurait pensé être gai.
Soudainement, Severus ressentit encore l'appel de son maître. Chose que remarqua Harry.
« Pourquoi est-ce que tu ne réponds pas à son appel ? »
« J'ai un cours à te donner. »
« Je crois bien que le cours est terminé pour aujourd'hui. Vas-y, je vais nettoyer la pièce. »
Severus se releva et sortit rapidement de la pièce.
-OoOoO-
Extrait du journal d'Harry Parker, 10 février 2005
Draco est un mangemort. J'ai de la difficulté à croire cette information. J'ai même de la difficulté à croire qu'il est un sorcier. Est-ce que ça veut dire qu'il me cherchait lorsqu'il est venu au Queer ? Et si oui, pourquoi aucun autre mangemort n'est venu après notre nuit ? Est-ce qu'il m'a reconnu ou croit-il que je suis juste un moldu sans importance ? J'aimerais avoir des réponses à mes questions. J'aimerais ne pas être le seul à ressentir ce que je ressens pour ce p'tit blond. Est-ce qu'il s'est joué de moi ?
Il faut vraiment que j'appelle Élizabeth. Je ne peux plus remettre à plus tard. Elle a le droit de savoir ce qui se passe pour moi.
-OoOoO-
Severus entra dans le bureau du directeur, suivi par Blaise Zabini. Albus était seul, il leur fit signe de s'asseoir. Les deux espions prirent chacun un siège.
« Qu'est-ce que Voldemort voulait ? » demanda Albus
« Draco Malfoy a disparu. » répondit Severus
Albus fronça les sourcils en regardant les deux mangemorts.
« Comment cela disparut ! Il a été retrouvé mort. »
« Non, Draco était parti en mission pour le maître, il n'a plus donné de nouvelle depuis une semaine. » dit Blaise
« Ça ne serait pas le premier mangemort qui profiterait d'une mission pour disparaître. »
« La seule différence, c'est que le maître n'est pas en mesure de ressentir où se trouve Draco par la marque. » dit Severus. « C'est comme s'il ne porte pas la marque des ténèbres. »
« Alors, le jeune Malfoy aurait trouvé le moyen de détruire sa marque. » dit Albus en caressant Fumseck d'une main distraite.
« Ce n'est pas tout. » continua Blaise. « La mission de Draco était d'aller à Montréal pour vérifier une information. Le maître avait appris qu'Harry était le propriétaire d'un bar. Draco devait vérifier si c'était vraiment Harry Potter. »
« Le plus étonnant, c'est que Draco savait parfaitement où se trouvait Harry » dit Severus
« Quoi ! » dirent en même temps Blaise et Albus en regardant le maître des potions stupéfait.
« Tu m'as dit que tu étais allé à l'ouverture du Queer. » commença Severus en regardant Blaise qui acquiesça d'un signe de tête. « Tu ne m'avais pas dit que tu y avais traîné Draco ! »
« Pourquoi je te l'aurais dit. Draco vient à peine de m'avouer qu'il est gai, je n'allais pas aller le crier sur les toits. »
« Je ne suis pas n'importe qui, je suis son parrain. »
« Et moi son meilleur ami. »
« Qui profite de sa position pour l'espionner. »
« Tu peux bien parler. »
« Messieurs, vous n'allez pas vous battre pour savoir lequel mérite mieux les confidences de monsieur Malfoy. » cria Albus pour les arrêter. « Si je comprends bien, le jeune Malfoy était dans le bar d'Harry le même soir que vous deux. Mais comment a-t-il su qu'Harry était à Londres ? »
« Il y a quelques heures, Harry a vu ma marque. Il m'a demandé si elle pouvait être plus petite, ce qui m'a fait comprendre qu'il en avait déjà vu une. Après quelques questions, j'ai su que c'était un de ses amants qui avaient une marque, et à demi-mot, j'ai compris que c'était Draco. »
« Alors, c'était lui ! » cria Blaise rougissant en voyant les regards surpris de deux hommes. « Le lendemain de notre virée au Queer, Draco est arrivé chez moi en panique. Il voulait que je lui apprenne l'occlumencie. Il ne m'a pas dit ce qu'il voulait caché au maître, mais c'était sûrement Potter. »
« Plutôt surprenant venant de quelqu'un que vous avez qualifié, tous les deux, de parfait petit mangemort. » dit en souriant Albus. « Quelle a été la réaction de Voldemort à la disparition de Draco ? »
« Draco est sa recrue préférée, l'idée d'une dissertions ne lui est même pas venu. Il croit que Draco a trouvé quelque chose et que Potter se trouve vraiment à Montréal. » répondit Severus
« Il m'envoie à Montréal pour essayer de retrouver la trace de Draco et de Potter. » continua Blaise
« Bien ! »
Albus réfléchit en se caressant la barbe.
