« profondément amoureux »
Par pitié, ne me fait pas rire. Toi, Blaise Zabini, un des plus convoité des Serpentards, amoureux ? J'n'y crois pas. Même pas une seconde.
Quand je repense à comment tout ça à commencer, au début, j'ai envie d'éclater de rire ou de te fracasser la tête contre le marbre de la Grande Salle.
Tu ne pouvais pas t'en empêcher, hein ? Venir mater les filles dans le lac, c'était plus fort que toi, visiblement. De même que venir fouiner dans nos dortoirs, apparemment. Je me souviens de ce jour-là, quand j'ai ouvert la porte des dortoirs et que je t'ai trouvé dedans, à feuilleter le journal intime d'une de ces dindes qui partageaient mon dortoir. La surprise d'abord, en te découvrant vautré sur le lit comme si tout t'était dû, la colère ensuite, en voyant que ce lit, c'était le mien, et puis finalement, la rage, en reconnaissant ce journal. Celui que mon pére m'avait offert pour mes 12 ans, un peu avant mon entrée à Poudlard. Je me souviens clairement te l'avoir arraché des mains, de t'avoir fusillé du regard.
Après, c'est un peu plus vague.
Toujours est-il que deux heures plus tard, j'étais dans mon lit, nue, toi à côté de moi. J'avais toujours pensé que la première fois serait douloureuse, gênante, et rapide. Je ne pensais pas que ça serait à ce point : une sensation d'écartèlement, de brulure, puis plus rien. Moment de gêne intense pour toi, de colére pour moi.
Ca ne m'avait pas empêché de recommencer. Un peu tous les jours, dans les salles de classe, dans ta chambre de Préfet en chef, dans le parc..
Et puis un jour, plus rien. Tu m'évitais dans les couloirs, pendant les repas, tu faisais bien attention à me tourner le dos.
Et puis tu es revenu. Comme ça. J'étais fière : je n'avais rien demandé, tu étais revenu comme un grand.
C'était moi qui dirigeais. Contrairement à ce que disaient Ginny et Hermione, c'était moi qui décidais. Pas toi.
Tu a du en parler à Parkinson. A moins qu'elle n'ai deviné, je ne sais pas. En deux jours, ça c'est su. En deux jours, tout Poudlard me traitait de pute, de fille facile, de Marie-couche-toi-là, de pauvre fille, de chanceuse. En deux jours, tu m'avais rendu vivante aux yeux des gens. Ce qu'ils ne comprenaient pas, c'est que c'était toi, la pute, le mec facile, dans l'histoire. C'est toi qui partais, mais qui revenais un peu après, c'est toi qui ne pouvais pas te passer de toi. C'est toi le chanceux. Pas moi.
Et puis, tu es parti, un soir. Comme souvent. Tu m'as entrainé dans la salle, as fait ce que tu avais à faire, sans te soucier de moi, pour une fois, et puis tu t'es rajusté, et tu es sorti.
Pendant deux mois, j'ai attendu de tes nouvelles. Enfin, non. Je te regardais, je réfléchissais, mais je ne t'attendais pas. Je ne t'ai jamais attendu.
Et puis, hier soir, j'ai vu un hibou de l'école cognait à la vitre. J'ai lu la lettre qu'il transportait. Au début, je pensais que c'était mon pére. Mais rapidement, j'ai compris. Compris que désormais, c'était fini. Compris que tu étais profondément amoureux de cette fille. Compris que je ne te reverrais plus que dans les couloirs. Compris que j'étais tombé amoureuse sans le voir, sans même le vouloir.
Mais surtout, j'ai compris que désormais, ce n'était plus moi qui dirigeais. Ni toi.
« profondément amoureux »
Laisse-moi rire.
Je n'abandonne pas Sunset(h), bien au contraire, j'ai juste eu quelques soucis personnels ces temps-ci qui m'ont sapé le moral, comme ça peut se voir dans cet OS. Je m'y remet dés que possible, promis.
Quand à lui, je ne sais pas ou je vais exactement, mais je pense que cette fic va vraiment me servir de défouloir, mais rien n'est sur.
Des bisous !
