Pov Edward Flash Back

Je courais depuis une bonne demi-heure dans la forêt, la chasse que je venais de terminer me donner l'énergie qui me poussait à aller toujours plus vite. Mes sens étaient toujours à l'affut du moindre mouvement d'un animal qui pouvait me procurer encore un peu plus d'énergie et de vivacité. Je ralentis la cadence quand je m'aperçus que je me rapprochai de la route. Je ne tenais pas à ce que l'on me remarque. Mon portable vibra dans ma poche de mon jean, je ne pris pas la peine de regarder qui pouvait bien m'appeler, ce devait être une personne de ma famille qui allait certainement me demander ce que je faisais depuis tout ce temps. J'allais repartir vers la villa quand j'entendis un énorme fracas provenant de la route. J'en déduisis que ce devait être un accident de voiture d'après les odeurs d'huile, de tôles et de caoutchouc brûlés. J'allais sortir mon portable afin de prévenir les urgences qu'il venait de se produire un accident lorsque je sentis une toute autre odeur, celle du sang humain. Elle était envoûtante, je n'arrivais pas à agir tellement elle s'emparait de moi telle Morphée lorsque l'on est fatigué au point de ne plus pouvoir tenir debout. Ce sang avait une odeur particulière, il n'avait pas cette odeur de rouille mais tout de même appétissante comme les autres, il avait le parfum de fleurs venant d'éclore, une senteur qui m'appelait et qui me disait de m'en délecter. Inconsciemment, je me mis à courir pour obtenir cette odeur rare. Mes jambes me poussaient de plus en plus vite vers elle sans que je ne puisse les arrêter. Mes sens étaient décuplés, je me trouvais dans un état que seul un drogué peut ressentir quand il est en manque d'héroïne. Je voulais à tout prix savoir quel être humain pouvait détenir pareil odeur. Plus je m'approchais d'elle, plus je voulais délecter chaque goutte de ce sang qui me faisait perdre tous mes moyens. Je courus encore plus vite et arriva rapidement sur les lieux de l'accident. Une voiture de police avait percuté une autre voiture . L'odeur du sang était intense que je me précipita à côté de la voiture. Je distinguai à travers les débris de tôles un homme d'une quarantaine d'année, son odeur était très ressemblante à celle que j'avais senti jusque là mais ce n'est pas celle qui m'envoutais. Je l'examinai rapidement et compris qu'il n'avait pas beaucoup de survie si les secours n'arrivaient pas rapidement, je pris mon téléphone afin de les prévenir. Je cherchai à présent la provenance du sang qui m'envoutait. Je me laissai guidé par cette odeur fleurie, elle me conduisit à un petit corps replié sur lui-même. Je me concentrai pour distinguer la possibilité d'un coeur qui bat. Je l'entendis, il battait à vive allure ce qui était en totale opposition avec l'immobilité du corps. Je me précipitai sur lui, c'est la que je l'a vis pour la première fois. Bien que de nombreuses taches de sang recouvraient son corps frêle , je pouvais distinguer sa peau blanche sans défaut, elle avait des cheveux bruns aux reflets roux qui encadraient son visage par de longues boucles. Son visage était le plus beau que je n'ai jamais, je distinguai encore quelques traits juvéniles bien qu'elle semble avoir environ 18 ans. Je crus que mon cœur mort allait revivre devant une telle beauté. Je voulus immédiatement la protéger et l'avoir pour moi jusqu'à la fin de mes jours bien que je ne la connaisse pas. Je n'eu le temps de réfléchir plus longtemps que je sentis son sang affluait dans ma gorge. Que venais-je de faire? Je reculai ma tête aussitôt, cependant il était trop tard, je vis son corps frêle se parcourir de spasmes dû au venin qui coulait dans ses veines et qui allait la transformer. J'entendis mon portable, je décrochai ce coup ci par automatisme, Alice me hurlait de la prendre avec moi et de la ramener à la villa avant que les secours n'arrivent. Je raccrochai et fis ce qu'elle m'avait demander de faire. Cette jeune fille paraissait encore plus fragile dans mes bras, je courus en direction de la villa, en me répétant sans cesse ce que je venais de faire.

Lorsque j'arrivai à la villa, je la montais directement dans la chambre d'amis, je voulus rester avec elle mais Carlisle entra. Je vus pour la première fois la fureur dans les yeux de mon père. Je descendis avec lui dans le salon où m'attendait ma famille, j'évitai soigneusement de lire dans leurs pensées bien qu'ils les hurlaient littéralement. Rosalie commença:

- Mais qu'as-tu fait? Est ce que tu as pensé une seule minute à nous?

Carlisle lui intima de se taire en voyant que je me sentais déjà assez mal en comprenant ce que je venais de faire.

-Expliques-nous Edward, que s'est-il passé?

-Je n'en sais rien, il y avait cette odeur de sang qui m'enivrait, j'ai voulu savoir d'où elle provenait et je ne me suis rendu compte qu'après que je venais de mordre cette fille..

-Bella, cette fille s'appelle Bella.

Alice venait de s'exprimer sans la moindre colère dans la voix et je l'en remerciai silencieusement. Bella... Un si beau prénom pour une si belle personne. Alice poursuivis:

-Ne t'inquiète pas Edward, tout va bien se passer.