« Cherchez en priorité le jeune Malfoy, je veux lui parler pour savoir s'il se trouve vraiment de notre côté. Pour ce qui est d'Harry, inventer une piste qui vous amènera loin du Queer et de l'Angleterre. »
« Oui monsieur. »
« Ce sera tout pour aujourd'hui. »
Les deux espions sortirent du bureau.
-OoOoO-
Sirius regardait son neveu se promener un peu partout dans le parc de Poudlard en regardant un objet moldu. Ça devait faire dix minutes que le jeune homme faisait cela, ce qui intriguait beaucoup l'animagus.
« Qu'est-ce que tu fais Harry ? »
« Je cherche un signal. »
« Un signal !?! »
« Pour mon cellulaire. Il faut que je donne des nouvelles à Lizzie avant qu'elle envoie Scotland Yard à ma recherche. »
Siirus ne comprenait pas de quoi parlait Harry. Un cellulaire ! Comment cet appareil pourrait donner de ces nouvelles à Montréal ! Un cri victorieux résonna dans le parc. Sirius tourna la tête vers son neveu. Celui-ci appuya sur des touches, puis approcha l'appareil de son visage. Quelques secondes plus tard, il se mit à parler. Sirius était trop loin pour comprendre ce qu'il disait, mais il supposa qu'il devait parler avec Élizabeth. Il était curieux d'entendre la conversation, mais Harry lui en voudrait sûrement.
« QUOI !!! »
Sirius tourna son regard étonné vers le survivant. La conversation durait depuis dix minutes. Le cri de son neveu l'avait fait sursauter, et quand il le regarda, celui-ci était blanc comme un drap. Le visage d'Harry reprit des couleurs tout doucement, pendant qu'il écoutait l'explication. Puis un sourire complètement niais étira ses lèvres. Il termina la conversation quelques minutes plus tard et alla s'asseoir sur un banc à côté de Sirius, son sourire toujours accroché.
« Je crois que je suis amoureux ! »
Sirius lança un regard effaré sur Harry.
« De Lizzie ! » dit l'animagus
« Bien sûr que non, c'est une fille. Comment pourrais-je être amoureux d'une fille ? »
« De qui alors ? »
« C'est mon secret. »
Harry fit un immense sourire à son parrain, puis se leva.
« Hermione doit m'attendre. À plus tard Sirius. »
« Harry, tu ne peux pas partir sans me le dire. »
Harry ne lui fit qu'un signe de la main et entra dans l'école. Sirius soupira, c'était inhumain de le laisser comme cela sans répondre à sa question.
-OoOoO-
Ginny Weasley entra dans la serre numéro 4. Neville lui tournait le dos, concentré à préparer les plantes pour un groupe de cinquième année.
Ginny était tombée amoureuse de Neville alors qu'elle avait quinze ans. Neville venait d'être engagé comme professeur pour remplacer Mme Chourave qui avait été tuée pendant les vacances des fêtes. La première fois qu'elle l'avait vu, Ginny ne lui avait rien trouvé de spécial. Il n'était pas spécialement beau, ni complètement laid. Très maladroit, il avait renversé le pichet de café qui se trouvait devant lui lorsque Dumbledore l'avait présenté, déclenchant le rire de tous les élèves. C'est lors de son premier cours que Neville avait conquis Ginny.
Ginny avait toujours détesté les cours de botanique, et c'est à reculons qu'elle alla au premier cours avec le nouveau professeur. Aussitôt arrivé dans la serre, Ginny avait commencé à écrire une lettre pour son frère Charly. Mais lorsqu'elle avait entendu la voix de Neville Londubat, elle avait relevé la tête. Il avait une voix basse, un peu rauque, qui vous fait vibrer. Une voix qui captiva complètement la dernière des Weasley.
Et puis, tout doucement, Ginny commença à trouver son professeur de plus en plus beau. à la fin de sa cinquième année, elle en était complètement amoureuse. Après les vacances, elle avait décidé de séduire son professeur, malgré le fait qu'elle était encore mineure et les huit années qui les séparaient. Elle avait fini par réussir, à deux mois de la fin de l'année scolaire.
Neville, de son côté, avait remarqué Ginny la première fois qu'il l'avait vu dans la Grande Salle. (C'est-à-dire au moment où Dumbledore l'avait présenté, c'est pourquoi il avait renversé le café) la rouquine était tout simplement magnifique. Lorsqu'elle avait commencé à lui faire du charme presque un an plus tard, Neville avait pensé qu'elle voulait rire de lui. Comment une fille aussi belle pouvait être intéressée par lui ? Même aujourd'hui, le jeune professeur n'arrivait pas à le croire.
Ginny sortit de ses pensées et s'approcha de son amoureux. Elle se colla au dos de Neville, le faisant sursauter.
« Ginny, mais qu'est-ce que tu fais ici ? »
« Je suis venu voir l'homme de ma vie. »
« Tu ne devrais pas avoir un cours ? »
« Normalement oui, mais Snape nous a mis à la porte lorsque la potion d'Angis lui a explosé au visage. J'ai décidé de venir te voir puisque tu n'as pas de cours. »
« Bien justement, j'ai un cours. »
« Tu n'as aucun cours le jeudi après-midi sur ton horaire. »
« C'est un cours particulier que je donne pour aider un élève. »
« Pourquoi je n'ai jamais eu droit à un cours particulier moi ? » dit Ginny en faisant la mou.
« Parce que tu n'en as pas de besoin. »
Ginny lui tira la langue, ce qui fit rire Neville.
« Est-ce que j'ai droit à un baiser pour m'être déplacé? »
« Tout pour vous faire plaisir, ma dame. »
Neville se pencha et embrassa la jeune femme.
« C'est des cours comme celui-là que je voudrais avoir. »
Neville et Ginny se séparèrent en entendant la voix. Ginny se tourna vers l'entrée de la serre pour voir qui les avait pris sur le fait. Et là, ce fut la surprise.
À l'entrée de la serre se tenait l'homme mystérieux qui était arrivé avec le professeur Lupin il y avait plus d'un mois. Curieuse comme elle l'était, Ginny avait essayé de savoir qui il était, mais personne ne semblait le savoir. (ou plutôt personne ne voulait lui dire) L'homme semblait rester à Poudlard, mais il ne mangeait jamais dans la Grande Salle. Ginny avait cru l'apercevoir de loin dans les corridors.
« Harry… euh… tu es déjà là. » baragouina Neville
« Calme-toi Nev ! » dit Harry en s'approchant des amoureux. « Ce que tu fais avec mademoiselle… »
« Weasley » dit Ginny
« avec mademoiselle Weasley n'est pas de mes affaires. J'adorerais avoir les mêmes cours par contre. »
Ginny sourit aux dernières paroles de l'homme. Elle aurait été bien prête à lui donner des cours, mais seulement d'une manière pédagogique. Il était vraiment d'une beauté à couper le souffle, presque irréelle.