-Je n'en suis pas si sûr Alice..

-Si Edward, je l'ai vu...

Je scrutai son esprit afin de voir ce qu'elle venait de voir mais elle répétait en boucle l'hymne à la joie, je ne compris pas pourquoi elle me cachai ainsi ses pensées. Je partis, sans même réfléchir si la conversation était fini, je devais réfléchir à tout ça...

Pov Edward

-Pourquoi ne l'avez-vous pas transformé comme moi ? Je devais mourir avec lui ! Pourquoi avez-vous choisi de me laisser vivre, je ne voulais pas de cette nouvelle vie, je devais mourir à sa place. Je n'ai pas le droit de vivre alors qu'il est mort dans le même accident ! Comment avez-vous oser me transformer, comment avez-vous décider à ma place si je voulais vivre ou mourir ? Je ne veux pas de cette vie où à chaque instant je me souviendrai que mon père est mort et que moi j'ai survécu alors que je n'aurais pas dû !

Bella était hors d'elle depuis qu'elle appris la mort de son père, elle avait raison, je lui avais pas laisser le choix, je l'avais contraint à cette vie qu'elle ne voulait pas. Je ne le comprenais que maintenant, et je crois que si cela avait été possible j'en serais mort tellement la souffrance m'envahissait. La souffrance de l'avoir fait , elle, souffrir. Elle avait dit cette phrase en me regardant droit dans les yeux. J'avais réussi à pensé qu'il y aurait pu avoir quelque chose entre nous. J'avais été bien trop rapide et trop naïf pour croire en ça. Comment une femme pourrait tomber amoureuse d'un homme qui avait laisser mourir son père par égoïsme? Elle le leva brusquement de son siège ce qui le fit tomber. Elle partie à tout allure dans la forêt, nous la suivîmes, ma famille et moi, en criant son prénom mais elle accéléra de plus en plus. Etant le plus rapide de la famille, je la coursais donc en essayant de réduire la distance entre nous.

Cela faisait près de deux heures que je courais après elle, et elle ne ralentissait pas une seule seconde, la fureur la déchainait, je ne résistai à l'épuisement grâce à la seule pensée que si je m'arrêtais je pouvais la perdre pour l'éternité... Elle ralentie brusquement à l'approche d'une clôture, je ne m'étais pas rendu compte à quel point nous étions proche des habitations. Elle s'arrêta devant une maison qui ressemblait à celle du shérif Swan. Elle était tout simplement revenue chez elle sans s'en rendre réellement compte...

Pov Bella

Je reconnus immédiatement cette clôture, ma clôture. C'était rentrer chez moi mais j'étais seule, sans mon père pour m'accueillir. Je découvris des dizaines de roses et de fleurs en tout genre déposant devant la porte. Le vent se souleva en même temps que ma poitrine, c'est alors que je le sentis, il avait osé me suivre jusque devant chez moi..

-Ils pensent tous que je suis morte?

Sa respiration se coupa, il n'avait pas remarquer que je l'avais repéré, il mis quelques minutes avant de répondre:

-Oui

Sa réponse me paraissait évidente, comme la conséquence qui devait en écouler:

-Alors je n'ai plus rien à faire ici dans ce cas.

Je me précipitai à la porte afin de prendre quelques affaires et de partir loin d'ici, loin de l'accident, loin d'eux, loin de lui, lui qui m'avait enlevé le choix de vivre ou non, ou le choix de rejoindre mon père.

Lorsque je pénétrai dans la maison, l'odeur de mon père me percuta de plein fouet. Je respirai une grande bouffée pour que je puisse m'en souvenir éternellement et je luttai contre l'envie de m'écrouler et de crier contre le monde entier. Je montai rapidement dans ma chambre, pris plus d'affaires que pouvait contenir le sac que j'avais trouvé. Je parcourus la chambre et je m'arrêtai sur une photo de moi et de mes parents. Nous l'avions pris lors d'un de mes anniversaires, c'était un jour où tout était parfait. Je la pris avec moi et me retournais pour pouvoir partir de cette maison et ces souvenirs qui m'envahissaient. Mais Edward bloquait le passage.

-Ne perds pas...

-"Ne perds pas"? Tu te moques de moi, je n'ai plus rien à faire ici, vous avez laissé mon père mourir, tu as laissé mon père mourir, alors je veux partir loin d'ici, loin de toi.

Je vis son visage ravagé par la souffrance et ses yeux noircirent encore. Je m'en moquais, comment pouvait-il croire que j'allais rester ici?

-Restes je t'en supplie..

-NON! je pars et je ferais tout pour ne jamais te revoir toi et ta famille.

Il semblait totalement désemparé par mes propos, je devais partir d'ici, je le poussais violemment contre le mur et me précipitai dehors... Je courus le plus rapidement possible pour m'éloigner de lui. Je m'assurai qu'il ne me suivait pas et partis en direction de je ne sais où.

Pov Edward

Elle était partie, c'était finie, je n'avais pas trouvé le moyen de la retenir en voyant la fureur dans ses yeux. Je décidai d'aller me réfugier là où personne ne pouvait me trouver...