« Comme ton prochain cours est avec Severus, je peux lui en parler. » dit Neville
L'homme se mit à rire rapidement suivit par Neville et Ginny.
« Bien envoyé celle-là Nev ! »
Ginny observa l'homme parlé avec Neville. Il était charismatique, elle était incapable de détourner son regard. Et puis, soudainement, il fit un mouvement de la tête, dévoilant ainsi une cicatrice sur son front.
« Vous êtes… vous êtes…. Oh!…. Par merlin. »
Harry soupira en replaçant ses cheveux. Il ne s'habituait pas à ce qu'on le reconnaisse seulement en voyant sa cicatrice.
« Je suppose que je n'aurais pas besoin de me présenter. »
« Vous êtes… je n'arrive pas à y croire… Harry Potter. »
Ginny était estomaqué devant le héros de sa jeunesse. Enfant, elle rêvait que c'était elle qui retrouvait le survivant et qu'il tombait amoureux d'elle au premier regard. Ils se mariaient et avaient de nombreux enfants. Avec le temps, sa tocade pour le survivant avait diminué. Elle était sortie avec quelques garçons, puis elle était tombé amoureuse de Neville
C'était étrange de se retrouver devant le survivant maintenant. Il était encore plus beau qu'elle s'était toujours imaginée. Elle ne savait pas comment réagir devant lui. Elle resta figée comme une statue de sel pendant une minute avant de se rende compte que Harry la regardait. Ginny comprit que sa réaction pouvait ne pas être appréciée par le jeune homme.
« Désolé ! » dit la jeune femme en baisant le regard « Je ne voulais pas vous dévisager. Je vais vous laisser. »
« Mademoiselle Weasley » dit Harry avant que Ginny sorte de la serre.
« Oui »
« Je peux compter sur vous pour garder secrète ma présence à Poudlard. »
« Bien sûr ! » répondit Ginny avec un sourire « D'ailleurs je n'ai jamais mis les pieds dans la serre. J'ai passé l'après-midi dans la bibliothèque sur mon devoir de potion. »
« Quel genre de devoir vous donne Sev ? »
Cela prit deux-trois seconde à Ginny pour comprendre qu'Harry parlait du professeur Snape. C'était la première fois qu'elle entendait quelqu'un donner un surnom au maître des potions.
« Je dois écrire deux parchemins sur la potion Elvima. Le problème c'est que ça fait deux jours que je cherche dans les livres de potion, mais je n'ai rien trouvé » répondit Ginny en faisant une grimace.
« Vous devriez regarder dans Potiion hilarante du IIIe siècle, c'est un vieux manuscrit que Madame Pince garde précieusement derrière son comptoir. »
« Merci beaucoup » dit Ginny avant de partir.
Après le départ de l'étudiante, Harry se tourna avec un sourire vers Neville. Celui-ci à son grand malheur, se sentit rougir sous le regard du survivant.
« Moi qui croyais que le professeur Londubat était sage. »
« Ce… c'est… ce… » balbutia Neville
« Oui » dit en souriant Harry
« Bon d'accord ! Je suis amoureux d'une étudiante. »
« Ça fait combien de temps. »
« Depuis le mois de mai dernier. »
« Elle est mignonne. »
Neville eut un sourire niais en repensant à la rouquine.
« Elle est fantastique. J'ai parfois peur de me réveiller et de me rendre compte que c'était seulement un rêve. »
« Je te trouve chanceux d'avoir trouvé quelqu'un. »
« Personne n'a réussi à voler le cœur du survivant. »
Harry pensa soudainement à un homme blond qu'il expérait pouvoir revoir. Le regard rêveur d'Harry ne passa pas inaperçu, mais Neville ne posa pas de question sentant qu'Harry ne lui répondrait pas.
-OoOoO-
Le temps passa. L'hiver laissa sa place au printemps. Harry s'habitua à la routine de sa vie à Poudlard. Il appelait sa fille toutes les semaines pour prendre de ses nouvelles, sans oublier de prendre celle de son tonton 'Aco.
Harry avait été surpris lorsque Élizabeth lui avait appris qu'elle avait recueilli Draco. C'était étrange comment le hasard faisait les choses. Élizabeth lui avait appris en même temps qu'elle était une sorcière. Elle s'était excusée pour ne pas lui avoir dit plus tôt. Harry comprenait maintenant pourquoi Lizzie ne lui avait jamais parlé des phénomènes étranges que devait provoquer sa fille.
Depuis qu'il se trouvait à Poudlard, Harry avait que très peu sorti hors de l'enceinte du château. Lui qui avait un nouvel amant toutes les semaines n'en avait eu seulement deux en quatre mois. Ces deux aventures lui avaient laissé un goût amer, ce qui lui fit comprendre qu'il était vraiment amoureux de Draco. Il avait eu l'impression de le tromper.
Harry laissa son regard survoler le lac de Poudlard. Il s'ennuyait. Malgré le fait qu'on était un samedi, Harry n'avait pas de cours. Hermione devait préparer ses examens, donc elle ne pouvait pas venir au château pour leur cours hebdomadaire. Ce n'était pas vraiment qu'il aimait la matière de la jeune sorcière, mais ça passait le temps. Harry était quelqu'un qui avait toujours mille et un projets. Il s'ennuyait de n'avoir rien à faire.
Un mouvement à sa gauche attira son attention. Severus revenait de Pré-au-lard. Il ne semblait pas avoir remarqué Harry.
En quatre mois, Harry avait essayé par plusieurs moyens de mettre Sirius et Severus ensemble. Malheureusement, Sirius ne voulait pas apprendre à connaître Severus, et celui-ci ne voulait pas sortir du placard où il était enfermé à double tour. De plus, Severus ne faisait rien pour être attirant pour Black. Devant Sirius, il avait un caractère détestable et portait son onguent pour protéger ses cheveux des émanations des potions. Harry savait que Severus avait du potentiel, il fallait seulement le mettre en valeur.
Soudainement, Harry eut une idée pour se désennuyer. Il courut pour rattraper Severus.
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« Tonton 'Aco, tonton 'Aco »
Draco, qui était en train de préparer son matériel pour peinturer le hangar à bateau, eut juste le temps de se retourner avant de recevoir une tornade blonde dans les bras.
« Hey, bonjour ma princesse ! Tu sais que tu m'as manqué. »
Draco avait soulevé Lily dans ses bras et lui avait donné un baiser sur le front. Il jeta ensuite un regard à Lizzie qui descendait le sentier, chargé comme un mulet.
« Allez viens, on va aller aider ta maman. »
Draco déposa la petite au sol, et alla libérer Élizabeth de quelques paquets.
« Tu savais que tu étais une sorcière et que tu aurais pu les faire léviter ! » dit-il en arrivant à la hauteur de la jeune femme. »
« Ne ris pas de moi. Les voisins sont arrivés en même temps que moi, je ne pouvais pas faire de la magie devant eux. »
Aussitôt après que Draco avait pris la décision de quitter Voldemort, il avait fallu trouver un endroit où cacher l'ancien mangemort. Lizzie s'était rappelé du chalet familial que personne n'utilisait depuis quelques années. C'était un chalet en pleine forêt, sur les berges d'un lac. Il n'y avait que très peu d'habitation dans le coin. Les personnes venaient ici pour d'isoler, donc les chalets étaient éloignés les uns des autres.
Draco avait emménagé au chalet une semaine après la disparition de sa marque. Il s'était rapidement habitué à sa vie de solitaire. Lizzie et Lily venaient le voir une fois toutes les deux semaines, le reste du temps Draco restait seul.
Le seul problème avec la solitude, c'est qu'il avait eu beaucoup de temps pour penser à Harry. Malgré les quatre mois qui étaient passés depuis leur rencontre, son cœur battait toujours aussi fort lorsqu'il pensait au survivant. Il lui arrivait même d'espérer le revoir un jour.
Draco sortit de ses pensées en sentant une petite main lui tirer le pantalon. Il baissa son regard vers Lily.
« Je peux aller jouer dehors ? »
« Oui princesse. Mais tu ne t'éloignes pas trop de la maison. »
« Promis ! »
Draco sourit en voyant la petite courir vers l'extérieur. Il devait bien avouer qu'elle était la raison pourquoi il continuait d'avancer. Lily était tellement pleine de vie, c'était impossible de déprimer avec elle dans les parages.
Lizzie encercla la taille du jeune homme et se mit sur la pointe des pieds pour appuyer sa tête sur son épaule.
« Tu ne vas pas trop de sentir envahi avec Lily et moi dans les parages. »
« C'est seulement pour deux semaines, je devrais réussir à retenir mes envies meurtrières. »
Lizzie avait décidé de passer ses deux semaines de vacances avec Draco. Elle devait ensuite passer un mois chez son frère à Salem. Elle n'aimait pas l'idée d'aller loin de Draco, mais c'était le trentième anniversaire de mariage de ses parents, et ça faisait des mois qu'Alex préparait la fête. Lizzie avait proposé à Draco de venir avec elles, mais il avait refusé, argumentant qu'il n'y aurait pas sa place. Et puis, Draco allait profiter du départ de Lizzie pour retourner à Montréal pour se renseigner si Harry était revenu.
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Sirius se trouvait dans le parc de Poudlard. Il avait eu l'espérance d'y retrouver Harry, mais celui-ci semblait avoir disparu de l'école. Neville lui avait dit qu'il l'avait vu partir avec Snape (en traînant Snape serait le plus exact), mais qu'est-ce qu'Harry avait pu aller faire avec Snape ? Sirius n'aimait pas la relation entre Snape et Harry, ils entendaient trop bien. En fait, Sirius était jaloux de Snape, car il aurait aimé être aussi proche de son neveu. Non ! Ce n'était pas cela. Sirius avait une très belle relation avec Harry, il était jaloux car il aurait aimé être le seul. Ou peut-être était-il jaloux d'Harry ? Non, ça, c'était impossible ! Il ne voulait pas avoir de relation avec Snape.
Sirius regarda les étudiants qui se trouvaient dans le parc. C'était, pour la plupart, des couples qui passaient leur samedi après-midi ensemble. Après quelques minutes d'observation, Sirius crut voir Harry. Le jeune homme était accompagné par quelqu'un que Sirius n'avait jamais vu. Peut-être s'était-il trouvé un amant pour la nuit ?
L'homme était de la même grandeur qu'Harry. Il avait les cheveux noir mi-long, c'est-à-dire qui s'arrêtait à sa mâchoire. Ils semblaient être soyeux comme de la soie. Sirius ne pouvait distinguer le visage de l'homme, étant encore trop loin, mais celui-ci était carré, viril. Une barbe de quelques jours ombrageait ses joues, accentuant le sentiment de virilité qu'il dégageait. L'homme avait de belles épaules larges comme Sirius les aimait. Il était habillé de façon moldu. Il portait un chandail noir qui moulait son torse comme une seconde peau. Et quel torse ! Musclé comme Sirius aimait, assez pour montrer que l'homme était en forme, mais pas gonflé comme ceux qui passaient des heures dans les gyms tous les jours. La tenue de l'homme continuait avec une paire de jeans, pas aussi moulante que son chandail, mais près du corps tout de même. Le genre de jean qui vous faisait un cul à tomber.
Plus Harry s'approchait, et plus le visage de l'inconnu se dévoilait. Plus il approchait, plus Sirius avait l'impression de le connaître. Son visage ne lui était pas inconnu. En fait, un nom lui vient à l'esprit, mais c'était impossible. Il n'était pas aussi à tomber.
Arrivé à sa hauteur, l'homme lui jeta un regard noir avant de continuer son chemin pendant qu'Harry s'arrêtait. Sirius ne put s'empêcher de reluquer le cul de l'autre homme. Le jean lui faisait vraiment un magnifique postérieur.
« Black aurait-tu l'obligeance d'arrêter de me mater ! »
Sirius sursauta, reconnaissant la voix de Severus Snape. Oh par merlin ! La honte ! Il mâtait Severus et le maître des potions s'en était rendu compte. Mais bon, quelqu'un aurait dû lui dire qu'il avait le corps d'un dieu grec sous ses robes.
Harry, qui riait, s'attira un regard noir de la part de son parrain.
« Tu vas arrêter de rire oui. » marmonna Sirius entre ses dents.
« Tu devrais voir ta tête. »
« Comment aurais-je pu le reconnaître ? Tu as vu le canon ! »
« C'est le même homme qu'il y a quelques heures. C'est simplement que tu le remarques enfin. »
« Tu crois vraiment que je n'ai pas remarqué que tu cherches à me rapprocher de Snape depuis que tu es à Poudlard. Je ne comprends pas ce que tu recherches à faire. »
« Je sais bien que vous avez un passé douloureux Severus et toi, mais le temps a passé. Et puis, à cause de tes préjugés, tu passes à côté de quelqu'un de fantastique. »
« Tu n'es tout de même pas en train de jouer à la marieuse. Je vais te donner un conseil, commence par être sûr de l'orientation sexuelle de tes deux victimes. »
« Tu es gai, non ? »
« Bien sûr. »
« Alors, je ne vois pas le problème. »
Sirius leva les yeux au ciel.
« Par merlin, mon neveu est complètement idiot. C'est l'orientation sexuelle de Snape que je parlais, c'est un hétéro alors si tu veux lui trouver quelqu'un cherche une femme. »
Harry lui fit un sourire que Sirius trouva inquiétant. Comme si Harry attendait justement cette phrase.
« Tu crois vraiment qu'un hétéro m'aurait laissé le relooker complètement. »
Harry entra dans l'école, laissant Sirius complètement bouche bée. Le survivant se retourna une dernière fois avant d'aller retrouver Severus.
« Au fait, je l'ai vraiment complètement relooké. Je suis certain que tu vas adorer ses nouveaux sous-vêtements. »
Sirius n'arrivait pas à croire ce qu'il avait entendu. Snape serait gai, c'était impossible. Et même si c'était le cas, Harry était fou de penser qu'ils pourraient être en couple. Severus le détestait. Une chose était sûre, Harry avait fait du bon travail, Severus était à tomber.
Et puis, Sirius se rappela qui il était, le tombeur de Poudlard. Allait-il laisser une haine de presque trente ans l'arrêter ?
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Draco essayait de trouver Élizabeth et Lily. Tous les trois étaient dans la ville la plus proche du chalet pour faire les emplettes. Draco avait abandonné les filles lorsqu'il avait croisé une librairie. Après y avoir passé une demi-heure sans rien trouver d'intéressant, Draco était resortit et maintenant regardait autour de lui pour trouver Lizzie et Lily. Il finit par les voir de l'autre côté de la rue devant la vitrine d'un boulanger. Au moment où il allait attirer leur attention, une voix s'éleva derrière lui.
« Je n'aurais jamais cru te retrouver ici Draco. »
L'ex mangemort se retourna pour faire face à Blaise Zabini.
« Tu sais depuis combien de temps j'essaie de te retrouver ? » continua Blaise.
« Qui t'envoie ? »
« Les deux camps. »
« Pourquoi l'Ordre voudrait-il me retrouver ? Le seigneur je peux comprendre, mais l'Ordre du Phénix ! »
« Un mangemort qui réussit à désactiver sa marque, tu ne crois pas que ça pourrait les intéresser ! »
Draco ne savait pas trop comment réagir devant Blaise. Il ne savait pas si c'était une bonne chose qu'il ait réussi à le retrouver. Il ne voulait pas quitter Lizzie et Lily pour rejoindre l'Ordre.
« Comment m'as-tu retrouvé? »
« Un pur hasard. Je t'ai cherché pendant plusieurs mois sans trouver le moindre indice. Dumbledore m'a alors donné une autre mission, je devais trouver les personnes qui sont importantes pour Harry. »
« Vous avez trouvé Potter. » dit Draco en essayant de faire l'indifférent.
« Il est à Poudlard depuis janvier. »
« Pourquoi Dumbledore veut-il que tu trouves l'entourage d'Harry s'il se trouve à Poudlard ? »
« J'essaie de savoir où les amis de Potter restent et où ils travaillent. Ensuite, je mets des sorts de protection et d'alarme au cas où le seigneur déciderait d'attaquer ses personnes pour atteindre Harry. »
« Un des amis d'Harry reste ici ! »
« Non, j'ai suivi sa femme. »
« SA FEMME ! Harry est marié. » dit Draco n'arrivant pas à croire que la rumeur était finalement vraie.
« Harry n'est pas marié. C'est simplement une manière de parler. En fait, c'est la mère de sa fille. »
À ses paroles, Draco se retourna pour regarder Lily. Lily et ses yeux verts qui lui rappelaient justement Harry.
Tout se passa très vite. Élizabeth avait remarqué Draco de l'autre côté de la rue. Elle avait vu qu'il parlait avec un homme qu'elle avait remarqué plusieurs fois la semaine dernière. Elle l'avait croisé à Montréal à de nombreuses reprises. Elle avait cru que c'était le hasard, mais il devait la suivre. Peut-être qu'il était à la rechercher de Draco. Il ne semblait pas menacer le blond, mais celui-ci semblait agité. Lizzie prit Lily dans ses bras et appela Draco en traversant la rue. Draco se retourna pour les regarder. Une ombre attira son attention et il vit un camion se diriger à toute vitesse sur elles. Draco cria le nom de Lizzie et s'élança dans la rue.
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Les professeurs de Poudlard étaient réunis. Ils se trouvaient dans leur salle de repos. Ils étaient réunis pour décider de l'horaire des examens finaux et des personnes qui les surveilleraient. Harry avait suivi Sirius. Depuis maintenant une semaine, celui-ci essayait d'être aimable avec Severus, ce qui faisait bien rire Harry. Il n'aurait manqué une de leur altercation pour rien au monde.
Soudainement, une sonnerie retentit dans la salle.
« Désolé, c'est mon cell. » dit Harry en répondant.
Les professeurs regardèrent tous Harry parler dans un appareil. La plupart étaient curieux. Soudainement, Harry se décomposa et laissa tomber son cellulaire qui se brisa au sol.
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Et voilà, le chapitre est terminé. En passant, si vous avez des questions sur un peu n'importe quoi (concernant mes fics), et vous voulez que j'y répondre plus rapidement qu'avec les reviews (puisque souvent je ne réponds à mes reviews seulement lorsque j'ai terminé le chapitre suivant… et comme je prends vraiment beaucoup de temps pour écriremes chapitres.) J'ai parti deux forums… d'ailleurs si je prends encore autant de temps pour écrire le chapitre suivant (ce que je ne souhaite pas, mais avec moi on ne sait jamais.) c'est dans mon forum que vous aurez des nouvelles… comme ça je n'aurais pas de problème avec ffnet.
Bye tout le monde
Nova.
